Discussion autour du christianisme
- Georges
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Re : Christianisme
Les chrétiens de France solidaires de leurs frères irakiens
Moment fort de l’opération « Pâques avec les chrétiens d’Irak », la célébration des Rameaux à l’église Saint-Eustache à Paris a porté le souvenir de Mgr Rahho, retrouvé mort jeudi
C’est une solidarité dans la peine qui a uni, dimanche 16 mars, par la prière, les chrétiens de France à leurs frères irakiens endeuillés par la mort de Mgr Paulos Faraj Rahho, évêque chaldéen de Mossoul (Irak), retrouvé sans vie jeudi dernier après plusieurs semaines de captivité.
Prévue de longue date dans le cadre de l’opération de solidarité « Pâques avec les chrétiens d’Irak » menée par un collectif de mouvements chrétiens (1), la célébration de la messe des Rameaux à Saint-Eustache a participé au deuil de la communauté irakienne, à l’heure même de l’entrée des chrétiens dans la Semaine sainte.
« Nous nous sommes sentis semblables à Jésus quand il entre à Jérusalem, sachant que la conséquence de son amour pour les hommes sera la croix » : cette phrase d’un jeune prêtre irakien assassiné a résonné au cœur de l’homélie de Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France. L’évêque français a souligné la concordance des temps entre la Passion du Christ et celle vécue par « nos frères d’Irak ».
"Invitation à la résistance de l'amour"
Visiblement ému par la mort de celui qui avait accueilli en février dernier la délégation française en terre irakienne, il s’est interrogé : « Comment ne pas être écrasé par l’horreur de cette volonté d’anéantissement qui s’attaque à un homme dont le seul défaut était d’être un disciple du Christ, n’acceptant pas la violence et le déni d’humanité, et d’être un bon pasteur rempli d’amour pour ses brebis, invitation à la résistance de l’amour face aux injonctions des extrémistes ? »
Plaçant le témoignage de l’évêque chaldéen sous le signe de la croix du Christ, « sommet de l’amour qui est de donner sa vie pour ceux que l’on aime », Mgr Stenger a invité les chrétiens à entrer dans la Semaine sainte qui porte « un grand message pour tous en un temps où l’on se replie beaucoup sur soi pour n’avoir pas à affronter la part de souffrance qu’il y a dans un véritable amour de l’autre ».
Au cours de la célébration, des intentions de prière ont été spécialement portées pour « les habitants de l’Irak et de tous les pays qui connaissent le drame de la guerre et de la violence meurtrière ». La prière du Notre Père, récitée en français, a également été chantée en araméen par un chœur chaldéen.
Eviter que la solidarité soit perçue comme une forme de communautarisme
« C’est épouvantable, je suis choquée par cette mort, témoigne Dominique, 65 ans, paroissienne de l’église Saint-Eustache. J’ai aussi de la colère vis-à-vis des pays du monde qui laissent faire ce massacre. » Jean-Pascal, 44 ans, lui aussi membre de cette paroisse, parle de « grand malheur » « On a l’impression que ça ne s’arrêtera jamais », partage-t-il. Vincent, 36 ans, « pratiquant occasionnel », ressent de son côté « un sentiment de fatalité ».
Dans la mort de Mgr Rahho, il voit davantage « un crime crapuleux dans un pays où il n’y a plus d’ordre public » qu’un geste de violence contre les chrétiens. « On s’attaque aux plus faibles. Prêtres et évêques sont des victimes faciles et, en plus, ils sont perçus comme plus riches que les autres », relève-t-il, tout en s’interrogeant sur la solidarité financière mise en place par l’opération « Pâques avec les chrétiens d’Irak » : « Est-ce que cela ne leur portera pas préjudice ? Ne risque-t-on pas de s’en prendre davantage à eux ? » Cette crainte habite aussi l’une des animatrices paroissiales de Saint-Eustache qui s’interroge : « Comment faire pour que les chrétiens là-bas ne soient pas perçus comme des Occidentaux, proches des Américains ? »
Pour le Frère Rami Simun, dominicain irakien vivant à Paris, « le risque existe » que cette solidarité soit lue comme « une forme de communautarisme ». « C’est pourquoi il faut faire preuve de clairvoyance », souligne-t-il, et « accompagner cette solidarité par des contacts réguliers et un dialogue avec les dignitaires des autres religions, notamment musulmans, en France comme en Irak. »
C’est ce que la délégation de Pax Christi a récemment fait en lançant « un appel solennel à la communauté musulmane française » pour œuvrer avec elle à la paix. « Si on trouve une solution, elle ne viendra pas que de l’Occident chrétien », souligne le Frère Rami Simun, qui déclare toutefois être « profondément bouleversé et touché » par la solidarité et la prière des chrétiens français.
Elodie MAUROT
(1) Pax Christi, L’Œuvre d’Orient, Justice et Paix, la Fédération protestante de France, Chrétiens en Méditerranée.
Moment fort de l’opération « Pâques avec les chrétiens d’Irak », la célébration des Rameaux à l’église Saint-Eustache à Paris a porté le souvenir de Mgr Rahho, retrouvé mort jeudi
C’est une solidarité dans la peine qui a uni, dimanche 16 mars, par la prière, les chrétiens de France à leurs frères irakiens endeuillés par la mort de Mgr Paulos Faraj Rahho, évêque chaldéen de Mossoul (Irak), retrouvé sans vie jeudi dernier après plusieurs semaines de captivité.
Prévue de longue date dans le cadre de l’opération de solidarité « Pâques avec les chrétiens d’Irak » menée par un collectif de mouvements chrétiens (1), la célébration de la messe des Rameaux à Saint-Eustache a participé au deuil de la communauté irakienne, à l’heure même de l’entrée des chrétiens dans la Semaine sainte.
« Nous nous sommes sentis semblables à Jésus quand il entre à Jérusalem, sachant que la conséquence de son amour pour les hommes sera la croix » : cette phrase d’un jeune prêtre irakien assassiné a résonné au cœur de l’homélie de Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France. L’évêque français a souligné la concordance des temps entre la Passion du Christ et celle vécue par « nos frères d’Irak ».
"Invitation à la résistance de l'amour"
Visiblement ému par la mort de celui qui avait accueilli en février dernier la délégation française en terre irakienne, il s’est interrogé : « Comment ne pas être écrasé par l’horreur de cette volonté d’anéantissement qui s’attaque à un homme dont le seul défaut était d’être un disciple du Christ, n’acceptant pas la violence et le déni d’humanité, et d’être un bon pasteur rempli d’amour pour ses brebis, invitation à la résistance de l’amour face aux injonctions des extrémistes ? »
Plaçant le témoignage de l’évêque chaldéen sous le signe de la croix du Christ, « sommet de l’amour qui est de donner sa vie pour ceux que l’on aime », Mgr Stenger a invité les chrétiens à entrer dans la Semaine sainte qui porte « un grand message pour tous en un temps où l’on se replie beaucoup sur soi pour n’avoir pas à affronter la part de souffrance qu’il y a dans un véritable amour de l’autre ».
