Sabra et chatila, Qana, dir yacine et tous les autres
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Sabra et chatila, Qana, dir yacine et tous les autres
Selon les sources, ce sont de 700 à 3500 Palestiniens et Libanais chiites qui ont été massacrés dans les camps de Sabra et Chatila du 16 au 18 septembre 1982. Trois groupes ont participé au massacre: l’armée israélienne, les miliciens des Forces libanaises de Béchir Gemayel et Elie Hobeika et les “harkis” libanais de l’armée israélienne commandés par le major Haddad, chef de l’Armée du Liban sud, et le capitaine Camille Khoury..
Contexte du massacre
Le 6 juin, l’armée israélienne déclenche l’Opération Paix en Galilée et envahit le Liban. Le prétexte pour cette opération préparée de longue date est la tentative d’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, Argov, le 4 juin. Après avoir annoncé son intention de pénétrer de 40 km dans le territoire libanais, le commandement militaire, sous la direction du ministre de la Défense Ariel Sharon, met à exécution un plan plus ambitieux préparé depuis plusieurs mois. Après avoir occupé le sud du pays et y avoir détruit la résistance palestinienne et libanaise, tout en commettant de nombreuses exactions contre la population civile, les troupes sionistes effectuent une percée jusqu’à Beyrouth. Dès le 18 juin, elles encerclent les forces armées de l’OLP retranchées dans Beyrouth-Ouest.
L’offensive israélienne, et notamment les bombardements intensifs de Beyrouth, ont fait, selon des statistiques libanaises, 18 000 morts et 30 000 blessés, pour la plupart des civils.
Après 2 mois de combats, un cessez-le-feu est négocié par l’intermédiaire de Philip Habib, émissaire des ةtats-Unis. Il est convenu que l’OLP évacuera Beyrouth sous la supervision d’une force multinationale qui se déploiera dans la partie évacuée de la ville. Les accords envisagent que
Beyrouth-Ouest soit éventuellement investi par
l’armée libanaise et des garanties américaines sont données à la direction de l’OLP pour la sécurité des civils dans les camps après son départ. L’évacuation de l’OLP s’achève le 1er septembre 1982. Les forces multinationales quittent Beyrouth le 10 septembre. Le 11, Sharon déclare que “2 000 terroristes” restent encore dans les camps de réfugiés palestiniens autour de Beyrouth.
Le mardi 14 septembre, un attentat coûte la vie au leader des Forces libanaises, Béchir Gemayel, qui vient d’être élu Président de la République. Le lendemain, l’armée israélienne envahit Beyrouth-Ouest, encerclant et bouclant les camps de Sabra et Chatila, habités uniquement par des civils palestiniens et libanais, puisque l’intégralité des résistants armés (plus de 14 000 hommes) ont évacué Beyrouth et sa banlieue. Le 14 septembre, le général Eytan a d’ailleurs déclaré devant la Commission des Affaires étrangères de la Knesset: «Il ne reste plus à Beyrouth que quelques terroristes et un petit bureau de l’OLP.»
L’intention d’envoyer les milices phalangistes dans Beyrouth-Ouest avait déjà été annoncée par Sharon le 9 juillet 1982. C’est sans doute lors d’une rencontre à Bikfaya le 12 septembre que Sharon et Gemayel ont conclu un accord autorisant les Forces libanaises à «nettoyer» les camps palestiniens.
Sharon déclarera le 22 septembre devant la Knesset que l’entrée des Phalangistes dans les camps fut décidée le mercredi 15 septembre à 15h30. Selon Sharon, le commandant israélien avait reçu l’instruction suivante: «Il est interdit aux forces de Tsahal d’entrer dans les camps de réfugiés. Le ratissage et le nettoyage des camps seront effectués par les Phalanges ou l’armée libanaise.»
Dès l’aube du 15 septembre, des chasseurs-bombardiers israéliens ont commencé à survoler Beyrouth-Ouest à basse altitude et les troupes ont commencé leur entrée dans la zone. Dès 9 heures du matin, Sharon est sur place pour diriger personnellement la poursuite de la percée israélienne. Il s’installe au QG de l’armée, au carrefour de l’ambassade du Koweït, à la limite de Chatila. Du toit de cet immeuble de six étages, on peut parfaitement observer la ville et les camps de Sabra et Chatila.
Dès midi, les camps de Sabra et Chatila sont encerclés par des tanks et des soldats israéliens. Ceux-ci installent tout autour des camps des points de contrôle permettant de surveiller tout entrée et sortie des camps. En fin d’après-midi et en soirée, les camps sont bombardés d’obus.
Le massacre
Le jeudi 16, l’armée israélienne contrôle tout Beyrouth-Ouest. Son porte-parole déclare: « Tsahal contrôle tous les points stratégiques de Beyrouth. Les camps de r éfugiés, incluant les concentrations de terroristes, sont encerclés et fermés.» Le haut commandement de l’armée émet l’ordre n°6: «Le ratissage etle nettoyage des camps sera effectué par les Phalangistes ou l’armée libanaise.»
Pendant la matinée, des obus sont tirés sur les camps depuis les hauteurs environnantes et des snipers israéliens, postés autour, tirent sur des personnes se trouvant dans les rues.
Vers midi, le commandement militaire israélien donne aux Forces libanaises d’Hobeika le feu vert pour entrer dans les camps. Peu après 17 heures, une unité d’environ 150 Phalangistes entre par le sud et le sud-ouest dans le camp de Chatila.
Lorsque le général Drori appelle Sharon et lui dit: «Nos amis avancent dans les camps. Nous avons coordonné leur entrée», celui-ci répond: «Félicitations! L’opération de nos amis est approuvée.»
Pendant 40 heures, jusqu’au matin du samedi 18 septembre, dans les camps encerclés et bouclés, les miliciens phalangistes vont violer, tuer, blesser, saccager et piller. Toutes les victimes seront des civils, essentiellement des femmes, des enfants et des vieillards. Ces actes sont accompagnés ou suivis de rafles systématiques, avalisées ou renforcées par l’armée israélienne, de dizaines ou peut-être même de centaines de civils, qui disparaîtront purement et simplement.
Durant toute l’action, l’armée israélienne, parfaitement au courant de ce qui se passait, a fourni une aide directe en empêchant les civils de fuir les camps et en organisant un éclairage constant des camps durant la nuit, par des fusées éclairantes lancées par des hélicoptères et des mortiers. Ses chefs étaient en contact permanent avec les chefs des milices commettant le massacre.
Un acte de génocide
Les chiffres des victimes varieront entre 700 (chiffre officiel israélien) et 3 500 (chiffre donné par le journaliste israélien Amnon Kapeliouk. Le chiffre exact ne pourra jamais être déterminé: un grand nombre de cadavres ont été enterrés par les miliciens eux-mêmes sous les décombres des immeubles qu’ils ont rasés au bulldozer, plus de 1 000 personnes ont été enterrées dans des fosses communes par la Croix-Rouge ou dans des cimetières de Beyrouth par leurs proches. En outre, les 17 et 18 septembre, des centaines de personnes ont été emmenées vivantes dans des camions et ont disparu.
La Knesset, en réponse à une manifestation de 400 000 personnes à Tel Aviv, a nommé en septembre 1982 une commission d’enquête présidée par Itzhak Kahan. Cette commission a conclu que «le ministre de la Défense portait une responsabilité personnelle» dans le massacre. Sur l’insistance de la Commission et des manifestations qui ont suivi son rapport, Sharon démissionne de son poste mais reste au gouvernement comme ministre sans portefeuille. La manifestation pacifiste qui a immédiatement précédé sa “démission” a été attaquée à la grenade par ses partisans. Un jeune manifestant, Emile Grunzweig fut tué et Avraham Burg, actuel président de la Knesset, fut blessé.
Depuis le massacre, les victimes et les survivants n’ont bénéficié d’aucune instruction judiciaire, ni au Liban ni en Israël ni ailleurs.
Le 16 décembre 1982, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait, à une majorité écrasante, une résolution décidant que ce «massacre est un acte de génocide.»
En 2001, 23 survivants de Sabra et Chatila déposaient devant la justice belge une plainte contre Sharon, Yaron et consorts pour «actes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes portant atteinte aux personnes et aux biens protégés par les conventions signées à Genève le 12 août 1949.» Cette plainte était rendue possible par une loi belge du 16 juin 1993, modifiée par la loi du 10 février 1999, permettant de poursuivre en Belgique toute personne soupçonnée de génocide ou de crimes contre l’humanité. En juin 2002, le Tribunal de Bruxelles se déclarait incompétent dans la mesure où les personnes incriminées ne résidaient pas sur le territoire belge. Les plaignants ont fait appel de cette décision
Les Israéliens ont-ils participé directement?
Le chef des milices des Forces libanaises, le criminel de guerre Elie Hobeika ne pourra plus jamais témoigner: il a été abattu, sans doute par le Mossad, le 25 janvier 2002. Le premier responsable de ce massacre, le général Ariel Sharon, est Premier ministre. Selon Alain Ménargues, correspondant de Radio-France à Beyrouth, les premiers à pénétrer dans les camps ont été les membres d'une unité de commandos israéliens, qui ont exécuté 63 Palestiniens figurant sur une liste de personnes à exécuter, avocats, médecins, enseignants et infirmières. Puis les Israéliens ont laissé la place à une deuxième vague de tueurs de l'Armée du Liban sud, commandée par le major Haddad.
L'unité chargée de continuer le nettoyage était dirigée par le capitaine Camille Khoury. Après le retour de cette deuxième équipe, l'état-major israélien a demandé à l'état-major des Forces libanaises de finir le "travail". C'est alors qu'intervient Elie Hobeika, chef du service de renseignement de Béchir Gemayel, assassiné le 14 septembre. C'est la "troisième équipe" qui va commettre le plus d'horreurs.
Témoignage d'une rescapée
Nous publions ci-dessous le témoignage d’une des 23 plaignantes.
«Mon nom est Souad Srour El Marai, réfugiée palestinienne vivant au Liban. Je vais essayer de vous résumer ce qui m’est arrivé, à moi et à ma famille, pendant les massacres de Sabra et Chatila lors de l’invasion israélienne de Beyrouth en 1982. J’avais alors 17 ans. Dans l’après-midi du 16 septembre, j’étais en compagnie de mon frère de 12 ans; nous étions en route vers un des camps de réfugiés dans lequel nos amis s’abritaient des bombardements et pour leur demander de nous raccompagner chez nous.
En route, nous avons vu des choses effrayantes, des corps étendus sur la route pleins de sang, nous avons entendu des cris de lamentation et de souffrance. Soudain, j’ai entendu une voix qui m’appelait. C’était notre voisin Abou Redha qui me demandait de l’aider. Il m’a dit: «Ils nous ont massacrés, ils ont violé nos filles et ils ont pris tous les enfants entre 12 et 16 ans.» Puis il m’a demandé de quitter notre maison, car ils reviendraient encore une fois pour tuer tous ceux qui resteraient dans le camp. Pendant que je me demandais qui avait commis toutes ces atrocités, une voix m’a surpris: «Vous êtes encore en vie, bande de chiens?»
Nous avons couru à la maison pour raconter cet incident terrible. Mon père a alors dit qu’il ne nous arriverait pas plus que ce qui nous est destiné par Dieu, que c’est lui qui nous crée et il fait de nous ce qu’il veut.
Nous sommes restés chez nous jusqu’à l’aube du lendemain. Le vendredi 17 septembre, vers 16 h 30, notre voisine, qui avait passé la nuit chez nous, est montée, en compagnie de mon frère de 11 ans, sur le toit de notre maison pour voir ce qui se passait, afin que nous puissions décider si nous devions rester à la maison ou la quitter. Lorsqu’ils sont montés, ils ont été vus par des miliciens qui étaient sur une colline proche. Ils ont eu peur et ils sont redescendus en vitesse pour nous dire ce qu’ils avaient vu. Quelques instants plus tard, nous avons entendu quelqu’un frapper à la porte. Mon père a demandé: «Qui est là?» Ils ont dit: «Nous sommes des Israéliens et nous voulons fouiller la maison.» Mon père a ouvert la porte. Il y avait 13 soldats armés. Quelques-uns sont entrés et nous ont encerclés, d’autres sont montés sur le toit de la maison et les derniers sont restés à l’extérieur.
