pourrons nous esperer un tel discour d'un religieux musulman

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punkafir
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fallenRaziel a écrit :Les potes de momo n'ont jamais craché sur le butin et la richesse et rien dans le coran ne prône la pauvreté^^
Claire que l'on est bien loin des concepts de la dissolution de l'ego et du détachement total des désirs
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Re: pourrons nous esperer un tel discour d'un religieux musu

Message non lu par BoPoloroidutango »

plus que pour une dissolution de l'égo je suis pour qu'on le chevauche et qu'on le maitrise...
pas de groupe de rock sans égo Punky parce qu'il faut un putain d'égo pour se dire "je vais faire du rock, monter sur une scène et les gens vont payer pour venir me voir" :)
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Message non lu par punkafir »

BoPoloroidutango a écrit :plus que pour une dissolution de l'égo je suis pour qu'on le chevauche et qu'on le maitrise...
pas de groupe de rock sans égo Punky parce qu'il faut un putain d'égo pour se dire "je vais faire du rock, monter sur une scène et les gens vont payer pour venir me voir" :)
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Message non lu par Maried »

david a écrit :
titine10 a écrit :Le dalai lama promoteur du servage et de l'esclavage :lollol :lollol :lollol
Comme ton prophète.
Bonjour David titine10 est un troll il vaut mieux l'ignorer complètement il sévit sous divers pseudos comme tartine sodoku punkianus salomon allstar manu777 je n'ai pas la liste complète il est là depuis mercredi sous divers pseudos et diverses adresses ip
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Message non lu par Agape »

fallenRaziel a écrit :J'espère que le prochain pape fera bouger les choses, il a l'air moins bête que le précédent.
Mouais, façade, posture et mascarade que toutes ces papisteries à mon avis. Je me souviens que lors de son élection, tout le monde était aux anges (si je puis dire) mais que, malgré tout, certaines voix se sont élevées pour rappeler que lorsqu'il était encore au Brésil, il était moins tolérant.

Pour moi l'Eglise est bonne à jeter (je ne mets pas encore les moines dans le tas) et il va falloir un peu plus que les beaux discours de François Ier pour me convaincre du contraire. Certaines choses vont paraît-il être remises en question, comme le célibat des prêtres (l'usine à pédophiles selon un reportage que j'ai vu il y a quelques temps), mais j'attends de voir le résultat pour revoir mon jugement. Parce que là, oui, je pose un JUGEMENT, négatif en plus et que je considère mérité après des siècles d'obscurantisme, d'opprobre jetée sur les relations homme/femme, sur la femme en général, sur les gays -alors qu'au départ ça vient juste d'erreurs volontaires de traduction de la Bible du grec au latin- et j'en passe des "meilleures".

Le Christ aurait (oui "aurait", parce que je commence à douter qu'il ait pu donner ce rôle au pire des apôtres) ordonné la mise en place de l'Eglise pour rassembler les hommes. Le résultat, ça fait vingt siècles qu'on le voit. Cette bande d'assassins obsédés par le pouvoir a fait tout le contraire. Il va falloir un peu plus que Vatican II et François Ier pour me convaincre. Par ailleurs, si l'Eglise change, c'est parce qu'elle n'a plus le choix, pas forcément parce qu'ils ont compris qu'ils sont à côté de leurs pompes, raison de plus pour se méfier.
D'après moi l'ego peut être positif ou négatif, l'important est de se rappeler que l'on est pas seuls sur terre sans laisser pour autant les autres nous écraser
Pour le Bouddhisme, l'ego ne peut être QUE négatif puisqu'il entraîne toutes les souffrances humaines, d'ailleurs le Soufisme dit à peu près la même chose. Et je suis d'accord.

p.s. Et des discours similaires, de la part de Maîtres soufi, ça ne manque pas.
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tu sais Agape, le soufisme est plutôt mal vu dans l'islam...
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Re: pourrons nous esperer un tel discour d'un religieux musu

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C'est grâce au soufisme que l'Egypte à été islamisé ,ils utilisent le même livre le coran .
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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nexus a écrit :C'est grâce au soufisme que l'Egypte à été islamisé ,ils utilisent le même livre le coran .
ça n'empêche qu'ils soient mal vus...
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Re: pourrons nous esperer un tel discour d'un religieux musu

Message non lu par Agape »

Lilith a écrit :tu sais Agape, le soufisme est plutôt mal vu dans l'islam...
C'est tout à fait normal. Toutes les religions voient mal les mystiques, le Christianisme aussi. Thérèse d'Avila a été soumise à l'Inquisition par exemple (mais elle en a réchappé).

Les mystiques prônent en général une spiritualité intérieure, et le problème c'est que quelqu'un qui suit cette voie n'a pas plus besoin d'imams que de prêtres pour ça. Et donc ça entraîne une perte de pouvoir des instances religieuses sur certains fidèles, ce qui ne plaît pas puisque leur seul but à ces gens est de contrôler les fidèles.

Encore et toujours une question de pouvoir.

p.s. Et j'en rajoute une couche... le Soufisme est certainement la plus belle partie de l'Islam. de ceux que j'ai entendus, je n'ai aucun doute là-dessus. J'ai eu, il y a quelques temps l'idée de me convertir à l'Islam, et ce n'était QUE pour le Soufisme. Je le ferai peut-être un jour qui sait, d'ailleurs les quelques occidentaux qui ne sont pas paumés et qui se convertissent à l'Islam le font pour la même raison.
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J'ai trouvé ça instructif . :lollol

SOUFISME. Article de l'ouvrage « Les mots de l’islam » de Dominique et Marie-Thérèse Urvoy (Presses Universitaires du Mirail, 2004)

On désigne par ce mot la mystique musulmane. En fait ce n'en est qu'une partie, car il a existé une mystique des sermonnaires [1], une mystique des ascètes, etc. Mais le soufisme (en arabe : tasawwûf) a fini par s'imposer presque partout dans le monde musulman et a récupéré en son sein toutes les autres formes de mystique, produisant une littérature historiographique qui justifiait cette récupération.

Son trait spécifique est une conception hiérarchique des croyants, opposée à la conception juridique pour laquelle ils sont tous face aux mêmes obligations. Les soufis affirment que rien, ni tout le monde, n'est sur le même plan, s’appuyant sur des passages coraniques établissant des « degrés auprès de Dieu ». La gradation est marquée par un couple fondamental appliqué à l'objet de la révélation: le sens apparent (zâhir) et le sens caché (bâtin) [2]. Il ne s'agit pas seulement d'une distinction conceptuelle, mais elle se vit dans l'esprit du croyant selon une démarche que l'on peut schématiser comme suit (l'élaboration doctrinale est infiniment plus complexe) :

- La vie spirituelle est une succession de « stations », ressenties en termes de proximité vis à vis de Dieu.

- Chaque station a une durée où se succèdent moments de négation et moments d'affirmation, c'est à dire des périodes où le sujet est désemparé et d'autres où il a conscience de progresser.

- Le cœur de l'expérience mystique est l' « état ». Il se définit avant tout comme une étape temporelle, un « immédiatement ».

- Chaque état a une vérité qui n'est pas celle de la station de la station précédente. C’est pourquoi les mystiques préfèrent l'allusion, pour son caractère fluent, à l'expression qui leur paraît trop stable.

- Il y a une hiérarchie des saints, l'intercession de chacun étant efficace pour un domaine déterminé et les degrés supérieurs ayant une véritable puissance cosmique.

L’opposition de principe entre la conception juridique égalitaire et la conception mystique élitiste a donné naissance au topos littéraire de l'hostilité irréductible entre les deux catégories sociales correspondantes, celle des juristes (fuqahâ), et celle des soufis, ou « pauvres » (fuqarâ) comme ils se désignaient eux-mêmes. En fait les facteurs sociologiques les ont rapidement réconciliés: dès le XIIème siècle, la généralisation du phénomène soufi dans le monde musulman est marquée en particulier par l'adhésion à cette perspective d’une très grande partie des hommes de religion. Cela a été rendu possible par la diversité des attitudes: certains se sont limités à vivre intérieurement l'islam le plus traditionnel (tel Ibn Abbâd de Ronda); d'autres ont cherché l'union d'amour avec Dieu (tel Hallâj qui prônait l' « unité de vision »); d’autres encore ont ambitionné l'union ontologique avec Dieu (tel Ibn 'Arabi qui prônait l' « unité d'existence ») ; mais certains, comme Ghazâlî, se sont arrêtés sagement avant l’union elle-même.

Aujourd'hui, le soufisme jouit d'un grand prestige auprès des musulmans qui croient voir en lui une religion purement spirituelle, débarrassée du légalisme. Aussi la majeure partie des conversions d'Occidentaux à l'islam se fait-elle par l'intermédiaire du soufisme qui donne l'illusion de pouvoir se tailler une religion à sa convenance. Mais un soufi est avant tout un Musulman: théologiquement les soufis sont le plus souvent littéralistes ; leur rôle et même leur devoir n'est pas de discuter sur Dieu mais d'en vivre par la méditation du Coran, l'ascèse, et les états mystiques. Chez lui les strates d’interprétation symboliques se juxtaposent à la strate des obligations légales sans l'abolir. Ceux qui ont cru pouvoir se passer de cette dernière ont été rappelés à l'ordre et éventuellement traités en infidèles, y compris par la majorité des autres soufis. Aussi ne saurait-on admettre la formule en vogue actuellement selon laquelle « le soufisme est l'antidote de l'islamisme ». En réalité il lui sert plutôt de cheval de Troie.


Notes de fin de texte (ne figurent pas dans l'article "Soufisme" du livre « Les mots de l’islam »). Elles sont ajoutées pour éclairer deux points pour les non spécialistes. La note [2] est un renvoi à l'article « Sens apparent et sens caché » dans « Les mots de l’islam »

[1] Leur mystique est le témoin d’une époque où le courant « légaliste » n’avait pas encore triomphé. Muquatil appartient à la grande tradition des sermonnaires (qussas) cultivés. Il a été considéré comme un menteur, et un traditionaliste qu’on doit éviter de citer (matruk), parce que ne correspondant plus aux exigences fixées plus tardivement (cf. Claude Gilliot, « Exégèse, langue et théologie en islam, Librairie philosophique J. Vrin, Paris, 1990)
[2] Article « Sens apparent et sens caché » dans « Les mots de l’islam »

L’islam étant la religion du Livre, se pose immédiatement la question de la réception de celui-ci : faut-il le prendre littéralement ? Mais cela peut être considéré comme allant d’une part à l’encontre de passages coraniques (tel celui mettant en garde contre le fait de s’attacher aux versets « ambigus »), et d’autre part de la lexicographie et de la littérature arabes qui ont une riche tradition symbolique. Les littéralistes ont argué, de leur côté, que Dieu n’avait pas parlé en vain. Toutefois leur représentant, l’andalou Ibn Hazm (XIème siècle), introduit par le biais de la référence systématique à la tradition linguistique arabe la diversité des niveaux de signification. A l’autre extrémité les ésotériques (mystiques, shî’ites, …) mettent l’accent sur une signification cachée derrière toute expression, et qui ne peut généralement être atteinte que par inspiration, soit directe pour les saints, soit indirecte pour les novices, et simples fidèles. La plupart des auteurs ont tenu une position intermédiaire, admettant l’interprétation allégorique des passages ambigus du Coran, mais lui fixant des limites méthodologiques généralement puisées dans les sciences de la langue arabe. Le plus célèbre mystique, Ibn ‘Arabî (XII –XIIIème siècle), collationne tous les sens, depuis le littéral jusqu’aux plus ésotériques, les considérant tous comme inséparables.

Informations complémentaires

- 1 Le soufisme est l'objet d'une étude de niveau universitaire dans l'ouvrage de Marie-Thérèse Urvoy "Essai de critique littéraire dans le nouveau monde arabo-musulman" (Cerf, 2011, 381 pages) (VOIR). Trois chapitres lui sont consacrés. Chapitre 3: "Le soufisme populaire comme révélateur psychosociologique" (perception populaire de la sainteté, ritualisme et magie, le genre manaqib comme autoanalyse collective). Chapitre 4 : "L'ambiguïté du thème de l'amour dans le soufisme". Chapitre 5 : "Le soufisme intellectualiste ou l'universalisme impossible" (un "penseur de frontière" en islam : Ibn Sab'in; essai et échec d'une ouverture supra confessionnelle; christianisme et islam: deux approches de la sainteté; soufisme et islamisme).

- 2 Extrait du paragraphe "soufisme et islamisme" du Chapitre 5 de "Essai de critique littéraire dans le nouveau monde arabo-musulman"

"Le terme « soufi» désigne donc bien, avant toute chose, un adepte de l'islam, auquel on accole simplement l'attribut de soufi. Si bien qu'en Europe le soufisme sert souvent de cheval de Troie à l'islamisme. En effet, presque toutes les conversions à l'islam se font par la voie du soufisme, car l'islam n'apparaît à première vue que comme un cadre général et lointain et ne manifeste sa prégnance qu'à la longue. En outre, le soufisme est présenté comme un islam doux, spirituel et tolérant, alors que la langue et les arguments qu'il emploie sont exactement les mêmes que ceux des islamistes. Il ne faut pas oublier que - comme l'a montré Éric Geoffroy en personne -l'achèvement de l'islamisation de l'Égypte, par exemple, fut accompli sous l'égide des milieux soufis, de la fin du VIIe/XIIIe siècle au début du Xe/XVIe siècle, au moyen de campagnes violentes contre les élites chrétiennes, et de créations de madrasas jusque dans les campagnes les plus reculées.

Contrairement à une opinion couramment répandue aujourd'hui, le soufisme, tel qu'il a toujours été pratiqué, s'accorde parfaitement avec les préceptes coraniques qui prescrivent à la communauté musulmane de soumettre et d'inférioriser les non-musulmans".


- 3 Dans "Essai de critique littéraire dans le nouveau monde arabo-musulman", le chapitre 4 : "L'ambiguïté du thème de l'amour dans le soufisme", est une source précieuse d'information sur les auteurs soufis qui ont parlé de la mystique à laquelle ils ont adhéré. Elle apparaît comme présentant différentes formes, et nuances. Parmi ces auteurs on note Abu Hamid Al Ghazali (mort en 1111), auteur du célèbre ouvrage "Revivification des sciences religieuses" qui, à propos d'Issa (fils de Maryam sœur d'Aaron, assimilé à Jésus par les musulmans), proclame: "cent vierges forment sa rétribution au paradis en récompense de sa chasteté sur terre". Pour Ibn 'Arabi (mentionné plus haut), certains occidentaux ont cru voir dans l'un de ses poèmes les plus connus "Les Trois Aspects de l'Aimé" un rapport au dogme chrétien de la Trinité. Marie-Thérèse Urvoy rectifie: "… dans la perspective chrétienne, les trois Hypostases, si elles sont d'essence commune, n'en demeurent pas moins trois personnes ; tandis que, pour Ibn 'Arabi, la pluralité des Hypostases signifiait simplement une pluralité des noms. Nulle connivence, donc, avec le Dieu-Trinité du christianisme ; Ibn 'Arabi est un musulman tout à fait bon teint". Le dernier paragraphe de ce chapitre montre tout ce qui sépare la mystique chrétienne du soufisme : "Et de fait, chez beaucoup de soufis, ce mouvement de balancier entre humilité et orgueil, qui caractérise les mystiques, est absent : la conscience qu'ils ont de leur état mystique les conduit souvent à une autosatisfaction plus ou moins avouée. L'exercice mystique devient alors une performance recherchée et quasi sportive, dans un esprit de "compétition" : structure, figure et gestuelle font que les degrés gravis sur l'échelle initiatique soufie sont autant de victoires réalisées dans un parcours d'obstacles imposé". Une note de bas de page précise que ceci est très net chez le plus célèbre soufi populaire égyptien Ahamad al-Badawi.

- 4 En Occident Louis Massignon a joué un rôle très important dans la vogue actuelle du soufisme. Le soufi Hallâj (857 - 922) a accompagné toute sa carrière et son histoire spirituelle. Massignon est considéré comme "le plus important des « prophètes du dialogue islamo-chrétien »" par les personnes impliquées dans ce dialogue officiel (LIRE http://notredamedekabylie.net/Autresrub ... etien.aspx) .

Remerciements: les professeurs Dominique et Marie-Thérèse Urvoy (VOIR) ont autorisé la reproduction des textes de cet article sur le site de Notre-Dame de Kabylie.
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Mais un soufi est avant tout un Musulman: théologiquement les soufis sont le plus souvent littéralistes ; leur rôle et même leur devoir n'est pas de discuter sur Dieu mais d'en vivre par la méditation du Coran, l'ascèse, et les états mystiques
C'est exactement ça. Et pendant que tu passes ton temps à méditer et à t'occuper de ton propre avancement spirituel, tu ne le passes pas à égorger les autres.

De plus un texte comme ça ne va certainement pas me convaincre, parce qu'après avoir lu un peu d'Ibn Arabi et d'auteurs contemporains, écouté des émissions philosophies et avoir assisté à deux conférences, je crois avoir un bon aperçu de ce que c'est.

Mais je parle de soufis qui ont été en contact avec la culture occidentale, ce qui peut changer beaucoup de choses.
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De plus un texte comme ça ne va certainement pas me convaincre, parce qu'après avoir lu un peu d'Ibn Arabi et d'auteurs contemporains, écouté des émissions philosophies et avoir assisté à deux conférences, je crois avoir un bon aperçu de ce que c'est.
Refs des auteurs s'il te^plait tu ne vas pas me la faire à l'envers avec ton islam soufi .

tu as oublié ceci.
Le terme « soufi» désigne donc bien, avant toute chose, un adepte de l'islam, auquel on accole simplement l'attribut de soufi. Si bien qu'en Europe le soufisme sert souvent de cheval de Troie à l'islamisme. En effet, presque toutes les conversions à l'islam se font par la voie du soufisme, car l'islam n'apparaît à première vue que comme un cadre général et lointain et ne manifeste sa prégnance qu'à la longue. En outre, le soufisme est présenté comme un islam doux, spirituel et tolérant, alors que la langue et les arguments qu'il emploie sont exactement les mêmes que ceux des islamistes. Il ne faut pas oublier que - comme l'a montré Éric Geoffroy en personne -l'achèvement de l'islamisation de l'Égypte, par exemple, fut accompli sous l'égide des milieux soufis, de la fin du VIIe/XIIIe siècle au début du Xe/XVIe siècle, au moyen de campagnes violentes contre les élites chrétiennes, et de créations de madrasas jusque dans les campagnes les plus reculées.

Contrairement à une opinion couramment répandue aujourd'hui, le soufisme, tel qu'il a toujours été pratiqué, s'accorde parfaitement avec les préceptes coraniques qui prescrivent à la communauté musulmane de soumettre et d'inférioriser les non-musulmans".
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Re: pourrons nous esperer un tel discour d'un religieux musu

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Un truc important avec les sources, c'est qu'il faut faire gaffe où on les pêche, déjà. Rien qu'en voyant "Notre Dame de Kabylie" j'ai des doutes. Et je peux certainement te trouver des professeurs d'université te disant le contraire. Je passe sur le fait qu'attaquer un courant de pensée juste comme ça avec UNE source, c'est un peu faible.

De plus, ce n'est pas parce que certains Occidentaux ont une attirance vers le Soufisme que ça va en faire des tueurs sanguinaires.
Refs des auteurs s'il te^plait tu ne vas pas me la faire à l'envers avec ton islam soufi .
Oui, et? Tu sais l'étude universitaire du Texas montrant que l'adoption d'enfants par des parents gays était nuisible à leur développement était aussi écrite par des "professeurs", c'est pas pour autant que c'était pas de la merde en boîte. D'autant qu'ici, je n'ai aucune idée d'où elle pond ça la Thérèse, alors que pour l'autre j'avais les études statistiques qui m'ont permis de valider le machin, ou pas.

J'en suis au stade de la recherche actuellement. Je me renseigne, j'ai pas le droit? Et de ce que j'en ai trouvé, et lu, le Soufisme est certainement moins sanguinaire que l'Islam orthodoxe tel que pratiqué par les populations qui n'ont que ça pour échapper de la misère.

Pas besoin d'aller loin :
Le soufisme (en arabe : تصوف [taṣawūf]) ou Tasawwouf est une quête ontologique et religieuse dans l'islam. C'est une voie intérieure (Batin) apparue avec la révélation prophétique de l'islam, ayant pris ses racines initiales dans l'orthodoxie sunnite essentiellement, mais qui a évolué épistémologiquement — pour certains de ses courants — pour ensuite problématiser les dissidences chiites (ismaïlisme, Druzes). Le tassawouf est par conséquent un élan de l'âme loin du théisme orthodoxe de l'islam. Son discours est contemplatif et son esthétique verbale est poétique.
Pan Wikipédia ! Et contrairement à ce qu'on pense, Wikipédia n'est pas écrit que par des abrutis.

p.s. Parce que me faire agresser en boucle commence à me gonfler : deux ans à l'univ et 6 dans le supérieur non-universitaire font que t'es capable de lire un texte et de farfouiller autour des sources normalement. Par contre les deux vidéos que j'ai collé dans ma présentation, combien d'entre vous les ont regardées en entier?
Dernière modification par Agape le dim. 15 déc. 2013 19:27, modifié 1 fois.
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La source c'est les écrits :SOUFISME. Article de l'ouvrage « Les mots de l’islam » de Dominique et Marie-Thérèse Urvoy (Presses Universitaires du Mirail, 2004). Ces textes ont été publiés par cette source ,mais tu peux lire les ouvrages des auteurs .
J'en suis au stade de la recherche actuellement. Je me renseigne, j'ai pas le droit? Et de ce que j'en ai trouvé, et lu, le Soufisme est certainement moins sanguinaire que l'Islam orthodoxe tel que pratiqué par les populations qui n'ont que ça pour échapper de la misère.
Tu as le droit de faire ce que tu veux ,mais dire que le soufisme est plus spirituel que l'islam orthodoxe est faux car il en fait partie intégrante .
une émission sur France-Culture avec Bruno Etienne et Manoël Pénicaud, anthropologue “spécialiste” de l’Islam... Ils parlaient de l’islam des confréries et des “Regraga”.

Dans son analyse du mysticisme musulman ( soufisme), l’islamologue espagnol Asin Palacios le qualifie d' “ islam christianisé”. Or c’est commettre là un grave contresens. Le soufisme s’appuie pleinement et totalement sur le Coran et sur l’exemple du Prophète. Pour s’en convaincre il suffit de considérer l’importance de la psalmodie coranique par laquelle s’opère une véritable communion avec le texte. Le croyant va s’immerger dans le verbe coranique, s’y noyer, s’y perdre , et ceci par le rythme lancinant, la répétition monocorde ou au contraire la modulation légère et flexible, au point d’atteindre un état proche de l’envoûtement.
Ce sont des lecteurs professionnels du Coran, véritables prêtres du Verbe, qui vont conduire les fidèles jusqu’à l’extase , par le biais de l’émotion esthétique ( tarab).
Cette magie du Texte divin est telle que certains croyants font don de l’usufruit de leurs biens pour qu’après leur mort soit encore psalmodié le texte du Coran , dans leur mosquée préférée et pour le salut de leur âme.

Personne ne peut nier l’influence du texte du Coran sur le croyant musulman. Il ne s’agit pas du sens du texte pour le croyant mystique mais du corps du texte. C’est Dieu lui même qu’à travers ce texte le fidèle rencontre. Il y a “inverbation” c’est-à-dire transformation du verbe divin en texte, et non incarnation dans l’humain comme dans le christianisme.

Or le mystique musulman reste profondément musulman. Il ne verra jamais le Christ derrière le Coran, il ne cherchera pas Marie. Mais c’est l’islamisation du christ et de Marie qui va se faire par le biais des hadîths.
De nombreux hadîths décrivent Jésus (‘Isâ) en train de réciter le Coran . Un hadîth conteste même qu’il puisse rester célibataire : “Ô Jésus, ton refuge est auprès de Moi. Je te marierai à un millier de vierges ravissantes …”
Il ne faut pas se tromper: c’est sur la figure islamique de Jésus que méditent les soufis. Ce n’est pas du tout le Jésus chrétien qui les inspire.D’où l’ambiguïté du mysticisme musulman : il est faussement proche du christianisme . Mais c’est un christianisme totalement islamisé. La mystique musulmane , loin d’être un islam christianisé , est plutôt un christianisme islamisé.

On comprend mieux alors l’attirance que beaucoup d’occidentaux éprouvent vis-à-vis du soufisme car ils retrouvent un christianisme mais un christianisme tordu, déformé, faussé.. D’ailleurs il faut dire que le soufisme fascine les milieux intellectuels occidentaux ou occidentalisés mais il séduit peu et révulse même les musulmans attachés à la pratique de l’islam quotidien.

Pourtant le soufisme n’est absolument pas le visage modéré de l’islam, le bon islam, le visage spirituel de l’islam. Il ne se sépare pas de l’islam juridique traditionnel . .Simplement il en est une version poussée à l’extrême. Les soufis ne renoncent pas à la loi, ne renient pas la charî’a. Simplement ils veulent aller au delà. Il se servent des piliers de la religion pour aller plus haut. Le mystique al-Junayd (mort en 909) demande à ses disciples de continuer la pratique de l’islam juridique “Toutes les voies mystiques sont fermées , sauf à qui marche sur les traces du Messager”.

Mais c’est le mystique persan Nasafî ( 13 ème s) qui a le mieux décrit l’importance de l’imitation du prophète, pour être un vrai soufi : “Celui qui accepte ce que le prophète a dit est parmi les adeptes de la Loi. Celui qui fait ce que son prophète a fait est parmi les gens de la Voie . Celui qui voit ce que son prophète a vu est parmi les visionnaires de la Vraie Réalité” . Celui qui possède les trois est au nombre des Parfaits…” La violence et le martyre peuvent faire partie du mysticisme .

Dans la mystique musulmane , d’autre part, il n’y pas d’égalité entre Dieu et sa créature. L’amour que l’on a pour Dieu c’est l’amour de l’esclave qui adore son maître.


Il n'y a donc pas de différence de nature entre l’islam mystique et l’islam juridique. La lutte armée (jihâd ) n’est absolument pas gommée dans les textes des mystiques. Elle y est simplement considérée comme plus facile à mener que le combat contre ses propres passions.
Le soufi est un pur musulman . Sa prière obéit à toutes les règles de pureté corporelle. Il a besoin d’un tapis de prière . . Le soufisme n’abolit pas la violence. Il la mène extrêmement loin. C’est tout le sens de la mystique de la secte des Assassins.

Dans le mysticisme musulman comme dans l’islamisme, il y a l’application poussée à son paroxysme , dans le sens de l’application littérale ou dans le sens du texte compris jusqu’à l’épuisement du sens.

C’est pourquoi les musulmans de base ressentent un certain malaise vis-à-vis de l’islam qui englobe la dimension politique violente, comme vis-à-vis de l’islam qui pousse jusqu’au mysticisme échevelé. En effet c’est une plongée qui va trop bas , avec les extrémistes islamistes, ou qui va trop haut , avec les extrémistes soufis qui veulent une envolée de l’islam jusqu’à des hauteurs inaccessibles.
Mais ce sont des hauteurs d’initiation, de mystère , d’ésotérisme . Il s’agit de performance ascétique , pas de simple amour de la créature pour son Créateur. Et dans les deux cas il s'agit de degré extrême d'application, pas de différence de nature.

Or telle qu’elle est présentée à l’occident , la mystique musulmane est un pur mensonge. Ce n’est pas un islam christianisé, c'est le contraire d'un islam modéré . C’est un islam excessif, extrémiste . Loin d’être l’antidote de l’islamisme , il est son allié.. Il s’accorde parfaitement avec les préceptes coraniques qui prescrivent à la communauté des musulmans d’inférioriser les non-musulmans.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Lilith
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Re: pourrons nous esperer un tel discour d'un religieux musu

Message non lu par Lilith »

je rejoins Agape là dessus, le soufisme est la branche spirituelle de l'islam. ça reste de l'islam, mais pratiqué de manière contemplative. les soufis accèdent à la transe par des chants et des danses, alors que l'islam le plus rigoriste prescrit toute forme d'art.

Majrouh, soufi d'origine afghane est mort au pakistan en 1988, il a écrit "Rire avec Dieu", des contes soufis

extrait :
L'enchaîné :

- Ô Seigneur! Je ne souhaite nullement avoir affaire à un Dieu satisfait de ma personne quand je lui obéis, et fâché contre moi quand je pèche. Car il serait ainsi bien davantage enchaîné par mes actions et moi même que je ne le serais de lui.

Ainsi priait Abubakr Wassetti.
il est clair que l'islam qui se propage actuellement n'a rien à voir avec ce genre d'état d'esprit...

quant à la secte des Assassins, voici un article intéressant :
Les Assassins forment une société rigoureusement hiérarchisée. A leur tête, le Grand Maître vénéré et au bas de la pyramide, le novice. Les adeptes sont classés selon leur niveau d’endoctrinement, selon leur capacité à tuer de sang-froid et selon leur aptitude à garder le secret.

Hassan es-Sabbah, après avoir été le Grand Maître, ou le « Vieux de la Montagne » (Cheikh al-Djabal) est devenu après sa mort le chef spirituel absent de tous les Assassins. Ses successeurs ont pris le même titre de Grand Maître. Les da’is (propagandistes) viennent juste en dessous ; ils sont chargés de l’enseignement de la doctrine ismaélienne et du recrutement de nouveaux adeptes.
source : http://anglesdevue.canalblog.com/archiv ... 36647.html
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