Au cours de la célébration, des intentions de prière ont été spécialement portées pour « les habitants de l’Irak et de tous les pays qui connaissent le drame de la guerre et de la violence meurtrière ». La prière du Notre Père, récitée en français, a également été chantée en araméen par un chœur chaldéen.
Eviter que la solidarité soit perçue comme une forme de communautarisme
« C’est épouvantable, je suis choquée par cette mort, témoigne Dominique, 65 ans, paroissienne de l’église Saint-Eustache. J’ai aussi de la colère vis-à-vis des pays du monde qui laissent faire ce massacre. » Jean-Pascal, 44 ans, lui aussi membre de cette paroisse, parle de « grand malheur » « On a l’impression que ça ne s’arrêtera jamais », partage-t-il. Vincent, 36 ans, « pratiquant occasionnel », ressent de son côté « un sentiment de fatalité ».
Dans la mort de Mgr Rahho, il voit davantage « un crime crapuleux dans un pays où il n’y a plus d’ordre public » qu’un geste de violence contre les chrétiens. « On s’attaque aux plus faibles. Prêtres et évêques sont des victimes faciles et, en plus, ils sont perçus comme plus riches que les autres », relève-t-il, tout en s’interrogeant sur la solidarité financière mise en place par l’opération « Pâques avec les chrétiens d’Irak » : « Est-ce que cela ne leur portera pas préjudice ? Ne risque-t-on pas de s’en prendre davantage à eux ? » Cette crainte habite aussi l’une des animatrices paroissiales de Saint-Eustache qui s’interroge : « Comment faire pour que les chrétiens là-bas ne soient pas perçus comme des Occidentaux, proches des Américains ? »
Pour le Frère Rami Simun, dominicain irakien vivant à Paris, « le risque existe » que cette solidarité soit lue comme « une forme de communautarisme ». « C’est pourquoi il faut faire preuve de clairvoyance », souligne-t-il, et « accompagner cette solidarité par des contacts réguliers et un dialogue avec les dignitaires des autres religions, notamment musulmans, en France comme en Irak. »
C’est ce que la délégation de Pax Christi a récemment fait en lançant « un appel solennel à la communauté musulmane française » pour œuvrer avec elle à la paix. « Si on trouve une solution, elle ne viendra pas que de l’Occident chrétien », souligne le Frère Rami Simun, qui déclare toutefois être « profondément bouleversé et touché » par la solidarité et la prière des chrétiens français.
Elodie MAUROT
(1) Pax Christi, L’Œuvre d’Orient, Justice et Paix, la Fédération protestante de France, Chrétiens en Méditerranée.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
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soumisarab
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Re : Christianisme
les christiens tendent leur mais aux muslmants pour lier une relation amical baser sur un réspcts mutuel,mais les msulmants continuent toujours a tuer,leur language c'est lamort,de jour en jour ils devienent de plus en plus malades.
- mario
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Re: Re : Christianisme
soumisarab a écrit :les christiens tendent leur mains aux muslmants pour lier une relation amical baser sur un réspcts mutuel,mais les msulmants continuent toujours a tuer,leur language c'est lamort,de jour en jour ils devienent de plus en plus malades.
Je suppose que ces Musulmans considèrent les Chrétiens d'Iraq comme des alliés des Amériains et donc des traitres, mais ils se trompent à 100 %, car, même du temps de la guerre du Koweït, je m'en souviens, les Chrétiens d'Iraq étaient complètement CONTRE l'offensive américaine.
Cordialement, et la PAIX sur nous tous !
mario
" Si tu diffères de moi, loin de me léser tu m'enrichis." (Saint-Exupery).
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Serlach
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Re: Re : Christianisme
Il me semble que la liberté est un symbole que tout opprimé vénère. A la seule exception des musulmans qui se battent au nom d'allahmario a écrit :soumisarab a écrit :les christiens tendent leur mains aux muslmants pour lier une relation amical baser sur un réspcts mutuel,mais les msulmants continuent toujours a tuer,leur language c'est lamort,de jour en jour ils devienent de plus en plus malades.
Je suppose que ces Musulmans considèrent les Chrétiens d'Iraq comme des alliés des Amériains et donc des traitres, mais ils se trompent à 100 %, car, même du temps de la guerre du Koweït, je m'en souviens, les Chrétiens d'Iraq étaient complètement CONTRE l'offensive américaine.
Cordialement, et la PAIX sur nous tous !
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soumisarab
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Re : Christianisme
oui c'st claire tout ceux qui combattent au non d'allah et de mohamed ,marchent dans le méme chemin,tuer tout ceux qui n'est aps d'accord avec eux,et méme aussi ceux qui sont d'accord.
j'ai lu ce matin dans un journal algérien que avant hier dans une mosqué a eloued au sud d'algérie,2 muslman ont entrer dans une mosqué et ils ont egorger de autres muslmans devant tout le monde.
les pauvre victime se montraient comme des msulmans modérer et ils denoncaient les acte téroriste.
j'ai lu ce matin dans un journal algérien que avant hier dans une mosqué a eloued au sud d'algérie,2 muslman ont entrer dans une mosqué et ils ont egorger de autres muslmans devant tout le monde.
les pauvre victime se montraient comme des msulmans modérer et ils denoncaient les acte téroriste.
- mario
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Re: Re : Christianisme
soumisarab a écrit :oui c'st claire tout ceux qui combattent au non d'allah et de mohamed ,marchent dans le méme chemin,tuer tout ceux qui n'est aps d'accord avec eux,et méme aussi ceux qui sont d'accord.
j'ai lu ce matin dans un journal algérien que avant hier dans une mosqué a eloued au sud d'algérie,2 muslman ont entrer dans une mosqué et ils ont egorger de autres muslmans devant tout le monde.
les pauvre victime se montraient comme des msulmans modérer et ils denoncaient les acte téroriste.
Dans le passé, les Chrétiens -- retour au sujet !!! -- ont eu aussi des rapports conflictuels inter-chrétiens meurtriers ( la saint Barthélémy, par exemple), mais :
- et d'une , cela se passait à une époque où les notions de liberté et de tolérance n'avaient pas le retentissement mondial qu'elles ont aujourd'hui ;
- et de deux, ces actions meurtrières étaient quand même très localisées dans l'espace et dans le temps !
Depuis la décennie Noire en Algérie, c'est toute la planète islamique qui semble ne plus vivre que par la violence et pour la violence !!!
Cordialement !
mario
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soumisarab
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Re : Christianisme
oui jusqu 'a aujord'huit c'est les pays arabe qui sont toucher par l'islam,mais on a peur que l'occidenat soie contaminer par ce virus,sinon ca serais la fin du monde.
- Georges
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Re : Christianisme
Occupation en Irak - Cinq ans plus tard: l'erreur
Charles-Philippe David, Titulaire de la chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM - L'auteur publie cette semaine L'Erreur avec Karine Prémont et Julien Tourreille (Éditions Septentrion). Nous en présentons ici un extrait.