Je me suis mise avec ma petite sœur à côté de mon père pendant que mes autres frères et sœurs se sont mis à côté de notre mère et de la voisine. Mon père les a bien reçus et les a invités à s’asseoir. Un des hommes a dit: «Nous voulons prendre tout ce qui se trouve dans votre maison.» Alors, je lui ai demandé: «Pourquoi voulez-vous tout prendre, après nous avoir pris la chose la plus chère, notre terre, que voulez-vous encore prendre?» Mon père l’a supplié: «Prends tout ce que tu veux sauf mes enfants.» Le soldat l’a lors frappé si fort au visage qu’il s’est mis à saigner. Je n’ai pas pu me contrôler et j’ai commencé à crier: «Comment pouvez-vous frapper un homme aussi âgé que mon père?» Ils m’ont alors frappée et jetée au sol. J’ai senti de terribles douleurs et j’ai commencé aussi à frapper le soldat qui m’avait attaquée. Ils ont alors pris tout notre argent et nos bijoux, même l’alliance de mon père. L’un d’eux nous a ordonné de rentrer dans une des chambres, de regarder vers le mur et de ne pas nous retourner.
Ma petite sœur d’un an et demi a levé la main et demandé à ma mère de la prendre dans ses bras, car elle était effrayée. Alors, ils ont commencé à tirer sur nous. Ma petite sœur a reçu une balle dans la tête. Mon père a été touché à la poitrine mais était encore en vie. Mes frères et sœurs Chadli, 3 ans, Farid, 8 ans, Bassam, 11 ans, Hajer, 7 ans et Chadia, 1 an 1/2 ainsi que notre voisine sont morts sur le coup.
Seuls mes deux frères Maher, 12 ans et Ismaïl, 9 ans sont restés indemnes parce qu’ils étaient cachés dans les toilettes. Ma sœur Nihad, 16 ans et ma mère n’ont pas été grièvement touchées. Et moi, j’étais paralysée.
Les soldats, qui croyaient que nous étions tous morts, sont partis. Nous avons commencé à vérifier qui était encore en vie et qui était mort. Nous avons demandé à ma mère, à mon frère et à ma sœur d’aller chercher des secours. Moi, je suis restée avec mon père qui était grièvement blessé. Nous étions entourés par les cadavres des membres de notre famille. C’était un moment horrible que je n’oublierai jamais.
Vers 10 heures du matin, 3 soldats sont revenus pour prendre l’argent qu’ils avaient oublié à l’intérieur de la maison. Ils ont vu que je bougeais encore et que j’essayais de me rapprocher de mon père. Ils ont commencé à m’insulter et à m’humilier, puis ils m’ont dit: «Regarde bien ce qu’on va te faire devant ton père.» Ils m’ont alors violée l’un après l’autre sous les yeux de mon père et ensuite, ils m’ont tiré dessus, me blessant à la main gauche. Puis ils sont partis.
Mon père a dit: «Que Dieu te vienne en aide, ma fille», puis il a rendu l’âme, car il ne pouvait supporter de voir ce qui m’était arrivé. C’était horrible, d’autant plus que j’ai vécu ça sous les yeux de mon père. Ils sont revenus une nouvelle fois le soir et ils étaient fous furieux de me voir encore en vie et en train de boire. Ils m’ont tiré deux fois dessus, me touchant à la tête. Je me suis alors évanouie. J’ai été réveillée par le miaulement des chats qui tournaient autour des cadavres. Avec ma main indemne, j’ai essayé de recouvrir les corps avec des couvertures, mais je n’y suis pas parvenue.
Dans la matinée du jour suivant, le samedi 18 septembre, les soldats sont à nouveau revenus. J’ai alors fait semblant d’être morte. Le dimanche matin, un soldat libanais est venu pour demander des nouvelles de membres de sa famille. J’ai alors crié pour demander de l’aide. Je ne pouvais plus parler lorsque ce soldat a enlevé son manteau pour couvrir mon corps nu et m’emmener avec lui. En sortant du camp, j’ai vu des cadavres égorgés et enflés, et pendant tout le chemin, je n’entendais que cris et lamentations.
Le soldat m’a déposée à la Croix-Rouge. Ils m’ont directement branché un appareil de respiration artificielle. Ils m’ont ensuite emmenée dans un hôpital où ils ont refusé de me recevoir. Finalement, ils m’ont emmenée à l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth.»
La Cour de cassation belge a décidé de recevoir la plainte contre le criminel Sharon - par Ginette Hess-Skandrani
24/02/03 La Cour de cassation belge a estimé, le 12 février 2003 que le Premier ministre israélien pouvait finalement être poursuivi en Belgique, pour crimes contre l'humanité pour autant qu'il ne soit plus en exercice de ses fonctions. Le parquet belge avait déjà jugé recevable le 1er juillet 2001 la plainte déposée pour "crimes de guerre" pour sa responsabilité dans le massacre des réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, avant de statuer sur sa recevabilité qui avait été mise en doute. Les parties civiles et leurs avocats n'ont pas abandonné le combat et ont finalement réussi à faire annuler la précédente décision par la plus haute instance judiciaire belge. Cette décision a immédiatement provoqué la colère de l'ةtat sioniste qui a rappelé son ambassadeur.
Les parties civiles
23 personnes, de nationalité palestinienne et libanaise, se sont constituées partie civile contre MM Ariel Sharon, Amos Yaron et autres responsables israéliens et libanais des massacres, tueries, viols et disparitions de populations civiles qui ont eu lieu à Beyrouth (Liban) du jeudi 16 au samedi 18 septembre 1982 dans la région des Camps de Sabra et Chatila.
La présente plainte est introduite conformément à la loi du 16 juin 1993 (modifiée par la loi du 10 février 1999) relative à la répression des violations graves du droit international humanitaire du chef de :
- actes de génocide
- crimes contre l'humanité
- crimes portant atteinte aux personnes et aux biens protégés par les conventions de Genève du 12 août 1949.
La plainte est également fondée sur le droit coutumier international et sur le jus cogens par rapport aux mêmes crimes. Par ces crimes, les requérants ont été personnellement blessés et/ou ont perdu des membres proches de leur famille ou des biens.
Les faits
Le 6 juin 1982 l'armée israélienne a envahi le Liban. L'opération préparée de longue date, sous la direction du ministre de la Défense, Ariel Sharon, a été baptisée "Paix en Galilée". Après avoir occupé le Sud du pays, et y avoir détruit la résistance palestinienne et libanaise, tout en commettant déjà une série d'exactions contre la population civile, les troupes israéliennes ont effectué une percée jusqu'à Beyrouth, encerclant à partir du 18 juin 1982 les forces armées de l'O.L.P. retranchées dans la partie ouest de la ville. L'offensive israélienne et notamment les bombardements intensifs sur Beyrouth auraient occasionné, selon des statistiques libanaises, 16 000 morts et 30 000 blessés, en grande majorité des civils.
Après deux mois de combat, un cessez-le-feu a été négocié par l'émissaire des USA Philippe Habib. Il a été convenu que l'O.L.P. évacuerait Beyrouth sous la supervision d'une force multinationale qui se déploierait dans la partie évacuée de la ville. Des garanties américaines avaient été données au leadership palestinien pour la sécurité des civils dans les camps après leur départ. L'évacuation de l'O.L.P. s'est terminée le 1er septembre 1982.
Le 10 septembre, les forces multinationales ont quitté Beyrouth. Le lendemain M. Ariel Sharon annonçait que "deux mille terroristes" restaient encore dans les camps de réfugiés palestiniens autour de Beyrouth. Le mercredi 15 septembre, après l'assassinat la veille du président Bachir Gemayel, l'armée israélienne occupait Beyrouth-ouest, "encerclant et bouclant" les camps de Sabra et Chatila, habités uniquement par une population civile palestinienne et libanaise, l'entièreté des résistants armés (plus de 14 000 personnes) ayant évacué Beyrouth et sa banlieue.*
Dès l'aube du 15 septembre, des chasseurs-bombardiers israéliens ont commencé à survoler Beyrouth-ouest à basse altitude et les troupes israéliennes ont entamé leur entrée à Beyrouth-ouest. A partir de 9 heures du matin, le général Sharon a été sur place pour diriger personnellement la poursuite de la percée israélienne, et s'est installé au quartier général de l'armée au carrefour de l'ambassade du Koweït, situé à la limite de Chatila. Du toit de cet immeuble de 6 étages, on pouvait parfaitement observer la ville et les camps de Sabra et Chatila.
Dès midi, les camps de Sabra et Chatila, qui forment en réalité une seule zone de camps de réfugiés au sud de Beyrouth-ouest, sont encerclés par des chars et par des soldats israéliens, qui installent tout autour des camps des points de contrôle permettant de surveiller les entrées et les sorties. Durant la fin de l'après- midi et la soirée les camps sont bombardés au tir d'obus. Un communiqué du porte-parole de Tsahal déclare : "Nous contrôlons tous les points stratégiques de Beyrouth. Les camps de réfugiés, incluant les concentrations de terroristes sont encerclés et fermés".
Au matin du 6 septembre, des obus sont tirés vers les camps depuis les hauteurs environnantes et des tireurs israéliens, postés autour tirent sur des personnes se trouvant dans les rues. Vers midi le commandement militaire israélien donne aux milices phalangistes le feu vert pour l'entrée dans les camps. Peu après 17 heures, une unité d'environ 150 phalangistes entre par le sud et le sud-ouest dans le camp de Chatila. Lorsque le général Drori appelle par téléphone Ariel Sharon et lui annonce "Nos amis avancent dans les camps. Nous avons coordonné leur entrée", ce dernier répond : "Félicitations!, l'opération de nos amis est approuvée" *
Pendant 40 heures, dans les camps "encerclés et bouclés", les miliciens phalangistes vont violer, tuer, blesser un très grand nombre de civils non armés, en majorité des enfants, des femmes et des vieillards. Ces actions sont accompagnées ou suivies de rafles systématiques, avalisées ou renforcées par l'armée israélienne donnant lieu à des dizaines de disparitions. Jusqu'au matin du samedi 18 septembre 1982, l'armée israélienne, qui savait parfaitement ce qui se passait dans les camps, et dont les dirigeants étaient en contact permanent avec les dirigeants des milices qui perpétraient le massacre, s'est non seulement abstenue de toute intervention, mais a fourni une aide directe en empêchant des civils de fuir les camps et en organisant un éclairage constant des camps durant la nuit, moyennant des fusées éclairantes, lancées par des hélicoptères et des mortiers.
Les chiffres des victimes varieront entre 77O (chiffre israélien) et 3 500 (selon l'enquête menée par le journaliste israélien Kapéliouk). Le chiffre exact ne pourra jamais être déterminé car, environ 1 000 personnes ont été enterrées dans des fosses communes par le C.I.C.R. ou enterrées dans des cimetières de Beyrouth par leurs proches, un grand nombre de cadavres ont été ensevelis sous des immeubles que les miliciens ont détruit aux bulldozers. Par ailleurs, les 17 et 18 septembre des centaines de personnes ont été emmenées dans des camions vers une destination inconnue et ont disparu.
La responsabilité d'Ariel Sharon
Depuis le massacre, les victimes et les survivants n'ont bénéficié d'aucune instruction judiciaire. Sous la pression d'une manifestation, la Knesset a nommé une commission d'enquête en septembre 1982. Malgré les limitations judiciaires de cette commission et en dehors du fait qu'elle n'a auditionné aucune victime, elle a conclu que "le ministre de la Défense était personnellement responsable des massacres".
Malgré l'évidence du "massacre criminel", qualification du Conseil de Sécurité, et la triste place des massacres de Sabra et Chatila dans la mémoire collective de l'humanité au rang des grands crimes contre l'humanité du XXè siècle, le "responsable personnel" de ces massacres, ses acolytes, et les exécutants, n'ont jamais, jusqu'à ces jours derniers, été poursuivis en justice et punis. Le Conseil de Sécurité des Nations unies a condamné le massacre par la résolution 521 du 19 septembre 1982.
Cette condamnation a été suivie par une résolution de l'Assemblée générale du 16 décembre 1982 qui a qualifié le massacre d' "acte de génocide".
Les témoignages
Un comité de soutien aux familles victimes et témoins dénommé "Sabra et Chatila" s'est crée en Belgique. Il soutient financièrement et matériellement les témoins. Madame Souad Srour El Mari, Palestinienne ayant sa résidence actuelle à Beyrouth, Région El Horch, a déjà été auditionnée. Elle avait 17 ans à l'époque des faits. Elle a vu massacrer toute sa famille. " Vendredi le 18 septembre vers 16 heures, on a frappé à notre porte. Il y avait 13 soldats armés. Ils ont dit : " Nous sommes des Israéliens et nous voulons fouiller la maison". Ils ont tout pris, puis ils ont commencé à tirer sur nous. Ma petite soeur, Chadia, un an et demi a reçu une balle dans sa tête, mon père a été touché dans sa poitrine et était encore vivant, pendant que mes frères et mes soeurs Chadi (3 ans), Farid (8 ans), Bassam (11 ans), Hajar (7 ans), ainsi que notre voisine étaient déjà morts du premier coup. Ils m'ont violé, l'un après l'autre , devant mon père agonisant".
