Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Expériences et témoignages des apostats de l'islam mais aussi des convertis à une autre religion - leur histoire - les problèmes rencontrés dans leur vie de tous les jours - Soutien et aide. Pour les tous "mécréants" qui subissent les attaques des musulmans orthodoxes - Racontez nous votre expérience...
Krinou
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par Krinou »

Amada a écrit :Reste la façon de le dire
Oui, c'est tout le problème, mais je vais m'en tenir là, j'ai dit ce que j'avais à dire sur le sujet et je n'ai pas envie de raviver de vieilles querelles.
LES RAISONS DE MON DÉPART DÉFINITIF D'iSLAMLA :

Avant de vous forger une opinion défavorable sur ma personne, suite aux propos malveillants d'un membre mal intentionné, merci de bien vouloir prendre le temps de lire, même partiellement, le topic dont vous trouverez le lien ci-dessous :

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yacoub
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par yacoub »

@Samay
Le bon mahométan part avec l'intime conviction que l'islam est la Vérité,
que Mahomet PBSL est le Joyau de la Perfection, que tous ceux qui dénigrent
la meilleure des religions et Mahomet PBSL, ne méritent qu'une seule chose.
La décapitation halal

C'est courageux de la part de Pascal Hilout d'essayer de discuter avec des mahométans
mais ça ne sert à rien.

Il y a une phrase de Voltaire qui résume la situation:
quoi répondre à un fanatique qui est absolument persuadé de gagner le ciel
s'il vous égorge ?
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samay
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par samay »

Je te comprends aussi Krinou .
Je ne pense pas que tu aies eu à souffrir directement des retombées de l'islam .Ça fait que tu es plus cool et plus indulgente que nous
Je me pose même parfois la question de comment tu as pu atterrir sur ce genre de forum :mrgreen:
Allez @+ :)
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Amada
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par Amada »

Krinou a écrit :
Amada a écrit :Reste la façon de le dire
Oui, c'est tout le problème, mais je vais m'en tenir là, j'ai dit ce que j'avais à dire sur le sujet et je n'ai pas envie de raviver de vieilles querelles.
Oui, Krinou, nous devons tous faire des efforts. Je n'ai pas non plus envie de conflits. J'ai eu mon temps pour ça. Maintenant, je cherche à devenir plus zen et à prendre les choses avec plus de distance.
De toute façon, nous sommes tous ici avec nos acquis et notre expérience qui peuvent être très différentes, mais aussi enrichissantes pour les autres. :P

Je te souhaite une très bonne soirée. :rock: :partyman: :cheers: :clap: :cheers: :juggle: :pompom: :magic: :popcorn:
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par Krinou »

samay a écrit : Je me pose même parfois la question de comment tu as pu atterrir sur ce genre de forum :mrgreen:
Allez @+ :)
Bah... justement, c'est Yacoub qui me l'a fait découvrir à l'époque où j'avais moi aussi beaucoup de sympathie pour lui... mais ça, c'était avant...

Comme beaucoup, j'ai été très choqué par le 11 septembre, je ne m'intéressais pas à l'Islam avant cela.

J'ai fréquenté le forum Métaphysique où Yacoub était inscrit, avant d'atterrir ici.

Pour être franche, je ne sais pas moi-même pourquoi je suis ici, je ne suis pas une militante anti-islam, le plus souvent, je me contente de lire sur le sujet, mais je suis attachée à ce forum parce qu'il y a des gens de tous les horizons et c'est ça qui me plait.

Lorsque tu as dit que ce forum avait besoin d'être géré, je me suis proposé à LKM sans vraiment penser qu'il y aurait de suite, mais il a accepté mon aide et c'est ainsi que j'ai fini modératrice d'Islamla.

Me concernant, il y a deux écoles :

- Ceux qui pensent que je ne connais pas mon sujet, que je ne suis pas d'origine arabo-musulmane et que par conséquent, je n'ai rien à faire ici.
- Ceux qui pensent, au contraire, que ma neutralité du fait de ma condition d'occidentale, parfaitement étrangère à la culture musulmane, qui plus est, agnostique, est un atout dans le sens où ma vision est rationnelle et hors de toute émotion ou de tout extrémisme religieux.

Concernant LKM, il voit surtout que je suis impliquée à faire en sorte qu'Islamla tourne bien, que je suis attentive aux demandes des islamlamiens et c'est tout ce qui lui importe.
J'apprécie le fait que je ne sois pas obligée d'épouser toutes ses idées pour gérer Islamla, il y a entre-nous un respect mutuel que j'apprécie au plus haut point.
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par yacoub »

Pourquoi l’islam est le plus grand mal de tous les temps

Qu’Aïcha ait 6, 9, 14 ou 18 ans cela ne va rien changer à la face hideuse et nauséabonde du prophète de l’islam, un être de la lignée d’Adolphe Hitler et Tamerlan qui se veut l’élu préféré d’une divinité héritée du polythéisme arabe, lunaire et cruelle, et dont il dispute paradoxalement l’amour dans le cœur des musulmans.

La vraie question est de savoir si l’islam est facteur de développement humain, d’épanouissement personnel, de créativité, de progrès social, de protection des droits de la petite enfance et des droits humains, de liberté, de démocratie, d’égalité entre les sexes et tous les hommes indépendamment de leur croyance et leurs origines, d’innovation technique et technologique, de justice sociale, d’humanisme, de paix, de renouveau humain, de respect du droit à la différence et de la concorde entre les peuples ?