Mots clés : Occupation, Forces armées, Irak (pays), États-Unis (pays)
Si la catastrophe était une image, ce serait les nombreuses scènes de pillage de Bagdad, qui ont eu lieu dès les premières heures de sa libération, le 9 avril 2003. Hormis l'affaissement de la statue de Saddam Hussein, aucun événement n'est venu réjouir les troupes américaines, alors que ce pillage, imprévu par elles, a rapidement terni leur conviction d'avoir remporté une victoire efficace et rapide contre l'armée disloquée du dictateur déchu.
Ce n'est pas une exagération d'affirmer que les États-Unis ont perdu la guerre d'Irak le jour même où ils sont entrés dans Bagdad», écrit le diplomate Peter Galbraith. Certes, un «plan» avait été prévu pour les heures et les jours qui allaient suivre: gérer des puits de pétrole en feu, une grave crise humanitaire, des représailles massives contre les leaders du gouvernement de Saddam Hussein ou encore des menaces de la part des voisins de l'Irak. Or ce plan n'était pas le bon! Ce n'était somme toute qu'une vue de l'esprit.
Personne n'avait tenu compte des centaines d'avertissements et des milliers de pages (en provenance notamment du projet «Future of Iraq») qui avaient été acheminés aux décideurs. Par excès de confiance et de jubilation, le Pentagone, qui avait reçu en janvier 2003 le contrôle effectif de l'Irak grâce à une directive présidentielle de George W. Bush, avait imaginé un scénario de transition rapide, nommé la «phase quatre». Celle-ci devait reposer, en premier lieu, sur le retour à Bagdad et sur la prise du pouvoir de l'exilé Ahmad Chalabi et, en second lieu, sur la présence d'une aide humanitaire et d'une aide à la reconstruction, assurées par le général à la retraite Jay Garner.
Absence de planification
Tout cela devait se produire en moins de 90 jours et être suivi d'un retrait graduel des troupes avec l'objectif qu'il reste moins de 30 000 soldats en Irak à l'été 2003! Enfin, les revenus pétroliers irakiens devaient couvrir toutes les dépenses de reconstruction et de stabilisation. Sans surprise, avec un tel état d'esprit, tout s'est donc fait à l'aveuglette, de manière improvisée et sans plan de rechange.
Cette absence de planification s'explique par le fait que, depuis l'automne 2002, aucune discussion ni réflexion sérieuses n'ont été entreprises au sujet de l'après-Hussein avant... fin janvier 2003, soit deux mois avant l'invasion, alors même qu'est créé le bureau de l'aide humanitaire et de la reconstruction dirigé par Garner. Ce n'est pas avant les 21 et 22 février que Garner convoque la conférence de la National Defense University, réunissant quelque 200 personnes qui évoquent avec assez d'exactitude les problèmes que le général pourrait affronter dès son arrivée en Irak.
Garner ne rencontre directement Bush et ses conseillers qu'une seule fois, à la toute fin du mois de février: aucune directive particulière, aucun plan précis ne font alors l'objet d'une attention soutenue ni ne soulèvent de questions. Le président semble même désintéressé. Début mars, le numéro trois à la Défense, le sous-secrétaire responsable des politiques Douglas Feith, rassure Bush à propos du bon déroulement prévu de la phase quatre. Pourtant, Antonio Zinni, ancien commandant du théâtre du golfe Persique et prédécesseur du général Thomas Franks, prévient le Pentagone du chaos qui risque d'accompagner la chute de Saddam Hussein.
Des nominations bloquées
Mais Franks n'a aucune idée de ce que signifie concrètement la phase quatre. Pas plus que Garner d'ailleurs, dont l'expérience de l'Irak se limite à son rôle dans l'acheminement de l'aide humanitaire aux Kurdes en avril 1991. Il ne dispose d'aucune information privilégiée sur la situation, ni des études faites auparavant -- notamment par l'équipe de Warrick -- sur ce qui pourrait advenir en Irak. Garner, comme son successeur, Bremer, ne consulte d'ailleurs jamais ces études avant d'arriver à Bagdad le 20 avril, un mois après le début des opérations militaires.
Au lieu de disposer des meilleurs experts, c'est-à-dire les personnes qui ont l'expérience des situations postconflit (principalement au département d'État), Garner peut compter uniquement sur les amis et les proches des conseillers du Pentagone, en particulier sur Douglas Feith, qui se voit investi, avec son bureau peuplé de fidèles néoconservateurs, de la responsabilité de superviser depuis Washington les décisions de l'après-Saddam Hussein. Lui et son patron, Donald Rumsfeld, appuyés par le bureau du vice-président, bloquent des douzaines de nominations proposées par Garner en février parce qu'elles sont associées au département d'État. Par exemple, la nomination de Thomas Warrick est repoussée alors même qu'il a dirigé le projet de transition en 2002 et, de ce fait, connaît mieux que quiconque la situation et les problèmes de l'Irak. Il ne sera finalement autorisé à aller donner un coup de main en Irak qu'en mars 2004, avec un an de retard.
Pourquoi? Rumsfeld, Wolfowitz et Feith estiment que les «arabistes» du département d'État ne croient pas en la possibilité d'implanter la démocratie en Irak.
À un mois de l'invasion, les départements d'État et de la Défense sont donc déjà en guerre, non pas contre l'Irak mais l'un contre l'autre. Et la situation ne s'améliore pas après l'invasion. Garner et son équipe voient toutes leurs initiatives systématiquement bloquées par Rumsfeld, par Feith ou par la Maison-Blanche.
Action paralysée
En fait, Garner a les mains liées. Tout a été fait pour l'empêcher d'avancer. Son idée de mettre sur pied un gouvernement de transition, comprenant à la fois des exilés et des leaders locaux, reste lettre morte, car personne à Washington ne s'entend sur la constitution d'un tel gouvernement: Feith ne veut que des exilés au pouvoir alors que le département d'État écarte toute participation d'exilés et insiste sur des élections rapides. Son idée de restaurer un minimum d'autorité à Bagdad en maintenant ou en réhabilitant des militaires et des technocrates baasistes de réputation convenable est rejetée par les idéologues du Pentagone.
Ces désaccords et l'absence d'un plan cohérent de transition paralysent toute action que Garner souhaiterait entreprendre. «Garner sera l'homme qui tombera à pic pour une mauvaise stratégie. Il fera exactement ce que Rumsfeld voulait qu'il fasse», conclura le journaliste George Packer. Feith et ses adjoints prennent ou avalisent des décisions dans le plus grand secret, sans consulter le département d'État, ni la CIA, ni même parfois leurs propres experts de la branche militaire, alors qu'ils ne possèdent aucune expertise sur le Moyen-Orient, sur l'Irak ou sur les opérations de stabilisation et de reconstruction postconflit, comme Garner s'en rendra compte à ses dépens bien après son arrivée à Bagdad.