Il y a vingt trois autres témoignages, tout aussi affligeants. Certains étaient des enfants au moment des faits. Tous ont été marqués à jamais par cette horreur faisant honte à toute l'humanité.
Nous espérons que justice sera rendue pour ce crime de génocide tel que défini dans la Convention de 1948.
Depuis Juillet 2001, les pressions subies par le Ministère public belge n'ont pas cessé. Entre les pays européens, Israël, les communautés juives européennes et états-uniennes, tous ont essayé de critiquer cette loi belge de "compétence universelle" datant de 1993 et révisée en 1999 par le Parlement. Le Ministère public a fait état de problèmes de constitutionnalité, mais l'avocat général a estimé que la justice belge était en droit de poursuivre Sharon.
Mais le procès a été plusieurs fois reporté. Le 6 mars 2002, la Cour d'appel de Bruxelles a reporté sa décision sur la légalité des poursuites engagées. Ce report était demandé par les parties civiles ainsi que par la défense du Premier ministre israélien afin de débattre des conséquences juridiques de l'arrêt rendu par la Cour internationale de justice de la Haye, le 14 février, reconnaissant l'immunité des ministres en exercice et qui a été vivement critiqué.
Les différentes pressions ont failli réussir. Mais c'était sans compter sur la ténacité des avocats, de l'association "Sabra et Chatila" et des associations et collectifs de soutien. Il faut surtout saluer cette loi de " compétence universelle " belge, qui permet de traîner d'anciens dirigeants particulièrement féroces devant la justice. Elle permet surtout de menacer tous ceux qui croient ou qui ont cru en leur impunité.
* Selon Kapéliouk, Sabra et Chatila : Enquête sur un massacre, Paris, Seuil,1982.
Contexte du massacre
Le 6 juin, l’armée israélienne déclenche l’Opération Paix en Galilée et envahit le Liban. Le prétexte pour cette opération préparée de longue date est la tentative d’assassinat de l’ambassadeur israélien à Londres, Argov, le 4 juin. Après avoir annoncé son intention de pénétrer de 40 km dans le territoire libanais, le commandement militaire, sous la direction du ministre de la Défense Ariel Sharon, met à exécution un plan plus ambitieux préparé depuis plusieurs mois. Après avoir occupé le sud du pays et y avoir détruit la résistance palestinienne et libanaise, tout en commettant de nombreuses exactions contre la population civile, les troupes sionistes effectuent une percée jusqu’à Beyrouth. Dès le 18 juin, elles encerclent les forces armées de l’OLP retranchées dans Beyrouth-Ouest.
L’offensive israélienne, et notamment les bombardements intensifs de Beyrouth, ont fait, selon des statistiques libanaises, 18 000 morts et 30 000 blessés, pour la plupart des civils.
Après 2 mois de combats, un cessez-le-feu est négocié par l’intermédiaire de Philip Habib, émissaire des ةtats-Unis. Il est convenu que l’OLP évacuera Beyrouth sous la supervision d’une force multinationale qui se déploiera dans la partie évacuée de la ville. Les accords envisagent que
Beyrouth-Ouest soit éventuellement investi par
l’armée libanaise et des garanties américaines sont données à la direction de l’OLP pour la sécurité des civils dans les camps après son départ. L’évacuation de l’OLP s’achève le 1er septembre 1982. Les forces multinationales quittent Beyrouth le 10 septembre. Le 11, Sharon déclare que “2 000 terroristes” restent encore dans les camps de réfugiés palestiniens autour de Beyrouth.
Le mardi 14 septembre, un attentat coûte la vie au leader des Forces libanaises, Béchir Gemayel, qui vient d’être élu Président de la République. Le lendemain, l’armée israélienne envahit Beyrouth-Ouest, encerclant et bouclant les camps de Sabra et Chatila, habités uniquement par des civils palestiniens et libanais, puisque l’intégralité des résistants armés (plus de 14 000 hommes) ont évacué Beyrouth et sa banlieue. Le 14 septembre, le général Eytan a d’ailleurs déclaré devant la Commission des Affaires étrangères de la Knesset: «Il ne reste plus à Beyrouth que quelques terroristes et un petit bureau de l’OLP.»
L’intention d’envoyer les milices phalangistes dans Beyrouth-Ouest avait déjà été annoncée par Sharon le 9 juillet 1982. C’est sans doute lors d’une rencontre à Bikfaya le 12 septembre que Sharon et Gemayel ont conclu un accord autorisant les Forces libanaises à «nettoyer» les camps palestiniens.
Sharon déclarera le 22 septembre devant la Knesset que l’entrée des Phalangistes dans les camps fut décidée le mercredi 15 septembre à 15h30. Selon Sharon, le commandant israélien avait reçu l’instruction suivante: «Il est interdit aux forces de Tsahal d’entrer dans les camps de réfugiés. Le ratissage et le nettoyage des camps seront effectués par les Phalanges ou l’armée libanaise.»
Dès l’aube du 15 septembre, des chasseurs-bombardiers israéliens ont commencé à survoler Beyrouth-Ouest à basse altitude et les troupes ont commencé leur entrée dans la zone. Dès 9 heures du matin, Sharon est sur place pour diriger personnellement la poursuite de la percée israélienne. Il s’installe au QG de l’armée, au carrefour de l’ambassade du Koweït, à la limite de Chatila. Du toit de cet immeuble de six étages, on peut parfaitement observer la ville et les camps de Sabra et Chatila.
Dès midi, les camps de Sabra et Chatila sont encerclés par des tanks et des soldats israéliens. Ceux-ci installent tout autour des camps des points de contrôle permettant de surveiller tout entrée et sortie des camps. En fin d’après-midi et en soirée, les camps sont bombardés d’obus.
Le massacre
Le jeudi 16, l’armée israélienne contrôle tout Beyrouth-Ouest. Son porte-parole déclare: « Tsahal contrôle tous les points stratégiques de Beyrouth. Les camps de r éfugiés, incluant les concentrations de terroristes, sont encerclés et fermés.» Le haut commandement de l’armée émet l’ordre n°6: «Le ratissage etle nettoyage des camps sera effectué par les Phalangistes ou l’armée libanaise.»
Pendant la matinée, des obus sont tirés sur les camps depuis les hauteurs environnantes et des snipers israéliens, postés autour, tirent sur des personnes se trouvant dans les rues.
Vers midi, le commandement militaire israélien donne aux Forces libanaises d’Hobeika le feu vert pour entrer dans les camps. Peu après 17 heures, une unité d’environ 150 Phalangistes entre par le sud et le sud-ouest dans le camp de Chatila.
Lorsque le général Drori appelle Sharon et lui dit: «Nos amis avancent dans les camps. Nous avons coordonné leur entrée», celui-ci répond: «Félicitations! L’opération de nos amis est approuvée.»
Pendant 40 heures, jusqu’au matin du samedi 18 septembre, dans les camps encerclés et bouclés, les miliciens phalangistes vont violer, tuer, blesser, saccager et piller. Toutes les victimes seront des civils, essentiellement des femmes, des enfants et des vieillards. Ces actes sont accompagnés ou suivis de rafles systématiques, avalisées ou renforcées par l’armée israélienne, de dizaines ou peut-être même de centaines de civils, qui disparaîtront purement et simplement.
Durant toute l’action, l’armée israélienne, parfaitement au courant de ce qui se passait, a fourni une aide directe en empêchant les civils de fuir les camps et en organisant un éclairage constant des camps durant la nuit, par des fusées éclairantes lancées par des hélicoptères et des mortiers. Ses chefs étaient en contact permanent avec les chefs des milices commettant le massacre.
Un acte de génocide
Les chiffres des victimes varieront entre 700 (chiffre officiel israélien) et 3 500 (chiffre donné par le journaliste israélien Amnon Kapeliouk. Le chiffre exact ne pourra jamais être déterminé: un grand nombre de cadavres ont été enterrés par les miliciens eux-mêmes sous les décombres des immeubles qu’ils ont rasés au bulldozer, plus de 1 000 personnes ont été enterrées dans des fosses communes par la Croix-Rouge ou dans des cimetières de Beyrouth par leurs proches. En outre, les 17 et 18 septembre, des centaines de personnes ont été emmenées vivantes dans des camions et ont disparu.
La Knesset, en réponse à une manifestation de 400 000 personnes à Tel Aviv, a nommé en septembre 1982 une commission d’enquête présidée par Itzhak Kahan. Cette commission a conclu que «le ministre de la Défense portait une responsabilité personnelle» dans le massacre. Sur l’insistance de la Commission et des manifestations qui ont suivi son rapport, Sharon démissionne de son poste mais reste au gouvernement comme ministre sans portefeuille. La manifestation pacifiste qui a immédiatement précédé sa “démission” a été attaquée à la grenade par ses partisans. Un jeune manifestant, Emile Grunzweig fut tué et Avraham Burg, actuel président de la Knesset, fut blessé.
Depuis le massacre, les victimes et les survivants n’ont bénéficié d’aucune instruction judiciaire, ni au Liban ni en Israël ni ailleurs.
Le 16 décembre 1982, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait, à une majorité écrasante, une résolution décidant que ce «massacre est un acte de génocide.»
En 2001, 23 survivants de Sabra et Chatila déposaient devant la justice belge une plainte contre Sharon, Yaron et consorts pour «actes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes portant atteinte aux personnes et aux biens protégés par les conventions signées à Genève le 12 août 1949.» Cette plainte était rendue possible par une loi belge du 16 juin 1993, modifiée par la loi du 10 février 1999, permettant de poursuivre en Belgique toute personne soupçonnée de génocide ou de crimes contre l’humanité. En juin 2002, le Tribunal de Bruxelles se déclarait incompétent dans la mesure où les personnes incriminées ne résidaient pas sur le territoire belge. Les plaignants ont fait appel de cette décision
Les Israéliens ont-ils participé directement?
Le chef des milices des Forces libanaises, le criminel de guerre Elie Hobeika ne pourra plus jamais témoigner: il a été abattu, sans doute par le Mossad, le 25 janvier 2002. Le premier responsable de ce massacre, le général Ariel Sharon, est Premier ministre. Selon Alain Ménargues, correspondant de Radio-France à Beyrouth, les premiers à pénétrer dans les camps ont été les membres d'une unité de commandos israéliens, qui ont exécuté 63 Palestiniens figurant sur une liste de personnes à exécuter, avocats, médecins, enseignants et infirmières. Puis les Israéliens ont laissé la place à une deuxième vague de tueurs de l'Armée du Liban sud, commandée par le major Haddad.
L'unité chargée de continuer le nettoyage était dirigée par le capitaine Camille Khoury. Après le retour de cette deuxième équipe, l'état-major israélien a demandé à l'état-major des Forces libanaises de finir le "travail". C'est alors qu'intervient Elie Hobeika, chef du service de renseignement de Béchir Gemayel, assassiné le 14 septembre. C'est la "troisième équipe" qui va commettre le plus d'horreurs.
Témoignage d'une rescapée
Nous publions ci-dessous le témoignage d’une des 23 plaignantes.
«Mon nom est Souad Srour El Marai, réfugiée palestinienne vivant au Liban. Je vais essayer de vous résumer ce qui m’est arrivé, à moi et à ma famille, pendant les massacres de Sabra et Chatila lors de l’invasion israélienne de Beyrouth en 1982. J’avais alors 17 ans. Dans l’après-midi du 16 septembre, j’étais en compagnie de mon frère de 12 ans; nous étions en route vers un des camps de réfugiés dans lequel nos amis s’abritaient des bombardements et pour leur demander de nous raccompagner chez nous.
En route, nous avons vu des choses effrayantes, des corps étendus sur la route pleins de sang, nous avons entendu des cris de lamentation et de souffrance. Soudain, j’ai entendu une voix qui m’appelait. C’était notre voisin Abou Redha qui me demandait de l’aider. Il m’a dit: «Ils nous ont massacrés, ils ont violé nos filles et ils ont pris tous les enfants entre 12 et 16 ans.» Puis il m’a demandé de quitter notre maison, car ils reviendraient encore une fois pour tuer tous ceux qui resteraient dans le camp. Pendant que je me demandais qui avait commis toutes ces atrocités, une voix m’a surpris: «Vous êtes encore en vie, bande de chiens?»
