Slimane a écrit :adorerdieu a écrit :Lorie a écrit :LEILA a écrit :
Lorie, moi c'est Leila, je n'ai rien à voir avec adorermachin, mais je ne comprends pas ce que tu écris quand tu dis que même si l'armée israélienne (c'est quand même plus précis qu'Israel et évite les amalgames entre une armée et un peuple) avait utilisé des armes non conventionnelles, elle n'avait pas mis à profit des boucliers civils.
On est dans la logique du "moins pire"?
LEILA a écrit :L'utilisation des armes non conventionnelles peut-elle être justifiée (et d'ailleurs d'armes tout court, particulièrement contre des civils)?
A qui fais-tu allusion quand tu parles de boucliers civils?
On ne peut pas lâcher des mots comme ça, il est question de tout un pays et de morts humaines.
Leila
Tout d'abord Leila ... il n'est pas question d'un seul pays mais de deux ... je pense que tu seras d'accord avec moi pour dire que dans ce conflit il y a eu des morts innocentes des deux côtés ....
La question est aussi de savoir qui a attaqué en premier et pourquoi avoir choisi la saison touristique histoire de briser la reconstruction d'un pays ...
D'ailleurs au passage le hesbollah a été tout aussi condamné qu'israél dans cette histoire pour s'être servi de bouclier humain ...
La solution du moins pire tu dis ??? est ce vraiment cela ??? quelle est la différence entre se servir d'enfants enfermés quand on sait qu'ils vont mourir et se servir d'armes non conventionnelles ??? le résultat est là malheureusement froid et cynique .. des enfants sont morts pour rien ...
Le Hesbollah s'est servi de bombes qui en explosant dispersaient des billes ou des boulons pour faire le plus de morts possible ... est ce là une arme conventionnelle ???
Ce que je pense c'est que cette guerre était non seulement inutile mais qu'elle a fait des morts inutiles des deux côtés .. peu importe les armes employées ... des personnes sont mortes pour rien .. armes conventionnelles ou pas ..
Je met ce post ailleurs pour ne pas mélanger les sujets ...
http://www.islamla.com/modules.php?name ... file=index

alors lorie tu vois ke c' est juste de mettre le criminel et la victime dans le meme sac
tu arrive meme pas a faire la difference entre
pays colonisateur et occupé
on t' as pas appris a l' ecole ke tout pays occupé a le droit de lutter pour son independance
j' espere ke tu auras le courage d' informer les memebres de notre forum sur le nombre des avions de chasse et des merkava et des bombes nucleaire ke les palestiniens possedent
mais comme je sai ke tu vas pas me repondre et comme tu comptes beaucoup pour moi je t' envoies ce c*adeau esperant qu' il te plaira
http://www.siriel.info/node/view/411
alors tu vois l' amour ke vouis endoctrinez a vos enfants
je sais ke tu as l' envie de vomir mais j' espere ke tu le feras ailleurs

Là vous faites une grave éreur, le Liban n'est un pays occupés, sauf une petite parti a la frontière, et le Hezbollah n'est pas un peuple, mais un groupe politico-religio-militaire. Si ils se battent contre Israel ce n'est pas pour délivrer le Peuple palestinien, ils en ont d'ailleur rien a foutre, ce n'est qu'une excuse. Dois-je vous rappelez que le Hezbollah est un parti Chiite? et connaissez-vous les distorcions qu'il existe entre les Chiites et les sunnites au Liban?
Savez-vous que la constitution Libannaise et faite de t-elle sorte que ce soit Obligatoire qu'un Chrétien soit président, par ce que justement les sunnites et les chiites refusent que ce soit un de leur opposant ?
Et surtout comment expliquez-vous que le Hezbollah "bombarde" la ville la plus Arabe d'Israel? ils s'en contre fou ce sont des sunnites...
Maintenant ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dis, je ne dis pas qu'Israel avait la légitimité de détruire les infra-structure Libannaise!!
Mais le plus grand danger pour le Liban, ce n'est pas Israel mais le Hezbollah lui même!!!
Bonsoir,
je ne sais pas si je suis incluse dans le "vous faites une grave erreur et confondez le hezbollah et le peuple libalais" mais je tiens à préciser que je ne condonds pas les 2 mais ne partage pas néanmoins l'analyse de phil (j'espère ne pas tromper de pseudo. Quoi qu'il en soit, je fais référence au message sus-cité).