Faut-il s'étonner que son travail soit peu apprécié, taxé d'amateurisme et perçu comme étant déconnecté de la situation? Le général essaie pourtant de faire de son mieux. Il ne dispose au départ que d'une carte de Bagdad et d'effectifs civils et militaires d'une centaine de personnes, dont la plupart sont totalement ignorants des réalités du Moyen-Orient et s'initient à leurs nouvelles tâches en Irak en consultant des livres traitant de l'occupation américaine... de l'Allemagne et du Japon. À cet égard, le parallèle entre Jay Garner arrivant en Irak et Roméo Dallaire arrivant au Rwanda est saisissant. Dans le cas de Garner, sa mission a échoué parce qu'il a justement été envoyé afin qu'elle ne réussisse pas. Certains feraient la même remarque à propos de Roméo Dallaire.
Brouillard sur la mission
Devant les faibles effectifs des troupes américaines et l'évaporation entière des soldats et des policiers irakiens, le mois qui suit l'arrivée de Garner en sol irakien est un cauchemar. Le commandement américain sur le terrain est peu préparé et peu coopératif devant les requêtes pressantes de Garner. Par ailleurs, le gouvernement est inopérant, les infrastructures vétustes, les ministères en feu, les prisonniers ont été relâchés, les forces de l'ordre dissoutes et les dépôts d'armes laissés sans surveillance.
La mission n'est pas claire. Elle est sous-financée et manque d'équipement. Les traducteurs ne sont pas disponibles, et les tensions entre Garner et l'armée sur le terrain sont vives. De toute manière, ce n'est pas dans les plans du Pentagone de faire du nation-building en Irak, ce genre d'entreprise ayant été vertement critiqué et abandonné par Rumsfeld qui, quelques mois avant l'invasion, a fait fermer le seul collège des forces armées aux États-Unis sur les missions de paix! Les 150 000 soldats qui doivent s'occuper d'un pays de 27 millions d'habitants représentent un ratio qui défie toutes les expériences passées. Dès lors, devant la détérioration sérieuse des conditions de sécurité en Irak, il n'est pas étonnant que la Maison-Blanche se rende compte de l'urgence de changer de cap. Mais il est déjà trop tard.
Charles-Philippe David, Titulaire de la chaire Raoul-Dandurand de l'UQAM - L'auteur publie cette semaine L'Erreur avec Karine Prémont et Julien Tourreille (Éditions Septentrion). Nous en présentons ici un extrait.
Mots clés : Occupation, Forces armées, Irak (pays), États-Unis (pays)
Si la catastrophe était une image, ce serait les nombreuses scènes de pillage de Bagdad, qui ont eu lieu dès les premières heures de sa libération, le 9 avril 2003. Hormis l'affaissement de la statue de Saddam Hussein, aucun événement n'est venu réjouir les troupes américaines, alors que ce pillage, imprévu par elles, a rapidement terni leur conviction d'avoir remporté une victoire efficace et rapide contre l'armée disloquée du dictateur déchu.
Ce n'est pas une exagération d'affirmer que les États-Unis ont perdu la guerre d'Irak le jour même où ils sont entrés dans Bagdad», écrit le diplomate Peter Galbraith. Certes, un «plan» avait été prévu pour les heures et les jours qui allaient suivre: gérer des puits de pétrole en feu, une grave crise humanitaire, des représailles massives contre les leaders du gouvernement de Saddam Hussein ou encore des menaces de la part des voisins de l'Irak. Or ce plan n'était pas le bon! Ce n'était somme toute qu'une vue de l'esprit.
Personne n'avait tenu compte des centaines d'avertissements et des milliers de pages (en provenance notamment du projet «Future of Iraq») qui avaient été acheminés aux décideurs. Par excès de confiance et de jubilation, le Pentagone, qui avait reçu en janvier 2003 le contrôle effectif de l'Irak grâce à une directive présidentielle de George W. Bush, avait imaginé un scénario de transition rapide, nommé la «phase quatre». Celle-ci devait reposer, en premier lieu, sur le retour à Bagdad et sur la prise du pouvoir de l'exilé Ahmad Chalabi et, en second lieu, sur la présence d'une aide humanitaire et d'une aide à la reconstruction, assurées par le général à la retraite Jay Garner.
Absence de planification
Tout cela devait se produire en moins de 90 jours et être suivi d'un retrait graduel des troupes avec l'objectif qu'il reste moins de 30 000 soldats en Irak à l'été 2003! Enfin, les revenus pétroliers irakiens devaient couvrir toutes les dépenses de reconstruction et de stabilisation. Sans surprise, avec un tel état d'esprit, tout s'est donc fait à l'aveuglette, de manière improvisée et sans plan de rechange.
Cette absence de planification s'explique par le fait que, depuis l'automne 2002, aucune discussion ni réflexion sérieuses n'ont été entreprises au sujet de l'après-Hussein avant... fin janvier 2003, soit deux mois avant l'invasion, alors même qu'est créé le bureau de l'aide humanitaire et de la reconstruction dirigé par Garner. Ce n'est pas avant les 21 et 22 février que Garner convoque la conférence de la National Defense University, réunissant quelque 200 personnes qui évoquent avec assez d'exactitude les problèmes que le général pourrait affronter dès son arrivée en Irak.
Garner ne rencontre directement Bush et ses conseillers qu'une seule fois, à la toute fin du mois de février: aucune directive particulière, aucun plan précis ne font alors l'objet d'une attention soutenue ni ne soulèvent de questions. Le président semble même désintéressé. Début mars, le numéro trois à la Défense, le sous-secrétaire responsable des politiques Douglas Feith, rassure Bush à propos du bon déroulement prévu de la phase quatre. Pourtant, Antonio Zinni, ancien commandant du théâtre du golfe Persique et prédécesseur du général Thomas Franks, prévient le Pentagone du chaos qui risque d'accompagner la chute de Saddam Hussein.
Des nominations bloquées
Mais Franks n'a aucune idée de ce que signifie concrètement la phase quatre. Pas plus que Garner d'ailleurs, dont l'expérience de l'Irak se limite à son rôle dans l'acheminement de l'aide humanitaire aux Kurdes en avril 1991. Il ne dispose d'aucune information privilégiée sur la situation, ni des études faites auparavant -- notamment par l'équipe de Warrick -- sur ce qui pourrait advenir en Irak. Garner, comme son successeur, Bremer, ne consulte d'ailleurs jamais ces études avant d'arriver à Bagdad le 20 avril, un mois après le début des opérations militaires.
Au lieu de disposer des meilleurs experts, c'est-à-dire les personnes qui ont l'expérience des situations postconflit (principalement au département d'État), Garner peut compter uniquement sur les amis et les proches des conseillers du Pentagone, en particulier sur Douglas Feith, qui se voit investi, avec son bureau peuplé de fidèles néoconservateurs, de la responsabilité de superviser depuis Washington les décisions de l'après-Saddam Hussein. Lui et son patron, Donald Rumsfeld, appuyés par le bureau du vice-président, bloquent des douzaines de nominations proposées par Garner en février parce qu'elles sont associées au département d'État. Par exemple, la nomination de Thomas Warrick est repoussée alors même qu'il a dirigé le projet de transition en 2002 et, de ce fait, connaît mieux que quiconque la situation et les problèmes de l'Irak. Il ne sera finalement autorisé à aller donner un coup de main en Irak qu'en mars 2004, avec un an de retard.