Nous avons couru à la maison pour raconter cet incident terrible. Mon père a alors dit qu’il ne nous arriverait pas plus que ce qui nous est destiné par Dieu, que c’est lui qui nous crée et il fait de nous ce qu’il veut.
Nous sommes restés chez nous jusqu’à l’aube du lendemain. Le vendredi 17 septembre, vers 16 h 30, notre voisine, qui avait passé la nuit chez nous, est montée, en compagnie de mon frère de 11 ans, sur le toit de notre maison pour voir ce qui se passait, afin que nous puissions décider si nous devions rester à la maison ou la quitter. Lorsqu’ils sont montés, ils ont été vus par des miliciens qui étaient sur une colline proche. Ils ont eu peur et ils sont redescendus en vitesse pour nous dire ce qu’ils avaient vu. Quelques instants plus tard, nous avons entendu quelqu’un frapper à la porte. Mon père a demandé: «Qui est là?» Ils ont dit: «Nous sommes des Israéliens et nous voulons fouiller la maison.» Mon père a ouvert la porte. Il y avait 13 soldats armés. Quelques-uns sont entrés et nous ont encerclés, d’autres sont montés sur le toit de la maison et les derniers sont restés à l’extérieur.
Je me suis mise avec ma petite sœur à côté de mon père pendant que mes autres frères et sœurs se sont mis à côté de notre mère et de la voisine. Mon père les a bien reçus et les a invités à s’asseoir. Un des hommes a dit: «Nous voulons prendre tout ce qui se trouve dans votre maison.» Alors, je lui ai demandé: «Pourquoi voulez-vous tout prendre, après nous avoir pris la chose la plus chère, notre terre, que voulez-vous encore prendre?» Mon père l’a supplié: «Prends tout ce que tu veux sauf mes enfants.» Le soldat l’a lors frappé si fort au visage qu’il s’est mis à saigner. Je n’ai pas pu me contrôler et j’ai commencé à crier: «Comment pouvez-vous frapper un homme aussi âgé que mon père?» Ils m’ont alors frappée et jetée au sol. J’ai senti de terribles douleurs et j’ai commencé aussi à frapper le soldat qui m’avait attaquée. Ils ont alors pris tout notre argent et nos bijoux, même l’alliance de mon père. L’un d’eux nous a ordonné de rentrer dans une des chambres, de regarder vers le mur et de ne pas nous retourner.
Ma petite sœur d’un an et demi a levé la main et demandé à ma mère de la prendre dans ses bras, car elle était effrayée. Alors, ils ont commencé à tirer sur nous. Ma petite sœur a reçu une balle dans la tête. Mon père a été touché à la poitrine mais était encore en vie. Mes frères et sœurs Chadli, 3 ans, Farid, 8 ans, Bassam, 11 ans, Hajer, 7 ans et Chadia, 1 an 1/2 ainsi que notre voisine sont morts sur le coup.
Seuls mes deux frères Maher, 12 ans et Ismaïl, 9 ans sont restés indemnes parce qu’ils étaient cachés dans les toilettes. Ma sœur Nihad, 16 ans et ma mère n’ont pas été grièvement touchées. Et moi, j’étais paralysée.
Les soldats, qui croyaient que nous étions tous morts, sont partis. Nous avons commencé à vérifier qui était encore en vie et qui était mort. Nous avons demandé à ma mère, à mon frère et à ma sœur d’aller chercher des secours. Moi, je suis restée avec mon père qui était grièvement blessé. Nous étions entourés par les cadavres des membres de notre famille. C’était un moment horrible que je n’oublierai jamais.
Vers 10 heures du matin, 3 soldats sont revenus pour prendre l’argent qu’ils avaient oublié à l’intérieur de la maison. Ils ont vu que je bougeais encore et que j’essayais de me rapprocher de mon père. Ils ont commencé à m’insulter et à m’humilier, puis ils m’ont dit: «Regarde bien ce qu’on va te faire devant ton père.» Ils m’ont alors violée l’un après l’autre sous les yeux de mon père et ensuite, ils m’ont tiré dessus, me blessant à la main gauche. Puis ils sont partis.
Mon père a dit: «Que Dieu te vienne en aide, ma fille», puis il a rendu l’âme, car il ne pouvait supporter de voir ce qui m’était arrivé. C’était horrible, d’autant plus que j’ai vécu ça sous les yeux de mon père. Ils sont revenus une nouvelle fois le soir et ils étaient fous furieux de me voir encore en vie et en train de boire. Ils m’ont tiré deux fois dessus, me touchant à la tête. Je me suis alors évanouie. J’ai été réveillée par le miaulement des chats qui tournaient autour des cadavres. Avec ma main indemne, j’ai essayé de recouvrir les corps avec des couvertures, mais je n’y suis pas parvenue.
Dans la matinée du jour suivant, le samedi 18 septembre, les soldats sont à nouveau revenus. J’ai alors fait semblant d’être morte. Le dimanche matin, un soldat libanais est venu pour demander des nouvelles de membres de sa famille. J’ai alors crié pour demander de l’aide. Je ne pouvais plus parler lorsque ce soldat a enlevé son manteau pour couvrir mon corps nu et m’emmener avec lui. En sortant du camp, j’ai vu des cadavres égorgés et enflés, et pendant tout le chemin, je n’entendais que cris et lamentations.
Le soldat m’a déposée à la Croix-Rouge. Ils m’ont directement branché un appareil de respiration artificielle. Ils m’ont ensuite emmenée dans un hôpital où ils ont refusé de me recevoir. Finalement, ils m’ont emmenée à l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth.»
La Cour de cassation belge a décidé de recevoir la plainte contre le criminel Sharon - par Ginette Hess-Skandrani
24/02/03 La Cour de cassation belge a estimé, le 12 février 2003 que le Premier ministre israélien pouvait finalement être poursuivi en Belgique, pour crimes contre l'humanité pour autant qu'il ne soit plus en exercice de ses fonctions. Le parquet belge avait déjà jugé recevable le 1er juillet 2001 la plainte déposée pour "crimes de guerre" pour sa responsabilité dans le massacre des réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, avant de statuer sur sa recevabilité qui avait été mise en doute. Les parties civiles et leurs avocats n'ont pas abandonné le combat et ont finalement réussi à faire annuler la précédente décision par la plus haute instance judiciaire belge. Cette décision a immédiatement provoqué la colère de l'ةtat sioniste qui a rappelé son ambassadeur.
Les parties civiles
23 personnes, de nationalité palestinienne et libanaise, se sont constituées partie civile contre MM Ariel Sharon, Amos Yaron et autres responsables israéliens et libanais des massacres, tueries, viols et disparitions de populations civiles qui ont eu lieu à Beyrouth (Liban) du jeudi 16 au samedi 18 septembre 1982 dans la région des Camps de Sabra et Chatila.
La présente plainte est introduite conformément à la loi du 16 juin 1993 (modifiée par la loi du 10 février 1999) relative à la répression des violations graves du droit international humanitaire du chef de :
- actes de génocide
- crimes contre l'humanité
- crimes portant atteinte aux personnes et aux biens protégés par les conventions de Genève du 12 août 1949.
La plainte est également fondée sur le droit coutumier international et sur le jus cogens par rapport aux mêmes crimes. Par ces crimes, les requérants ont été personnellement blessés et/ou ont perdu des membres proches de leur famille ou des biens.
Les faits
Le 6 juin 1982 l'armée israélienne a envahi le Liban. L'opération préparée de longue date, sous la direction du ministre de la Défense, Ariel Sharon, a été baptisée "Paix en Galilée". Après avoir occupé le Sud du pays, et y avoir détruit la résistance palestinienne et libanaise, tout en commettant déjà une série d'exactions contre la population civile, les troupes israéliennes ont effectué une percée jusqu'à Beyrouth, encerclant à partir du 18 juin 1982 les forces armées de l'O.L.P. retranchées dans la partie ouest de la ville. L'offensive israélienne et notamment les bombardements intensifs sur Beyrouth auraient occasionné, selon des statistiques libanaises, 16 000 morts et 30 000 blessés, en grande majorité des civils.
Après deux mois de combat, un cessez-le-feu a été négocié par l'émissaire des USA Philippe Habib. Il a été convenu que l'O.L.P. évacuerait Beyrouth sous la supervision d'une force multinationale qui se déploierait dans la partie évacuée de la ville. Des garanties américaines avaient été données au leadership palestinien pour la sécurité des civils dans les camps après leur départ. L'évacuation de l'O.L.P. s'est terminée le 1er septembre 1982.
Le 10 septembre, les forces multinationales ont quitté Beyrouth. Le lendemain M. Ariel Sharon annonçait que "deux mille terroristes" restaient encore dans les camps de réfugiés palestiniens autour de Beyrouth. Le mercredi 15 septembre, après l'assassinat la veille du président Bachir Gemayel, l'armée israélienne occupait Beyrouth-ouest, "encerclant et bouclant" les camps de Sabra et Chatila, habités uniquement par une population civile palestinienne et libanaise, l'entièreté des résistants armés (plus de 14 000 personnes) ayant évacué Beyrouth et sa banlieue.*
Dès l'aube du 15 septembre, des chasseurs-bombardiers israéliens ont commencé à survoler Beyrouth-ouest à basse altitude et les troupes israéliennes ont entamé leur entrée à Beyrouth-ouest. A partir de 9 heures du matin, le général Sharon a été sur place pour diriger personnellement la poursuite de la percée israélienne, et s'est installé au quartier général de l'armée au carrefour de l'ambassade du Koweït, situé à la limite de Chatila. Du toit de cet immeuble de 6 étages, on pouvait parfaitement observer la ville et les camps de Sabra et Chatila.
Dès midi, les camps de Sabra et Chatila, qui forment en réalité une seule zone de camps de réfugiés au sud de Beyrouth-ouest, sont encerclés par des chars et par des soldats israéliens, qui installent tout autour des camps des points de contrôle permettant de surveiller les entrées et les sorties. Durant la fin de l'après- midi et la soirée les camps sont bombardés au tir d'obus. Un communiqué du porte-parole de Tsahal déclare : "Nous contrôlons tous les points stratégiques de Beyrouth. Les camps de réfugiés, incluant les concentrations de terroristes sont encerclés et fermés".
Au matin du 6 septembre, des obus sont tirés vers les camps depuis les hauteurs environnantes et des tireurs israéliens, postés autour tirent sur des personnes se trouvant dans les rues. Vers midi le commandement militaire israélien donne aux milices phalangistes le feu vert pour l'entrée dans les camps. Peu après 17 heures, une unité d'environ 150 phalangistes entre par le sud et le sud-ouest dans le camp de Chatila. Lorsque le général Drori appelle par téléphone Ariel Sharon et lui annonce "Nos amis avancent dans les camps. Nous avons coordonné leur entrée", ce dernier répond : "Félicitations!, l'opération de nos amis est approuvée" *
Pendant 40 heures, dans les camps "encerclés et bouclés", les miliciens phalangistes vont violer, tuer, blesser un très grand nombre de civils non armés, en majorité des enfants, des femmes et des vieillards. Ces actions sont accompagnées ou suivies de rafles systématiques, avalisées ou renforcées par l'armée israélienne donnant lieu à des dizaines de disparitions. Jusqu'au matin du samedi 18 septembre 1982, l'armée israélienne, qui savait parfaitement ce qui se passait dans les camps, et dont les dirigeants étaient en contact permanent avec les dirigeants des milices qui perpétraient le massacre, s'est non seulement abstenue de toute intervention, mais a fourni une aide directe en empêchant des civils de fuir les camps et en organisant un éclairage constant des camps durant la nuit, moyennant des fusées éclairantes, lancées par des hélicoptères et des mortiers.
Les chiffres des victimes varieront entre 77O (chiffre israélien) et 3 500 (selon l'enquête menée par le journaliste israélien Kapéliouk). Le chiffre exact ne pourra jamais être déterminé car, environ 1 000 personnes ont été enterrées dans des fosses communes par le C.I.C.R. ou enterrées dans des cimetières de Beyrouth par leurs proches, un grand nombre de cadavres ont été ensevelis sous des immeubles que les miliciens ont détruit aux bulldozers. Par ailleurs, les 17 et 18 septembre des centaines de personnes ont été emmenées dans des camions vers une destination inconnue et ont disparu.
La responsabilité d'Ariel Sharon
Depuis le massacre, les victimes et les survivants n'ont bénéficié d'aucune instruction judiciaire. Sous la pression d'une manifestation, la Knesset a nommé une commission d'enquête en septembre 1982. Malgré les limitations judiciaires de cette commission et en dehors du fait qu'elle n'a auditionné aucune victime, elle a conclu que "le ministre de la Défense était personnellement responsable des massacres".
