Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

Critique du Coran et ses versets - Chronologie - Histoire - Versets abrogés, Critique constructive des hadiths - quel apport dans la vie d'un musulman ? La réalité de la charia et de ses horreurs un peu partout dans le monde. Comment l'islam règle la vie des gens - comment les religieux oppressent le peuple
Maried
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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

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erazne a écrit :Étant donné que je compte aller en Tunisie l'année prochaine je me demandais s'il y avait un nombre assez important de non croyant en Tunisie et plus particulièrement dans la capitale. Je risque d'y passer une année alors autant savoir à l'avance si j'y trouverai un ou deux athées ^^.
Karim Labidi l'auteur de ce site est tunisien il a apostasié l'islam après y avoir cru et milité pour l'instauration d'une république islamique en Tunisie comme ce qui est arrivé en Iran
il y a une dizaine d'apostats tunisiens qui ont déclaré ouvertement que ils ne croyaient pas
il y a un topic qui en parle

Et si le salut de l'Occident venait des apostats de l'islam
Dernière modification par Maried le dim. 6 oct. 2013 15:08, modifié 1 fois.
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erazne
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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

Message non lu par erazne »

maried a écrit :
erazne a écrit :Étant donné que je compte aller en Tunisie l'année prochaine je me demandais s'il y avait un nombre assez important de non croyant en Tunisie et plus particulièrement dans la capitale. Je risque d'y passer une année alors autant savoir à l'avance si j'y trouverai un ou deux athées ^^.
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il y a une dizaine d'apostats tunisiens qui ont déclaré ouvertement que ils ne croyaient pas
il y a un topic qui en parle
Ah ouais, en Algérie ils deviennent chrétiens mais en Tunisie ils préfèrent la non croyance ou l'athéisme.
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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

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A signaler d'ailleurs que Karim, bine que vivant dans un autre pays, est quand même menacé de mort et a subi encore des menaces via facebook il y a très peu de temps.

Ca te donne l'ambiance du truc ou pas?
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erazne
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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

Message non lu par erazne »

BarbieTurik a écrit :A signaler d'ailleurs que Karim, bine que vivant dans un autre pays, est quand même menacé de mort et a subi encore des menaces via facebook il y a très peu de temps.

Ca te donne l'ambiance du truc ou pas?
Ouais, je comprends mieux x').
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punkafir
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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

Message non lu par punkafir »

erazne a écrit :
BarbieTurik a écrit :A signaler d'ailleurs que Karim, bine que vivant dans un autre pays, est quand même menacé de mort et a subi encore des menaces via facebook il y a très peu de temps.

Ca te donne l'ambiance du truc ou pas?
Ouais, je comprends mieux x').
Apres je pense que les menaces et tout concernent surtout les apostats de l'islam et ceux qui militent ouvertement contre la religion. Pour un Français athée qui vit en Tunisie il y a pas trop de risque tant bien sure qu'il reste discret.
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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

Message non lu par Maried »

Il y a une élite intellectuelle en Tunisie laïque et même sceptique mais le peuple est resté profondément religieux dans sa majorité il reste à espérer qu'ils vont vite perdre leurs illusions sur le parti islamiste

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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

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yacoub
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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

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Re: Y a-t-il bcq de non croyants en Tunisie

Message non lu par yacoub »

Le laboratoire tunisien
Par Laurent Joffrin — 13 décembre 2016 à 17:06
Un livre d’entretiens, non dénué de certaines complaisances avec le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, permet de mieux comprendre l’exception démocratique que constitue ce pays du Maghreb.

Le laboratoire tunisien

La Tunisie va-t-elle s’en sortir ? La seule des révolutions arabes à n’avoir pas débouché sur un bain de sang peut-elle survivre à la double épreuve du terrorisme et de la crise économique ? La question est cruciale pour l’avenir du monde musulman, et aussi pour l’Europe, dont les valeurs sont largement partagées en Tunisie, et qui subirait une défaite politique grave si ce pays, proche à tous égards, succombait à son tour à la théocratie islamiste ou bien, à l’inverse, se changeait en une dictature à l’égyptienne.

