Ayaan Hirsi Ali déchue de sa nationalité néerlandaise
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lorie
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Elle serait en passe de devenir FRANÇAISE ... et c'est très bien !!!
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
L'erreur d'Ayaan Hirsi Ali, par Dounia Bouzar
LE MONDE | 15.02.08 | 13h37 • Mis à jour le 15.02.08 | 13h37
yaan Hirsi Ali ne le fait certainement pas exprès, mais elle renforce le pouvoir des terroristes en présentant l'intégrisme comme le produit de l'islam. Que la France la protège est naturel, mais que la France l'écoute serait contre-productif pour la sécurité !
Accuser ou défendre l'islam n'est plus le thème du débat. L'urgence est de combattre ce processus d'extension externe et de purification interne - puisque les premières victimes sont musulmanes. Comment affaiblir l'intégrisme ? Là est la vraie question. En le présentant comme l'application littérale de l'islam, Ayann Hirsi Ali valide la définition de l'islam des intégristes et sacralise les propos de ces illuminés.
Cette position est grave de conséquences. D'abord, cela parasite le traitement du phénomène, puisque ceux qui respectent le sacro-saint principe de liberté du culte vont nier ce phénomène et vont accepter n'importe quoi pour ne pas avoir le sentiment de devenir "islamophobes". D'autre part, accuser l'islam d'être l'essence de l'intégrisme empêche de se pencher sur les procédés d'endoctrinement. Car le discours radical existe dans toutes les religions depuis la nuit des temps. Pourquoi celui qui utilise l'islam fait-il de plus en plus autorité ? Par quels procédés arrive-t-il à métamorphoser des êtres humains en véritables machines meurtrières n'importe où et n'importe quand ?
Lorsque Ayaan Hirsi Ali prétend que la critique de l'islam combattra l'intégrisme, elle se trompe encore. Les intégristes n'ont que faire des discussions théologiques. Ce qui les intéresse, c'est de faire dire à l'islam ce qu'ils ont envie qu'il dise. Si un autre moyen leur procurait de la toute-puissance et de l'extase, ils l'utiliseraient... Dieu ne les intéresse pas. Ce qu'ils veulent, c'est prendre la place de Dieu. Aucune réforme théologique ne les ralentira. Ce qui les caractérise, ce n'est pas la connaissance religieuse, mais le degré d'aliénation mentale qui règne au sein du groupe.
Il serait temps de se pencher sur les processus d'endoctrinement. Se contenter de détruire les têtes pensantes ou d'accuser l'islam ne permet pas d'étudier les interactions entre les leaders et tous ceux qui les écoutent. Pendant longtemps, les experts ont lié l'intégrisme à la perte d'espoir social. D'autres l'expliquaient par la chute des grandes idéologies de combat. Les événements internationaux - notamment les attentats de Londres en 2005 - montrent que certains jeunes terroristes étaient ingénieurs et médecins, complètement insérés dans le milieu où ils évoluaient. La question de la perte d'espoir social, même si elle fait partie des causes, n'explique pas tout.
Le discours intégriste repose sur sa capacité à mobiliser un mouvement de masse dans un projet de régénération, d'unification et de purification. Le discours fait autorité en promettant au peuple de le transformer et de changer le sens de l'Histoire, en l'arrachant à la décadence et au déclin.
Le premier objectif du prédicateur consiste à subordonner l'individu à la communauté autour de la suprématie de l'identité religieuse. Afin de créer l'unité totale entre ses membres, l'individu ne doit plus avoir de droits en dehors des intérêts de la communauté. Il faut donc redessiner les frontières entre la sphère privée et la sphère publique, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de la première. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de l'individu. Il s'agit d'exacerber les différences avec les "autres", c'est-à-dire tous ceux qui n'adhèrent pas à la secte. Et d'exagérer les ressemblances entre "adeptes", jusqu'à provoquer l'amalgame. Parce qu'à l'intérieur du groupe, les uns ne doivent pas se distinguer des autres. Le jeune doit perdre ses contours identitaires, avoir le sentiment de percevoir exactement les mêmes émotions que ses "frères", d'être absolument le "même". Toute différence doit être anéantie ! Toutes les idéologies de ruptures reposent sur des exaltations de groupe. La fusion naît de l'illusion des adeptes d'avoir les mêmes émotions... Pour cela, il faut une seule grille de lecture du monde, ce qui optimise la communication interne puisque chacun est relié à un même mode de référence.
Les propos d'Ayaan Hirsi Ali nourrissent ce processus. Définir les "musulmans" comme une entité homogène revient à se placer sur les mêmes postulats que les discours terroristes en réduisant des individus à leur "dimension musulmane". Au contraire, les discours médiatiques et politiques doivent s'appliquer à valoriser l'hétérogénéité des parcours et des positionnements des individus à référence musulmane, les considérant ainsi comme sujets porteurs d'une histoire spécifique. La modernité consiste justement à désacraliser les propos des prédicateurs en rappelant que les interprétations religieuses sont toujours de simples compréhensions humaines. C'est ainsi que l'on pourra brouiller le système de communication des radicaux, en utilisant des registres d'expression différents.
Pour affaiblir les intégristes, la seule solution consiste à leur ôter leur justification : l'islam ! Autrement dit, il y a urgence à définir les critères qui distinguent l'intégrisme de l'islam, afin de le prendre pour ce qu'il est : un vulgaire terrorisme à éradiquer sans état d'âme.
Qu'est-ce qui est de l'ordre de la liberté de conscience et de culte (garantie, n'en déplaise à certains, par la Constitution et la loi de 1905) et qu'est-ce qui révèle un dysfonctionnement et du radicalisme ? Les repères sont clairs pour les autres religions, mais pas pour l'islam. En se trompant de diagnostic, les autorités politiques ou institutionnelles ne pourront pas être efficaces. Que cela débouche sur du laxisme ou de la diabolisation, l'amalgame avantage toujours les intégristes.
--------------------------------------------------------------------------------
Dounia Bouzar, anthropologue du fait religieux, est une ancienne personnalité qualifiée du Conseil français du culte musulman.
Article paru dans l'édition du 16.02.08
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_elem ... 872,0.html
LE MONDE | 15.02.08 | 13h37 • Mis à jour le 15.02.08 | 13h37
yaan Hirsi Ali ne le fait certainement pas exprès, mais elle renforce le pouvoir des terroristes en présentant l'intégrisme comme le produit de l'islam. Que la France la protège est naturel, mais que la France l'écoute serait contre-productif pour la sécurité !
Accuser ou défendre l'islam n'est plus le thème du débat. L'urgence est de combattre ce processus d'extension externe et de purification interne - puisque les premières victimes sont musulmanes. Comment affaiblir l'intégrisme ? Là est la vraie question. En le présentant comme l'application littérale de l'islam, Ayann Hirsi Ali valide la définition de l'islam des intégristes et sacralise les propos de ces illuminés.
Cette position est grave de conséquences. D'abord, cela parasite le traitement du phénomène, puisque ceux qui respectent le sacro-saint principe de liberté du culte vont nier ce phénomène et vont accepter n'importe quoi pour ne pas avoir le sentiment de devenir "islamophobes". D'autre part, accuser l'islam d'être l'essence de l'intégrisme empêche de se pencher sur les procédés d'endoctrinement. Car le discours radical existe dans toutes les religions depuis la nuit des temps. Pourquoi celui qui utilise l'islam fait-il de plus en plus autorité ? Par quels procédés arrive-t-il à métamorphoser des êtres humains en véritables machines meurtrières n'importe où et n'importe quand ?
Lorsque Ayaan Hirsi Ali prétend que la critique de l'islam combattra l'intégrisme, elle se trompe encore. Les intégristes n'ont que faire des discussions théologiques. Ce qui les intéresse, c'est de faire dire à l'islam ce qu'ils ont envie qu'il dise. Si un autre moyen leur procurait de la toute-puissance et de l'extase, ils l'utiliseraient... Dieu ne les intéresse pas. Ce qu'ils veulent, c'est prendre la place de Dieu. Aucune réforme théologique ne les ralentira. Ce qui les caractérise, ce n'est pas la connaissance religieuse, mais le degré d'aliénation mentale qui règne au sein du groupe.
Il serait temps de se pencher sur les processus d'endoctrinement. Se contenter de détruire les têtes pensantes ou d'accuser l'islam ne permet pas d'étudier les interactions entre les leaders et tous ceux qui les écoutent. Pendant longtemps, les experts ont lié l'intégrisme à la perte d'espoir social. D'autres l'expliquaient par la chute des grandes idéologies de combat. Les événements internationaux - notamment les attentats de Londres en 2005 - montrent que certains jeunes terroristes étaient ingénieurs et médecins, complètement insérés dans le milieu où ils évoluaient. La question de la perte d'espoir social, même si elle fait partie des causes, n'explique pas tout.
Le discours intégriste repose sur sa capacité à mobiliser un mouvement de masse dans un projet de régénération, d'unification et de purification. Le discours fait autorité en promettant au peuple de le transformer et de changer le sens de l'Histoire, en l'arrachant à la décadence et au déclin.
Le premier objectif du prédicateur consiste à subordonner l'individu à la communauté autour de la suprématie de l'identité religieuse. Afin de créer l'unité totale entre ses membres, l'individu ne doit plus avoir de droits en dehors des intérêts de la communauté. Il faut donc redessiner les frontières entre la sphère privée et la sphère publique, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de la première. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de l'individu. Il s'agit d'exacerber les différences avec les "autres", c'est-à-dire tous ceux qui n'adhèrent pas à la secte. Et d'exagérer les ressemblances entre "adeptes", jusqu'à provoquer l'amalgame. Parce qu'à l'intérieur du groupe, les uns ne doivent pas se distinguer des autres. Le jeune doit perdre ses contours identitaires, avoir le sentiment de percevoir exactement les mêmes émotions que ses "frères", d'être absolument le "même". Toute différence doit être anéantie ! Toutes les idéologies de ruptures reposent sur des exaltations de groupe. La fusion naît de l'illusion des adeptes d'avoir les mêmes émotions... Pour cela, il faut une seule grille de lecture du monde, ce qui optimise la communication interne puisque chacun est relié à un même mode de référence.
Les propos d'Ayaan Hirsi Ali nourrissent ce processus. Définir les "musulmans" comme une entité homogène revient à se placer sur les mêmes postulats que les discours terroristes en réduisant des individus à leur "dimension musulmane". Au contraire, les discours médiatiques et politiques doivent s'appliquer à valoriser l'hétérogénéité des parcours et des positionnements des individus à référence musulmane, les considérant ainsi comme sujets porteurs d'une histoire spécifique. La modernité consiste justement à désacraliser les propos des prédicateurs en rappelant que les interprétations religieuses sont toujours de simples compréhensions humaines. C'est ainsi que l'on pourra brouiller le système de communication des radicaux, en utilisant des registres d'expression différents.
Pour affaiblir les intégristes, la seule solution consiste à leur ôter leur justification : l'islam ! Autrement dit, il y a urgence à définir les critères qui distinguent l'intégrisme de l'islam, afin de le prendre pour ce qu'il est : un vulgaire terrorisme à éradiquer sans état d'âme.
Qu'est-ce qui est de l'ordre de la liberté de conscience et de culte (garantie, n'en déplaise à certains, par la Constitution et la loi de 1905) et qu'est-ce qui révèle un dysfonctionnement et du radicalisme ? Les repères sont clairs pour les autres religions, mais pas pour l'islam. En se trompant de diagnostic, les autorités politiques ou institutionnelles ne pourront pas être efficaces. Que cela débouche sur du laxisme ou de la diabolisation, l'amalgame avantage toujours les intégristes.
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Dounia Bouzar, anthropologue du fait religieux, est une ancienne personnalité qualifiée du Conseil français du culte musulman.
Article paru dans l'édition du 16.02.08
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_elem ... 872,0.html

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dexter
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
tres jolie blabla...
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mystic
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Re: Re : Ayaan Hirsi Ali ....
elle aurait du demander la nationalité israelienne étant donné l'immunité dont bénéficient les faussaires, les usurpateurs et les voleurs labas (voir l'affaire du sentier)Lorie a écrit :Elle serait en passe de devenir FRANÇAISE ... et c'est très bien !!!