Malgré l'évidence du "massacre criminel", qualification du Conseil de Sécurité, et la triste place des massacres de Sabra et Chatila dans la mémoire collective de l'humanité au rang des grands crimes contre l'humanité du XXè siècle, le "responsable personnel" de ces massacres, ses acolytes, et les exécutants, n'ont jamais, jusqu'à ces jours derniers, été poursuivis en justice et punis. Le Conseil de Sécurité des Nations unies a condamné le massacre par la résolution 521 du 19 septembre 1982.
Cette condamnation a été suivie par une résolution de l'Assemblée générale du 16 décembre 1982 qui a qualifié le massacre d' "acte de génocide".
Les témoignages
Un comité de soutien aux familles victimes et témoins dénommé "Sabra et Chatila" s'est crée en Belgique. Il soutient financièrement et matériellement les témoins. Madame Souad Srour El Mari, Palestinienne ayant sa résidence actuelle à Beyrouth, Région El Horch, a déjà été auditionnée. Elle avait 17 ans à l'époque des faits. Elle a vu massacrer toute sa famille. " Vendredi le 18 septembre vers 16 heures, on a frappé à notre porte. Il y avait 13 soldats armés. Ils ont dit : " Nous sommes des Israéliens et nous voulons fouiller la maison". Ils ont tout pris, puis ils ont commencé à tirer sur nous. Ma petite soeur, Chadia, un an et demi a reçu une balle dans sa tête, mon père a été touché dans sa poitrine et était encore vivant, pendant que mes frères et mes soeurs Chadi (3 ans), Farid (8 ans), Bassam (11 ans), Hajar (7 ans), ainsi que notre voisine étaient déjà morts du premier coup. Ils m'ont violé, l'un après l'autre , devant mon père agonisant".
Il y a vingt trois autres témoignages, tout aussi affligeants. Certains étaient des enfants au moment des faits. Tous ont été marqués à jamais par cette horreur faisant honte à toute l'humanité.
Nous espérons que justice sera rendue pour ce crime de génocide tel que défini dans la Convention de 1948.
Depuis Juillet 2001, les pressions subies par le Ministère public belge n'ont pas cessé. Entre les pays européens, Israël, les communautés juives européennes et états-uniennes, tous ont essayé de critiquer cette loi belge de "compétence universelle" datant de 1993 et révisée en 1999 par le Parlement. Le Ministère public a fait état de problèmes de constitutionnalité, mais l'avocat général a estimé que la justice belge était en droit de poursuivre Sharon.
Mais le procès a été plusieurs fois reporté. Le 6 mars 2002, la Cour d'appel de Bruxelles a reporté sa décision sur la légalité des poursuites engagées. Ce report était demandé par les parties civiles ainsi que par la défense du Premier ministre israélien afin de débattre des conséquences juridiques de l'arrêt rendu par la Cour internationale de justice de la Haye, le 14 février, reconnaissant l'immunité des ministres en exercice et qui a été vivement critiqué.
Les différentes pressions ont failli réussir. Mais c'était sans compter sur la ténacité des avocats, de l'association "Sabra et Chatila" et des associations et collectifs de soutien. Il faut surtout saluer cette loi de " compétence universelle " belge, qui permet de traîner d'anciens dirigeants particulièrement féroces devant la justice. Elle permet surtout de menacer tous ceux qui croient ou qui ont cru en leur impunité.
* Selon Kapéliouk, Sabra et Chatila : Enquête sur un massacre, Paris, Seuil,1982.
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Le colonialisme sioniste
"Le Ministre de l’Éducation Nationale, en 1970, proposa aux lycéens deux versions différentes de la prière au "Yizkar". L’une déclare que les camps de la mort avaient été bâtis par le "gouvernement nazi diabolique et la nation allemande de meurtriers". La seconde évoque plus globalement "la nation allemande de meurtriers"... Elles comportent, toutes les deux un paragraphe... appelant Dieu a venger sous nos yeux le sang des victimes >.
Source "Ce sont mes frères que je cherche". Ministère de l’éducation et de la culture. Jérusalem, 1990.
Cette culture de la haine raciale a porté ses fruits:
"A la suite de Kahana, des soldats, de plus en plus nombreux, pénétrés de l’histoire du Génocide, imaginèrent toutes sortes de scénarios pour exterminer les Arabes ", dit se souvenir l’officier Ehud Praver, responsable du corps enseignant de l’armée. "Il est très préoccupant que le Génocide puisse ainsi légitimer un racisme juif. Nous devons désormais savoir qu’il n’est pas seulement indispensable de traiter de la question du Génocide, mais aussi de celle de la montée du fascisme, d’en expliquer la nature et les dangers pour la démocratie. " Selon Praver, "trop de soldats se sont mis à croire que le Génocide peut justifier n’importe quelle action déshonorante."
Source: Tom Segev. op. cit. p. 473.
Le problème a été posé très clairement, avant même l’existence de l’État d’Israël. Le Directeur du "Fonds national juif’, YossefWeitz, écrivait dès 1940:
" Il doit être clair pour nous qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent, il nous suffira (...) Il n’existe pas d’autre moyen que de les déplacer tous; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu... Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’États amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan."
Source: Yossef Weitz, Journal, Tel-Aviv, 1965.
Dans le grand journal Israélien Yediot Aharonoth, du 14 juillet 1972, Yoram Ben Porath, rappelait avec force l’objectif à atteindre < C’est le devoir des dirigeants Israéliens d’expliquer clairement et courageusement à l’opinion un certain nombre de faits, que le temps fait oublier. Le premier de ceux-ci, c’est le fait qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’Etat juif, sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres.
Nous sommes, ici encore, dans la logique la plus rigoureuse du système sioniste: comment créer une majorité juive dans un pays peuplé par une communauté arabe palestinienne autochtone?
Le sionisme politique a apporté la seule solution découlant de son programme colonialiste: réaliser une colonie de peuplement en chassant les Palestiniens, et en poussant à l’immigration juive.
Chasser les Palestiniens et s’emparer de leur terre fut une entreprise délibérée et systématique. Au temps de la Déclaration Balfour, en 1917, le sionistes ne possédaient que 2,5% des terres, et lors de la décision de "partage" de la Palestine, 6,5%. En 1982, ils en possèdent 93%.
Les procédés employés, pour déposséder l’autochtone de sa terre, sont ceux du colonialisme le plus implacable, avec une coloration raciste encore plus marquée dans le cas du sionisme.
La première étape avait les caractères d’un colonialisme classique: il s’agissait d’exploiter la main-d’œuvre locale C’était la méthode du Baron Édouard de Rothschild: tout comme en Algérie il exploitait, sur ses vignobles, la main-d’œuvre à bon marché des fellahs, il avait simplement étendu son champ d’action en Palestine, exploitant, sur ses vignobles, d’autres Arabes que les Algériens.
Un tournant s’opéra, aux alentours de 1905, lorsque arriva de Russie une vague nouvelle d’immigrants au lendemain de l’écrasement de la Révolution de 1905. Au lieu de continuer le combat sur place, aux côtés des autres révolutionnaires russes, les déserteurs de la révolution vaincue importèrent en Palestine un étrange "socialisme sioniste". Ils créèrent des coopératives artisanales et des Kibboutz paysans en éliminant les fellahs palestiniens pour créer une économie s’appuyant sur une classe ouvrière et agricole juive. Du colonialisme classique (du type anglais ou français), l’on passait ainsi à une colonie de peuplement, dans la logique du sionisme politique, impliquant un afflux d’immigrants "en faveur" desquels, et "contre" personne (comme dit le Professeur Klein), devaient être réservés la terre et les emplois. Il s’agit désormais de remplacer le peuple palestinien par un autre peuple, et, naturellement, de s’emparer de la terre.
Le point de départ de la grande opération c’est la création, en 1901, du "Fonds national juif" qui présente ce caractère original, même par rapport aux autres colonialismes: la terre acquise par lui ne peut être revendue, ni même louée, à des non-juifs.
Deux autres lois concernent le Kéren Kayémet ("Fonds national juif". Loi adoptée le 23 novembre 1953) et le Kéren Hayesod ("Fonds de reconstruction". Loi adoptée le 10 janvier 1956). "Ces deux lois, écrit le Professeur Klein, ont permis la transformation de ces sociétés, qui se voient attribuer un certain nombre de privilèges. " Sans énumérer ces privilèges, il introduit, comme une simple "remarque", le fait que des terres possédées par le Tonds national juif" sont déclarées "Terres d’Israël.", et une loi fondamentale est venue proclamer l’inaliénabilité de ces terres. C’est l’une des quatre "lois fondamentales" (éléments d’une future constitution, qui n’existe toujours pas, 50 ans après la création d’Israël) adoptées en 1960. Il est fâcheux que le savant juriste, avec son habituel souci de la précision, ne fasse aucun commentaire sur cette "inaliénabilité". Il n’en donne même pas la définition : une terre "sauvée" (Rédemption de la terre) par le Fonds national juif, est une terre devenue "juive": elle ne pourra jamais être vendue à un "non-juif’, ni louée à un "non-juif’, ni travaillée par un "non-juif’.
Peut-on nier le caractère de discrimination raciste de cette loi fondamentale?
La politique agraire des dirigeants Israéliens est celle d’une spoliation méthodique de la paysannerie arabe.
L’ordonnance foncière de 1943, sur l’expropriation d’intérêt public, est un héritage de la période du mandat britannique. Cette loi est détournée de son sens lorsqu’elle est appliquée de façon discriminatoire, par exemple lorsqu’en 1962 sont expropriés 500 ha à Deir El-arad, Nabel et Be’neh, "l’intérêt public" consistant à créer la ville de Carmel réservée aux seuls Juifs.
Autre procédure: l’utilisation des "lois d’urgence", décrétées en 1945 par les Anglais contre les Juifs et les Arabes. La loi 124 donne au Gouverneur militaire, sous prétexte, cette fois, de "sécurité", la possibilité de suspendre tous les droits des citoyens, y compris leurs déplacements:
il suffit que l’armée déclare une zone interdite "pour raison de sécurité d’État", pour qu’un Arabe ne puisse se rendre sur ses terres sans autorisation du gouverneur militaire. Si cette autorisation est refusée, la terre est alors déclarée "inculte", et le ministère de l’Agriculture peut "prendre possession de terres non cultivées afin d’en assurer la culture ".
Lorsque les Anglais promulguèrent, en 1945, cette législation férocement colonialiste, pour lutter contre le terrorisme juif, le juriste Bernard (Dov) Joseph, protestant contre ce système de "lettres de cachet" déclara: "Serons-nous tous soumis à la terreur officielle ?... Aucun citoyen n’est à l’abri d’un emprisonnement à vie sans procès... les pouvoirs de l’administration d’exiler n’importe qui sont illimités.., il n’est pas besoin de commettre une quelconque infraction, une décision prise dans quelque bureau suffit...
Le même Bernard (Dov) Joseph, devenu ministre de la Justice d’Israël, appliquera ces lois contre les Arabes.
J. Shapira, à propos des mêmes lois, dans le même meeting de protestation du 7 février 1946, à Tel-Aviv, (Hapraklit, février 1946, p. 58-64), déclarait plus fermement encore : "L’ordre établi par cette législation est sans précédent dans les pays civilisés. Même en Allemagne nazie il n’existait pas de pareilles lois. " Le même J. Shapira, devenu Procureur général de l’État d’Israël, puis ministre de la Justice, appliquera ces lois contre les Arabes. Car pour justifier le maintien de ces lois de terreur, " l’état d’urgence " n’a jamais été abrogé, depuis 1948, dans l’Etat d’Israël.
Shimon Pérès écrivait, dans le journal Davar du 25 janvier 1972:
" L’utilisation de la loi 125, sur laquelle le gouvernement militaire est fondé, est en continuation directe de la lutte pour l’implantation juive et l’immigration juive. "
L’ordonnance sur la culture des terres en friche, de 1948, amendée en 1949, va dans le même sens, mais par une voie plus directe: sans même chercher le prétexte de "l’utilité publique" ou de la "sécurité militaire", le ministre de l’Agriculture peut réquisitionner toute terre abandonnée. Or, l’exode massif des populations arabes sous la terreur, du genre de Deir Yassin en 1948, de Kafr Kassem le 29 octobre 1956, ou des "progroms" de "l’unité 101", créée par Moshé Dayan, et longtemps commandée par Ariel Sharon, a ainsi "libéré" de vastes territoires, vidés de leurs propriétaires ou travailleurs arabes, et donnés aux occupants juifs.