Le danger le plus grand pour le Liban n'est pas le Hezbollah mais bien la politique d'Israël. Je ne suis pas pro hezbollah, je ne suis pas pour les partis religieux, bien au contraire et je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguité dans mes propos, mais l'analyse de la situation renvoie à un contexte plus global et au caractère violent de de la politique colonistarice israélienne. Le conflit au proche orient est une guerre de colonisation, ni plus ni moins, et tous les médias et analystes politiques "dans le vent" en font un conflit religieux, voire civilisationnel. L'intoxiquation et la manipulation sont grandes, en attendant on continue de dénier à un peuple, les palestiniens, le droit le plus élémentaire à une patrie. C'est le conflit actuel le plus vieux et c'est une honte pour la communauté internationale dans son ensemble, en même temps qu'une décrédibilisation de l'autorité de l'ONU dont les résolutions sont sans cesse violées. Je viens de parler de la Palestine mais je ne fais pas de confusion avec le Liban.
Lorie, bien entendu que je déplore les morts des 2 côtés du conflit, qu'ils soient israéliens ou palestiniens, je n'applaudis pas et n'approuve pas les attentats suicides. Je condamne la politique coloniale d'Israel mais ne fais pas l'amalgame entre cette politique menée par le gouvernement israélien et la population civile israélienne. Il existe des mouvements pacifiques, des objecteurs de conscience qui se refusent à cautionner cette politique guerrière.
Le débat est long, je ne m'étends pas mais vous mets ci-dessous un article de Michel Warchawsky sur l'agression israélienne au Liban de cet été.
Leila
Chronique d’un massacre prémédité
publié le vendredi 4 août 2006
Michel Warschawski
L’article suivant a été écrit le 30 juillet à 6 heures du matin, une heure avant l’annonce à la radio israélienne des nouvelles tragiques du massacre de Cana
Malheureusement, ce massacre était déjà visible dans le contenu de mon texte, avant même d’entendre les terribles nouvelles :
"Dans ces guerres, les vies des populations civiles ne sont pas seulement de peu de valeur, mais aussi considérées comme une cible légitime, coupable de soutenir activement ou passivement un terrorisme qui est, en fait, inscrit dans leur culture même. En dix ans, nous avons été témoins d’une évolution graduelle du discours dominant : des groupes terroristes, aux Etats terroristes, et aux peuples terroristes..."
Rien ne manque au texte original, sauf un profond sentiment d’échec, une rage immense et un engagement renouvelé à descendre dans les rues de Tel Aviv et de Jérusalem pour dénoncer la barbarie israélienne, de l’intérieur du ventre de la bête.
L’enjeu de l’avenir d’Israël
Par Michel Warschawski
« Nous devons réduire en poussière les villages du sud... Je ne comprends pas pourquoi il y a encore de l’électricité là bas... » [1]
C’est par ces mots que Haim Ramon, ministre israélien de la justice et ancien dirigeant du Parti travailliste résumait ses recommandations pour la suite de l’offensive militaire au Liban, après l’échec de l’assaut contre Bint Jbeil. Pour le haut commandement de l’armée, soutenu dans le cabinet ministériel par le travailliste Benjamin Ben Eliezer, la solution devrait être d’occuper une partie du Sud Liban après avoir détruit tous ses villages.
La population locale serait avertie de devoir quitter les lieux avant la destruction des villages par l’envoi de plusieurs dizaines de texto transmis sur les téléphones cellulaires ; et ceux qui décideraient de rester, ou qui tout simplement n’auraient pas reçu ces appels humanitaires d’avertissement, seraient considérés comme des terroristes.
Horrible ? Certes, mais non pas inattendu. La guerre israélienne au Liban est l’archétype des guerres du 21è siècle dont le but est de recoloniser le monde et de soumettre les peuples de la terre à l’Empire. Dans ces guerres, les vies des populations civiles ne sont pas seulement de peu de valeur, mais aussi considérées comme une cible légitime, coupable de soutenir activement ou passivement un terrorisme qui est, en fait, inscrit dans leur culture même.
En dix ans, nous avons été témoins d’une évolution graduelle du discours dominant : des groupes terroristes, aux Etats terroristes, et aux peuples terroristes. La logique ultime de la terre totale est la pleine ethnicisation d’un conflit dans lequel on ne lutte pas contre une politique, un gouvernement ou des objectifs spécifiés, mais contre ce qui est perçu comme une menace envers une communauté particulière. La peur est le point de départ de la nouvelle ère ; et la haine est sa finalité. C’est à cause de cette peur que les néo-cons de l’administration étasunienne parlent d’une guerre sans fin.
S’emparant du prétexte de l’enlèvement de deux prisonniers de guerre, le gouvernement d’Israël s’est mis d’accord pour ouvrir un nouveau front dans la guerre totale préventive sans fin de recolonisation. Israël est prêt à envoyer ses soldats pour ouvrir la voie de la « nouvelle démocratie au Moyen Orient », et pour sacrifier sa propre population comme victimes collatérales de ce nouveau type de guerre ethnique. Cet objectif est clairement exprimé dans une coûteuse annonce publicitaire publiée par les néo-cons israéliens en première page de Haaretz (30 juillet) :
« Israël est en première ligne d’une guerre contre le monde du Djihad. Nous avons un dilemme : soit renforcer les fanatiques par le recul et la séparation en procédant à un retrait unilatéral qui fera d’Israël la scène de la lutte principale entre l’islam fanatique et le monde des Lumières ; soit renforcer les modérés (...) et transformer Israël en centre global de justice et de compréhension interconfessionnelle. Au Moyen-Orient, il n’y a aucun raccourci ».
A la fin de l’encart publicitaire, une courte note conclut : « Rappelez-vous : la déformation de sensiblerie philosophique envers la vie humaine nous fera payer le prix réel de multiples vies et du sang de nos fils ».
Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour contester sinon la légitimité, du moins l’ampleur de l’actuelle opération militaire, l’administration étasunienne demande à Israël de ne pas se soumettre aux pressions de ceux qui œuvrent à un cessez-le-feu.
L’analyste politique et militaire chevronné Zeey Shiff résume ainsi la nature de la visite de la Secrétaire d’Etat américaine à Jérusalem ce dernier week-end (Haaretz, 27 juillet) :
"C’est la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice qui est la figure dirigeante de la stratégie visant à changer la situation au Liban et non le MP Olmert ou le ministre de la défense Peretz. Elle est celle qui a réussi jusqu’alors à tenir tête aux pressions internationales en faveur d’un cessez-le-feu [...]. Pour réussir, elle a besoin d’atouts militaires que, malheureusement, Israël n’a pas encore été à même de délivrer. Excluant la punition par le feu du Hezbollah et du Liban les atouts militaires israéliens ont été limités jusqu’à ce jour, à la conquête de deux villages libanais prêts de la frontière. Si Israël n’améliore pas ses atouts militaires de combat, nous en ressentirons les effets dans la situation politique... "
Tôt ou tard, cependant, l’administration étasunienne devra accepter une solution politique, plus ou moins basée sur les orientations générales établies à la réunion de Rome. Jusqu’au prochain cycle de cette guerre préventive sans fin, Israël continuera à jouer son rôle comme avant-garde armée du soit disant monde civilisé.
Ce que la population israélienne ne comprend pas, ce sont les implications dramatiques de cette politique pour l’existence même d’Israël comme Etat au cœur des mondes arabe et musulman. Par sa brutalité sans limite, sa rhétorique et stratégie de « clash des civilisations », l’Etat d’Israël démontre aux peuples de cette région qu’il est et veut rester un corps étranger et hostile dans le Moyen Orient - rien de plus qu’une extension armée de la croisade anti-musulmane des Etats-Unis au 21è siècle. Tout le monde sait ce qu’il advint des Croisés, il y a dix siècles.
La haine est immense que génère le bombardement de Beyrouth, la destruction des infrastructures libanaises, les centaines de morts civiles, les centaines de milliers de réfugiés et la stratégie de la terre brûlée au Sud ; et elle se déploie dans tout le monde musulman. Elle pourrait rapidement contaminer aussi les communautés musulmanes des pays du Nord. Et surtout, par différence avec des crises antérieures apparemment similaires telles que l’invasion du Liban en 1982, cette haine est enracinée dans le discours menaçant du « clash des civilisations » global et l’ethnicisation du conflit, la rendant extrêmement difficile à éradiquer une fois que la fumée de la bataille se sera évaporée et que les morts auront tous été enterrés.
Olmert, Petertz et Halutz sont les dirigeants les plus dangereux et irresponsables qu’Israël a jamais eus, jouant avec un feu qui pourrait incinérer notre existence nationale au Moyen-Orient. Ce n’est pas seulement le sort et la décence morale de l’actuelle société civile israélienne qui reposent sur les fragiles épaules du petit mouvement anti-guerre israélien, mais aussi l’avenir même de nos enfants dans cette région de la Terre.
« Nous refusons d’être ennemis ! » proclame un des slogans de nos manifestations. Jamais un tel slogan n’a été jusqu’alors aussi important, aussi urgent, aussi essentiel.
30 juillet 2006
[1] Haaretz, 28 juillet