Pour éclairer cette situation dangereuse, on conseille la lecture du livre que publie le président tunisien, Béji Caïd Essebsi (et non «Ezzibi», comme l’a dit Manuel Valls lors de sa dernière visite, suscitant l’hilarité générale par cette involontaire allusion au sexe des hommes).

Ce long entretien avec Arlette Chabaud n’échappe pas à certains travers du genre : discours politique calibré, contournement de certaines questions gênantes, violon patriotique. Mais il livre aussi la vision d’un président habile et érudit, placé à l’épicentre géographique et politique des relations entre islam et démocratie.

Béji Caïd Essebsi, 90 ans, est un homme symbole. Collaborateur proche de Habib Bourguiba avant de prendre ses distances avec le vieux chef autoritaire, allié de Ben Ali avant de s’en détacher, retiré de la vie politique pendant une vingtaine d’années, il est réapparu soudain à la chute du dictateur pour présider à la transition démocratique. La victoire électorale du Parti islamiste Ennahdha l’a renvoyé à l’opposition. On pouvait penser sa carrière terminée. Son sens politique lui a permis de revenir au premier plan en lançant Nidaa Tounes («l’Appel de la Tunisie»), une vaste coalition de démocrates et d’anciens benalistes qui a fédéré toutes les forces hostiles à l’islamisme et qui a remporté les élections.

Béji Caïd Essebsi est un musulman revendiqué, assumé, placé dans la continuité de Habib Bourguiba, le père de l’indépendance, qui a modernisé son pays à marche forcée. C’est la partie la plus éloquente de son propos. L’islam tunisien, dont le centre culturel et spirituel se trouve depuis des siècles à la mosquée de Kairouan, a refusé dès l’origine les injonctions obscurantistes de l’islam intégriste. Il a d’emblée opposé une fin de non-recevoir aux exigences rétrogrades des wahhabites et des Frères musulmans.

Avec force citations du Coran, Béji Caïd Essebsi décrit son islam comme une religion égalitaire, ouverte, évolutive, acceptant la tolérance envers les autres communautés. Il reste marqué par certains préjugés très dommageables, tels la pénalisation de l’homosexualité ou la primauté masculine dans les règles de l’héritage.

Mais il se réclame aussi du «bourguibisme» qui a conféré aux femmes tunisiennes un statut beaucoup plus avancé que dans le reste du monde musulman et a créé une distinction claire entre préceptes religieux et lois civiles.

Habib Bourguiba a accepté aussi la constitution d’une vaste coalition syndicale, l’UGTT, progressiste et laïque. Ces deux forces de la société civile, le mouvement ouvrier et les organisations de femmes, main dans la main avec les juristes et les organisations de droits de l’homme, ont joué un rôle décisif dans la mise à l’écart du gouvernement islamiste de Rached Ghannouchi et la négociation d’une Constitution démocratique dont Béji Caïd Essebsi est désormais la clé de voûte. Sous son autorité, la Tunisie devient une sorte de modèle alternatif aux régimes réactionnaires se réclamant du fondamentalisme, aussi bien qu’aux dictatures nationalistes dont Bachar al-Assad perpétue la sanglante tradition en massacrant son peuple.

Modèle menacé, cible privilégiée du terrorisme, la Tunisie d’Essebsi poursuit une route semée d’embûches. Les attentats ont chassé une grande partie des touristes et ont plongé l’économie dans la stagnation relative. Du coup le gouvernement de Tunis peine à satisfaire les revendications sociales qui furent à l’origine de la révolution de 2011. Associés au gouvernement, les islamistes d’Ennahdha restent en embuscade, même s’ils affirment désormais séparer mieux religion et politique. Quoique parfois soupçonné de vouloir instaurer un pouvoir dynastique - son fils a pris la tête de Nidaa Tounes, suscitant une crise au sein du parti -, Béji Caïd Essebsi assure qu’il est là pour pérenniser les institutions démocratiques. Les choses étant ce qu’elles sont, c’est sur les épaules de ce président de 90 ans que repose l’avenir de la Tunisie, laboratoire fragile de la démocratie en terre d’islam. Avec ses protestations de modernité et ses ambiguïtés, son témoignage n’en est que plus utile.
Laurent Joffrin

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