Le mécanisme de la dépossession des fellahs est complété par l’ordonnance du 30 juin 1948, l’arrêté d’urgence du 15 novembre 1948 sur les propriétés des "absents", la loi relative aux terres des "absents" (14 mars 1950), la loi sur l’acquisition des terres (13 mars 1953), et tout un arsenal de mesures tendant à légaliser le vol en contraignant les Arabes à quitter leur terre pour y installer des colonies Juives, comme le montre Nathan Weinstock dans son livre Le sionisme contre Israël.
Pour effacer jusqu’au souvenir de l’existence de la population agricole palestinienne, et accréditer le mythe du ‘pays désert", les villages arabes furent détruits, avec leurs maisons, leurs clôtures, et même leurs cimetières et leurs tombes. Le Professeur Israël Shahak a donné, en 1975, district par district, la liste de 385 villages arabes détruits, passés au bulldozer, sur 475 existant en 1948. "Pour convaincre qu’avant Israël, la Palestine était un "désert", des centaines de villages ont été rasés au bulldozer avec leurs maisons, leurs clôtures, leurs cimetières et leurs tombes. "
Source: Israël Shahak., Le racisme de l’État d’Israël, p 152 et suivantes.
Les colonies Israéliennes continuent à s’implanter, ave un regain depuis 1979, en Cisjordanie, et, toujours selon h plus classique tradition colonialiste, les colons ont été armés.
Le résultat global est le suivant: après avoir chassé un million et demi de Palestiniens, la "terre juive", commE disent les gens du "Fonds national juif’, 6,5% en 1947, représente aujourd’hui plus de 93% de la Palestine (dont 75% à l’Etat, et 14% au Fonds national).
Le bilan de cette opération était d’avance remarquablement (et significativement) résumé dans le journal des Afrikaners de l’Afrique du sud, Die Transvaler, expert en matière de discrimination raciale (apartheid): "Quelle est la différence entre la manière par laquelle le peuple Israélien s’efforce de rester lui-même parmi les populations non-juives, et celle des Afrikaners pour essayer de rester ce qu’ils sont?"
Source: Henry Katzew, South Africa: a counhy without friends, cité par R. Stevens (Zionism, South Africa, and Apartheid).
Le même système d’apartheid se manifeste dans le statut personnel comme dans l’appropriation des terres. L’autonomie que veulent octroyer aux Palestiniens les Israéliens, c’est l’équivalent des "bantoustans" pour les Noirs en Afrique du sud.
"Le Ministre de l’Éducation Nationale, en 1970, proposa aux lycéens deux versions différentes de la prière au "Yizkar". L’une déclare que les camps de la mort avaient été bâtis par le "gouvernement nazi diabolique et la nation allemande de meurtriers". La seconde évoque plus globalement "la nation allemande de meurtriers"... Elles comportent, toutes les deux un paragraphe... appelant Dieu a venger sous nos yeux le sang des victimes >.
Source "Ce sont mes frères que je cherche". Ministère de l’éducation et de la culture. Jérusalem, 1990.
Cette culture de la haine raciale a porté ses fruits:
"A la suite de Kahana, des soldats, de plus en plus nombreux, pénétrés de l’histoire du Génocide, imaginèrent toutes sortes de scénarios pour exterminer les Arabes ", dit se souvenir l’officier Ehud Praver, responsable du corps enseignant de l’armée. "Il est très préoccupant que le Génocide puisse ainsi légitimer un racisme juif. Nous devons désormais savoir qu’il n’est pas seulement indispensable de traiter de la question du Génocide, mais aussi de celle de la montée du fascisme, d’en expliquer la nature et les dangers pour la démocratie. " Selon Praver, "trop de soldats se sont mis à croire que le Génocide peut justifier n’importe quelle action déshonorante."
Source: Tom Segev. op. cit. p. 473.
Le problème a été posé très clairement, avant même l’existence de l’État d’Israël. Le Directeur du "Fonds national juif’, YossefWeitz, écrivait dès 1940:
" Il doit être clair pour nous qu’il n’y a pas de place pour deux peuples dans ce pays. Si les Arabes le quittent, il nous suffira (...) Il n’existe pas d’autre moyen que de les déplacer tous; il ne faut pas laisser un seul village, une seule tribu... Il faut expliquer à Roosevelt, et à tous les chefs d’États amis, que la terre d’Israël n’est pas trop petite si tous les Arabes s’en vont, et si les frontières sont un peu repoussées vers le nord, le long du Litani, et vers l’est, sur les hauteurs du Golan."
Source: Yossef Weitz, Journal, Tel-Aviv, 1965.
Dans le grand journal Israélien Yediot Aharonoth, du 14 juillet 1972, Yoram Ben Porath, rappelait avec force l’objectif à atteindre < C’est le devoir des dirigeants Israéliens d’expliquer clairement et courageusement à l’opinion un certain nombre de faits, que le temps fait oublier. Le premier de ceux-ci, c’est le fait qu’il n’y a pas de sionisme, de colonisation, d’Etat juif, sans l’éviction des Arabes et l’expropriation de leurs terres.
Nous sommes, ici encore, dans la logique la plus rigoureuse du système sioniste: comment créer une majorité juive dans un pays peuplé par une communauté arabe palestinienne autochtone?
Le sionisme politique a apporté la seule solution découlant de son programme colonialiste: réaliser une colonie de peuplement en chassant les Palestiniens, et en poussant à l’immigration juive.
Chasser les Palestiniens et s’emparer de leur terre fut une entreprise délibérée et systématique. Au temps de la Déclaration Balfour, en 1917, le sionistes ne possédaient que 2,5% des terres, et lors de la décision de "partage" de la Palestine, 6,5%. En 1982, ils en possèdent 93%.
Les procédés employés, pour déposséder l’autochtone de sa terre, sont ceux du colonialisme le plus implacable, avec une coloration raciste encore plus marquée dans le cas du sionisme.
La première étape avait les caractères d’un colonialisme classique: il s’agissait d’exploiter la main-d’œuvre locale C’était la méthode du Baron Édouard de Rothschild: tout comme en Algérie il exploitait, sur ses vignobles, la main-d’œuvre à bon marché des fellahs, il avait simplement étendu son champ d’action en Palestine, exploitant, sur ses vignobles, d’autres Arabes que les Algériens.
Un tournant s’opéra, aux alentours de 1905, lorsque arriva de Russie une vague nouvelle d’immigrants au lendemain de l’écrasement de la Révolution de 1905. Au lieu de continuer le combat sur place, aux côtés des autres révolutionnaires russes, les déserteurs de la révolution vaincue importèrent en Palestine un étrange "socialisme sioniste". Ils créèrent des coopératives artisanales et des Kibboutz paysans en éliminant les fellahs palestiniens pour créer une économie s’appuyant sur une classe ouvrière et agricole juive. Du colonialisme classique (du type anglais ou français), l’on passait ainsi à une colonie de peuplement, dans la logique du sionisme politique, impliquant un afflux d’immigrants "en faveur" desquels, et "contre" personne (comme dit le Professeur Klein), devaient être réservés la terre et les emplois. Il s’agit désormais de remplacer le peuple palestinien par un autre peuple, et, naturellement, de s’emparer de la terre.
Le point de départ de la grande opération c’est la création, en 1901, du "Fonds national juif" qui présente ce caractère original, même par rapport aux autres colonialismes: la terre acquise par lui ne peut être revendue, ni même louée, à des non-juifs.
Deux autres lois concernent le Kéren Kayémet ("Fonds national juif". Loi adoptée le 23 novembre 1953) et le Kéren Hayesod ("Fonds de reconstruction". Loi adoptée le 10 janvier 1956). "Ces deux lois, écrit le Professeur Klein, ont permis la transformation de ces sociétés, qui se voient attribuer un certain nombre de privilèges. " Sans énumérer ces privilèges, il introduit, comme une simple "remarque", le fait que des terres possédées par le Tonds national juif" sont déclarées "Terres d’Israël.", et une loi fondamentale est venue proclamer l’inaliénabilité de ces terres. C’est l’une des quatre "lois fondamentales" (éléments d’une future constitution, qui n’existe toujours pas, 50 ans après la création d’Israël) adoptées en 1960. Il est fâcheux que le savant juriste, avec son habituel souci de la précision, ne fasse aucun commentaire sur cette "inaliénabilité". Il n’en donne même pas la définition : une terre "sauvée" (Rédemption de la terre) par le Fonds national juif, est une terre devenue "juive": elle ne pourra jamais être vendue à un "non-juif’, ni louée à un "non-juif’, ni travaillée par un "non-juif’.
Peut-on nier le caractère de discrimination raciste de cette loi fondamentale?
La politique agraire des dirigeants Israéliens est celle d’une spoliation méthodique de la paysannerie arabe.
L’ordonnance foncière de 1943, sur l’expropriation d’intérêt public, est un héritage de la période du mandat britannique. Cette loi est détournée de son sens lorsqu’elle est appliquée de façon discriminatoire, par exemple lorsqu’en 1962 sont expropriés 500 ha à Deir El-arad, Nabel et Be’neh, "l’intérêt public" consistant à créer la ville de Carmel réservée aux seuls Juifs.
Autre procédure: l’utilisation des "lois d’urgence", décrétées en 1945 par les Anglais contre les Juifs et les Arabes. La loi 124 donne au Gouverneur militaire, sous prétexte, cette fois, de "sécurité", la possibilité de suspendre tous les droits des citoyens, y compris leurs déplacements:
il suffit que l’armée déclare une zone interdite "pour raison de sécurité d’État", pour qu’un Arabe ne puisse se rendre sur ses terres sans autorisation du gouverneur militaire. Si cette autorisation est refusée, la terre est alors déclarée "inculte", et le ministère de l’Agriculture peut "prendre possession de terres non cultivées afin d’en assurer la culture ".
Lorsque les Anglais promulguèrent, en 1945, cette législation férocement colonialiste, pour lutter contre le terrorisme juif, le juriste Bernard (Dov) Joseph, protestant contre ce système de "lettres de cachet" déclara: "Serons-nous tous soumis à la terreur officielle ?... Aucun citoyen n’est à l’abri d’un emprisonnement à vie sans procès... les pouvoirs de l’administration d’exiler n’importe qui sont illimités.., il n’est pas besoin de commettre une quelconque infraction, une décision prise dans quelque bureau suffit...
Le même Bernard (Dov) Joseph, devenu ministre de la Justice d’Israël, appliquera ces lois contre les Arabes.
J. Shapira, à propos des mêmes lois, dans le même meeting de protestation du 7 février 1946, à Tel-Aviv, (Hapraklit, février 1946, p. 58-64), déclarait plus fermement encore : "L’ordre établi par cette législation est sans précédent dans les pays civilisés. Même en Allemagne nazie il n’existait pas de pareilles lois. " Le même J. Shapira, devenu Procureur général de l’État d’Israël, puis ministre de la Justice, appliquera ces lois contre les Arabes. Car pour justifier le maintien de ces lois de terreur, " l’état d’urgence " n’a jamais été abrogé, depuis 1948, dans l’Etat d’Israël.
Shimon Pérès écrivait, dans le journal Davar du 25 janvier 1972:
" L’utilisation de la loi 125, sur laquelle le gouvernement militaire est fondé, est en continuation directe de la lutte pour l’implantation juive et l’immigration juive. "
L’ordonnance sur la culture des terres en friche, de 1948, amendée en 1949, va dans le même sens, mais par une voie plus directe: sans même chercher le prétexte de "l’utilité publique" ou de la "sécurité militaire", le ministre de l’Agriculture peut réquisitionner toute terre abandonnée. Or, l’exode massif des populations arabes sous la terreur, du genre de Deir Yassin en 1948, de Kafr Kassem le 29 octobre 1956, ou des "progroms" de "l’unité 101", créée par Moshé Dayan, et longtemps commandée par Ariel Sharon, a ainsi "libéré" de vastes territoires, vidés de leurs propriétaires ou travailleurs arabes, et donnés aux occupants juifs.
Le mécanisme de la dépossession des fellahs est complété par l’ordonnance du 30 juin 1948, l’arrêté d’urgence du 15 novembre 1948 sur les propriétés des "absents", la loi relative aux terres des "absents" (14 mars 1950), la loi sur l’acquisition des terres (13 mars 1953), et tout un arsenal de mesures tendant à légaliser le vol en contraignant les Arabes à quitter leur terre pour y installer des colonies Juives, comme le montre Nathan Weinstock dans son livre Le sionisme contre Israël.