Une religion qui prêche la haine de l’autre, qui ordonne le meurtre de ceux qui l’abjurent et qui voue une aversion pathologique aux juifs et aux chrétiens n’a rien d’humain. Elle est le culte du Mal. Quel sens spirituel peut-on accorder à une religion si imbue d’elle-même, suprématiste, raciste et qui se veut la plus parfaite et au-dessus de toutes les autres ? Aucun si ce n’est qu’elle cherche à conférer une morale à ce qu’il ne l’est pas et de donner du sens aux conduites et dérives extrémistes, perverses et ultra-violentes. A l’antipode de la définition du concept de la religion selon Émile Durkheim : »Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent. » – Les Formes élémentaires de la vie religieuse, 1912.

Plutôt que de se livrer à un examen critique de la vie du prophète auto-proclamé susceptible de provoquer l’ire des musulmans qui le vénèrent plus qu’Allah lui-même, le mettant sur le toit l’humanité, car il reste la seule image réellement sacrée pour eux, alors que rien dans sa vie ne plaide en faveur des vertus morales dont il est dotée, il faut analyser cette religion qui ne l’est pas sous l’angle du libre-arbitre et de son apport en matière de droits fondamentaux et de la préservation de la mémoire universelle ?

Quel a été son apport dans les recherches archéologiques ? A-t-elle mise en valeur les grandes civilisations perse, égyptienne, mésopotamienne, carthaginoise, romaine, assyrienne etc? A-t-elle été au rendez-vous des grandes révolutions qui ont bouleversé l’humanité et l’ont fait passer de la protohistoire à l’histoire, imprimerie, technique, technologique, nanotechnologique, informatique, elle qui a fait du nihilisme un dogme religieux, ?
Quel est le nombre des musulmans qui ont obtenu des prix internationaux tels que les prix Field, Pritzker et Nobel ?
Quelle est la part de la recherche et développement dans les P.N.B. des pays musulmans ?

Si l’islam est aussi scientifique que ne le prétendent ces masses incultes et analphabètes alors pourquoi les musulmans préfèrent investir dans la construction des mosquées et zéro cent dans les laboratoires de recherche et leurs prédicateurs les abreuvent de délires charlatanesques sur la position de la terre par rapport au soleil ?
Pourquoi préfère-t-on conditionner mentalement les enfants en leur inoculant le virus du djihad, les endoctriner, les élever dans la peur de la mort et la haine de l’autre, et l’ethnocentrisme plutôt que de leur inculquer les bases de l’amour, éveiller leur intelligence,susciter en eux la créativité et le respect de celui qui est différent de soi ? Pourquoi les pays musulmans sont ceux qui consacrent la part la plus faible de leurs richesses nationales à l’éducation et à la santé publique, où les dizaines de millions d’enfants déscolarisés ne bénéficient pas d’accompagnement préventif et de mesures d’insertion sociale et professionnelle, pour être livrés comme des proies aux vautours qui appellent à la destruction de l’humanité ?

Pourquoi l’islam est synonyme de pédophilie, d’inégalités sociales, de racisme de classe, de tribalisme,d’obscurantisme, de bellicisme, de sexisme, de racisme, d’exclusion, d’ethnocentrisme, d’inculture, de haine du juif et du chrétien, de perversion morale, d(effusion de sang, de barbarie, d’intolérance, de despotisme; de négation des libertés, d’anti-individualisme, de castration de la création, de décapitation, de divisions, d’inégalités entre les hommes et les femmes, d’esclavagisme, de lubricité, des des droits de la femme et de la petite enfance, de refus du progrès humain, de résignation, de fatalisme et de violence ? Autant de questions auxquelles les musulmans sont incapables d’y répondre et qui ne leur donnent pas l’opportunité de crier à l’islamophobie. Le propre des musulmans est d’esquiver les débats sur l’islam en déversant leur venin sur leurs contradicteurs.
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yacoub
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par yacoub »

Tamerlan, un nom lié au terrorisme et à la barbarie

Chacun se souvient des attentats de Boston, perpétrés le 15 avril 2013 par deux islamistes dont un certain Tamerlan Tsarnaev. L’aîné des deux frères Tsarnaev, mort à 25 ans dans un échange de tirs avec la police quatre jours après les attentats, portait un prénom chargé d’une très lourde histoire. En effet, Tamerlan fut le nom d’un des plus sanguinaires et barbares chefs musulmans que le monde ait porté, et il en a pourtant porté de très nombreux, à commencer par Mahomet lui-même, prophète d’Allah sur terre.

Le terroriste de Boston était-il prédestiné dans son acte barbare ? On est en droit de le croire, vu les antécédents de ce fameux Tamerlan, qui est pourtant inconnu de la plupart des Occidentaux. Il faut dire qu’il vécut dans des temps pour le moins reculés, au 14ème siècle, dans des terres non moins reculées, en Ouzbekistan. Sa vie ne fut quasiment que massacres, pillages et viols, à un degré jusque là quasiment inconnu. A côté de Tamerlan, Attila et Alexandre le Grand passent presque pour de gentils conquérants, jugez plutôt : “Devenu émir de Transoxiane, Tamerlan se révèle un redoutable chef de guerre, bâtissant un immense empire reposant sur la puissance militaire et sur la terreur. Les historiens parlent souvent de « catastrophe timouride » tant ses destructions et massacres ont été spectaculaires (on estime que ses campagnes militaires causèrent la mort d’environ 17 millions de personnes, soit environ 5 % de la population mondiale de l’époque[1]“