Mon site internet : http://zad-almouslim.org/
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phil29
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Hmmm, force est de constater que eux au moins ont la délicatesse de ne pas asperger les femmes de leur entourage à l'essence ou à l'acide pour pouvoir en changer ou laver un prétendu crime "d'honneur". Ce genre de joyeuseté est le privilège des paradis islamiques entourant Israel.Mystic a écrit:
elle aurait du demander la nationalité israelienne étant donné l'immunité dont bénéficient les faussaires, les usurpateurs et les voleurs labas (voir l'affaire du sentier)
Nier que les violences faites aux femmes dans les sociétés musulmanes ne reposent pas sur la charia et le Coran relève soit de l'aveuglement, soit de la mauvaise foi la plus crasse...
Bonne journée.
Tout ce qu'il y a d'atroce, de nauséabond, de fétide en l'homme se trouve résumé en un mot:DIEU. Fernando Arrabal
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Oui, l'acide jeté aux visages des filles occidentalisées, ce n'est pas seulement au Pakistan ou en Afghanistan mais aussi en Afrique du Nord, en Egypte, en Arabie.
Les crimes 'honneur aussi. Mais aucun muslim n'ose en parler.
On fait semblaant de ne pas avoir de tels problèmes.
Les mariages forcés ont amené plusieurs filles à se suicider.
Les crimes 'honneur aussi. Mais aucun muslim n'ose en parler.
On fait semblaant de ne pas avoir de tels problèmes.
Les mariages forcés ont amené plusieurs filles à se suicider.

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torabora
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Oui tuer les femmes et les enfants est inscrit dans le coran comme devoir religieux, je me demande pourquoi ya encore des femmes qui embrasse l'Islam même en Europe , elles ont pas peur d'être tuées ?? ça fait 1400 ans vos semblables essayent de falsifier et mener la propagande, mais ça ne marche pas
!!! dialoguer c'est bien, mener la guerre sur la toile ne mène à rien ....
Yacoub, si t'es courageux , t'aurais participer aux guerres actuelles (en iraq par exmeple) ça te fera du bien de tuer des milliers de musulmans sans la moindre inquiétude, tu sera couvert par l'anonymat de l'oncle Bush
!!! En plus toi t'es pas croyant (Sauf aux Bibles des Sexologues
) donc tu vas au paradis direct
!!!!
à propos de la sexologie ??? T'as pas d'autres livres intéressants Cher Yacoub, Si je me permets de te considérer comme un grand amateur de ces œuvres magnifiques ????
a plus
Yacoub, si t'es courageux , t'aurais participer aux guerres actuelles (en iraq par exmeple) ça te fera du bien de tuer des milliers de musulmans sans la moindre inquiétude, tu sera couvert par l'anonymat de l'oncle Bush
à propos de la sexologie ??? T'as pas d'autres livres intéressants Cher Yacoub, Si je me permets de te considérer comme un grand amateur de ces œuvres magnifiques ????
a plus
- Georges
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Regarde taré bourré ce que font tes musulmans au Canada aux femmes.
Recrudescence des viols racistes commis par des musulmans
dimanche 30 décembre 2007, par Annie Lessard, Marc Lebuis
Alors que le Centre communautaire musulman de Montréal diffusait sur son site internet une message informant les musulmanes non voilées qu’elles s’exposent au viol [1] , et que la femme occidentale est une « prostituée non payée », les Européens et les Australiens observent une recrudescence du viol des femmes occidentales par des musulmans.
Les violeurs et des religieux expliquent que les femmes non voilées sont des « salopes » qui demandent à être violées.
En Australie, en Norvège, en Suède et dans d’autres pays occidentaux, il y a une recrudescence de crimes racistes ignorés par les autorités : les musulmans violent les femmes occidentales pour des raisons ethniques. Nous le savons, car les violeurs expliquent eux-mêmes leurs motivations. Lors de l’épidémie de viols collectifs à Sydney entre 1998 et 2002, un certain nombre d’adolescentes australiennes ont subi de nombreuses agressions sexuelles qualifiées d’ethniques par leurs auteurs.
Les jeunes victimes étaient traitées de « salopes » et de « porcs australiens », tout en étant pourchassées et agressées.
À la Cour suprême australienne, un violeur pakistanais a déclaré que ses victimes n’avaient aucun droit de refuser étant donné qu’elles ne portaient pas le foulard.
Plus tôt dans l’année, les Australiens ont été indignés par les propos du Sheik libanais Faiz Mohammed. Celui-ci a déclaré lors d’une conférence à Sydney que les victimes de viols l’avaient bien cherché, car en s’habillant de façon indécente, elles invitaient les hommes à les violer.
Quelques mois plus tôt, à Copenhague, le mufti et haut dignitaire islamique, Shahid Mehdi a suscité l’indignation quand, comme son homologue en Australie, il a expliqué que les femmes qui ne portaient pas le foulard islamique demandaient à être violées.
En 2004, le Telegraph de Londres rapportait que selon le Sheik Yusaf al-Qaradawi, les femmes violées habillées de façon indécente devaient être punies.
Il a ajouté : « pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite ». En Norvège et en Suède, le journaliste Fjordman parle d’une épidémie de viols.
(…)
Deux viols sur trois commis à Oslo sont le fait d’immigrés musulmans et 80% des victimes sont des femmes norvégiennes.
En Suède, selon Ali Dashti, « Les viols collectifs, habituellement commis par des hommes immigrés musulmans sur des filles suédoises de souche, sont devenus banals. Il y a quelques semaines, cinq Kurdes ont brutalement violé une Suédoise de 13 ans. »
En France, Samira Bellil est sortie de son silence - après avoir supporté des années des viols collectifs répétés dans des cités majoritairement habitées par des musulmans - et a écrit un livre, « Dans l’enfer des tournantes ». Décrivant comment le viol collectif est effréné dans les banlieues, elle a expliqué au Time que, « n’importe quelle fille du quartier qui fume, emploie du maquillage ou porte des vêtements attrayants est une putain.. »
(…)
Dans la plupart des procès français, les violeurs musulmans déclarent qu’ils ne croient pas qu’ils ont commis un crime. Et dans un parallèle effrayant avec les violeurs en Australie, ils disent que la victime doit se blâmer elle-même et l’accusent d’être une « salope » ou une « putain. »
(…)
Le traducteur suédois, Ali Dashti, a déclaré que lorsqu’une jeune femme de 22 ans s’est récemment fait violer par 3 hommes, ceux-ci ne lui ont dit qu’une seule chose : « pute ». Selon Dashti, des histoires semblables sont relatées chaque semaine dans les journaux suédois. Et le politiquement correct « prend grand soin de ne pas mentionner les origines ethniques des auteurs de ces crimes ».
(…)
Début 2005, les journaux norvégiens ont signalé qu’Oslo avait enregistré le nombre le plus élevé de cas de viols depuis 1 an. Cependant, Fjordman explique que les statistiques officielles ne contenaient aucune donnée concernant « la surreprésentation des immigrés parmi les auteurs de viols », et les médias demeurent étrangement silencieux.
Le professeur d’anthropologie d’Oslo, Unni Wikan, a dit que les femmes norvégiennes doivent prendre la responsabilité du fait que les hommes musulmans trouvent leur façon de s’habiller provocatrice. Et puisque ces hommes croient que les femmes sont responsables du viol, les femmes doivent s’adapter à la société multiculturelle !!!!
(...)
Le nombre de viols commis par des hommes musulmans contre des femmes dans la dernière décennie est tellement élevé qu’il ne peut pas être regardé autrement qu’un comportement culturellement implicite.
Il est manifestement renforcé et encouragé par des chefs religieux musulmans qui blâment les victimes et excusent les violeurs.
Recrudescence des viols racistes commis par des musulmans
dimanche 30 décembre 2007, par Annie Lessard, Marc Lebuis
Alors que le Centre communautaire musulman de Montréal diffusait sur son site internet une message informant les musulmanes non voilées qu’elles s’exposent au viol [1] , et que la femme occidentale est une « prostituée non payée », les Européens et les Australiens observent une recrudescence du viol des femmes occidentales par des musulmans.
Les violeurs et des religieux expliquent que les femmes non voilées sont des « salopes » qui demandent à être violées.
En Australie, en Norvège, en Suède et dans d’autres pays occidentaux, il y a une recrudescence de crimes racistes ignorés par les autorités : les musulmans violent les femmes occidentales pour des raisons ethniques. Nous le savons, car les violeurs expliquent eux-mêmes leurs motivations. Lors de l’épidémie de viols collectifs à Sydney entre 1998 et 2002, un certain nombre d’adolescentes australiennes ont subi de nombreuses agressions sexuelles qualifiées d’ethniques par leurs auteurs.
Les jeunes victimes étaient traitées de « salopes » et de « porcs australiens », tout en étant pourchassées et agressées.
À la Cour suprême australienne, un violeur pakistanais a déclaré que ses victimes n’avaient aucun droit de refuser étant donné qu’elles ne portaient pas le foulard.
Plus tôt dans l’année, les Australiens ont été indignés par les propos du Sheik libanais Faiz Mohammed. Celui-ci a déclaré lors d’une conférence à Sydney que les victimes de viols l’avaient bien cherché, car en s’habillant de façon indécente, elles invitaient les hommes à les violer.
Quelques mois plus tôt, à Copenhague, le mufti et haut dignitaire islamique, Shahid Mehdi a suscité l’indignation quand, comme son homologue en Australie, il a expliqué que les femmes qui ne portaient pas le foulard islamique demandaient à être violées.
En 2004, le Telegraph de Londres rapportait que selon le Sheik Yusaf al-Qaradawi, les femmes violées habillées de façon indécente devaient être punies.
Il a ajouté : « pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite ». En Norvège et en Suède, le journaliste Fjordman parle d’une épidémie de viols.
(…)
Deux viols sur trois commis à Oslo sont le fait d’immigrés musulmans et 80% des victimes sont des femmes norvégiennes.
En Suède, selon Ali Dashti, « Les viols collectifs, habituellement commis par des hommes immigrés musulmans sur des filles suédoises de souche, sont devenus banals. Il y a quelques semaines, cinq Kurdes ont brutalement violé une Suédoise de 13 ans. »
En France, Samira Bellil est sortie de son silence - après avoir supporté des années des viols collectifs répétés dans des cités majoritairement habitées par des musulmans - et a écrit un livre, « Dans l’enfer des tournantes ». Décrivant comment le viol collectif est effréné dans les banlieues, elle a expliqué au Time que, « n’importe quelle fille du quartier qui fume, emploie du maquillage ou porte des vêtements attrayants est une putain.. »
(…)
Dans la plupart des procès français, les violeurs musulmans déclarent qu’ils ne croient pas qu’ils ont commis un crime. Et dans un parallèle effrayant avec les violeurs en Australie, ils disent que la victime doit se blâmer elle-même et l’accusent d’être une « salope » ou une « putain. »
(…)
Le traducteur suédois, Ali Dashti, a déclaré que lorsqu’une jeune femme de 22 ans s’est récemment fait violer par 3 hommes, ceux-ci ne lui ont dit qu’une seule chose : « pute ». Selon Dashti, des histoires semblables sont relatées chaque semaine dans les journaux suédois. Et le politiquement correct « prend grand soin de ne pas mentionner les origines ethniques des auteurs de ces crimes ».
(…)
Début 2005, les journaux norvégiens ont signalé qu’Oslo avait enregistré le nombre le plus élevé de cas de viols depuis 1 an. Cependant, Fjordman explique que les statistiques officielles ne contenaient aucune donnée concernant « la surreprésentation des immigrés parmi les auteurs de viols », et les médias demeurent étrangement silencieux.
Le professeur d’anthropologie d’Oslo, Unni Wikan, a dit que les femmes norvégiennes doivent prendre la responsabilité du fait que les hommes musulmans trouvent leur façon de s’habiller provocatrice. Et puisque ces hommes croient que les femmes sont responsables du viol, les femmes doivent s’adapter à la société multiculturelle !!!!
(...)
Le nombre de viols commis par des hommes musulmans contre des femmes dans la dernière décennie est tellement élevé qu’il ne peut pas être regardé autrement qu’un comportement culturellement implicite.
Il est manifestement renforcé et encouragé par des chefs religieux musulmans qui blâment les victimes et excusent les violeurs.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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- Georges
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
L’affaire Ayaan Hirshi Ali
FRANCE - 17 février 2008 - par JEAN-MICHEL AUBRIET
Ses critiques à l’égard de l’islam ont suscité la polémique aux Pays-Bas. Aujourd’hui établie aux États-Unis, elle craint pour sa sécurité. En France, elle est une héroïne...
Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de faire de la France un lieu où « les femmes menacées à travers le monde trouvent refuge et protection ». Même si sa situation n’est pas aussi dramatique que celle des infirmières bulgares au temps de leur détention en Libye ni que celle d’Ingrid Betancourt, retenue en otage depuis six ans par les Farc dans la jungle colombienne, la jeune (39 ans) Ayaan Hirshi Ali, née en Somalie, naturalisée néerlandaise en 1992, élue au Parlement dix ans plus tard et aujourd’hui établie aux États-Unis - où elle travaille pour un think tank proche des néoconservateurs -, a bel et bien été menacée de mort, en 2004, par un islamiste rendu fou par ses critiques contre la religion du prophète, cette « culture rétrograde », dit-elle.
Le gouvernement néerlandais ayant cessé d’assurer sa protection dès lors qu’elle ne réside plus sur le territoire national et les Américains montrant peu d’empressement à prendre le relais, Hirshi Ali se tourne aujourd’hui vers le pays de Voltaire, où elle bénéficie de soutiens nombreux et actifs chez les intellectuels, et souhaite obtenir la nationalité française.
Un peu embarrassé - les critiques de Hirshi Ali sont très mal acceptées dans le monde musulman, bien au-delà des cercles intégristes -, le gouvernement français pourrait néanmoins se laisser convaincre. Le porte-parole de l’UMP est favorable à sa naturalisation « dans les plus brefs délais » ; Rama Yade, la secrétaire d’État aux Droits de l’homme, assure que « la France éternelle, celle de 1789, de Hugo et de De Gaulle, ?[l’]a entendue » ; et Fadela Amara, chargée de la Politique de la ville (et ancienne présidente de l’association Ni putes ni soumises), l’a reçue, le 11 février, à son secrétariat d’État. Son pays assurant la présidence de l’Union européenne à partir du 1er juillet, Sarkozy souhaite quant à lui favoriser la mise en place d’un fonds communautaire pour assurer la protection des personnes déplacées.
Raison pour laquelle Ayaan Hirshi Ali devait se rendre à Bruxelles, le 14 février, pour plaider sa cause auprès des eurodéputés.
Deux de nos collaborateurs prennent ici position sur cette question aussi sensible que sujette à polémiques. Il va de soi que les colonnes de Jeune Afrique sont largement ouvertes à d’autres sensibilités. Et que le débat est ouvert.
FRANCE - 17 février 2008 - par JEAN-MICHEL AUBRIET
Ses critiques à l’égard de l’islam ont suscité la polémique aux Pays-Bas. Aujourd’hui établie aux États-Unis, elle craint pour sa sécurité. En France, elle est une héroïne...
Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de faire de la France un lieu où « les femmes menacées à travers le monde trouvent refuge et protection ». Même si sa situation n’est pas aussi dramatique que celle des infirmières bulgares au temps de leur détention en Libye ni que celle d’Ingrid Betancourt, retenue en otage depuis six ans par les Farc dans la jungle colombienne, la jeune (39 ans) Ayaan Hirshi Ali, née en Somalie, naturalisée néerlandaise en 1992, élue au Parlement dix ans plus tard et aujourd’hui établie aux États-Unis - où elle travaille pour un think tank proche des néoconservateurs -, a bel et bien été menacée de mort, en 2004, par un islamiste rendu fou par ses critiques contre la religion du prophète, cette « culture rétrograde », dit-elle.
Le gouvernement néerlandais ayant cessé d’assurer sa protection dès lors qu’elle ne réside plus sur le territoire national et les Américains montrant peu d’empressement à prendre le relais, Hirshi Ali se tourne aujourd’hui vers le pays de Voltaire, où elle bénéficie de soutiens nombreux et actifs chez les intellectuels, et souhaite obtenir la nationalité française.
Un peu embarrassé - les critiques de Hirshi Ali sont très mal acceptées dans le monde musulman, bien au-delà des cercles intégristes -, le gouvernement français pourrait néanmoins se laisser convaincre. Le porte-parole de l’UMP est favorable à sa naturalisation « dans les plus brefs délais » ; Rama Yade, la secrétaire d’État aux Droits de l’homme, assure que « la France éternelle, celle de 1789, de Hugo et de De Gaulle, ?[l’]a entendue » ; et Fadela Amara, chargée de la Politique de la ville (et ancienne présidente de l’association Ni putes ni soumises), l’a reçue, le 11 février, à son secrétariat d’État. Son pays assurant la présidence de l’Union européenne à partir du 1er juillet, Sarkozy souhaite quant à lui favoriser la mise en place d’un fonds communautaire pour assurer la protection des personnes déplacées.
Raison pour laquelle Ayaan Hirshi Ali devait se rendre à Bruxelles, le 14 février, pour plaider sa cause auprès des eurodéputés.
Deux de nos collaborateurs prennent ici position sur cette question aussi sensible que sujette à polémiques. Il va de soi que les colonnes de Jeune Afrique sont largement ouvertes à d’autres sensibilités. Et que le débat est ouvert.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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torabora
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Re: Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Georges a écrit :Regarde taré bourré ce que font tes musulmans au Canada aux femmes.
Recrudescence des viols racistes commis par des musulmans
dimanche 30 décembre 2007, par Annie Lessard, Marc Lebuis
Alors que le Centre communautaire musulman de Montréal diffusait sur son site internet une message informant les musulmanes non voilées qu’elles s’exposent au viol [1] , et que la femme occidentale est une « prostituée non payée », les Européens et les Australiens observent une recrudescence du viol des femmes occidentales par des musulmans.
Les violeurs et des religieux expliquent que les femmes non voilées sont des « salopes » qui demandent à être violées.
En Australie, en Norvège, en Suède et dans d’autres pays occidentaux, il y a une recrudescence de crimes racistes ignorés par les autorités : les musulmans violent les femmes occidentales pour des raisons ethniques. Nous le savons, car les violeurs expliquent eux-mêmes leurs motivations. Lors de l’épidémie de viols collectifs à Sydney entre 1998 et 2002, un certain nombre d’adolescentes australiennes ont subi de nombreuses agressions sexuelles qualifiées d’ethniques par leurs auteurs.
Les jeunes victimes étaient traitées de « salopes » et de « porcs australiens », tout en étant pourchassées et agressées.
À la Cour suprême australienne, un violeur pakistanais a déclaré que ses victimes n’avaient aucun droit de refuser étant donné qu’elles ne portaient pas le foulard.
Plus tôt dans l’année, les Australiens ont été indignés par les propos du Sheik libanais Faiz Mohammed. Celui-ci a déclaré lors d’une conférence à Sydney que les victimes de viols l’avaient bien cherché, car en s’habillant de façon indécente, elles invitaient les hommes à les violer.
Quelques mois plus tôt, à Copenhague, le mufti et haut dignitaire islamique, Shahid Mehdi a suscité l’indignation quand, comme son homologue en Australie, il a expliqué que les femmes qui ne portaient pas le foulard islamique demandaient à être violées.
En 2004, le Telegraph de Londres rapportait que selon le Sheik Yusaf al-Qaradawi, les femmes violées habillées de façon indécente devaient être punies.
Il a ajouté : « pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite ». En Norvège et en Suède, le journaliste Fjordman parle d’une épidémie de viols.
(…)
Deux viols sur trois commis à Oslo sont le fait d’immigrés musulmans et 80% des victimes sont des femmes norvégiennes.
En Suède, selon Ali Dashti, « Les viols collectifs, habituellement commis par des hommes immigrés musulmans sur des filles suédoises de souche, sont devenus banals. Il y a quelques semaines, cinq Kurdes ont brutalement violé une Suédoise de 13 ans. »
En France, Samira Bellil est sortie de son silence - après avoir supporté des années des viols collectifs répétés dans des cités majoritairement habitées par des musulmans - et a écrit un livre, « Dans l’enfer des tournantes ». Décrivant comment le viol collectif est effréné dans les banlieues, elle a expliqué au Time que, « n’importe quelle fille du quartier qui fume, emploie du maquillage ou porte des vêtements attrayants est une putain.. »
(…)
Dans la plupart des procès français, les violeurs musulmans déclarent qu’ils ne croient pas qu’ils ont commis un crime. Et dans un parallèle effrayant avec les violeurs en Australie, ils disent que la victime doit se blâmer elle-même et l’accusent d’être une « salope » ou une « putain. »
(…)
Le traducteur suédois, Ali Dashti, a déclaré que lorsqu’une jeune femme de 22 ans s’est récemment fait violer par 3 hommes, ceux-ci ne lui ont dit qu’une seule chose : « pute ». Selon Dashti, des histoires semblables sont relatées chaque semaine dans les journaux suédois. Et le politiquement correct « prend grand soin de ne pas mentionner les origines ethniques des auteurs de ces crimes ».
(…)
Début 2005, les journaux norvégiens ont signalé qu’Oslo avait enregistré le nombre le plus élevé de cas de viols depuis 1 an. Cependant, Fjordman explique que les statistiques officielles ne contenaient aucune donnée concernant « la surreprésentation des immigrés parmi les auteurs de viols », et les médias demeurent étrangement silencieux.
Le professeur d’anthropologie d’Oslo, Unni Wikan, a dit que les femmes norvégiennes doivent prendre la responsabilité du fait que les hommes musulmans trouvent leur façon de s’habiller provocatrice. Et puisque ces hommes croient que les femmes sont responsables du viol, les femmes doivent s’adapter à la société multiculturelle !!!!
(...)
Le nombre de viols commis par des hommes musulmans contre des femmes dans la dernière décennie est tellement élevé qu’il ne peut pas être regardé autrement qu’un comportement culturellement implicite.
Il est manifestement renforcé et encouragé par des chefs religieux musulmans qui blâment les victimes et excusent les violeurs.
Georges ! arretes de nous pour des débiles ! donc arrêtes tes "copier coller" des site Sionistes et du FN !
Une simple recherche sur google et on trouve les origines de cette propagande :
voici l'origine de cet article : http://www.a7fr.com/Article/45611.htm
C'est un site d'Israël non?? donc si on vous accuse d'être sioniste ou militant du FN c'est pas pour rien ! l'auteur de l'article est Sharon Lapkin ! un sioniste du parti nationaliste en Israël !!!! vérifie toi même !
l'article est copier et modifié sur : http://www.carnetdeliens-abussexuels.ne ... 36841.html
également par un sioniste ici : http://www.bafweb.com/2007/12/27/recrud ... cidentaux/
si tu veux savoir d'où viens la personne "Annie Lessard" qui a fait le plagiat de l'article israélite voir ici : http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?auteur5
son site va te plaire
encore un site sioniste qui fait la propagande pour cet article : http://www.frontpagemag.com/
encore un site Nationaliste qui transmis cet article : http://feminanovo.hautetfort.com/archiv ... lmane.html
Encore un site des sympathisants du Front National qui transmis le message même si quelques membres du site antisémites ont du mal a adhérer aux idées sionistes, mais puisque l'ennemi est le même DONC PAS DE SOUCI
Aussi un un autre site : http://voxfnredekker.canalblog.com/arch ... index.html
..... etc ! la liste est longue des sites sionistes et de l'extrême droite en France et ailleurs
COMMENT GEORGES PEUT NIER ENCORE QU'ILS N'EST PAS SIONISTE OU MILITANT DU FRONT NATIONAL ?????????
Quand à moi, je ne change pas, je reste optimiste et je crois toujours au dialogue entre cultures et religions,Que la Paix soit sur vous
- Georges
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Non, tarré bourré, le site que je consulte est point de bascule, il observe comment des canadiens musulmans essayent d'islamiser le Quebec.
Il y a parmi les rédacteurs des ex-musulmans.
Que ces articles alimentent des sites israeliens ou d'extrême droite ce n'est pas mon affaire.
Même certaines pages d'islamla sont cités sur ceux-ci.
Il s'agit pour le monde libre de conserver ces droits chèrement acquis.
Tant pis pour le monde musulman s'il n'apprécie pas la liberté d'expression, la liberté des femmes et des hommes non-assujétis à un coran vieilli, cruel et violent.
Il y a parmi les rédacteurs des ex-musulmans.
Que ces articles alimentent des sites israeliens ou d'extrême droite ce n'est pas mon affaire.
Même certaines pages d'islamla sont cités sur ceux-ci.
Il s'agit pour le monde libre de conserver ces droits chèrement acquis.
Tant pis pour le monde musulman s'il n'apprécie pas la liberté d'expression, la liberté des femmes et des hommes non-assujétis à un coran vieilli, cruel et violent.
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Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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Re : Ayaan Hirsi Ali ....
Ayaan Hirsi Ali, ma soeur
.
Pour Chahdortt Djavann, écrivain*, «des femmes comme Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, moi et bien d'autres, mesurons et apprécions la valeur de la laïcité encore plus que ceux qui en ont bénéficié dès leur naissance».
Ayaan Hirsi Ali fut une des premières femmes d'origine musulmane, sinon la première, qui a défendu ma position sur le voile islamique en 2003. Je fus pour ma part une des premières femmes d'origine musulmane à la défendre sans aucune réserve après l'assassinat de Theo Van Gogh. Elle est pour moi une âme sour, une compagne intellectuelle. C'est normal, nous sommes toutes les deux d'origine musulmane et toutes les deux nous défendons le droit de critiquer l'islam et ses dogmes. Nous sommes, aux yeux des musulmans croyants, des apostats. À plusieurs reprises, lorsque la possibilité m'en a été donnée, j'ai dit clairement et publiquement ce que je pensais des menaces des extrémistes musulmans, aussi bien lors de la loi contre les signes religieux à l'école que dans l'affaire des caricatures de Mahomet ou des fatwas prononcées contre des individus d'origine musulmane ou non. Je pense que nous sommes face à une épreuve importante. Il relève de la responsabilité de la France de se mettre en avant et de pousser l'Union européenne à défendre et à protéger Ayaan Hirsi Ali.
Je propose que l'Union européenne reconnaisse la fatwa (incitation au meurtre) comme un acte criminel et engage des poursuites internationales contre ceux qui décrètent des fatwas. Le droit de critiquer les religions et leurs dogmes est un droit essentiel, indispensable à l'existence de la démocratie. Des femmes comme Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, moi et bien d'autres mesurons et apprécions la valeur de la laïcité encore plus que ceux qui en ont bénéficié dès leur naissance. La défense d'Ayaan Hirsi Ali est l'affaire des démocraties européennes, mais elle est avant tout l'affaire des intellectuels d'origine musulmane, hommes ou femmes, qui, comme elle, ont eu l'audace, au risque de leur vie, de critiquer l'islam et ses dogmes. Sa sécurité est leur sécurité.
N'oublions pas que le premier à lancer une fatwa contre Salman Rushdie fut Khomeyni, le guide de la révolution iranienne, préalablement accueilli et protégé par la France. Du fait de cette erreur historique et politique, la France a une responsabilité particulière : elle a le devoir de défendre et de protéger les victimes des fatwas. Il appartient à la France de prouver que, au-delà du clivage politique gauche-droite, elle reste la patrie des droits de l'homme.
* Auteur de À mon corps défendant, l'Occident (Flammarion) et de Bas les voiles (Gallimard).
.
Pour Chahdortt Djavann, écrivain*, «des femmes comme Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, moi et bien d'autres, mesurons et apprécions la valeur de la laïcité encore plus que ceux qui en ont bénéficié dès leur naissance».
Ayaan Hirsi Ali fut une des premières femmes d'origine musulmane, sinon la première, qui a défendu ma position sur le voile islamique en 2003. Je fus pour ma part une des premières femmes d'origine musulmane à la défendre sans aucune réserve après l'assassinat de Theo Van Gogh. Elle est pour moi une âme sour, une compagne intellectuelle. C'est normal, nous sommes toutes les deux d'origine musulmane et toutes les deux nous défendons le droit de critiquer l'islam et ses dogmes. Nous sommes, aux yeux des musulmans croyants, des apostats. À plusieurs reprises, lorsque la possibilité m'en a été donnée, j'ai dit clairement et publiquement ce que je pensais des menaces des extrémistes musulmans, aussi bien lors de la loi contre les signes religieux à l'école que dans l'affaire des caricatures de Mahomet ou des fatwas prononcées contre des individus d'origine musulmane ou non. Je pense que nous sommes face à une épreuve importante. Il relève de la responsabilité de la France de se mettre en avant et de pousser l'Union européenne à défendre et à protéger Ayaan Hirsi Ali.
Je propose que l'Union européenne reconnaisse la fatwa (incitation au meurtre) comme un acte criminel et engage des poursuites internationales contre ceux qui décrètent des fatwas. Le droit de critiquer les religions et leurs dogmes est un droit essentiel, indispensable à l'existence de la démocratie. Des femmes comme Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, moi et bien d'autres mesurons et apprécions la valeur de la laïcité encore plus que ceux qui en ont bénéficié dès leur naissance. La défense d'Ayaan Hirsi Ali est l'affaire des démocraties européennes, mais elle est avant tout l'affaire des intellectuels d'origine musulmane, hommes ou femmes, qui, comme elle, ont eu l'audace, au risque de leur vie, de critiquer l'islam et ses dogmes. Sa sécurité est leur sécurité.
N'oublions pas que le premier à lancer une fatwa contre Salman Rushdie fut Khomeyni, le guide de la révolution iranienne, préalablement accueilli et protégé par la France. Du fait de cette erreur historique et politique, la France a une responsabilité particulière : elle a le devoir de défendre et de protéger les victimes des fatwas. Il appartient à la France de prouver que, au-delà du clivage politique gauche-droite, elle reste la patrie des droits de l'homme.
* Auteur de À mon corps défendant, l'Occident (Flammarion) et de Bas les voiles (Gallimard).

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Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.
http://www.ripostelaique.com/Soutenir-A ... ma-et.html
EGALITE HOMMES-FEMMES
Soutenir Ayaan et Taslima, et condamner Wilders et Redeker : le subtil machisme de la bien-pensance
mardi 27 mai 2008, par Radu Stoenescu
Le prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes », créé cette année à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur du Deuxième sexe, a été décerné conjointement à Ayaan Hirsi Ali et à Taslima Nasreen, au mois de janvier. Pour cause d’exil et de menaces terroristes de la part des sensibles partisans de la religion d’amour de tolérance et de paix, les lauréates n’ont pu le recevoir qu’en ordre dispersé. Lors du passage d’Ayaan Hirsi Ali à Paris, au mois de février, toute la gauche soi-disant progressiste s’était donné rendez-vous dans le temple de la pensée unique, à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Ce fut une piètre tentative de récupération d’Ayaan Hirsi Ali, qui avorta honteusement, quand Ayaan déclara sans ciller que l’islam n’était pas compatible avec la démocratie, pour soutenir ensuite sans réserve l’affreux Geert Wilders.
Aussi lors du passage à Paris de Taslima Nasreen, la semaine dernière, les tartuffe maladroits qui avaient célébré Ayaan ont joué profil bas, et ont soigneusement évité de trop fêter l’événement, de peur de froisser l’insensibilité religieuse des superstitieux adulateurs du polygame Mahomet. Alors qu’Ayaan Hirsi Ali avait été invitée à Duel sur la Trois, et dans l’émission On n’est pas couché, Taslima Nasreen ne fut audible que sur les ondes radio, et sur… France 24 ! (1)
C’était M. Sarkozy qui devait initialement remettre le prix à Taslima Nasreen (2), puis ce fut finalement Rama Yade qui s’y est collée. Le chanoine a évité le ridicule à temps, car cela aurait fait tache de remettre ce prix après avoir déclaré le 13 février, lors du dîner du CRIF : « il n’y a pas une ligne du Coran, restituée dans son contexte et dans la plénitude de sa signification, qui puisse s’accommoder des massacres commis en Europe au cours du XXème siècle au nom du totalitarisme et d’un monde sans Dieu. » (3)
« Il n’y a rien à garder du Coran »
Il aurait fallu serrer sans rougir la main à une femme qui condamne sans ambiguïté l’islam et le Coran dans son ensemble, et la récompenser pour ces propos : « A 14 ans, je suis tombée sur un Coran traduit en bengali, et j’ai comparé plus de 12 traductions bengalies différentes… A ma grande surprise, j’ai compris que c’était bien Allah qui déclarait les femmes inférieures, qui prônait la polygamie, le divorce uniquement pour les hommes, le droit de battre leurs épouses, l’interdiction faite aux femmes de porter témoignage en justice, l’inégalité en matière d’héritage, le port du voile… Oui, Allah permettait tout cela. J’ai compris que la condition des femmes musulmanes n’était donc pas un problème spécifique à la société bengalie, mais bien le fait de la loi d’Allah, une loi terrifiante, ou plus précisément de la loi que Mahomet avait faite au nom d’Allah… »
Ou encore « Si c’est insulter l’islam que d’affirmer que le Coran est un texte oppressif, alors je peux insulter l’islam. Ce qui compte pour moi, c’est l’être humain, et non le texte. L’islam n’est pas une personne avec un cœur et des sentiments. Ce n’est qu’une création humaine qui date de très longtemps. Je pense réellement que l’islam est une torture contre les femmes, une torture que nous devons combattre. » et encore « L’islam considère la femme uniquement comme un objet sexuel, un objet sale comme de la merde, car le Coran dit textuellement : « Ô vous qui croyez, si vous êtes malade ou en voyage, si vous avez été en contact avec vos excréments ou que vous ayez touché une femme et que vous n’ayez pas d’eau, recourez à du sable [avant de prier] (4.43). » Il dit aussi : « Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Venez-y comme vous voulez. » Donc, quand les hommes veulent et comme ils veulent ! Que la femme veuille ou non, la question n’est jamais posée ! Les hadith précisent que deux catégories de prières n’atteignent jamais les cieux : celles de l’esclave en fuite et celles de la femme qui se refuse la nuit à son mari… »
Sur le voile : « Il faut savoir que le voile existe uniquement parce que Mahomet était très jaloux de ses amis qui venaient lui rendre visite et regardaient Aïcha, sa femme. Il ne pouvait tolérer cela. C’est alors qu’il dit avoir reçu une révélation d’Allah lui disant que les femmes devaient se couvrir face au regard des hommes. Il imposa donc le voile à Aïcha, et par extension à toutes les femmes. Réalisez aussi que Mahomet a pris Aïcha pour femme quand elle avait 6 ans ! Ce qui est, bien sûr, un abus d’enfant. Oui, je pourrais qualifier Mahomet d’abuseur d’enfant. Et le voile est, pour moi, le signe de la plus profonde oppression. » (4)
Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen : les bonnes sauvagesLe risque était trop grand de s’afficher avec une femme qui ose ainsi « caricaturer » une religion, malgré les sermons des idiots utiles de l’islamisme sur la prétendue différence entre le fondamentalisme et l’islam majoritaire. Comment pourrait elle être soutenue par ceux qui considèrent, comme Fiammetta Venner que « Confondre islam et intégrisme musulman est non seulement moralement indéfendable mais stratégiquement problématique. » (5) ? Les subtils idéologues de la rue d’Ulm auraient été aussi embarrassés devant cette femme qui lutte en première ligne, que des généraux pantouflards devant le poilu de base.
L’hypocrisie des idiots utiles craque de toutes parts. Ne pas faire trop de publicité à l’écrivain bengali, c’est maintenir encore un peu l’illusion que l’on peut à la fois soutenir Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen, et condamner sans appel Robert Redeker et Geert Wilders. Les idiots utiles sont à présent paniqués, car ils ont compris leur erreur d’ avoir voulu encenser les deux femmes, tout en condamnant les deux hommes. Ils sont pris dans une contradiction flagrante, puisque ces quatre troublions disent la même chose : il n’y a rien à garder du Coran, et il n’y aucune différence entre l’islam et l’islamisme.
Défendre les deux écrivaines exotiques et lyncher l’homme politique néerlandais et le philosophe français, c’est en dernière analyse une double manifestation de mépris envers ces femmes. La gauche caviar tolère leurs propos excessifs sur l’islam comme autant de manifestations de leur féminitude et de leur « bravitude » sauvages, non policées par la civilisation. Mais elle condamne ces mêmes propos dans la bouche d’un Redeker ou d’un Wilders, parce qu’ils sont occidentaux et qu’ils devraient connaître les bonnes manières ! C’est Sègolène Royal elle-même qui a exprimé on ne peut plus clairement ce machisme : « Elle (Ayaan Hirsi Ali) a eu des propos excessifs et déplacés sur l’islam. (…) Mais, je pense que lorsque l’on a été mutilée dans son intimité, parce que c’est une femme qui a été excisée, quand on a été mariée d’une façon forcée, quand on a subi la répression pour ses opinions, on peut en effet être de temps en temps excessif. » (6)
Voilà le machisme dans toute sa gloire, sortant de la bouche d’une femme qui fait son beurre en prétendant représenter les femmes progressistes : ce que dit Ayaan Hirsi Ali, (et par extension Taslima Nasreen), ne doit pas être pris au sérieux, sa pensée est forcément irrationnelle, elle n’est qu’un symptôme de son corps, de son excision, de ses menstrues, de ses ovaires ! On ne doit pas y prêter sérieusement attention, une femme est parfois excessive parce que c’est une femme ! Voilà la pensée profonde de Ségolène Royal, chantre féminin du machisme le plus rétrograde, le plus islamique, qui considère aussi que les femmes ne sont pas douée de raison et qu’elles ne peuvent pas faire… de la politique !