Pour effacer jusqu’au souvenir de l’existence de la population agricole palestinienne, et accréditer le mythe du ‘pays désert", les villages arabes furent détruits, avec leurs maisons, leurs clôtures, et même leurs cimetières et leurs tombes. Le Professeur Israël Shahak a donné, en 1975, district par district, la liste de 385 villages arabes détruits, passés au bulldozer, sur 475 existant en 1948. "Pour convaincre qu’avant Israël, la Palestine était un "désert", des centaines de villages ont été rasés au bulldozer avec leurs maisons, leurs clôtures, leurs cimetières et leurs tombes. "
Source: Israël Shahak., Le racisme de l’État d’Israël, p 152 et suivantes.
Les colonies Israéliennes continuent à s’implanter, ave un regain depuis 1979, en Cisjordanie, et, toujours selon h plus classique tradition colonialiste, les colons ont été armés.
Le résultat global est le suivant: après avoir chassé un million et demi de Palestiniens, la "terre juive", commE disent les gens du "Fonds national juif’, 6,5% en 1947, représente aujourd’hui plus de 93% de la Palestine (dont 75% à l’Etat, et 14% au Fonds national).
Le bilan de cette opération était d’avance remarquablement (et significativement) résumé dans le journal des Afrikaners de l’Afrique du sud, Die Transvaler, expert en matière de discrimination raciale (apartheid): "Quelle est la différence entre la manière par laquelle le peuple Israélien s’efforce de rester lui-même parmi les populations non-juives, et celle des Afrikaners pour essayer de rester ce qu’ils sont?"
Source: Henry Katzew, South Africa: a counhy without friends, cité par R. Stevens (Zionism, South Africa, and Apartheid).
Le même système d’apartheid se manifeste dans le statut personnel comme dans l’appropriation des terres. L’autonomie que veulent octroyer aux Palestiniens les Israéliens, c’est l’équivalent des "bantoustans" pour les Noirs en Afrique du sud.
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arti13
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Un ancien ministre israélien a proposé l’emploi de tactiques nazies contre les civils palestiniens afin de les forces à fuir.
Avigedor Leiberman, leader de la branche droite de l’Union Nationale, a dit au cours d’une interview avec la radio de l’armée israélienne, Gali Tzahal, mercredi, qu’Israël "prendra pour cible sans merci des centres de la population palestinienne afin de montrer notre force".
"Nous devons leur faire ce que la Russie a fait en Tchétchénie," a dit Leiberman, faisant allusion à la destruction de beaucoup de villes et villages de la Tchétchénie et aux actes grandement répandus de massacres.
Dans le passé, Leiberman avait appelé à la carte blanche pour bombarder les rues, les mosquées, les banques et les maisons palestiniennes.
Il préconise un nettoyage ethnique des non-Juifs en Israël.
Ses idées sont normalement condamnées par quelques intellectuels de la branche gauche en Israël. Cependant, le gouvernement israélien n’a jamais cherché à prendre distance des idées manifestement racistes de Leiberman.
La semaine dernière, Sharon lui-même a menacé de lancer une pluie de roquettes sur Gaza si les combattants du Hamas continuaient à tiré les projectiles Al-Qassam faits maisons sur les proches colonies israéliennes.
Cependant, il a été prévenu qu’une telle mesure sera vue comme un crime de guerre par la communauté internationale.
Avigedor Leiberman, leader de la branche droite de l’Union Nationale, a dit au cours d’une interview avec la radio de l’armée israélienne, Gali Tzahal, mercredi, qu’Israël "prendra pour cible sans merci des centres de la population palestinienne afin de montrer notre force".
"Nous devons leur faire ce que la Russie a fait en Tchétchénie," a dit Leiberman, faisant allusion à la destruction de beaucoup de villes et villages de la Tchétchénie et aux actes grandement répandus de massacres.
Dans le passé, Leiberman avait appelé à la carte blanche pour bombarder les rues, les mosquées, les banques et les maisons palestiniennes.
Il préconise un nettoyage ethnique des non-Juifs en Israël.
Ses idées sont normalement condamnées par quelques intellectuels de la branche gauche en Israël. Cependant, le gouvernement israélien n’a jamais cherché à prendre distance des idées manifestement racistes de Leiberman.
La semaine dernière, Sharon lui-même a menacé de lancer une pluie de roquettes sur Gaza si les combattants du Hamas continuaient à tiré les projectiles Al-Qassam faits maisons sur les proches colonies israéliennes.
Cependant, il a été prévenu qu’une telle mesure sera vue comme un crime de guerre par la communauté internationale.
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Conclusion résultat de la création de isramerde : sionnisme = nazisme
Les fondements du nazisme se trouvent clairement dans les passages de la torah et des hommes politiques israéliens :
Citations :
David Ben Gourion premier dirigeant d'Israël dit :
Ce que disent les goys (non-juif), qui s'en préoccupe ? Seul importe ce que font les Juifs !
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 290
Joseph SITRUK, Grand RABBIN de France
Parlant de la répression sanglante de l'intifada palestinienne par l'armée israélienne :
Le Juif a un tel amour de la vie, un respect si grand de l'existence des autres, que le fait de tirer dans une foule, qui heurte profondément notre sensibilité, ne peut être considéré que comme un acte de légitime défense.
(Le Monde, 29 décembre 1989)
Rabbin Yaakov Perrin
La vie d'une centaine de Gentils (non-juifs) ne vaut pas l'ongle de l'orteil d'un Juif.
Cité par le New York Times du 28 février 1994.
Le Professeur David D. Perlmutter
Je fais un rêve éveillé. Ah, si seulement ! Si, en 1948, en 1956, en 1967 ou en 1973 Israël s'était comporté juste un tout petit peu comme le troisième Reich, alors aujourd'hui le pétrole du Golf appartiendrait aux Juifs et non aux Cheikhs.
Los Angeles Times, 7 avril 2002
Moshe Feiglin, Israélien immigrant en provenance des Etats-Unis admirateur d'Hitler et leader du mouvement Zo Artsenou.
Le 8 décembre 1995 dans un interview accordé au quotidien israélien Haaretz il dit :
Parlant d'Hitler :
Le nazisme a fait progresser l'Allemagne de la décadence à une étape fantastique du point de vue physique et idéologique. La jeunesse, rebut de la société, est devenue correcte et organisée, et l'Allemagne s'est dotée d'un régime exemplaire d'ordre public. Hitler aimait la bonne musique, il dessinait. Et on ne peut pas parler d'une bande de voyous.
Parlant des Palestiniens et des Noirs :
Le peuple Palestinien n'existe pas : ce n'est qu'un groupe de gens parlant l'arabe, qui s'imagine brusquement être un peuple. Ce ne sont que des parasites, des gens inférieurs. Chez les Africains non plus, il n'y a pas de peuples, il y a seulement des tribus.
Simeon B. Yohai, mystique du premier siècle, on lui attribue la Cabale, sa maxime la plus célèbre dit ceci :
Ecraser la tête des meilleurs parmi les serpents, tuez les meilleurs parmi les goys (non-juifs).
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 93
RabbinYitzhak Guinzburrg du tombeau de Joseph à Naplouse dit :
Un Juif a le droit d'arracher le foie de n'importe quel non-juif si cela devait lui sauver la vie, puisque la vie d'un Juif est infiniment plus précieuse que celle d'un non-juif.
(déclaration faite lors d'un interview accordé au journal 'Semaine juive' ; le journaliste lui a demandé d'atténuer ses propos mais il catégoriquement refusé.)
Un Juif ne peut pas être poursuivi pour le meurtre d'un non-juif car le commandement ' tu ne tueras point' ne s'applique qu'aux Juifs. Tuer un non-juif est, au pire, un délit, car il est impossible de comparer le sang des Juifs et le sang des non-juifs.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 85
Rabbin Yisraël Ariel a écrit en 1982 au moment du massacre de Sabra et Chatila :
Beyrouth fait partie de la terre d'Israël ; nos chefs auraient dû envahir le Liban et Beyrouth sans hésitation et les tuer tous jusqu'au dernier, pour que le souvenir même en disparaisse.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 86
Rabbin Alba
Exterminer les Gentils (non-juifs) est un devoir religieux, pour les vrais Juifs.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 57
Ehud Barak et Buki Ayalon, Epinglés par Israël Adam Shamir (journaliste israélien juif) qui a écrit le 24 septembre 2002 :
J'ai acheté Haaretz, notre principal quotidien de ''gôche''. Il y avait une polémique entre notre chef d'Etat major, Buki Ayalon, et notre ancien Premier ministre travailliste, Ehud Barak. Ayalon comparait les Palestiniens à une tumeur cancéreuse, tandis que le vice-président de l'internationale socialiste, Barak exprimait son total désaccord : « les Palestiniens ne sont pas une tumeur. Non se serait plutôt un virus », affirmait-il doctement.
Ce racisme se répand dans les communautés juives à la manière d'un incendie de forêt. Les juifs représentant la partie prépondérante des élites américaines, et étant partie constituante, à un moindre degré, des élites européennes, ils communiquent cette maladie aux autres membres de ces élites. Leurs quotidiens et leurs studios de production cinématographique prêchent le racisme, la haine des musulmans, des Allemands, des Français et du reste, y compris les travailleurs blancs ''d'en bas'' et les Noirs des Etats-Unis.
Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 238
Eliezer Dacevich-Voronel, disciple du mouvement ultra nationaliste Juif de Jabotinski.
Nous, les Elus, sommes unis par la haine que nous éprouvons à l'égard des tribus d'esclaves qui se sont soulevées, ont renversé nos ancêtres et rejeté notre Dieu.
Autrefois, vous saviez où était votre place dans le monde : ' Le goret doit demeurer dans sa porcherie'.
Vous vous êtes révoltés et nous avez contraints à vous servir mais, désormais, votre fin est proche. Nous sommes vos maîtres et vous êtes nos esclaves. C'est là le dessein de Dieu. Bientôt, notre soleil se lèvera de nouveau et les esclaves n'oseront pas lever les yeux vers lui. C'est alors que le Seigneur de mon Peuple apparaîtra dans les cieux tandis que nous, les douze douzaines de milliers (soit 144 000) d'Elus, nous siégerons dans le grand amphithéâtre et observerons les misérables cohortes d'âmes ramper vers leur paradis. Par la volonté de Dieu, nous appellerons cela AUSCHWITZ.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 94
Seuls les Juifs sont humains, les non-juifs ne sont pas humains mais du bétail (Kerithut 6b, page 78, Jebhammoth 61)
Les non-juifs ont été créés pour servir les Juifs en tant qu'esclaves (Midrasch Talpioth 225)
La relation sexuelle avec des non-juifs est comme la relation sexuelle avec les animaux (Kethuboth 3b)
Les non-juifs doivent être évités encore plus que les cochons malades (Orach Chaiim 57, 6a)
Le taux de natalité des non-juifs doit être réprimé massivement (Zohar 11, 4b)
Tout comme vous remplacez les vaches et les ânes, vous remplacerez les non-juifs (Lore Dea 377, 1)
pire encore, Le rabbin Maïmonide dans un ouvrage considéré par les Juifs comme le plus grand en matière de philosophie religieuse juive (Le Guide des égarés, livre III, chapitre 51) nous dit ceci du peuple noir : « leur nature est semblable à celle des animaux muets, et selon mon opinion, ils n'atteignent pas au rang d'êtres humains ; parmi les choses existantes, ils sont inférieurs à l'homme mais supérieur au singe car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l'image et la ressemblance de l'homme ».
Les fondements du nazisme se trouvent clairement dans les passages de la torah et des hommes politiques israéliens :
Citations :
David Ben Gourion premier dirigeant d'Israël dit :
Ce que disent les goys (non-juif), qui s'en préoccupe ? Seul importe ce que font les Juifs !
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 290
Joseph SITRUK, Grand RABBIN de France
Parlant de la répression sanglante de l'intifada palestinienne par l'armée israélienne :
Le Juif a un tel amour de la vie, un respect si grand de l'existence des autres, que le fait de tirer dans une foule, qui heurte profondément notre sensibilité, ne peut être considéré que comme un acte de légitime défense.
(Le Monde, 29 décembre 1989)
Rabbin Yaakov Perrin
La vie d'une centaine de Gentils (non-juifs) ne vaut pas l'ongle de l'orteil d'un Juif.
Cité par le New York Times du 28 février 1994.
Le Professeur David D. Perlmutter
Je fais un rêve éveillé. Ah, si seulement ! Si, en 1948, en 1956, en 1967 ou en 1973 Israël s'était comporté juste un tout petit peu comme le troisième Reich, alors aujourd'hui le pétrole du Golf appartiendrait aux Juifs et non aux Cheikhs.
Los Angeles Times, 7 avril 2002
Moshe Feiglin, Israélien immigrant en provenance des Etats-Unis admirateur d'Hitler et leader du mouvement Zo Artsenou.