Première objection : Tamerlan était-il bien musulman, et tuait-il au nom de Dieu ?
Oui, il était bel et bien musulman et tuait au nom d’Allah : “Son père, Taragay, était à la tête des tribus Barlas. Il était l’arrière-petit-fils de Karachar Noyan et se distingua parmi les autres membres de son clan comme étant le premier à se convertir à l’islam. Taragay aurait pu assumer les hauts rangs militaires qui lui étaient dus par héritage, mais comme son père Burkul, il préféra se consacrer à ses études.Sous la gouverne paternelle, l’éducation du jeune Tamerlan faisait de lui à la fois un adepte des exercices virils en extérieur et un lecteur attentif du Coran. À cette période, si on peut se fier à ses Mémoires (Malfu’at), il était d’une nature tendre et sympathique.[2]»

Et pour compléter cela : « Sa personnalité reste mystérieuse. Pour expliquer la cause ininterrompue de ses victoires, Tamerlan l’attribuait publiquement à Dieu: “Dieu donne la victoire à celui qu’il a choisi pour faire triompher sa justice”.[3] »
Autre objection : était-il si barbare que cela ?
Les exemples ne manquent hélas pas, car l’on estime à 17 millions au minimum (voir plus haut), et jusqu’à 40 millions de personnes le nombre de ses victimes. Pas mal, pour un seul homme, vous avouerez ! Et il n’oubliait pas la manière : « Fidèle à son habitude il massacra une grande partie de la population (A Bagdad il fit ériger une pyramide de 60 000 têtes) avant de repartir. Mais ce coup-ci, sans doute gagné par la beauté étrange des murailles gelées, il décida de placer les cadavres de 7 000 victimes à l’intérieur de la glace.[4] »

Autre exemple : « Chaque prise de ville s’accompagne d’un pillage en règle et du massacre de la population. En 1387, après la prise d’Ispahan, toutes les têtes coupées forment autour des ruines de la ville trente-huit tours de deux mille têtes chacune.[5] »
Encore quelques exemples : « Suite de la campagne dans le royaume mozafféride dont le prince est Zaïn el-Abidin. Prise de Hamadan. Massacre à Ispahan : 45 tours de 1000 à 2000 têtes sont érigées. […]100 000 prisonniers trop “encombrants” sont massacrés avant le siège de Delhi. […]Prise de Sivas ville ottomane (4000 Arméniens sont enterrés vivants, les femmes attachées derrière des chevaux, les enfants piétinés par la cavalerie) […]Bagdad est prise à nouveau (massacre, 90 000 têtes forment 120 pyramides). »[6]

Cet exemple et beaucoup d’autres sont à retrouver dans le Livre noir de l’islam, qui est paru il y a quelques mois dans un silence médiatique assourdissant, comme d’habitude.


[1] « The Rehabilitation Of Tamerlane », Chicago Tribune, 17 January 1999

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Tamerlan

[3] http://www.asie-centrale.com/ouzbekistan/tamerlan.htm

[4] http://roubaudi.blogspot.fr/2010/07/bouygues.html

[5] http://www.herodote.net/28_juillet_1402 ... 020728.php

[6] http://steppeasia.pagesperso-orange.fr/ ... merlan.htm
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par omar »

Et il y a des berbères qui ont fait comme Tamerlan, par exemple en Espagne.
«L'Occident n'oppose aucune idéologie à l'islamisme, sinon celle de l'argent»
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par yacoub »

Écoutez les Africains du Nord !

Image

Vous ne pourrez pas dire qu'ils et elles ne nous ont pas prévenus.

Une féministe algérienne sur notre tribune :

http://elisseievna.blogspot.fr/2016/09/ ... raies.html :

" Je suis d'accord, mais c'est il y a 30 ans qu'il fallait écrire des textes comme celui ci.
Maintenant c'est foutu, je te le dis.
Je vois qu'il se passe ici ce que j'annonçais il y a trente ans aux Algériens : ils ne me croyaient pas, ils disaient que l'Algérie n'est pas l'Arabie ...
Ici aussi les autres féministes ne m'écoutent pas : vous verrez ... "

Un libre penseur algérien sur la Manif pour tous :

" Les Français sont menacés par un fascisme et tout ce pourquoi ils se mobilisent c'est pour priver de droit des homosexuels ! Ils sont minables. C'est foutu, plus la peine d'écrire ..."

Pascal Hilout : Pascal Hilout : "L'erreur fatale a été de reconnaitre l'Islam"

https://www.youtube.com/embed/SIq4QaY84No

[youtube]http://youtu.be/SIq4QaY84No[/youtube]

Un chercheur né dans les années 50 en Algérie et qui a longtemps travaillé en France :

" Je parle au nom de beaucoup de nord-africains non-musulmans le plus souvent et qui partagent mon point de vue.
La France va mal et l'Europe aussi. Et tant que l'on continuera à mal poser les questions cela ira de mal en pire.
Les européens qui protègent l'islam pour protéger l'immigration musulmane le payeront lourdement. De toutes les libertés pour lesquelles ils ont lutté pendant des siècles.

Quand on est sous loi islamique on ne peut plus en sortir. Sinon les pieds devant.

La pression sociale collective est tellement forte qu'il faut faire un effort surhumain pour s'exprimer en toute liberté comme on peut encore le faire en Europe.

Ceux qui croient qu'un islam modéré leur donne cette liberté se trompent ou veulent tromper les gens.

Quand on perd des libertés sous islam on les regagne rarement."
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par omar »

Bravo pour Pascal Hilout
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par nexus »

Texte intéressant et instructif.

http://www.blog.sami-aldeeb.com/2016/09 ... scolaires/

Barbara LEFEBVRE. – L’histoire scolaire telle qu’elle est prescrite par les programmes officiels transposés fidèlement dans les manuels scolaires, n’est pas l’histoire universitaire. Ce n’est pas une histoire où les débats historiographiques actuels, parfois virulents, doivent s’exposer. C’est le récit du passé au regard de l’état des lieux de la recherche faisant l’objet d’un consensus académique. L’histoire scolaire sert un projet d’influence positive: transmettre aux élèves des connaissances factuelles appuyées sur une pratique du questionnement critique des sources. On espère, naïvement peut-être, qu’ils pourront, plus tard, exercer leur raison critique et penser par eux-mêmes. Or, cette discipline est le plus souvent utilisée pour exercer une influence normative sur les élèves. Aujourd’hui cela s’aggrave dans le contexte de crise identitaire sévère et de déculturation massive.

Il est intéressant de se pencher sur les nouveaux programmes d’histoire voulus par l’actuel gouvernement, dont la majorité des thèmes sont pourtant recyclés des anciens programmes. Beaucoup de bruit pour rien? Pas vraiment, car la France a atteint un point de tension identitaire proche de la rupture. L’histoire scolaire est un espace sensible sur lequel on peut agir, et si depuis les années 2000, le feu couve, depuis les attentats de 2015 en passant par le grotesque épisode du burkini, la cocotte-minute siffle. Cette tension tient à la pression des tenants d’un islam politique, minorité tyrannique dont certaines figures recyclées sous l’expression de «modérés» sont légitimées par les pouvoirs publics, qui jettent l’opprobre sur une majorité silencieuse souvent non pratiquante voire non croyante mais que tout le monde essentialise à des fins politiques. L’enseignement du fait religieux, ici l’islam, n’a donc jamais été aussi nécessaire et exigeant. Or si l’on veut lutter comme on le prétend contre l’idéologie politico-religieuse, encore faut-il ne pas mettre sous le tapis ce qui nous dérange pour enseigner une histoire de la civilisation musulmane sans aspérité, confinant parfois à l’apologétique, tout cela au service de la glorification dogmatique du «vivre ensemble».

Comment l’histoire de l’islam est-elle abordée dans les ouvrages scolaires?

Je me suis appuyée sur les programmes 2016 et les ressources officielles en ligne, puis j’ai observé comment cela était transposé dans les manuels scolaires de 5ème les plus utilisés [Hachette, Belin, Bordas, Hatier]. Que disent les programmes? «L’histoire du fait religieux […] permet aux élèves de mieux situer et comprendre les débats actuels» dans une approche qui ne doit pas être «fixiste sur une si longue période». Dont acte. Approcher la question par les notions de théocratie et de «contact» entre les chrétientés occidentale et byzantine et l’islam est judicieux mais on peut être troublé de la volonté explicite des programmes d’accorder davantage d’attention aux «contacts pacifiques» comme le commerce ou les sciences, plutôt qu’aux contacts guerriers, à savoir les croisades et le jihad de conquête. La conflictualité guerrière entre Chrétiens et Musulmans domine tout au long du Moyen Âge, et au-delà sous la forme du corso sur les rives de la Méditerranée européenne. En minimiser la portée, tant dans les faits que dans leurs représentations sociales et culturelles dans les deux espaces civilisationnels concernés, est révélateur du message politique présent: «les rapports entre le monde chrétien et le monde musulman ne se résument pas à des affrontements militaires» édictent les programmes.

Sur la question des contacts, les instructions officielles appellent à «équilibrer» en ne donnant pas trop de poids à «l’étude des événements ayant tendance à mettre l’accent sur les contacts belliqueux». C’est ainsi qu’on procède à la construction des représentations sociales et culturelles, et en cela l’histoire scolaire de 2016 n’est guère différente de celle voulue par la IIIè République et son fameux «nos ancêtres les Gaulois» honni par les tenants actuels de la pédagogie. À la différence près que l’histoire scolaire actuelle fait croire à son objectivité au service du progressisme multiculturel, ambition que n’avait pas la IIIè République qui voulait fabriquer des Français, sans distinction d’origine ou de classe sociale, à partir de la France multiple de terroirs proches et lointains. Je soulèverai un autre point: les auteurs du programme qui défendent «une approche globale des faits historiques», véritable leitmotiv des instructions officielles, ont le souci d’une «histoire mixte». Il faut entendre ici où les «conditions et actions des femmes et des hommes d’une époque seront traités de façon égale». Or, étrangement, sur la condition de la femme en islam médiéval, c’est le silence qui prévaut. De fait, aucun manuel n’évoque la place des femmes dans l’islam sinon pour évoquer une régente de la dynastie des Ayyoubides au 13è siècle [Belin] comme si cette exception servait à décrire la place de la femme en Islam. Verrait-on un historien décrire la condition féminine en France à la fin du 16è siècle à travers l’exemple de Catherine de Médicis?

La liberté pédagogique des enseignants est une liberté de moyens, il faut le rappeler, pas une liberté d’interprétation du programme. Les programmes prescrivent une orientation historiographique: ainsi on exige clairement de relativiser la bataille de Poitiers considérée anecdotique, et de fait certains manuels ne l’évoquent plus. Dans le même temps, on demande que soit étudiée l’amitié entre Charlemagne et le calife abbasside al-Rashid dont le nom est associé aux «Mille et Une nuits» où il apparaît comme le calife parfait. Or c’est une image idéalisée du règne d’arachide datant des 8è-9è siècles, puisque les historiens distinguent aujourd’hui le mythe du calife idéal véhiculé par la littérature arabe avec les sources historiques montrant qu’il a affaibli la puissance du califat abbasside comme en témoignent les émeutes populaires récurrentes, les troubles aux marges de l’empire et la violente guerre civile qui suit son règne. En outre, son «amitié» avec Charlemagne n’est que diplomatique, motivée par une volonté commune de contrer l’empire byzantin et l’émir omeyyade de Cordoue.

La religion musulmane en elle-même est-elle montrée dans sa toute complexité?

Bien sûr, dans un manuel scolaire on n’entre pas dans le détail des débats académiques sur l’historicité de Mohamed et la fiabilité des éléments biographiques à son sujet, mais on est quand même surpris de la pauvreté des informations le concernant dans les manuels. Si je résume ce que l’élève retient: c’est un marchand caravanier qui reçoit la visite de l’ange Gabriel vers 610, il fonde la première communauté musulmane et instaure le monothéisme définitivement en 630 avec la prise de la Mecque aux païens arabes. Tout semble se passer sans obstacle majeur: l’islam s’étend par la conquête et tout le monde se soumet de bonne grâce! Un manuel [Belin] s’abstient même de le présenter comme un chef d’État, commandant des armées de l’islam. Pourtant la figure du prophète, modèle parfait et indépassable de l’homme musulman, mériterait qu’on regarde de plus près son style de vie, d’autant que sa vie privée étant publique, elle fut racontée par ses disciples et se trouve exposée à titre d’exemple à suivre dans le Coran et la Hadith. Elle est connue de tous les Musulmans pratiquants, mais l’élève lui ne saura pas ce que le Musulman sait de la vie modèle de Mohamed. À moins que cette absence d’information biographique du prophète de l’islam ne s’explique par un hiatus entre nos canons occidentaux de l’homme de foi et d’État irréprochable et probe et la perception musulmane de la vie parfaite du prophète? Mais tout est question d’interprétation, la vie de Mohamed, fort humaine par ses sombres aspects, serait à replacer dans son contexte, précisément pour contrer le discours de l’islam politique, producteurs de jihadistes, martelant que le Coran par son immanence ne doit en aucun cas être interprété et invitant leurs coreligionnaires à «vivre comme le Prophète». Il serait salutaire de ne pas rester dans les non-dits par souci de ne pas heurter les susceptibilités supposées de certains élèves et leurs familles, et affronter les faits pour les replacer dans le champ rationnel de la pensée au lieu de les abandonner à l’idéologie.

Les périodes conquérantes et guerrières sont-elles justement évoquées?

La représentation des conquêtes par Mohamed puis ses successeurs est révélatrice de la complaisance avec laquelle on traite la dimension politico-juridique de l’histoire de l’islam. Toutes les précautions sont prises pour équilibrer le récit et éviter une présentation violente des conquêtes islamiques. Mais la succession des omissions ou des raccourcis des manuels conduisent à des contre-vérités historiques. Par exemple, quand on lit qu’en 630 Mohamed et ses partisans «reprennent la ville de la Mecque» [Bordas], l’usage du verbe reprendre laisse penser que la ville leur aurait appartenu, qu’il ne s’agirait que d’une légitime reconquête. Or Mohamed n’a jamais dirigé les Mecquois avant 630, il avait même dû fuir la ville en 622 avec ses 70 disciples car il y troublait l’ordre public païen. Autre élément illustrant des raccourcis mensongers: les prises de ville ou de territoire se font sans résistance. Tous les manuels suggèrent que si la conquête arabo-musulmane fut rapide c’est parce qu’elle fut facile. Si les conquêtes ont été rapides en Arabie c’est qu’il suffisait de prendre quelques grandes oasis pour étendre son autorité sur des centaines de km², puis au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, ce sont les divisions internes des autorités autochtones, souvent des Églises en conflit interne sur des questions tant théologique que politique, qui ont permis aux armées arabes de s’emparer rapidement des centres de pouvoir. Néanmoins cela ne se fit pas sans résistance populaire ni en Arabie où la résistance juive notamment est connue par les sources arabes elles-mêmes, ni en Syrie, en Palestine ou en Égypte. Seul le manuel Hatier éclaire un peu la dimension militaire des conquêtes.

En outre, les objectifs de la conquête ne sont jamais exposés aux élèves, or la conquête territoriale est consubstantielle à la naissance de l’islam et les propos de Mohamed dans le Coran et la Sunna sont sans ambiguïté: l’islam est prosélyte, a vocation à éclairer l’humanité, la conquête territoriale en est le principal instrument. Cette fusion du politique et du religieux doit être soulignée si l’on veut éclairer certains discours fondamentalistes actuels pour les déconstruire. Ici la notion de jihad devrait être abordée, elle sert dès le début de l’islam à une justification religieuse de la conquête de type impérialiste – tout à fait banale à l’époque – constituée de pillages, de massacres et de colonisation. L’ouvrage de Sabrina Mervin est utilisé à plusieurs reprises pour présenter les conquêtes, mais cet ouvrage n’est pas un livre d’histoire factuelle, il a un objet d’étude singulier à savoir l’histoire des doctrines de l’islam et leurs représentations. Elle insiste dans sa préface sur le fait que son livre ne retrace «pas l’histoire politique ou sociale du monde musulman» or c’est exactement ainsi que des extraits sont utilisés dans les manuels, pervertissant le travail de l’historienne. Les citations de l’ouvrage montrent un projet théocratique parfait, réalisé sans entrave, là où l’historienne décrit une représentation sociale de ce projet par les doctrinaires musulmans. La partie leçon d’un manuel [Hachette] va plus loin dans l’approximation: «Les califes musulmans prennent le contrôle d’un très vaste territoire peuplé de populations nomades. Pour contrôler cet ensemble ils développent les villes où s’installent les émirs». En quoi les peuples d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient préislamique [judaïsme, christianisme, empires perse ou romain], sédentaires depuis des siècles, ayant développé des civilisations urbaines prestigieuses furent-ils des «nomades» à l’instar des tribus bédouines d’Arabie islamisées par Mohamed? Alexandrie, Jérusalem, Damas, Yarmouk, Le Caire, Mossoul et tant d’autres ne sont pas des villes fondées par les conquérants arabes à ma connaissance. Ils ont redessiné le paysage urbain pour l’islamiser mais n’ont pas fondé ces villes qui ont gardé de nombreuses traces, notamment archéologiques, d’un glorieux passé préislamique. De telles erreurs dans des manuels d’histoire laissent perplexe.

Il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont le contact belliqueux entre Chrétienté et Islam est décrit autour de l’épisode des croisades. On retiendra notamment dans un manuel [Hatier] que dans la leçon titrée «La violence des guerres saintes», les auteurs ne rendent compte que de la Reconquista espagnole et des croisades, à travers par exemple les crimes des Croisés comme le sac de Constantinople en 1204. Le jihad n’est pas du tout évoqué dans cette leçon inscrite pourtant dans le chapitre sur l’islam!

Quelle place est donnée à la «coexistence pacifique», notamment à l’Andalousie du Moyen Âge?

Dans le projet de montrer l’islam comme une religion ouverte et tolérante, le thème de la «coexistence pacifique» sur le modèle andalou est devenu habituel. En dépit des historiens, et des sources arabes elles-mêmes, décrivant la vie sociale et économique des dhimmis [Juifs et Chrétiens vivant en terre d’islam], on propose aux élèves une vision non seulement angélique mais déformée de l’histoire. Tous les manuels scolaires insistent sur le très bon accueil que les populations conquises auraient fait aux conquérants, cela n’étant démontré aux élèves qu’à travers des sources arabes, or leur objectivité est discutable. A-t-on souvent vu le vainqueur s’accordant le mauvais rôle? La critique des sources sert à éviter les anachronismes! Dans les manuels, il apparaît qu’en Arabie, après 632, tout le monde est devenu musulman comme par magie, sans pression guerrière. C’est omettre que la conquête avait pour conséquence le choix entre la conversion ou la mort pour les païens et certaines tribus juives. Bien des populations se sont converties pour survivre et il en fut de même dans tout le bassin méditerranéen conquis par les Arabes, depuis les Berbères judaïsés ou Syriaques christianisés jusqu’aux populations zoroastriennes condamnées à disparaître. Il est déconcertant de voir que les manuels utilisent la source musulmane sans appareil critique pour offrir une vision idyllique des relations entre Musulmans et non Musulmans. On trouve des textes de différents auteurs arabes médiévaux que l’élève est amené à accepter de facto. Par exemple, cette citation d’Al-Baladhuri datant du 9è siècle est utilisée dans plusieurs manuels et dépeint juifs et chrétiens acceptant l’invasion musulmane de la Syrie comme une bénédiction: «Les habitants ouvrirent les portes de leur ville sortir avec les chanteurs et les musiciens qui commencèrent à jouer et payèrent la capitation».La seule question posée à l’élève est «Comment les musulmans sont-ils accueillis?». L’élève doit paraphraser l’auteur, prenant ses dires pour une vérité, objet d’une généralisation plus loin dans la leçon du manuel. C’est comme si on apprenait la vie de Charlemagne uniquement à travers la chronique d’Eginhard! D’autres textes arabes sont exploités présentant la conquête de Jérusalem par Omar puis Saladin comme une libération des oppresseurs byzantins ou un acte de pacification. On passe sous silence que pour les chrétiens, majoritaires dans ces régions au haut Moyen Âge, la conquête islamique signifiait la perte de souveraineté, et pour les nombreuses communautés juives il s’agissait de passer d’un oppresseur à un autre. Donc quand on lit: «dans les territoires dominés par les Arabes, les populations se convertissent peu à peu à l’islam» [Belin ; Hatier], on a le sentiment que rien n’est fait pour éclairer les conditions de cette islamisation qui, à l’instar d’autres conquêtes antiques ou médiévales, signifiait la dépossession des autochtones de leur souveraineté, de leur droit de propriété, leur soumission sociale et culturelle. En Espagne, par exemple, les Chrétiens ont résisté comme à Tolède en 713, et les représailles furent féroces avec mutilations et crucifixions publiques. La façon dont les manuels évoquent la «coexistence» entre les trois religions sous domination musulmane est sinon fausse du moins partiale car elle n’éclaire pas les conditions de la soumission en parlant de «coexistence».

Le pacte de dhimma que Mohamed imposa en 628 aux juifs de l’oasis de Khaybar servit ensuite de modèle à tous les conquérants arabes, la dhimma est essentielle pour comprendre comment les représentations collectives du non Musulman se sont forgées à travers les siècles dans le monde islamique. C’est le cadre juridique, social et économique reposant sur une base théologique, d’une société parfaite. C’est un pacte de protection que le vainqueur accorde à des communautés juives et chrétiennes. Or, la société islamique est organisée sur une base juridico-théologique discriminatoire avec les Musulmans arabes en haut de la pyramide sociale et politique, puis viennent les Berbères islamisés, puis les muwalladun, les convertis non arabes, et au plus bas de la société, avant les esclaves, on trouve les dhimmis, dont la situation est caricaturée par un manuel: «Ils restent libres de pratiquer leur religion contre le versement d’un impôt». Un autre s’appuie sur un texte d’al-Tabari du 9è siècle pour évoquer la dhimma mais sans la définir et en expliquer la dimension discriminatoire qui prévalut partout en territoires islamiques jusqu’à son abolition en 1856. Elle faisait vivre dans une perpétuelle incertitude les concernés, exposés à l’arbitraire du calife ou d’un sultan plus autocrate que le précédent qui par exemple augmentait la jizya [capitation] déraisonnablement pour pousser à la conversion ou rançonner les communautés, comme les Juifs et les quelques Chrétiens d’Hébron au 19è siècle. Si la jizya était graduée, elle était aussi exigée des veuves, des orphelins et même des défunts. Si beaucoup de Juifs et de Chrétiens échappèrent à la conversion pour entrer dans le statut de dhimmi, des historiens ont montré qu’au fil des siècles, ils furent aussi nombreux à se résoudre à la conversion pour espérer une meilleure intégration et échapper à une vie de paria particulièrement en termes d’infériorité sociale et juridique. Parlerait-on de «coexistence pacifique» si les manuels acceptaient de décrire les clauses humiliantes de la dhimma comme le port de signes distinctifs obligatoires – invention arabe que l’Église reprendra pour stigmatiser les Juifs européens à partir du 13è siècle – l’interdiction de prière collective sonore, l’obligation faite aux édifices chrétiens et juifs d’être moins hauts que les mosquées, quand ce ne fut pas parfois l’interdiction de construire un nouveau lieu de culte, l’interdiction de monter à cheval et porter une arme, enfin la parole du dhimmi devant la justice qui vaut moins que celle du musulman et des sanctions différant en fonction de la religion du coupable. Ces règles, fixées par la Loi musulmane, furent appliquées partout dans le monde islamique, avec plus ou moins de rigueur selon les dirigeants. Il n’en reste pas moins que résumer la dhimma à la protection des minorités religieuses contre paiement d’un impôt est une semi-vérité ou semi-mensonge, comme on préfère.

Quid de l’importance des échanges entre civilisations?

Depuis plusieurs années, dans l’objectif, certes louable, de démontrer que l’islam est une religion ne se résumant pas à son obscurantisme politico-religieux actuel, on répète comme une vérité que l’Occident a bénéficié de la présence musulmane en Andalousie, que sans les savants arabes nous aurions oublié notre héritage grec. Je constate que le mythe d’al-Andalus est devenu paradigme et s’est ainsi élargi à l’ensemble de l’espace politique sous domination arabo-musulmane. L’Occident serait débiteur de la science arabe médiévale, voila ce qui émerge des manuels qualifiant unanimement la civilisation islamique de «brillante». Évidemment, il ne s’agit pas de remettre en question la réalité du carrefour civilisationnel que fut le monde musulman médiéval, passeur de savoirs, mais de s’interroger sur la façon simpliste dont les faits sont présentés et construisent des représentations collectives qui font sens commun aplatissant l’Histoire issue du consensus académique. Le discours laudatif voire un peu naïf sur l’âge d’or de la civilisation arabe médiévale paraît servir à trier ce qui nous arrange et favorise l’image que l’on juge bénéfique aux temps présents, celle de l’islam lumineux. Mais ce projet idéologique dessert la pensée scientifique autant que les intellectuels de cet espace culturel luttant dans leur propre pays pour faire émerger un discours scientifique et distancié sur leur passé. On réécrit pour les élèves la science arabe médiévale pour la mettre, non pas sur le même plan que les autres civilisations, mais au dessus et on en gratifie l’islam alors que la religion n’a rien à voir dans cette affaire. Attribue-t-on la révolution copernicienne au Christianisme ou la théorie de la relativité d’Einstein au judaïsme?

Dans un des manuels [Hachette], on cite un chroniqueur arabe du 11e siècle, Saïd al-Andalusi, sans distance critique pour l’élève qui ainsi apprendra qu’avant l’arrivée des Arabes «ce pays ne savait pas ce qu’était la science et ceux qui l’habitait ne connaissaient personne qui se fut rendu illustre par son amour pour le savoir». Puis vient un passage sur l’apport des Arabes aux sciences anciennes et modernes par la traduction des savants grecs. Cette lecture apologique est corroborée par une consigne d’activité: «Montrer que la présence des musulmans d’Andalousie permet de développer les sciences et la philosophie grecque en Occident» et par la leçon qui répète que «les textes des auteurs antiques sont redécouverts en Occident par l’intermédiaire de leur traduction en arabe». On passe sous silence un fait majeur: nombre de ces traducteurs étaient de langue arabe mais n’étaient ni des Arabes, ni musulmans. Ce furent des Juifs comme Maïmonide, ibn Tibbon ou Yossef Kimhi et surtout des Chrétiens principalement syriaques qui réalisèrent cette translation des savoirs antiques vers l’Occident. On sait de différentes sources, que des califes, comme al-Mahdi ou al-Rashid, commandaient aux chrétiens syriaques des traductions d’Aristote par exemple. L’historien arabe ibn-Khaldoun lui-même rappelle que le calife al-Mansur au 8è siècle demanda à l’empereur byzantin de lui adresser des traités de mathématiques et de physique d’auteurs grecs. Avicenne, al-Farabi, Sohravardi étaient des perses, héritiers des savoirs préislamiques de cette civilisation au contact de l’Asie et du Moyen-Orient. Concernant l’algèbre, on sait que la plupart des savoirs arabes sont directement issus des connaissances antiques, grecques, indiennes et babyloniennes. Quant à la médecine, on veut enseigner aux élèves que les médecins arabes étaient plus modernes, mais ici encore on omet de préciser que nombre d’entre eux n’étaient ni musulmans ni arabes, à l’instar du célèbre médecin chrétien nestorien Ibn-Ishaq du 9è traducteur de Galien, Platon et Aristote en syriaque puis en arabe, dont les découvertes en matière d’ophtalmologie ont été décisives ou de Ibn Masawayh au 9è siècle médecin chrétien qui traduisit et rédigea nombre de traités en arabe. Quant aux connaissances astronomiques des Arabes, elles sont directement issues des savoirs grecs, chaldéens et babyloniens. Le manuel Hatier fait exception en rappelant qu’un grand nombre de savoirs arabes transmis en Occident sont issus de découvertes chinoises.

Pas une phrase sur la philosophie arabe sans citer Averroès, autochtone espagnol faut-il le rappeler, symbole de l’ouverture d’esprit de l’islam de l’âge d’or. Mais on se garde toujours de mentionner que son contemporain, le juriste al-Ghazali a réfuté la vision rationnelle d’Averroès ce qui conduisit à son bannissement pour hérésie, ses livres furent brûlés. Ce sont les traductions latines médiévales qui permirent à la pensée d’Averroès de survivre et aux Musulmans de le redécouvrir pour en faire maintenant un symbole de leur esprit d’ouverture! Dans un autre manuel [Hatier], on cite un édifiant extrait d’Amin Maalouf: «dans tous les domaines les Francs se sont mis à l’école arabe aussi bien en Syrie qu’en Espagne, en Sicile», suit une liste à la Prévert des domaines ayant été ensemencés par les savoirs arabes. En revanche, on ne sait pas ce que les Occidentaux ont apporté aux Arabes, ‘sans doute rien’ se dira l’élève, de ce fait le titre de la leçon, «les échanges culturels», ne fait guère sens puisque les bienfaits civilisationnels ne semblent pas avoir été réciproques. Les manuels peuvent saluer le réel talent de passeurs des savants du monde islamique qui surent développer des savoirs établis, ou utiliser des traductions d’auteurs anciens, mais on attend d’un ouvrage scolaire qu’il soit précis: transmettre les savoirs acquis par les peuples autochtones conquis, ce n’est ni en être l’auteur, ni l’inventeur.

La délicate question de la traite orientale est-elle abordée?

À part le manuel Belin proposant un texte d’al-Yacoubi qui évoque les «esclaves noirs attachés» au service du calife al-Mansour sans pour autant attirer l’attention des élèves sur ce point dans les activités jointes, aucun manuel n’évoque la question de la traite arabe. Comme le soulignait déjà en 1992 Marc Ferro, «si l’inventaire des crimes commis par les Européens occupe à juste titre des pages entières [dans les livres scolaires], la main a tremblé dès qu’il s’agit d’évoquer les crimes commis par les Arabes». Il faut dire que le récit de la traite négrière viendrait altérer grandement l’image que les programmes et les manuels scolaires souhaitent donner aux élèves de la civilisation musulmane médiévale. La traite orientale a, en effet, ponctionné l’Afrique pendant treize siècles, de 652 avec le traité d’Ibn Saïd imposé aux Soudanais du Darfour, jusqu’à l’aube du 20è siècle, et il est difficile de trouver trace de mouvements abolitionnistes arabo-musulmans à la différence des Européens qui luttèrent pour l’abolition de ce commerce inhumain contre leurs contemporains négriers. Les traites arabes ont conduit à la déportation d’au moins 17 millions d’individus selon les études d’éminents historiens, à la servitude de jeunes filles africaines dans la sphère domestique et intime puisque beaucoup d’entre elles servaient d’esclaves sexuels, pratique que le Coran autorise [33-52 ; 5-43 ; 4-2 ; 23-1 ; 33-02 ; 5-29]. La traite arabe a également une spécificité rarement rappelée: la castration de 7 captifs sur 10 destinés à être eunuques mais dont la majorité mourrait des suites de l’opération. Cette vaste entreprise de castration explique en partie le peu de trace que les esclaves africains ont laissé dans la démographie des sociétés musulmanes orientales, alors que les millions d’esclaves de la traite atlantique ont eu une grande descendance peuplant aujourd’hui le continent américain. On pourrait espérer que ce sujet soit traité plus tard dans la scolarité mais il n’en est rien car l’esclavage subi par l’Afrique subsaharienne pendant des siècles se résume à la traite atlantique. Ici encore, on le voit, l’histoire scolaire poursuit un objectif qui s’éloigne de sa prétention affichée à éclairer la conscience des élèves pour en faire un citoyen éclairé et de développer chez lui l’esprit critique qui passe par l’analyse des sources historiques et non l’apprentissage d’une doxa.
L'islam n'est pas la révélation de dieu a l'homme mais celle de l'homme sur dieu.
La religion en tant que source de consolation est un obstacle à la véritable foi, et en ce sens l'athéisme est une purification
L'athéisme est une négation de Dieu, et par cette négation, il pose l'existence de l'homme.
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Re: Pascal Hilout : L'erreur a été de reconnaitre l'Islam

Message non lu par yacoub »

Merci Nexus, en effet c'est très instructif.
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