La mystique sacrificielle de la bien-pensance
Célébrer Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen tout en condamnant farouchement Redeker et Wilders, c’est montrer qu’en vérité on n’a aucune considération pour ces femmes, qui disent la même chose que ces hommes. Elles servent juste à satisfaire le besoin d’exotisme des faux progressistes parisiens. Ce sont des bêtes de foire, dont on absout les propos excessifs, en se rappelant avec contrition leurs souffrances personnelles. Mais on n’absoudra pas Wilders et Redeker, tant qu’ils n’auront pas été excisés et persécutés. Tant qu’ils n’ont pas payé la dîme en chair et en sang à la chapelle de la bien-pensance parisienne, ils ne pourront pas se permettre de telles exagérations. Eux, ils devraient savoir se tenir, pas comme ces demi sauvages à peine sortis de la brousse, eux, ils sont bien de chez nous, ils n’ont aucune excuse pour leurs… blasphèmes !
Cette pensée qui se donne pour le comble de la rationalité et de la civilisation, est proprement sacrificielle et arriérée. La gauche philo-islamique est en plein fonctionnement mystique : elle n’écoute plus les arguments de l’autre, elle n’étudie plus les faits, mais exige littéralement que l’on paie avec le sang des mutilations génitales et avec les larmes de l’exil son droit à critiquer l’islam. Elle postule que l’on ne peut plus rien connaître d’une manière théorique, que l’on doit absolument faire l’expérience de l’islam dans sa chair, pour gagner le droit d’en parler. Et encore, il faut que l’islam se soit montré méchant, pour avoir le droit de se venger en l’insultant ! Tel est l’archaïsme sous-jacent de cette bien-pensance : elle ne tolère la critique qu’en tant que signe d’une vengeance particulière, car comme telle, elle n’a plus aucune signification universelle. Wilders et Redeker, n’ayant rien à venger, ne peuvent être que des méchants provocateurs ! La bien-pensance rejoint ainsi les fondamentaux de la pensée musulmane, car elle montre n’avoir d’autre morale que la loi du talion. Si toute critique doit être la manifestation d’une rancœur personnelle pour être socialement recevable, cela signifie que la raison est morte, que l’on n’a plus le droit d’être empathique envers autrui, et que le champ est libre pour le déchaînement de la violence des sensibilités insultées.
La stratégie des idiots utiles : l’aplaventrisme
En voilà pour la morale « défendable » des bien-pensants, mais quid de leur « stratégie » ? S’ils insistent tant sur cette distinction fallacieuse entre l’islam et l’islamisme, c’est parce qu’ils ne veulent pas prendre le taureau par les cornes. C’est au-dessus de leurs capacités intellectuelles que d’attaquer la religion d’un milliard d’individus. C’est trop difficile de s’en prendre à ce taureau-là. Alors ils dédoublent le taureau borné en un gentil agneau invisible – l’islam – parce qu’avalé par un loup sanguinaire – l’islamisme, une sorte de « chaperon vert » que l’on devrait délivrer du ventre de la bête immonde. Et ils crient, angoissés : « ne tirez pas sur le loup, il y a une gentille fille innocente à l’intérieur ! » La conséquence, c’est que le loup continue à dévorer les petites filles, impunément.
Cette « stratégie » nous mène, à mon avis, et de l’avis d’Ayaan Hirsi Ali, de Taslima Nasreen, d’Ibn Warraq, de Robert Spencer, de Salman Rushdie aussi, droit à la catastrophe. Ce n’est pas une stratégie, c’est une démission. Pour définir une stratégie, il faut commencer par le fait de prendre au sérieux son adversaire, or les bobos effarouchés ne veulent absolument pas prendre au sérieux les déclarations des responsables musulmans d’Iran et d’Arabie Saoudite quand ils déclarent avec la plus grande honnêteté qu’ils souhaitent imposer la charia en Europe. Sous-estimer son adversaire et méconnaître ses intentions, c’est faire preuve de la vanité la plus coupable dans un conflit.
La « stratégie habile » des idiots utiles n’est que la piteuse justification de leur lâcheté. Ils ont oublié que lorsque Rabelais a publié le premier roman moderne, il a déclaré la guerre à toute la chrétienté obscurantiste, que lorsque Voltaire a attaqué le fanatisme, c’était un homme seul contre tous. Il n’est pas plus fou aujourd’hui de condamner l’islam tout court que d’écrire Gargantua il y a cinq cents ans. Le nombre d’adhérents à une secte ne garantit en rien la vérité des enseignements du gourou. Devant l’obscurantisme, la seule stratégie qui ait jamais valu, c’est la dénonciation sans concessions, la ridiculisation des insensibilités religieuses et la mise en évidence de l’hypocrisie morale des croyants superstitieux. Il n’y a pas de voix médiane, car il ne peut pas y avoir de compromis entre le dogmatisme autoritaire et le jugement raisonnable, entre le préjugé religieux et la rationalité. Même s’il y avait une petite fille à l’intérieur du loup, il faudrait d’abord terrasser le loup pour délivrer la petite fille.
« A celles qui ne se battent pas pour faire cesser l’oppression de ce système patriarcal et religieux », qui, comme Fiammetta Venner, trouvent « moralement indéfendable » de « confondre islam et intégrisme musulman », Taslima Nasreen dit : « honte à vous ! » (7)
www.philo-conseil.fr
(1) http://www.dailymotion.com/relevance/se ... rison_news
(2) http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine ... -fatwa.php
(3) http://www.elysee.fr/documents/index.php ?mode=view&lang=fr&cat_id=7&press_id=1043
(4) L’Express du 10 avril 2003, http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 96304.html
(5) Fiametta Venner s’en prenait dans cet article à Robert Redeker : http://www.prochoix.org/cgi/blog/2006/09/21/863
(6) Ségolène Royal, 12 février 2008, deux jours après la visite d’Ayaan Hirsi Ali à Paris, invitée de BFM RMC. (http://fr.youtube.com/watch ?v=bFMiMovvuR4 )
(7) L’Express du 10 avril 2003, http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 96304.html
EGALITE HOMMES-FEMMES
Soutenir Ayaan et Taslima, et condamner Wilders et Redeker : le subtil machisme de la bien-pensance
mardi 27 mai 2008, par Radu Stoenescu
Le prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes », créé cette année à l’occasion du centenaire de la naissance de l’auteur du Deuxième sexe, a été décerné conjointement à Ayaan Hirsi Ali et à Taslima Nasreen, au mois de janvier. Pour cause d’exil et de menaces terroristes de la part des sensibles partisans de la religion d’amour de tolérance et de paix, les lauréates n’ont pu le recevoir qu’en ordre dispersé. Lors du passage d’Ayaan Hirsi Ali à Paris, au mois de février, toute la gauche soi-disant progressiste s’était donné rendez-vous dans le temple de la pensée unique, à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Ce fut une piètre tentative de récupération d’Ayaan Hirsi Ali, qui avorta honteusement, quand Ayaan déclara sans ciller que l’islam n’était pas compatible avec la démocratie, pour soutenir ensuite sans réserve l’affreux Geert Wilders.
Aussi lors du passage à Paris de Taslima Nasreen, la semaine dernière, les tartuffe maladroits qui avaient célébré Ayaan ont joué profil bas, et ont soigneusement évité de trop fêter l’événement, de peur de froisser l’insensibilité religieuse des superstitieux adulateurs du polygame Mahomet. Alors qu’Ayaan Hirsi Ali avait été invitée à Duel sur la Trois, et dans l’émission On n’est pas couché, Taslima Nasreen ne fut audible que sur les ondes radio, et sur… France 24 ! (1)
C’était M. Sarkozy qui devait initialement remettre le prix à Taslima Nasreen (2), puis ce fut finalement Rama Yade qui s’y est collée. Le chanoine a évité le ridicule à temps, car cela aurait fait tache de remettre ce prix après avoir déclaré le 13 février, lors du dîner du CRIF : « il n’y a pas une ligne du Coran, restituée dans son contexte et dans la plénitude de sa signification, qui puisse s’accommoder des massacres commis en Europe au cours du XXème siècle au nom du totalitarisme et d’un monde sans Dieu. » (3)
« Il n’y a rien à garder du Coran »
Il aurait fallu serrer sans rougir la main à une femme qui condamne sans ambiguïté l’islam et le Coran dans son ensemble, et la récompenser pour ces propos : « A 14 ans, je suis tombée sur un Coran traduit en bengali, et j’ai comparé plus de 12 traductions bengalies différentes… A ma grande surprise, j’ai compris que c’était bien Allah qui déclarait les femmes inférieures, qui prônait la polygamie, le divorce uniquement pour les hommes, le droit de battre leurs épouses, l’interdiction faite aux femmes de porter témoignage en justice, l’inégalité en matière d’héritage, le port du voile… Oui, Allah permettait tout cela. J’ai compris que la condition des femmes musulmanes n’était donc pas un problème spécifique à la société bengalie, mais bien le fait de la loi d’Allah, une loi terrifiante, ou plus précisément de la loi que Mahomet avait faite au nom d’Allah… »
Ou encore « Si c’est insulter l’islam que d’affirmer que le Coran est un texte oppressif, alors je peux insulter l’islam. Ce qui compte pour moi, c’est l’être humain, et non le texte. L’islam n’est pas une personne avec un cœur et des sentiments. Ce n’est qu’une création humaine qui date de très longtemps. Je pense réellement que l’islam est une torture contre les femmes, une torture que nous devons combattre. » et encore « L’islam considère la femme uniquement comme un objet sexuel, un objet sale comme de la merde, car le Coran dit textuellement : « Ô vous qui croyez, si vous êtes malade ou en voyage, si vous avez été en contact avec vos excréments ou que vous ayez touché une femme et que vous n’ayez pas d’eau, recourez à du sable [avant de prier] (4.43). » Il dit aussi : « Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Venez-y comme vous voulez. » Donc, quand les hommes veulent et comme ils veulent ! Que la femme veuille ou non, la question n’est jamais posée ! Les hadith précisent que deux catégories de prières n’atteignent jamais les cieux : celles de l’esclave en fuite et celles de la femme qui se refuse la nuit à son mari… »
Sur le voile : « Il faut savoir que le voile existe uniquement parce que Mahomet était très jaloux de ses amis qui venaient lui rendre visite et regardaient Aïcha, sa femme. Il ne pouvait tolérer cela. C’est alors qu’il dit avoir reçu une révélation d’Allah lui disant que les femmes devaient se couvrir face au regard des hommes. Il imposa donc le voile à Aïcha, et par extension à toutes les femmes. Réalisez aussi que Mahomet a pris Aïcha pour femme quand elle avait 6 ans ! Ce qui est, bien sûr, un abus d’enfant. Oui, je pourrais qualifier Mahomet d’abuseur d’enfant. Et le voile est, pour moi, le signe de la plus profonde oppression. » (4)
Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen : les bonnes sauvagesLe risque était trop grand de s’afficher avec une femme qui ose ainsi « caricaturer » une religion, malgré les sermons des idiots utiles de l’islamisme sur la prétendue différence entre le fondamentalisme et l’islam majoritaire. Comment pourrait elle être soutenue par ceux qui considèrent, comme Fiammetta Venner que « Confondre islam et intégrisme musulman est non seulement moralement indéfendable mais stratégiquement problématique. » (5) ? Les subtils idéologues de la rue d’Ulm auraient été aussi embarrassés devant cette femme qui lutte en première ligne, que des généraux pantouflards devant le poilu de base.
L’hypocrisie des idiots utiles craque de toutes parts. Ne pas faire trop de publicité à l’écrivain bengali, c’est maintenir encore un peu l’illusion que l’on peut à la fois soutenir Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen, et condamner sans appel Robert Redeker et Geert Wilders. Les idiots utiles sont à présent paniqués, car ils ont compris leur erreur d’ avoir voulu encenser les deux femmes, tout en condamnant les deux hommes. Ils sont pris dans une contradiction flagrante, puisque ces quatre troublions disent la même chose : il n’y a rien à garder du Coran, et il n’y aucune différence entre l’islam et l’islamisme.
Défendre les deux écrivaines exotiques et lyncher l’homme politique néerlandais et le philosophe français, c’est en dernière analyse une double manifestation de mépris envers ces femmes. La gauche caviar tolère leurs propos excessifs sur l’islam comme autant de manifestations de leur féminitude et de leur « bravitude » sauvages, non policées par la civilisation. Mais elle condamne ces mêmes propos dans la bouche d’un Redeker ou d’un Wilders, parce qu’ils sont occidentaux et qu’ils devraient connaître les bonnes manières ! C’est Sègolène Royal elle-même qui a exprimé on ne peut plus clairement ce machisme : « Elle (Ayaan Hirsi Ali) a eu des propos excessifs et déplacés sur l’islam. (…) Mais, je pense que lorsque l’on a été mutilée dans son intimité, parce que c’est une femme qui a été excisée, quand on a été mariée d’une façon forcée, quand on a subi la répression pour ses opinions, on peut en effet être de temps en temps excessif. » (6)
Voilà le machisme dans toute sa gloire, sortant de la bouche d’une femme qui fait son beurre en prétendant représenter les femmes progressistes : ce que dit Ayaan Hirsi Ali, (et par extension Taslima Nasreen), ne doit pas être pris au sérieux, sa pensée est forcément irrationnelle, elle n’est qu’un symptôme de son corps, de son excision, de ses menstrues, de ses ovaires ! On ne doit pas y prêter sérieusement attention, une femme est parfois excessive parce que c’est une femme ! Voilà la pensée profonde de Ségolène Royal, chantre féminin du machisme le plus rétrograde, le plus islamique, qui considère aussi que les femmes ne sont pas douée de raison et qu’elles ne peuvent pas faire… de la politique !
La mystique sacrificielle de la bien-pensance
Célébrer Ayaan Hirsi Ali et Taslima Nasreen tout en condamnant farouchement Redeker et Wilders, c’est montrer qu’en vérité on n’a aucune considération pour ces femmes, qui disent la même chose que ces hommes. Elles servent juste à satisfaire le besoin d’exotisme des faux progressistes parisiens. Ce sont des bêtes de foire, dont on absout les propos excessifs, en se rappelant avec contrition leurs souffrances personnelles. Mais on n’absoudra pas Wilders et Redeker, tant qu’ils n’auront pas été excisés et persécutés. Tant qu’ils n’ont pas payé la dîme en chair et en sang à la chapelle de la bien-pensance parisienne, ils ne pourront pas se permettre de telles exagérations. Eux, ils devraient savoir se tenir, pas comme ces demi sauvages à peine sortis de la brousse, eux, ils sont bien de chez nous, ils n’ont aucune excuse pour leurs… blasphèmes !
Cette pensée qui se donne pour le comble de la rationalité et de la civilisation, est proprement sacrificielle et arriérée. La gauche philo-islamique est en plein fonctionnement mystique : elle n’écoute plus les arguments de l’autre, elle n’étudie plus les faits, mais exige littéralement que l’on paie avec le sang des mutilations génitales et avec les larmes de l’exil son droit à critiquer l’islam. Elle postule que l’on ne peut plus rien connaître d’une manière théorique, que l’on doit absolument faire l’expérience de l’islam dans sa chair, pour gagner le droit d’en parler. Et encore, il faut que l’islam se soit montré méchant, pour avoir le droit de se venger en l’insultant ! Tel est l’archaïsme sous-jacent de cette bien-pensance : elle ne tolère la critique qu’en tant que signe d’une vengeance particulière, car comme telle, elle n’a plus aucune signification universelle. Wilders et Redeker, n’ayant rien à venger, ne peuvent être que des méchants provocateurs ! La bien-pensance rejoint ainsi les fondamentaux de la pensée musulmane, car elle montre n’avoir d’autre morale que la loi du talion. Si toute critique doit être la manifestation d’une rancœur personnelle pour être socialement recevable, cela signifie que la raison est morte, que l’on n’a plus le droit d’être empathique envers autrui, et que le champ est libre pour le déchaînement de la violence des sensibilités insultées.
La stratégie des idiots utiles : l’aplaventrisme
En voilà pour la morale « défendable » des bien-pensants, mais quid de leur « stratégie » ? S’ils insistent tant sur cette distinction fallacieuse entre l’islam et l’islamisme, c’est parce qu’ils ne veulent pas prendre le taureau par les cornes. C’est au-dessus de leurs capacités intellectuelles que d’attaquer la religion d’un milliard d’individus. C’est trop difficile de s’en prendre à ce taureau-là. Alors ils dédoublent le taureau borné en un gentil agneau invisible – l’islam – parce qu’avalé par un loup sanguinaire – l’islamisme, une sorte de « chaperon vert » que l’on devrait délivrer du ventre de la bête immonde. Et ils crient, angoissés : « ne tirez pas sur le loup, il y a une gentille fille innocente à l’intérieur ! » La conséquence, c’est que le loup continue à dévorer les petites filles, impunément.
Cette « stratégie » nous mène, à mon avis, et de l’avis d’Ayaan Hirsi Ali, de Taslima Nasreen, d’Ibn Warraq, de Robert Spencer, de Salman Rushdie aussi, droit à la catastrophe. Ce n’est pas une stratégie, c’est une démission. Pour définir une stratégie, il faut commencer par le fait de prendre au sérieux son adversaire, or les bobos effarouchés ne veulent absolument pas prendre au sérieux les déclarations des responsables musulmans d’Iran et d’Arabie Saoudite quand ils déclarent avec la plus grande honnêteté qu’ils souhaitent imposer la charia en Europe. Sous-estimer son adversaire et méconnaître ses intentions, c’est faire preuve de la vanité la plus coupable dans un conflit.
La « stratégie habile » des idiots utiles n’est que la piteuse justification de leur lâcheté. Ils ont oublié que lorsque Rabelais a publié le premier roman moderne, il a déclaré la guerre à toute la chrétienté obscurantiste, que lorsque Voltaire a attaqué le fanatisme, c’était un homme seul contre tous. Il n’est pas plus fou aujourd’hui de condamner l’islam tout court que d’écrire Gargantua il y a cinq cents ans. Le nombre d’adhérents à une secte ne garantit en rien la vérité des enseignements du gourou. Devant l’obscurantisme, la seule stratégie qui ait jamais valu, c’est la dénonciation sans concessions, la ridiculisation des insensibilités religieuses et la mise en évidence de l’hypocrisie morale des croyants superstitieux. Il n’y a pas de voix médiane, car il ne peut pas y avoir de compromis entre le dogmatisme autoritaire et le jugement raisonnable, entre le préjugé religieux et la rationalité. Même s’il y avait une petite fille à l’intérieur du loup, il faudrait d’abord terrasser le loup pour délivrer la petite fille.
« A celles qui ne se battent pas pour faire cesser l’oppression de ce système patriarcal et religieux », qui, comme Fiammetta Venner, trouvent « moralement indéfendable » de « confondre islam et intégrisme musulman », Taslima Nasreen dit : « honte à vous ! » (7)
www.philo-conseil.fr
(1) http://www.dailymotion.com/relevance/se ... rison_news
(2) http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine ... -fatwa.php
(3) http://www.elysee.fr/documents/index.php ?mode=view&lang=fr&cat_id=7&press_id=1043
(4) L’Express du 10 avril 2003, http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 96304.html
(5) Fiametta Venner s’en prenait dans cet article à Robert Redeker : http://www.prochoix.org/cgi/blog/2006/09/21/863
(6) Ségolène Royal, 12 février 2008, deux jours après la visite d’Ayaan Hirsi Ali à Paris, invitée de BFM RMC. (http://fr.youtube.com/watch ?v=bFMiMovvuR4 )
(7) L’Express du 10 avril 2003, http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 96304.html
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Re : Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.
http://www.lexpress.fr/actualite/societ ... 96304.html
Taslima Nasreen : « Je me sens la responsabilité de dénoncer l'islam. »
Propos recueillis par Monique Atlan. L’Exspress, mis à jour le 08/04/2003 - publié le 10/04/2003
Ses mots sont directs, durs, éprouvants. Taslima Nasreen n'aime pas les fioritures. Menacée de mort par une fatwa lancée par les fondamentalistes de son pays, l'écrivain bangladaise, qui vit en exil depuis huit ans, dénonce la condition des femmes musulmanes, considérées comme des «êtres de seconde classe» dans les pays où la charia fait office de droit. Pour elle, ce n'est pas seulement le fondamentalisme qu'il faut incriminer, mais bien l'islam, le «vrai», et le Coran tout entier... On pourra trouver ces propos choquants, objecter que seule une certaine interprétation du Coran est responsable des souffrances infligées aux femmes... Mais une chose est avérée: ces souffrances sont bien réelles. Et on ne peut pas les ignorer
Elle vit désormais en exilée, dans une petite maison près de Stockholm, où trône en bonne place un buste de Voltaire. Née en 1962 dans une famille musulmane de Mymensingh, au Bangladesh, Taslima Nasreen a d'abord été gynécologue, avant de se consacrer définitivement à l'écriture, en tant que poète, romancière, essayiste, éditorialiste. Son premier roman, Lajja (La Honte), publié en 1994, lui a valu une condamnation à mort par une fatwa qui l'a obligée à quitter son pays. La parution, à Dacca, de Rafale de vent, deuxième tome de son autobiographie (à paraître en France fin 2003 aux éditions Philippe Rey), vient d'ajouter une nouvelle condamnation à la prison par contumace. Mais rien ne semble entamer sa tranquille et farouche détermination à lutter pour une prise de conscience des femmes dans les pays musulmans.
Pourquoi est-il important pour vous d'évoquer à nouveau la condition des femmes musulmanes ?
Partout dans le monde, les femmes sont opprimées par les religions, les coutumes, les traditions. Mais là où elles souffrent le plus de nos jours, c'est dans les pays islamiques. L'Occident a instauré la laïcité, la séparation des Eglises et de l'Etat, alors que dans la plupart des pays musulmans les femmes sont toujours sous le joug de sept cents ans de charia. Des millions de femmes endurent de terribles souffrances. Elles sont enfermées, brûlées, lapidées à mort... Venant d'une famille musulmane, je me sens la responsabilité de dénoncer l'islam, car les femmes qui y sont soumises n'ont ni les droits ni la liberté qu'elles devraient avoir. On leur a inculqué depuis des siècles qu'elles étaient des esclaves pour l'homme, qu'elles devaient suivre le système que les hommes ou Dieu ont créé. Sous la charia, les femmes sont considérées non pas comme des êtres humains, mais comme des objets sexuels, des êtres de seconde classe. Nous n'avons pas besoin de cette loi, il faut la combattre !
De quelle façon votre propre vie illustre-t-elle cette condition féminine? En êtes-vous un bon exemple ?
Je le suis. J'ai vécu dans une société dominée par les hommes. Toute mon enfance, j'ai beaucoup souffert, surtout parce que la tradition m'interdisait de sortir. Je devais rester à la maison, pour aider ma mère. Celle-ci n'était pas la seule à être opprimée. Toutes les femmes l'étaient: mes tantes, mes voisines... A l'époque, je ne voyais pas cela comme de l'oppression, mais comme le fruit de la tradition. Je ne comprenais pas que l'islam était l'outil du système patriarcal. Je vivais dans une société musulmane, dans une famille musulmane, et j'avais l'habitude de voir les femmes enveloppées dans leur burqa de la tête aux pieds, se faire battre par leur mari, qui pouvait être polygame ou qui divorçait quand il le voulait. Je pensais alors que, peut-être, ces hommes agissaient mal, que sûrement l'islam ne permettait pas de telles choses.
C'est en lisant le Coran que vous avez vu les choses différemment ?
Oui. C'est ma mère qui m'a enseigné le Coran. J'avais aussi un maître qui venait à la maison m'apprendre l'arabe pour que je puisse déchiffrer le texte, sans que je le comprenne vraiment. Souvent, les femmes ne savent pas ce que dit le Coran, car le texte est écrit en arabe, et dans beaucoup de pays non arabophones on déchiffre l'arabe sans comprendre le sens des versets... Mais, à 14 ans, je suis tombée sur un Coran traduit en bengali, et j'ai comparé plus de 12 traductions bengalies différentes... A ma grande surprise, j'ai compris que c'était bien Allah qui déclarait les femmes inférieures, qui prônait la polygamie, le divorce uniquement pour les hommes, le droit de battre leurs épouses, l'interdiction faite aux femmes de porter témoignage en justice, l'inégalité en matière d'héritage, le port du voile… Oui, Allah permettait tout cela. J'ai compris que la condition des femmes musulmanes n'était donc pas un problème spécifique à la société bengalie, mais bien le fait de la loi d'Allah, une loi terrifiante, ou plus précisément de la loi que Mahomet avait faite au nom d'Allah… Lorsque j'ai tenté de critiquer l'islam au nom des femmes et de la justice, les fondamentalistes sont devenus fous; ils n'ont pas accepté de débattre, ils n'ont pas argumenté, ils ont seulement voulu me faire taire et me tuer. Ils ont décrété une fatwa que le gouvernement a cautionnée au lieu de les sanctionner. Ce n'était pas illégal, puisque le Coran dit que l'incroyant doit être tué: Allah le permet. Pour sauver ma vie, j'ai été forcée de me cacher et de quitter mon pays, sachant que beaucoup de gens me soutenaient mais ne pouvaient le dire publiquement.
Est-ce vraiment le Coran qui est responsable, ou les fondamentalistes qui l'interprètent à leur manière ?
Beaucoup de musulmans modernes disent que les fondamentalistes ont tort, que ces derniers ne représentent pas le vrai islam, et que celui-ci n'a jamais prescrit d'assassiner les incroyants. C'est faux ! C'est bien l'islam, le vrai islam, l'authentique islam, qui prescrit de tuer les apostats et les incroyants. Cela est explicite dans le Coran. Le Coran dit même que l'on peut tuer les juifs et les chrétiens et que, si on se lie d'amitié avec eux, Allah promet l'enfer.
Ne serait-il pas plus juste de dire qu'on y trouve des versets contradictoires ?
Oui, mais c'est uniquement parce que, lorsque Mahomet n'avait pas le pouvoir, il recherchait des alliances politiques avec les non-musulmans. Il se voulait tolérant. Mais, dès qu'il eut le pouvoir, il changea radicalement et commença à parler de massacrer les non-musulmans... Si les fondamentalistes ont voulu me tuer, c'est parce qu'ils veulent vraiment appliquer le vrai islam. Ils sont l'islam authentique. Les musulmans qui souhaiteraient voir les femmes libérées sont en contradiction avec leur doctrine: Allah ne les aurait pas acceptés. Le Coran le dit clairement, et ce sont les paroles d'Allah lui-même: «Les hommes ont autorité sur les femmes du fait que Dieu a préféré certains d'entre vous à certains autres, et du fait que les hommes font dépense, sur leurs biens, en faveur de leurs femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes… celles dont vous craignez l'indocilité, avertissez-les! Reléguez-les dans les lieux où elles couchent! Frappez-les… (4.34).»
Que dit-il de la vie sexuelle des femmes ?
L'islam considère la femme uniquement comme un objet sexuel, un objet sale comme de la merde, car le Coran dit textuellement: «Ô vous qui croyez, si vous êtes malade ou en voyage, si vous avez été en contact avec vos excréments ou que vous ayez touché une femme et que vous n'ayez pas d'eau, recourez à du sable [avant de prier] (4.43).» Il dit aussi: «Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Venez-y comme vous voulez.» Donc, quand les hommes veulent et comme ils veulent! Que la femme veuille ou non, la question n'est jamais posée! Les hadith précisent que deux catégories de prières n'atteignent jamais les cieux: celles de l'esclave en fuite et celles de la femme qui se refuse la nuit à son mari...
Et le voile ?
Il faut savoir que le voile existe uniquement parce que Mahomet était très jaloux de ses amis qui venaient lui rendre visite et regardaient Aïcha, sa femme. Il ne pouvait tolérer cela. C'est alors qu'il dit avoir reçu une révélation d'Allah lui disant que les femmes devaient se couvrir face au regard des hommes. Il imposa donc le voile à Aïcha, et par extension à toutes les femmes. Réalisez aussi que Mahomet a pris Aïcha pour femme quand elle avait 6 ans! Ce qui est, bien sûr, un abus d'enfant. Oui, je pourrais qualifier Mahomet d'abuseur d'enfant. Et le voile est, pour moi, le signe de la plus profonde oppression.
Réalisez-vous que vos propos peuvent être considérés comme choquants, voire insultants, pour l'islam?
Si c'est insulter l'islam que d'affirmer que le Coran est un texte oppressif, alors je peux insulter l'islam. Ce qui compte pour moi, c'est l'être humain, et non le texte. L'islam n'est pas une personne avec un cœur et des sentiments. Ce n'est qu'une création humaine qui date de très longtemps. Je pense réellement que l'islam est une torture contre les femmes, une torture que nous devons combattre. Mon stylo est ma seule arme. Je ne me trouve pas spécialement radicale. Je dis seulement la vérité. Tout est écrit dans le Coran. C'est moi qui ai été choquée quand je l'ai lu pour la première fois, quand j'ai vu que des millions de gens croyaient encore à ce livre horrible. Comment est-ce possible si l'on croit aussi à l'humanisme ? Je pense que toute personne consciente serait choquée comme moi.
Vous n'avez pas peur de parler ainsi ?
Pourquoi aurais-je peur, puisque je dis la vérité? Même au Bangladesh, je parlais de cette manière, et je n'avais pas peur. Le Coran ne dit rien sur la réalité du monde, il ne permet pas la mise en œuvre des droits de l'homme, de la démocratie, de la liberté d'expression. Il est plein d'idées fausses sur l'Univers.
Plutôt que la cause de l'oppression, le Coran ne serait-il pas un prétexte dont les hommes se servent pour conserver leur pouvoir sur les femmes ?
C'est parce que le texte existe qu'ils peuvent s'en servir. Si ce texte n'était pas considéré comme provenant d'Allah, intangible pour tous les temps passés et à venir, alors le Coran ne serait pas important. En réalité, les fondamentalistes peuvent justifier leurs crimes du seul fait que ce texte est considéré comme saint.
Il n'y a donc rien à garder du Coran ?
Non, parce que maintenant nous connaissons la modernité et les droits de l'homme. J'ajoute que, pour moi, il n'y a pas de conflit entre l'Islam et l'Occident, entre la chrétienté et l'islam; il existe plutôt un conflit entre sécularisation et fondamentalisme, entre pensée logique et pensée irrationnelle, entre innovation et tradition, passé et présent, modernité et antimodernité, entre ceux qui valorisent la liberté et ceux qui ne la recherchent pas. Je défends les musulmans partout où ils sont opprimés, en Inde ou ailleurs quand ils sont en minorité. Je suis contre la violence. La violence n'est jamais une solution. Je sais que la plupart croient en l'islam d'abord par ignorance et parce que les politiciens se servent de la religion pour les maintenir dans l'ignorance. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une éducation éclairée. Il y a des siècles, des hommes ont créé l'islam. Le Coran peut être considéré comme un document historique. Je n'ai jamais dit qu'il fallait le détruire, pas plus qu'il ne faut détruire les hadith ! On doit le prendre comme un élément de notre histoire passée, mais ne pas chercher à l'appliquer de nos jours.
Vous ne pouvez pas nier une certaine évolution de la condition des femmes. On n'est quand même plus au temps du Prophète !
Bien sûr. Mais l'essentiel ne change pas. Un exemple : au Bangladesh, avant 1962, un homme qui voulait divorcer devait simplement prononcer trois fois le mot «divorce» pour l'obtenir. Depuis la réforme de la loi islamique, il lui suffit d'écrire une simple lettre à l'autorité locale, et le divorce est prononcé. Où est la différence ? Autre exemple : si un homme veut se marier une seconde fois, il doit demander la permission à sa première femme. En réalité, comme celle-ci continue à dépendre économiquement de son mari, elle n'a pas d'autre choix que d'accepter... De même, lapider une femme n'est plus légal au Bangladesh. Pourtant, cela arrive quotidiennement dans les villages, et les autorités laissent faire : les fondamentalistes répondent simplement qu'ils ne font que suivre la loi d'Allah. Pour moi, ces réformes n'ont aucun sens. Je veux une révolution.
Tout dépend des pays. Au Maghreb, par exemple, les jeunes femmes semblent plus libres que leurs mères.
Dans certains pays musulmans, il arrive que des femmes aient plus de liberté sexuelle, mais ce n'est pas grâce à l'islam. Si elles ont plus de liberté, c'est parce qu'elles l'ont prise ! Aucune société ne la leur a accordée. Il reste que la majorité des femmes musulmanes a toujours peur et ne peut rejeter le système si facilement.
Que souhaitez-vous dire à toutes ces femmes ?
Je voudrais leur faire comprendre qu'elles doivent lire le Coran avec un esprit clairvoyant pour y chercher une quelconque justice. Si elles ne la trouvent pas dans le texte (et elles ne la trouveront pas), elles devront cesser de suivre ces règles et commencer à se battre. A chacune de trouver la manière de le faire. La mienne, c'est l'écriture. Je veux simplement les encourager, leur dire que, si nous voulons être plus civilisés, nous ne pouvons plus suivre ces livres qui prescrivent l'inégalité. Je veux leur faire prendre conscience que, si elles n'entament pas leur propre libération, alors leurs filles souffriront, elles aussi. Peut-être que les femmes d'aujourd'hui ne verront pas l'avènement d'une société laïque de leur vivant, mais il est de leur devoir de la préparer pour les futures générations. A celles qui ne se battent pas pour faire cesser l'oppression de ce système patriarcal et religieux, je dis: honte à vous! Honte à vous de ne pas protester, honte à vous de conforter un tel système! C'est difficile, car il existe une sorte de conspiration qui maintient les femmes dispersées et isolées (dans de nombreux pays musulmans, elles n'ont pas même le droit d'entrer dans les mosquées) et il est difficile pour elles de se rassembler... Mais, dorénavant, les femmes doivent conquérir leur indépendance économique. Elles doivent se battre pour vivre dans la dignité, en êtres humains. Nous avons besoin maintenant d'une éducation laïque, nous avons besoin des Lumières.
Taslima Nasreen : « Je me sens la responsabilité de dénoncer l'islam. »
Propos recueillis par Monique Atlan. L’Exspress, mis à jour le 08/04/2003 - publié le 10/04/2003
Ses mots sont directs, durs, éprouvants. Taslima Nasreen n'aime pas les fioritures. Menacée de mort par une fatwa lancée par les fondamentalistes de son pays, l'écrivain bangladaise, qui vit en exil depuis huit ans, dénonce la condition des femmes musulmanes, considérées comme des «êtres de seconde classe» dans les pays où la charia fait office de droit. Pour elle, ce n'est pas seulement le fondamentalisme qu'il faut incriminer, mais bien l'islam, le «vrai», et le Coran tout entier... On pourra trouver ces propos choquants, objecter que seule une certaine interprétation du Coran est responsable des souffrances infligées aux femmes... Mais une chose est avérée: ces souffrances sont bien réelles. Et on ne peut pas les ignorer
Elle vit désormais en exilée, dans une petite maison près de Stockholm, où trône en bonne place un buste de Voltaire. Née en 1962 dans une famille musulmane de Mymensingh, au Bangladesh, Taslima Nasreen a d'abord été gynécologue, avant de se consacrer définitivement à l'écriture, en tant que poète, romancière, essayiste, éditorialiste. Son premier roman, Lajja (La Honte), publié en 1994, lui a valu une condamnation à mort par une fatwa qui l'a obligée à quitter son pays. La parution, à Dacca, de Rafale de vent, deuxième tome de son autobiographie (à paraître en France fin 2003 aux éditions Philippe Rey), vient d'ajouter une nouvelle condamnation à la prison par contumace. Mais rien ne semble entamer sa tranquille et farouche détermination à lutter pour une prise de conscience des femmes dans les pays musulmans.
Pourquoi est-il important pour vous d'évoquer à nouveau la condition des femmes musulmanes ?
Partout dans le monde, les femmes sont opprimées par les religions, les coutumes, les traditions. Mais là où elles souffrent le plus de nos jours, c'est dans les pays islamiques. L'Occident a instauré la laïcité, la séparation des Eglises et de l'Etat, alors que dans la plupart des pays musulmans les femmes sont toujours sous le joug de sept cents ans de charia. Des millions de femmes endurent de terribles souffrances. Elles sont enfermées, brûlées, lapidées à mort... Venant d'une famille musulmane, je me sens la responsabilité de dénoncer l'islam, car les femmes qui y sont soumises n'ont ni les droits ni la liberté qu'elles devraient avoir. On leur a inculqué depuis des siècles qu'elles étaient des esclaves pour l'homme, qu'elles devaient suivre le système que les hommes ou Dieu ont créé. Sous la charia, les femmes sont considérées non pas comme des êtres humains, mais comme des objets sexuels, des êtres de seconde classe. Nous n'avons pas besoin de cette loi, il faut la combattre !
De quelle façon votre propre vie illustre-t-elle cette condition féminine? En êtes-vous un bon exemple ?
Je le suis. J'ai vécu dans une société dominée par les hommes. Toute mon enfance, j'ai beaucoup souffert, surtout parce que la tradition m'interdisait de sortir. Je devais rester à la maison, pour aider ma mère. Celle-ci n'était pas la seule à être opprimée. Toutes les femmes l'étaient: mes tantes, mes voisines... A l'époque, je ne voyais pas cela comme de l'oppression, mais comme le fruit de la tradition. Je ne comprenais pas que l'islam était l'outil du système patriarcal. Je vivais dans une société musulmane, dans une famille musulmane, et j'avais l'habitude de voir les femmes enveloppées dans leur burqa de la tête aux pieds, se faire battre par leur mari, qui pouvait être polygame ou qui divorçait quand il le voulait. Je pensais alors que, peut-être, ces hommes agissaient mal, que sûrement l'islam ne permettait pas de telles choses.
C'est en lisant le Coran que vous avez vu les choses différemment ?
Oui. C'est ma mère qui m'a enseigné le Coran. J'avais aussi un maître qui venait à la maison m'apprendre l'arabe pour que je puisse déchiffrer le texte, sans que je le comprenne vraiment. Souvent, les femmes ne savent pas ce que dit le Coran, car le texte est écrit en arabe, et dans beaucoup de pays non arabophones on déchiffre l'arabe sans comprendre le sens des versets... Mais, à 14 ans, je suis tombée sur un Coran traduit en bengali, et j'ai comparé plus de 12 traductions bengalies différentes... A ma grande surprise, j'ai compris que c'était bien Allah qui déclarait les femmes inférieures, qui prônait la polygamie, le divorce uniquement pour les hommes, le droit de battre leurs épouses, l'interdiction faite aux femmes de porter témoignage en justice, l'inégalité en matière d'héritage, le port du voile… Oui, Allah permettait tout cela. J'ai compris que la condition des femmes musulmanes n'était donc pas un problème spécifique à la société bengalie, mais bien le fait de la loi d'Allah, une loi terrifiante, ou plus précisément de la loi que Mahomet avait faite au nom d'Allah… Lorsque j'ai tenté de critiquer l'islam au nom des femmes et de la justice, les fondamentalistes sont devenus fous; ils n'ont pas accepté de débattre, ils n'ont pas argumenté, ils ont seulement voulu me faire taire et me tuer. Ils ont décrété une fatwa que le gouvernement a cautionnée au lieu de les sanctionner. Ce n'était pas illégal, puisque le Coran dit que l'incroyant doit être tué: Allah le permet. Pour sauver ma vie, j'ai été forcée de me cacher et de quitter mon pays, sachant que beaucoup de gens me soutenaient mais ne pouvaient le dire publiquement.
Est-ce vraiment le Coran qui est responsable, ou les fondamentalistes qui l'interprètent à leur manière ?
Beaucoup de musulmans modernes disent que les fondamentalistes ont tort, que ces derniers ne représentent pas le vrai islam, et que celui-ci n'a jamais prescrit d'assassiner les incroyants. C'est faux ! C'est bien l'islam, le vrai islam, l'authentique islam, qui prescrit de tuer les apostats et les incroyants. Cela est explicite dans le Coran. Le Coran dit même que l'on peut tuer les juifs et les chrétiens et que, si on se lie d'amitié avec eux, Allah promet l'enfer.
Ne serait-il pas plus juste de dire qu'on y trouve des versets contradictoires ?
Oui, mais c'est uniquement parce que, lorsque Mahomet n'avait pas le pouvoir, il recherchait des alliances politiques avec les non-musulmans. Il se voulait tolérant. Mais, dès qu'il eut le pouvoir, il changea radicalement et commença à parler de massacrer les non-musulmans... Si les fondamentalistes ont voulu me tuer, c'est parce qu'ils veulent vraiment appliquer le vrai islam. Ils sont l'islam authentique. Les musulmans qui souhaiteraient voir les femmes libérées sont en contradiction avec leur doctrine: Allah ne les aurait pas acceptés. Le Coran le dit clairement, et ce sont les paroles d'Allah lui-même: «Les hommes ont autorité sur les femmes du fait que Dieu a préféré certains d'entre vous à certains autres, et du fait que les hommes font dépense, sur leurs biens, en faveur de leurs femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes… celles dont vous craignez l'indocilité, avertissez-les! Reléguez-les dans les lieux où elles couchent! Frappez-les… (4.34).»
Que dit-il de la vie sexuelle des femmes ?
L'islam considère la femme uniquement comme un objet sexuel, un objet sale comme de la merde, car le Coran dit textuellement: «Ô vous qui croyez, si vous êtes malade ou en voyage, si vous avez été en contact avec vos excréments ou que vous ayez touché une femme et que vous n'ayez pas d'eau, recourez à du sable [avant de prier] (4.43).» Il dit aussi: «Vos femmes sont un champ de labour pour vous. Venez-y comme vous voulez.» Donc, quand les hommes veulent et comme ils veulent! Que la femme veuille ou non, la question n'est jamais posée! Les hadith précisent que deux catégories de prières n'atteignent jamais les cieux: celles de l'esclave en fuite et celles de la femme qui se refuse la nuit à son mari...
Et le voile ?
Il faut savoir que le voile existe uniquement parce que Mahomet était très jaloux de ses amis qui venaient lui rendre visite et regardaient Aïcha, sa femme. Il ne pouvait tolérer cela. C'est alors qu'il dit avoir reçu une révélation d'Allah lui disant que les femmes devaient se couvrir face au regard des hommes. Il imposa donc le voile à Aïcha, et par extension à toutes les femmes. Réalisez aussi que Mahomet a pris Aïcha pour femme quand elle avait 6 ans! Ce qui est, bien sûr, un abus d'enfant. Oui, je pourrais qualifier Mahomet d'abuseur d'enfant. Et le voile est, pour moi, le signe de la plus profonde oppression.
Réalisez-vous que vos propos peuvent être considérés comme choquants, voire insultants, pour l'islam?
Si c'est insulter l'islam que d'affirmer que le Coran est un texte oppressif, alors je peux insulter l'islam. Ce qui compte pour moi, c'est l'être humain, et non le texte. L'islam n'est pas une personne avec un cœur et des sentiments. Ce n'est qu'une création humaine qui date de très longtemps. Je pense réellement que l'islam est une torture contre les femmes, une torture que nous devons combattre. Mon stylo est ma seule arme. Je ne me trouve pas spécialement radicale. Je dis seulement la vérité. Tout est écrit dans le Coran. C'est moi qui ai été choquée quand je l'ai lu pour la première fois, quand j'ai vu que des millions de gens croyaient encore à ce livre horrible. Comment est-ce possible si l'on croit aussi à l'humanisme ? Je pense que toute personne consciente serait choquée comme moi.
Vous n'avez pas peur de parler ainsi ?
Pourquoi aurais-je peur, puisque je dis la vérité? Même au Bangladesh, je parlais de cette manière, et je n'avais pas peur. Le Coran ne dit rien sur la réalité du monde, il ne permet pas la mise en œuvre des droits de l'homme, de la démocratie, de la liberté d'expression. Il est plein d'idées fausses sur l'Univers.
Plutôt que la cause de l'oppression, le Coran ne serait-il pas un prétexte dont les hommes se servent pour conserver leur pouvoir sur les femmes ?
C'est parce que le texte existe qu'ils peuvent s'en servir. Si ce texte n'était pas considéré comme provenant d'Allah, intangible pour tous les temps passés et à venir, alors le Coran ne serait pas important. En réalité, les fondamentalistes peuvent justifier leurs crimes du seul fait que ce texte est considéré comme saint.
Il n'y a donc rien à garder du Coran ?
Non, parce que maintenant nous connaissons la modernité et les droits de l'homme. J'ajoute que, pour moi, il n'y a pas de conflit entre l'Islam et l'Occident, entre la chrétienté et l'islam; il existe plutôt un conflit entre sécularisation et fondamentalisme, entre pensée logique et pensée irrationnelle, entre innovation et tradition, passé et présent, modernité et antimodernité, entre ceux qui valorisent la liberté et ceux qui ne la recherchent pas. Je défends les musulmans partout où ils sont opprimés, en Inde ou ailleurs quand ils sont en minorité. Je suis contre la violence. La violence n'est jamais une solution. Je sais que la plupart croient en l'islam d'abord par ignorance et parce que les politiciens se servent de la religion pour les maintenir dans l'ignorance. Ce dont nous avons besoin, c'est d'une éducation éclairée. Il y a des siècles, des hommes ont créé l'islam. Le Coran peut être considéré comme un document historique. Je n'ai jamais dit qu'il fallait le détruire, pas plus qu'il ne faut détruire les hadith ! On doit le prendre comme un élément de notre histoire passée, mais ne pas chercher à l'appliquer de nos jours.
Vous ne pouvez pas nier une certaine évolution de la condition des femmes. On n'est quand même plus au temps du Prophète !
Bien sûr. Mais l'essentiel ne change pas. Un exemple : au Bangladesh, avant 1962, un homme qui voulait divorcer devait simplement prononcer trois fois le mot «divorce» pour l'obtenir. Depuis la réforme de la loi islamique, il lui suffit d'écrire une simple lettre à l'autorité locale, et le divorce est prononcé. Où est la différence ? Autre exemple : si un homme veut se marier une seconde fois, il doit demander la permission à sa première femme. En réalité, comme celle-ci continue à dépendre économiquement de son mari, elle n'a pas d'autre choix que d'accepter... De même, lapider une femme n'est plus légal au Bangladesh. Pourtant, cela arrive quotidiennement dans les villages, et les autorités laissent faire : les fondamentalistes répondent simplement qu'ils ne font que suivre la loi d'Allah. Pour moi, ces réformes n'ont aucun sens. Je veux une révolution.
Tout dépend des pays. Au Maghreb, par exemple, les jeunes femmes semblent plus libres que leurs mères.
Dans certains pays musulmans, il arrive que des femmes aient plus de liberté sexuelle, mais ce n'est pas grâce à l'islam. Si elles ont plus de liberté, c'est parce qu'elles l'ont prise ! Aucune société ne la leur a accordée. Il reste que la majorité des femmes musulmanes a toujours peur et ne peut rejeter le système si facilement.
Que souhaitez-vous dire à toutes ces femmes ?
Je voudrais leur faire comprendre qu'elles doivent lire le Coran avec un esprit clairvoyant pour y chercher une quelconque justice. Si elles ne la trouvent pas dans le texte (et elles ne la trouveront pas), elles devront cesser de suivre ces règles et commencer à se battre. A chacune de trouver la manière de le faire. La mienne, c'est l'écriture. Je veux simplement les encourager, leur dire que, si nous voulons être plus civilisés, nous ne pouvons plus suivre ces livres qui prescrivent l'inégalité. Je veux leur faire prendre conscience que, si elles n'entament pas leur propre libération, alors leurs filles souffriront, elles aussi. Peut-être que les femmes d'aujourd'hui ne verront pas l'avènement d'une société laïque de leur vivant, mais il est de leur devoir de la préparer pour les futures générations. A celles qui ne se battent pas pour faire cesser l'oppression de ce système patriarcal et religieux, je dis: honte à vous! Honte à vous de ne pas protester, honte à vous de conforter un tel système! C'est difficile, car il existe une sorte de conspiration qui maintient les femmes dispersées et isolées (dans de nombreux pays musulmans, elles n'ont pas même le droit d'entrer dans les mosquées) et il est difficile pour elles de se rassembler... Mais, dorénavant, les femmes doivent conquérir leur indépendance économique. Elles doivent se battre pour vivre dans la dignité, en êtres humains. Nous avons besoin maintenant d'une éducation laïque, nous avons besoin des Lumières.