Le 8 décembre 1995 dans un interview accordé au quotidien israélien Haaretz il dit :
Parlant d'Hitler :
Le nazisme a fait progresser l'Allemagne de la décadence à une étape fantastique du point de vue physique et idéologique. La jeunesse, rebut de la société, est devenue correcte et organisée, et l'Allemagne s'est dotée d'un régime exemplaire d'ordre public. Hitler aimait la bonne musique, il dessinait. Et on ne peut pas parler d'une bande de voyous.
Parlant des Palestiniens et des Noirs :
Le peuple Palestinien n'existe pas : ce n'est qu'un groupe de gens parlant l'arabe, qui s'imagine brusquement être un peuple. Ce ne sont que des parasites, des gens inférieurs. Chez les Africains non plus, il n'y a pas de peuples, il y a seulement des tribus.
Simeon B. Yohai, mystique du premier siècle, on lui attribue la Cabale, sa maxime la plus célèbre dit ceci :
Ecraser la tête des meilleurs parmi les serpents, tuez les meilleurs parmi les goys (non-juifs).
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 93
RabbinYitzhak Guinzburrg du tombeau de Joseph à Naplouse dit :
Un Juif a le droit d'arracher le foie de n'importe quel non-juif si cela devait lui sauver la vie, puisque la vie d'un Juif est infiniment plus précieuse que celle d'un non-juif.
(déclaration faite lors d'un interview accordé au journal 'Semaine juive' ; le journaliste lui a demandé d'atténuer ses propos mais il catégoriquement refusé.)
Un Juif ne peut pas être poursuivi pour le meurtre d'un non-juif car le commandement ' tu ne tueras point' ne s'applique qu'aux Juifs. Tuer un non-juif est, au pire, un délit, car il est impossible de comparer le sang des Juifs et le sang des non-juifs.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 85
Rabbin Yisraël Ariel a écrit en 1982 au moment du massacre de Sabra et Chatila :
Beyrouth fait partie de la terre d'Israël ; nos chefs auraient dû envahir le Liban et Beyrouth sans hésitation et les tuer tous jusqu'au dernier, pour que le souvenir même en disparaisse.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 86
Rabbin Alba
Exterminer les Gentils (non-juifs) est un devoir religieux, pour les vrais Juifs.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 57
Ehud Barak et Buki Ayalon, Epinglés par Israël Adam Shamir (journaliste israélien juif) qui a écrit le 24 septembre 2002 :
J'ai acheté Haaretz, notre principal quotidien de ''gôche''. Il y avait une polémique entre notre chef d'Etat major, Buki Ayalon, et notre ancien Premier ministre travailliste, Ehud Barak. Ayalon comparait les Palestiniens à une tumeur cancéreuse, tandis que le vice-président de l'internationale socialiste, Barak exprimait son total désaccord : « les Palestiniens ne sont pas une tumeur. Non se serait plutôt un virus », affirmait-il doctement.
Ce racisme se répand dans les communautés juives à la manière d'un incendie de forêt. Les juifs représentant la partie prépondérante des élites américaines, et étant partie constituante, à un moindre degré, des élites européennes, ils communiquent cette maladie aux autres membres de ces élites. Leurs quotidiens et leurs studios de production cinématographique prêchent le racisme, la haine des musulmans, des Allemands, des Français et du reste, y compris les travailleurs blancs ''d'en bas'' et les Noirs des Etats-Unis.
Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 238
Eliezer Dacevich-Voronel, disciple du mouvement ultra nationaliste Juif de Jabotinski.
Nous, les Elus, sommes unis par la haine que nous éprouvons à l'égard des tribus d'esclaves qui se sont soulevées, ont renversé nos ancêtres et rejeté notre Dieu.
Autrefois, vous saviez où était votre place dans le monde : ' Le goret doit demeurer dans sa porcherie'.
Vous vous êtes révoltés et nous avez contraints à vous servir mais, désormais, votre fin est proche. Nous sommes vos maîtres et vous êtes nos esclaves. C'est là le dessein de Dieu. Bientôt, notre soleil se lèvera de nouveau et les esclaves n'oseront pas lever les yeux vers lui. C'est alors que le Seigneur de mon Peuple apparaîtra dans les cieux tandis que nous, les douze douzaines de milliers (soit 144 000) d'Elus, nous siégerons dans le grand amphithéâtre et observerons les misérables cohortes d'âmes ramper vers leur paradis. Par la volonté de Dieu, nous appellerons cela AUSCHWITZ.
Cité par Israël Adam Shamir, 'L'autre visage d'Israël', ed. Al Qalam, 2004, p. 94
Seuls les Juifs sont humains, les non-juifs ne sont pas humains mais du bétail (Kerithut 6b, page 78, Jebhammoth 61)
Les non-juifs ont été créés pour servir les Juifs en tant qu'esclaves (Midrasch Talpioth 225)
La relation sexuelle avec des non-juifs est comme la relation sexuelle avec les animaux (Kethuboth 3b)
Les non-juifs doivent être évités encore plus que les cochons malades (Orach Chaiim 57, 6a)
Le taux de natalité des non-juifs doit être réprimé massivement (Zohar 11, 4b)
Tout comme vous remplacez les vaches et les ânes, vous remplacerez les non-juifs (Lore Dea 377, 1)
pire encore, Le rabbin Maïmonide dans un ouvrage considéré par les Juifs comme le plus grand en matière de philosophie religieuse juive (Le Guide des égarés, livre III, chapitre 51) nous dit ceci du peuple noir : « leur nature est semblable à celle des animaux muets, et selon mon opinion, ils n'atteignent pas au rang d'êtres humains ; parmi les choses existantes, ils sont inférieurs à l'homme mais supérieur au singe car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l'image et la ressemblance de l'homme ».
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lorie
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Ce qui me fait rire avec toi ... c que tu "oublie" les massacres que les palestiniens ont à leurs effectifs ...
C quand tu veux on parle des massacres des chrétiens au Liban ...
Pour S et C Sharon ... puisque c de lui que tu veux parler n'a fait que LAISSER FAIRE ... ce qui est assez dur à avaler malgré tout ...
Mais Arafat a payé des jeunes pour se faire sauter ... des enfants palestiniens ont été sacrifiés pour que des vieux se la coulent douce ...
Si tu veux parler des horreurs d'une guerre sans nom ... il va falloir être honnête et ne rien oublier ...
C quand tu veux on parle des massacres des chrétiens au Liban ...
Pour S et C Sharon ... puisque c de lui que tu veux parler n'a fait que LAISSER FAIRE ... ce qui est assez dur à avaler malgré tout ...
Mais Arafat a payé des jeunes pour se faire sauter ... des enfants palestiniens ont été sacrifiés pour que des vieux se la coulent douce ...
Si tu veux parler des horreurs d'une guerre sans nom ... il va falloir être honnête et ne rien oublier ...
- privighost
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Propagande car tu ne donne que le point de vue qui t'es sacré
Mais je te rassure j'aurais les meme propos avec tes ennemies
Pourquoi ne parle tu pas aussi de ses genocide an Afrique, y'a plein d'autre truc...non tu ne regarde que ton interet...tu veux developper ta haine, pour la justifier, et le pire c'est que tu veux tenter de le faire penser aux autres
Donc oui : propagande sur des faits réel peut etre, mais je ne m'arete pas que la dessus
La propagande etait utiliser par le nazisme, donc si je susi ta logique
Arti13 = nazisme
Mais je te rassure j'aurais les meme propos avec tes ennemies
Pourquoi ne parle tu pas aussi de ses genocide an Afrique, y'a plein d'autre truc...non tu ne regarde que ton interet...tu veux developper ta haine, pour la justifier, et le pire c'est que tu veux tenter de le faire penser aux autres
Donc oui : propagande sur des faits réel peut etre, mais je ne m'arete pas que la dessus
La propagande etait utiliser par le nazisme, donc si je susi ta logique
Arti13 = nazisme
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yor
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arti13 est ce que tu as oublie les massacres des arabes dans le nord-africain..... .pour quoi l'histoire reffuse de parler de ca. ....vous les arabes ...des pauvres innocents ce que tu veus dire ..... .y a auc'un criminel dans le monde commee vous les arabes.... .mntenant apres votre chutte tu parle de droit des palastinniens..vasi regarde ce qui fait les palastinniens dans les quatre coins du monde. regarde les responssables palastinniens avec leur sac de dollars. ..ce sont des voleures. .... .pour moi un arabe est un.............................. .des milles phrases...laisse tomber je n'aime pas parler dans ce sujet par ce que l' arabe pleure mntenant, mais c'est tu lui donne a boire et a manger il va te manger toi meme.
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HerbeDeProvence
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Bah les milices chrétiennes ne faisaient que de se venger de divers autres massacres précédents de villages chrétiens par les musulmans, dont le célèbre village de Damour (où Arafat participait je crois).
Quant à Sharon faisant de la lumière la nuit, il ne l'a fait que par esprit pratique: Il est en effet plus difficile de massacrer des gens dans le noir: C'est plus long, on peut se blesser, confondre son camarade avec un enfant ennemi. On dirait que vous n'avez jamais ça?
Le geste de Sharon partait d'un bon sentiment vis à vis des milices, c'est tout.
Quant à Sharon faisant de la lumière la nuit, il ne l'a fait que par esprit pratique: Il est en effet plus difficile de massacrer des gens dans le noir: C'est plus long, on peut se blesser, confondre son camarade avec un enfant ennemi. On dirait que vous n'avez jamais ça?
Le geste de Sharon partait d'un bon sentiment vis à vis des milices, c'est tout.
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lorie
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Un massacre reste un massacre ...HerbeDeProvence a écrit :Bah les milices chrétiennes ne faisaient que de se venger de divers autres massacres précédents de villages chrétiens par les musulmans, dont le célèbre village de Damour (où Arafat participait je crois).
Quant à Sharon faisant de la lumière la nuit, il ne l'a fait que par esprit pratique: Il est en effet plus difficile de massacrer des gens dans le noir: C'est plus long, on peut se blesser, confondre son camarade avec un enfant ennemi. On dirait que vous n'avez jamais ça?
Le geste de Sharon partait d'un bon sentiment vis à vis des milices, c'est tout.
J'ai connu un mec qui a participé à ce qu'il y a eu à S et C ... il a agit par vengeance ... sa famille a été massacré à Darmour après avoir été chassé de la région de la Beeka
Les chrétiens libanais ont énormémént souffert au début de la guerre des palestiniens ... pris en étau entre les druzes et les palestiniens ...
Que les palestiniens pleurent leurs morts c normal car un mort d'une mort horrible reste une mort inutile qq soit sa nationalité ou sa religion ...
Mais il faut avouer que les palestiniens n'ont jamais été de pôôôôôvr victimes innocentes sans du sang sur leurs mains ... mais c encore les femmes ... les enfants qui trinquent
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arti13
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Rien ne t'interdis de publier un post surr les crimes palestiniens et arabes tu trouveras pas grand chose et meme si tu trouvais, tu relativiseras.Lorie a écrit :Ce qui me fait rire avec toi ... c que tu "oublie" les massacres que les palestiniens ont à leurs effectifs ...
C quand tu veux on parle des massacres des chrétiens au Liban ...
Pour S et C Sharon ... puisque c de lui que tu veux parler n'a fait que LAISSER FAIRE ... ce qui est assez dur à avaler malgré tout ...
Mais Arafat a payé des jeunes pour se faire sauter ... des enfants palestiniens ont été sacrifiés pour que des vieux se la coulent douce ...
Si tu veux parler des horreurs d'une guerre sans nom ... il va falloir être honnête et ne rien oublier ...
Pour Arafat faut des preuves stp.
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arti13
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yor a écrit :arti13 est ce que tu as oublie les massacres des arabes dans le nord-africain..... .pour quoi l'histoire reffuse de parler de ca. ....vous les arabes ...des pauvres innocents ce que tu veus dire ..... .y a auc'un criminel dans le monde commee vous les arabes.... .mntenant apres votre chutte tu parle de droit des palastinniens..vasi regarde ce qui fait les palastinniens dans les quatre coins du monde. regarde les responssables palastinniens avec leur sac de dollars. ..ce sont des voleures. .... .pour moi un arabe est un.............................. .des milles phrases...laisse tomber je n'aime pas parler dans ce sujet par ce que l' arabe pleure mntenant, mais c'est tu lui donne a boire et a manger il va te manger toi meme.
Tu connais meme pas ton sujet, quels massacres nord africains ? tu parles des massacres de tes maitres colonisateurs français peut etre ? , putain quelle ramassie de m..... ces amazighs harkis :mad: :mad: :mad:



