"Ne crains rien, car je te rachète, Je t'appelle par ton nom: tu es à moi! Si tu traverses les eaux, je serai avec toi (...)
Parce que tu as du prix à mes yeux, Parce que tu es honoré et que je t'aime. Je donne des hommes à ta place, Et des peuples pour ta vie.
Ne crains rien, car je suis avec toi."
J'ai remarqué que tu n'étais pas la seule à parler de nausée à ton apostat.
Alors je vais vous confier le témoignage d'un ami ex-salafiste lors de sa conversion à Christ:
C'était un jeune entouré par les salafistes recruteurs en bas de son quartier, des gens qu'il craignait tout en admirant. Il s'est lancé à fond pensant que ça résoudrait ses combats intérieurs avec les femmes.
Alors qu'il été décidé à partir en tant que moujahid, des témoins de jéhova ont frappés à sa porte (comme quoi la flèche est plus importante que le carquois!). Par obéissance à l'islam il leur a ouvert pour discuter, et tenter de se convaincre mutuellement d'erreurs. Au bout de plusieurs rencontre il a fini par les mettre dehors, mais ils lui ont donné une Bible qu'il continuait de lire parfois pour "s'enrichir dans son islam".
Cette histoire de Jésus le travaillais quand même. Il voyait une différence fondamentale entre son enseignement et celui du coran, pourtant Yssa est reconnu comme un maître a pensé plus haut que mahomet selon l'islam et le précédant donc il aurait du avoir une continuité du message qui résonne indéniablement dans le coeur de tout musulman qui a foi en l'islam à cause d'un Dieu miséricordieux (mais ne le trouve jamais qu'en ces 14 lettres). Plus il lisait et plus l'évidence que Jésus était plus qu'un homme s'imposait à lui. (pourtant les TDJ ne sont pas trinitaire) et ça commença a l'embêter car ce genre de pensée le mettait en porte-à-faux avec Allah.
Jusqu'au jour où il fît le pas de foi : il osa demander à Jésus lui-même, le priant comme on s'adresse à Dieu et comme on crie "au secours, je suis déboussolé". Quelque chose changea: un aperçu de Sa paix mais aussi le début d'un combat comme si les fondations de son islam était devenue poreuses et dans la crainte que tout s'écroule sur lui.
Il avait mis son projet de djihad en pause mais continuait ses prières rituels ; et voici ce qu'il m'a confié et que j'avais gardé dans mon coeur (jusqu'à l'écho de vos propres expériences) : depuis son appel à Jésus, chaque jour toutes les fois où il se mettait à genou sur son tapis était de plus en plus lourd et lui donnait la nausée. Pas pour semblant : il se relevait et courait vomir à salle de bain.
Jusqu'au jour il a cherché à rencontrer des chrétiens et qu'il s'est fait baptisé. Perso je l'ai rencontré à partir de son baptême, et je me rappelle de sa joie que son père fût présent et que ce dernier - musulman de tradition - était reconnaissant (avec toute la pudeur de père musulman) que son fils ait lâché le salafisme et de le voir dans la joie le sourire aux oreilles.
Par la suite, j'ai pu observer comme l'entourage était un filet , ses "amis" en bas de ce quartier le terrorisait, ils ne savaient évidement pas qu'il était converti et lui n'avait pas encore la force d'assumer ses convictions jusqu'au bout et donc feignait d'être encore salafistes et donc s'exposait à tous leurs manipulations. Il m'a dit que beaucoup avait des armes sous leurs tuniques et n'attendait qu'une opportunité de blasphème.
Il a eu beaucoup de haut et bas, d'une semaine à l'autre il était salafiste (c'était facile de le reconnaitre il changeait aussitôt d'habit, et un visage totalement fermé) et la semaine d'après il remerciait jésus... la grâce est TRES compliqué lorsqu'on est attaché aux oeuvres. Tout comme Jésus n'y alla pas par 4 chemin avec nicodème l'expharisien : tu dois naître de nouveau, oublie tout ce que tu crois savoir, vide-toi entièrement pour être rempli entièrement. "si on recoud un vieux vêtement avec une pièce de tissu neuve : la couture fini par faire craquer le vieux tisssu.. ne bricole pas : change de tunique."
Aux dernières nouvelles il allait bien, mais j'ai eu souvent de la peine pour lui. Comme il me disait dans ces luttes : "d'un jour à l'autre je pourrais te tuer." Et je lui disait, tu me tuerais moi ? Et Dieu t'en serai gré ? Et ça le perçait à l'intérieur entre théorie et pratique ; car il a vécu avec nous il a vu la vraie obéissance issue de la grâce, tout comme il connait l'hypocrisie issue de la peur. Il savait qu'on aurait pas répliqué s'il avait besoin de ça pour être convaincu, et il savait qu'il aurait agit pour sauver son âme : détruisant ce qu'il a de cher pour sauver ses fesses ...alors que Dieu fît l'inverse. Et ça c'était ancré dans son coeur depuis le jour où il en a fait l'expérience personnelle tout seul dans sa chambre.
"Tu as fait monter des hommes sur nos têtes; Nous avons passé par le feu et par l'eau. Mais tu nous en as tirés pour nous donner l'abondance."