Pourquoi? Rumsfeld, Wolfowitz et Feith estiment que les «arabistes» du département d'État ne croient pas en la possibilité d'implanter la démocratie en Irak.
À un mois de l'invasion, les départements d'État et de la Défense sont donc déjà en guerre, non pas contre l'Irak mais l'un contre l'autre. Et la situation ne s'améliore pas après l'invasion. Garner et son équipe voient toutes leurs initiatives systématiquement bloquées par Rumsfeld, par Feith ou par la Maison-Blanche.
Action paralysée
En fait, Garner a les mains liées. Tout a été fait pour l'empêcher d'avancer. Son idée de mettre sur pied un gouvernement de transition, comprenant à la fois des exilés et des leaders locaux, reste lettre morte, car personne à Washington ne s'entend sur la constitution d'un tel gouvernement: Feith ne veut que des exilés au pouvoir alors que le département d'État écarte toute participation d'exilés et insiste sur des élections rapides. Son idée de restaurer un minimum d'autorité à Bagdad en maintenant ou en réhabilitant des militaires et des technocrates baasistes de réputation convenable est rejetée par les idéologues du Pentagone.
Ces désaccords et l'absence d'un plan cohérent de transition paralysent toute action que Garner souhaiterait entreprendre. «Garner sera l'homme qui tombera à pic pour une mauvaise stratégie. Il fera exactement ce que Rumsfeld voulait qu'il fasse», conclura le journaliste George Packer. Feith et ses adjoints prennent ou avalisent des décisions dans le plus grand secret, sans consulter le département d'État, ni la CIA, ni même parfois leurs propres experts de la branche militaire, alors qu'ils ne possèdent aucune expertise sur le Moyen-Orient, sur l'Irak ou sur les opérations de stabilisation et de reconstruction postconflit, comme Garner s'en rendra compte à ses dépens bien après son arrivée à Bagdad.
Faut-il s'étonner que son travail soit peu apprécié, taxé d'amateurisme et perçu comme étant déconnecté de la situation? Le général essaie pourtant de faire de son mieux. Il ne dispose au départ que d'une carte de Bagdad et d'effectifs civils et militaires d'une centaine de personnes, dont la plupart sont totalement ignorants des réalités du Moyen-Orient et s'initient à leurs nouvelles tâches en Irak en consultant des livres traitant de l'occupation américaine... de l'Allemagne et du Japon. À cet égard, le parallèle entre Jay Garner arrivant en Irak et Roméo Dallaire arrivant au Rwanda est saisissant. Dans le cas de Garner, sa mission a échoué parce qu'il a justement été envoyé afin qu'elle ne réussisse pas. Certains feraient la même remarque à propos de Roméo Dallaire.
Brouillard sur la mission
Devant les faibles effectifs des troupes américaines et l'évaporation entière des soldats et des policiers irakiens, le mois qui suit l'arrivée de Garner en sol irakien est un cauchemar. Le commandement américain sur le terrain est peu préparé et peu coopératif devant les requêtes pressantes de Garner. Par ailleurs, le gouvernement est inopérant, les infrastructures vétustes, les ministères en feu, les prisonniers ont été relâchés, les forces de l'ordre dissoutes et les dépôts d'armes laissés sans surveillance.
La mission n'est pas claire. Elle est sous-financée et manque d'équipement. Les traducteurs ne sont pas disponibles, et les tensions entre Garner et l'armée sur le terrain sont vives. De toute manière, ce n'est pas dans les plans du Pentagone de faire du nation-building en Irak, ce genre d'entreprise ayant été vertement critiqué et abandonné par Rumsfeld qui, quelques mois avant l'invasion, a fait fermer le seul collège des forces armées aux États-Unis sur les missions de paix! Les 150 000 soldats qui doivent s'occuper d'un pays de 27 millions d'habitants représentent un ratio qui défie toutes les expériences passées. Dès lors, devant la détérioration sérieuse des conditions de sécurité en Irak, il n'est pas étonnant que la Maison-Blanche se rende compte de l'urgence de changer de cap. Mais il est déjà trop tard.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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- Georges
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Re : Christianisme
L'ex-musulman baptisé par le pape accuse l'islam de violence
Le pape Benoît XVI a baptisé sept adultes dont une Chinoise et un journaliste italien d'origine musulmane, lors de la veillée pascale célébrée dans la nuit de samedi à dimanche dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. Le journaliste Magdi Allam, auparavant de confession musulmane, accuse l'islam d'être « physiologiquement violent et historiquement conflictuel ».
La veillée pascale, qui fait revivre le passage de la mort à la résurrection, est traditionnellement marquée par des baptêmes d'adultes. Parmi les sept personnes choisies cette année par le pape figurait le journaliste italien d'origine égyptienne Magdi Allam, 55 ans, éditorialiste et vice-directeur du Corriere della Sera, longtemps présenté comme un « musulman modéré » avant de se rapprocher de l'Eglise catholique.
Magdi Allam a écrit plusieurs essais polémistes sur le Proche-Orient et a organisé en 2006 à Rome une manifestation de soutien aux chrétiens des pays arabes et musulmans.
« Pour l'Eglise catholique toute personne qui demande à recevoir le baptême après une profonde recherche personnelle, un choix pleinement libre et une préparation adéquate a le droit de le recevoir », a précisé samedi le porte-parle du Vatican Federico Lombardi.
Dans son rapport avec l'islam et les autres religions, le Vatican insiste sur l'importance de la liberté religieuse et notamment sur le respect du droit à changer de religion.
Le journaliste italien Magdi Allam explique sa conversion ce dimanche dans le Corriere della Sera et accuse l'islam d'être « physiologiquement violent et historiquement conflictuel ».
Magdi Allam rappelle dans une longue lettre à son journal que ses prises de position publiques contre l'islamisme et l'extrémisme musulman lui ont valu des menaces de mort le conduisant à vivre sous protection depuis cinq ans.
« J'ai dû prendre acte que, au delà (...) du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel », écrit-il.
Sur le ton polémique qui l'a rendu célèbre en Italie, Magdi Allam raconte qu'au cours des années son « esprit s'est affranchi de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie, me permettant d'adhérer à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté ».
Il estime qu'en acceptant de le baptiser publiquement, le pape « a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Eglise qui jusqu'à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans », « par peur de ne pas pouvoir protéger les convertis face à leur condamnation à mort pour apostasie ».
Les principaux théologiens musulmans considèrent que l'islam interdit aux musulmans de changer de religion, ce qui est passible de mort dans certains pays.
« En Italie il y a des milliers de convertis à l'islam qui vivent sereinement leur foi (...) mais aussi des milliers de musulmans convertis au christianisme qui sont contraints de cacher leur nouvelle foi par peur d'être assassinés par les terrorismes islamistes », souligne Magdi Allam.
Le journaliste a choisi pour prénom de baptême Cristiano (Christian), peu usité en Italie.
Le pape Benoît XVI a baptisé sept adultes dont une Chinoise et un journaliste italien d'origine musulmane, lors de la veillée pascale célébrée dans la nuit de samedi à dimanche dans la basilique Saint-Pierre au Vatican. Le journaliste Magdi Allam, auparavant de confession musulmane, accuse l'islam d'être « physiologiquement violent et historiquement conflictuel ».
La veillée pascale, qui fait revivre le passage de la mort à la résurrection, est traditionnellement marquée par des baptêmes d'adultes. Parmi les sept personnes choisies cette année par le pape figurait le journaliste italien d'origine égyptienne Magdi Allam, 55 ans, éditorialiste et vice-directeur du Corriere della Sera, longtemps présenté comme un « musulman modéré » avant de se rapprocher de l'Eglise catholique.
Magdi Allam a écrit plusieurs essais polémistes sur le Proche-Orient et a organisé en 2006 à Rome une manifestation de soutien aux chrétiens des pays arabes et musulmans.
« Pour l'Eglise catholique toute personne qui demande à recevoir le baptême après une profonde recherche personnelle, un choix pleinement libre et une préparation adéquate a le droit de le recevoir », a précisé samedi le porte-parle du Vatican Federico Lombardi.
Dans son rapport avec l'islam et les autres religions, le Vatican insiste sur l'importance de la liberté religieuse et notamment sur le respect du droit à changer de religion.
Le journaliste italien Magdi Allam explique sa conversion ce dimanche dans le Corriere della Sera et accuse l'islam d'être « physiologiquement violent et historiquement conflictuel ».
Magdi Allam rappelle dans une longue lettre à son journal que ses prises de position publiques contre l'islamisme et l'extrémisme musulman lui ont valu des menaces de mort le conduisant à vivre sous protection depuis cinq ans.
« J'ai dû prendre acte que, au delà (...) du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à un islam physiologiquement violent et historiquement conflictuel », écrit-il.
Sur le ton polémique qui l'a rendu célèbre en Italie, Magdi Allam raconte qu'au cours des années son « esprit s'est affranchi de l'obscurantisme d'une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l'homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie, me permettant d'adhérer à l'authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté ».
Il estime qu'en acceptant de le baptiser publiquement, le pape « a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Eglise qui jusqu'à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans », « par peur de ne pas pouvoir protéger les convertis face à leur condamnation à mort pour apostasie ».
Les principaux théologiens musulmans considèrent que l'islam interdit aux musulmans de changer de religion, ce qui est passible de mort dans certains pays.
« En Italie il y a des milliers de convertis à l'islam qui vivent sereinement leur foi (...) mais aussi des milliers de musulmans convertis au christianisme qui sont contraints de cacher leur nouvelle foi par peur d'être assassinés par les terrorismes islamistes », souligne Magdi Allam.
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phil29
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Re : Christianisme
Bonjour;
Cher Georges, je crois que cet homme aurait du étudier un peu mieux l'histoire de sa nouvelle religion, il se serait alors rendu compte que le christianisme est aussi riche en appel au meurte que le Coran...
Cher Georges, je crois que cet homme aurait du étudier un peu mieux l'histoire de sa nouvelle religion, il se serait alors rendu compte que le christianisme est aussi riche en appel au meurte que le Coran...
Tout ce qu'il y a d'atroce, de nauséabond, de fétide en l'homme se trouve résumé en un mot:DIEU. Fernando Arrabal
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Re : Christianisme
Bonsoir Phil29,
le christianisme evangelique aux USA fait la guerre aux medecins avorteurs
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Re : Christianisme
Communiqué du président de l?Eglise Protestante d?Algérie
mardi, 1er avril 2008 / Aloys Evina
Abdallah Ghoulamllah, Ministre des affaires religieuses en Algérie, était l?invité d?un forum avec la presse sur Canal Algérie avant-hier. Il s?est systématiquement dérobé face aux questions sur le « phénomène de l?évangélisation ». Selon ses propos, aucune église dans la Wilaya de Tizi Ouzou n?a été fermée : « ces pseudo églises » -dont l?une rassemble 700 fidèles chaque semaine- ne sont pas des églises, ce ne sont que des maisons et garages déguisés en églises et non conformes à la loi ! Monsieur le ministre oublie de mentionner qu?on nous a confisqué nos lieux de cultes historiques pour les transformer en mosquées , en pharmacie, en musées et même en siège de syndicat.
Nous demandons que nos biens soient restitués et, si ce n?est pas possible, qu?on nous attribue l?équivalent en locaux ou terrains à bâtir ! Si l?on peut dégager huit cent milliards de dollars pour une ?super mosquée?, on doit bien pouvoir résoudre les petits problèmes des communautés chrétiennes dans le pays. Nous sommes les enfants du pays au même titre que tous les autres.
Monsieur le ministre dit encore que des mosquées non conformes ont, elles aussi, été fermées : soit ! Mais lorsqu?une mosquée est fermée, il suffit de faire quelques mètres pour se joindre à une autre, ce qui n?est pas le cas pour une église. Certains chrétiens font parfois plus de cent kilomètres pour pouvoir assister à un culte. Pour information : selon les statistiques du Ministère des affaires religieuses, il existe dans la Willaya de Tizi Ouzou 722 mosquées, pour une vingtaine d?églises protestantes (cette Willaya vient en tête, bien entendu). A Béjaia, on dénombre 416 mosquées pour 5 églises protestantes, à Alger 310 mosquées pour 2 églises, à Oran 263 pour 2, à Constantine 96 pour 1, à Annaba 84 pour 1, etc?
Avant d?ordonner des fermetures, Monsieur le Ministre, nous vous demandons de commencer par traiter les dossiers de lieux de culte qui vous ont été soumis depuis 2003 et qui ne sont pas réglés à ce jour.
Nous demandons également que cette loi 06-03 de février 2006 soit révisée en concertation avec les principaux concernés : le plus tôt sera le mieux ! S?il est possible de changer la constitution pour un troisième mandat, il est certainement possible aussi de réviser la loi de 2006 pour permettre à des citoyens algériens chrétiens de vivre et d?exprimer leur foi en toute liberté.
Les exécutifs de police, gendarmerie ou chef de Daïra disent recevoir leurs ordres d?arrestations et de fermeture ?de plus haut?. Et pourtant, ?plus haut?, nous ne trouvons pas d?interlocuteurs : de grâce, Monsieur le ministre, que les choses soient dites et débattues à la lumière !
J?en appelle à César : que le Président de la République s?exprime sur le sujet ! Et qu?on n?oublie pas de m?inviter?
Mustapha KRIM, Président de l?EPA (Eglise Protestante Algérienne).
Source : Collectif Algérie [http://collectifalgerie.free.fr/fr/?p=166]
mardi, 1er avril 2008 / Aloys Evina
Abdallah Ghoulamllah, Ministre des affaires religieuses en Algérie, était l?invité d?un forum avec la presse sur Canal Algérie avant-hier. Il s?est systématiquement dérobé face aux questions sur le « phénomène de l?évangélisation ». Selon ses propos, aucune église dans la Wilaya de Tizi Ouzou n?a été fermée : « ces pseudo églises » -dont l?une rassemble 700 fidèles chaque semaine- ne sont pas des églises, ce ne sont que des maisons et garages déguisés en églises et non conformes à la loi ! Monsieur le ministre oublie de mentionner qu?on nous a confisqué nos lieux de cultes historiques pour les transformer en mosquées , en pharmacie, en musées et même en siège de syndicat.
Nous demandons que nos biens soient restitués et, si ce n?est pas possible, qu?on nous attribue l?équivalent en locaux ou terrains à bâtir ! Si l?on peut dégager huit cent milliards de dollars pour une ?super mosquée?, on doit bien pouvoir résoudre les petits problèmes des communautés chrétiennes dans le pays. Nous sommes les enfants du pays au même titre que tous les autres.
Monsieur le ministre dit encore que des mosquées non conformes ont, elles aussi, été fermées : soit ! Mais lorsqu?une mosquée est fermée, il suffit de faire quelques mètres pour se joindre à une autre, ce qui n?est pas le cas pour une église. Certains chrétiens font parfois plus de cent kilomètres pour pouvoir assister à un culte. Pour information : selon les statistiques du Ministère des affaires religieuses, il existe dans la Willaya de Tizi Ouzou 722 mosquées, pour une vingtaine d?églises protestantes (cette Willaya vient en tête, bien entendu). A Béjaia, on dénombre 416 mosquées pour 5 églises protestantes, à Alger 310 mosquées pour 2 églises, à Oran 263 pour 2, à Constantine 96 pour 1, à Annaba 84 pour 1, etc?
Avant d?ordonner des fermetures, Monsieur le Ministre, nous vous demandons de commencer par traiter les dossiers de lieux de culte qui vous ont été soumis depuis 2003 et qui ne sont pas réglés à ce jour.
Nous demandons également que cette loi 06-03 de février 2006 soit révisée en concertation avec les principaux concernés : le plus tôt sera le mieux ! S?il est possible de changer la constitution pour un troisième mandat, il est certainement possible aussi de réviser la loi de 2006 pour permettre à des citoyens algériens chrétiens de vivre et d?exprimer leur foi en toute liberté.
Les exécutifs de police, gendarmerie ou chef de Daïra disent recevoir leurs ordres d?arrestations et de fermeture ?de plus haut?. Et pourtant, ?plus haut?, nous ne trouvons pas d?interlocuteurs : de grâce, Monsieur le ministre, que les choses soient dites et débattues à la lumière !
J?en appelle à César : que le Président de la République s?exprime sur le sujet ! Et qu?on n?oublie pas de m?inviter?
Mustapha KRIM, Président de l?EPA (Eglise Protestante Algérienne).
Source : Collectif Algérie [http://collectifalgerie.free.fr/fr/?p=166]
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Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re : Christianisme
Pakistan : Manifestations après la profanation d’un temple protestant
Union des chrétiens dans les protestations
ROME, Vendredi 4 avril 2008 (ZENIT.org) - Après la profanation d'un temple protestant durant la Semaine Sainte, des centaines de chrétiens ont manifesté dans les rues de Gujrakh, au Pakistan, dans le Pendjab, indique aujourd'hui « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).
Le 19 mars dernier, pendant la Semaine Sainte, près de 500 chrétiens ont bloqué durant deux heures la rue principale de la ville de Gujrakh, dans la province du Pendjab. Ils manifestaient pour dénoncer la profanation d'un temple protestant qui avait eu lieu tôt le matin même. Parmi les manifestants se trouvaient des catholiques des environs, venus apporter leur soutien à la communauté protestante encore sous le choc (1).
Les manifestants chrétiens - pour la plupart des chiffonniers, balayeurs de rues et des éboueurs - portaient des bannières dénonçant l'attaque dont le temple local de l'Eglise adventiste du 7ème jour avait été la cible. Durant deux heures, conduits par le pasteur Sharif Bhatti, de l'Eglise adventiste du 7ème jour, et le pasteur Sabit, de l'Eglise presbytérienne unie (2), ils ont bloqué l'avenue principale de la ville, située dans le district de Gujranwala, à 200 km au sud-est d'Islamabad, la capitale politique du Pakistan.
Selon Younis Gill, témoin de l'attaque, « vers 3h30 du matin, des musulmans armés ont abattu avec des briques la porte du temple et ont forcé le passage. Ils ont ensuite caillassé les murs, détruit des bibles, puis, en sortant du temple, ils ont tiré des coups de feu en l'air, insultant le Christ et les chrétiens, avant de quitter les lieux ». Beaucoup de voisins chrétiens ont, de leur maison, assisté à l'attaque mais, tétanisés par la peur, ils ne sont pas sortis de chez eux, a-t-il ajouté.
D'après le pasteur Bhatti, c'est un lopin de terre situé en face du temple qui a mis le feu aux poudres. En 1984, un musulman a donné ce terrain aux chrétiens pour que la communauté chrétienne puisse se rassembler. « Aujourd'hui, son fils, soutenu par un groupe de musulmans influents, tente de semer la terreur parmi les chrétiens, afin de récupérer ce lopin de terre. Deux jours avant l'attaque, les musulmans avaient installé une clôture autour du terrain », a-t-il précisé. Le pasteur a porté plainte contre les hommes qui ont profané le temple, demandant que les coupables soient emprisonnés pour « ces actes de terrorisme » et pour avoir « heurté les croyances religieuses des chrétiens ». « Nous pouvons endurer, avec patience, les tentatives de récupération de nos terrains, mais nous ne pouvons tolérer qu'on insulte Jésus-Christ dont nous avons célébré la résurrection à Pâques », a-t-il confié, indigné, à l'agence Ucanews.
Il s'agit là de la première attaque contre une église chrétienne depuis janvier 2008. L'an dernier, dans le même Etat du Pendjab, un incident semblable avait pris pour cible un lieu de culte de la Nouvelle Eglise apostolique.
(1) La communauté chrétienne des environs est composée d'environ 600 fidèles, dont la moitié est catholique.
(2) L'Eglise adventiste du 7ème jour et l'Eglise presbytérienne unie sont les deux seules dénominations chrétiennes présentes à Gujrakh.
Union des chrétiens dans les protestations
ROME, Vendredi 4 avril 2008 (ZENIT.org) - Après la profanation d'un temple protestant durant la Semaine Sainte, des centaines de chrétiens ont manifesté dans les rues de Gujrakh, au Pakistan, dans le Pendjab, indique aujourd'hui « Eglises d'Asie » (EDA), l'agence des Missions étrangères de Paris (MEP).
Le 19 mars dernier, pendant la Semaine Sainte, près de 500 chrétiens ont bloqué durant deux heures la rue principale de la ville de Gujrakh, dans la province du Pendjab. Ils manifestaient pour dénoncer la profanation d'un temple protestant qui avait eu lieu tôt le matin même. Parmi les manifestants se trouvaient des catholiques des environs, venus apporter leur soutien à la communauté protestante encore sous le choc (1).
Les manifestants chrétiens - pour la plupart des chiffonniers, balayeurs de rues et des éboueurs - portaient des bannières dénonçant l'attaque dont le temple local de l'Eglise adventiste du 7ème jour avait été la cible. Durant deux heures, conduits par le pasteur Sharif Bhatti, de l'Eglise adventiste du 7ème jour, et le pasteur Sabit, de l'Eglise presbytérienne unie (2), ils ont bloqué l'avenue principale de la ville, située dans le district de Gujranwala, à 200 km au sud-est d'Islamabad, la capitale politique du Pakistan.
Selon Younis Gill, témoin de l'attaque, « vers 3h30 du matin, des musulmans armés ont abattu avec des briques la porte du temple et ont forcé le passage. Ils ont ensuite caillassé les murs, détruit des bibles, puis, en sortant du temple, ils ont tiré des coups de feu en l'air, insultant le Christ et les chrétiens, avant de quitter les lieux ». Beaucoup de voisins chrétiens ont, de leur maison, assisté à l'attaque mais, tétanisés par la peur, ils ne sont pas sortis de chez eux, a-t-il ajouté.
D'après le pasteur Bhatti, c'est un lopin de terre situé en face du temple qui a mis le feu aux poudres. En 1984, un musulman a donné ce terrain aux chrétiens pour que la communauté chrétienne puisse se rassembler. « Aujourd'hui, son fils, soutenu par un groupe de musulmans influents, tente de semer la terreur parmi les chrétiens, afin de récupérer ce lopin de terre. Deux jours avant l'attaque, les musulmans avaient installé une clôture autour du terrain », a-t-il précisé. Le pasteur a porté plainte contre les hommes qui ont profané le temple, demandant que les coupables soient emprisonnés pour « ces actes de terrorisme » et pour avoir « heurté les croyances religieuses des chrétiens ». « Nous pouvons endurer, avec patience, les tentatives de récupération de nos terrains, mais nous ne pouvons tolérer qu'on insulte Jésus-Christ dont nous avons célébré la résurrection à Pâques », a-t-il confié, indigné, à l'agence Ucanews.
Il s'agit là de la première attaque contre une église chrétienne depuis janvier 2008. L'an dernier, dans le même Etat du Pendjab, un incident semblable avait pris pour cible un lieu de culte de la Nouvelle Eglise apostolique.
(1) La communauté chrétienne des environs est composée d'environ 600 fidèles, dont la moitié est catholique.
(2) L'Eglise adventiste du 7ème jour et l'Eglise presbytérienne unie sont les deux seules dénominations chrétiennes présentes à Gujrakh.
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Re : Christianisme
3.500 Marocains devenus Chrétiens en 2007
Deux touristes français ont été arrêtés, le 31 mars 2008, dans un camping à Zagora, au sud du Maroc, en possession d’un nombre important de livres et de CD Rom en français et en arabe sur le christianisme. Ces étrangers sont soupçonnés de vouloir convertir la population locale. Selon la loi marocaine, ils risquent une peine de six mois à trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 100 à 500 dirhams pour avoir ébranlé la foi d’un musulman.
Ce n’est pas la première affaire du genre au Maroc. La plus médiatisée est celle de Sadek Noshi Yassa. Cet allemand d’origine égyptienne de 64 ans a été condamné à six mois de prison ferme pour conversion de Marocains musulmans au christianisme par le tribunal de 1ère instance d’Agadir. Des bruits de plus en plus persistants parlent de la multiplication des campagnes de prosélytisme au Maroc.
Un chiffre important circule. Celui de plus de mille évangélistes qui auraient sillonné discrètement le pays depuis plus de dix ans pour “prêcher la parole de Jésus”. Une situation qui ne laisse pas indifférent le ministère des Habous et des Affaires islamiques. Le département de Ahmed Taoufik tire la sonnette d’alarme. Le ministère de l’Intérieur est interpelé pour identifier et contrôler les mouvements de prêcheurs venus d’outre-mer. La question de la montée de l’évangélisation s’était déjà posée en mai 2005, lorsque Abdelhamid Aouad, député du parti de l’Istiqlal, a saisi Ahmed Taoufik lors d’une question orale à la Chambre des Représentants. Ce dernier s’est refusé à tout commentaire.
Mais, plus besoin de nier l’évidence. D’après la World Christian Database, centre pour l’étude du christianisme mondial, le christianisme est la religion dont le taux de croissance au Maroc est le plus élevé. Cette recrudescence s’explique essentiellement par l’installation de plus en plus d’Européens au Maroc et l’arrivée d’immigrés de confession chrétienne originaires de l’Afrique, Sub-saharienne. Pour les nouvelles conversions, l’organisme donne le chiffre de 3.000 à 3.500 en 2007, alors qu’en 2005, ils étaient 2.000 à 2.500. Une nette augmentation.
Toutefois, ces données sont impossibles à vérifier. Car les nouveaux convertis parmi les Marocains se font discrets. Personne n’ose le crier sur le toit, sinon il risque la mort. Une étude conduite par Amnesty International et publiée par l’Agence de Presse internationale catholique, Apic, révèle que les musulmans convertis au christianisme préfèrent cacher leur changement de religions pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches. L’apostasie, renoncement public de sa foi, est, en effet, punie de peine de mort dans l’islam.
Une question s’impose : Qui se cache derrière ces conversions clandestines ?
Les églises officielles, reconnues par l’Etat marocain, se dégagent de toutes responsabilités. L’archevêque catholique de Rabat, Monseigneur Vincent Landel, dans un entretien accordé à un quotidien marocain, explique la fonction de son église. « Ma mission est de vivre ma foi et non pas d’essayer de convaincre qui que ce soit. » La déclaration de Ahmed Taoufik, devant la Chambre des Représentants, est aussi sans équivoque. « Les religieux chrétiens reconnus par l’Etat sont ceux qui travaillent dans des églises des différentes confessions pour l’encadrement de leurs frères chrétiens établis ou de passage au Maroc ».
Le prosélytisme est plus l’oeuvre des églises évangéliques issues des Etats-Unis. L’organisation Arab World Ministries, très présente au Maroc, ne s’en cache pas. Son objectif est bien explicite : « Annoncer la bonne nouvelle d’un Sauveur aux musulmans du monde arabe conformément à l’ordre du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ de prêcher la bonne nouvelle à toute créature. » Sur son site, elle rapporte sous des pseudonymes les témoignages de musulmans convertis. Leur nationalité n’est pas divulguée, mais, selon le récit de quelques-uns, ils sont originaires du Maghreb.
Régulièrement, cet organisme lance des appels pour recruter des adeptes qui seront par la suite envoyés dans des pays arabes. Sur leur annonce, on peut lire « Nous cherchons, avec l’aide de Dieu, à atteindre les Musulmans du monde arabe là où on peut les trouver, par l’envoi d’hommes et de femmes consacrés qui renoncent à eux-mêmes, pour encourager les églises autochtones et en établir de nouvelles, là où elles n’existent pas ». Dans les pays où ils sont envoyés, dont le Maroc, les missionnaires oeuvrent sous une couverture professionnelle, notamment celle d’un médecin ou un enseignant ou encore un homme d’affaires.
De préférence, ils doivent avoir une bonne formation théologique, parler la langue locale du pays et connaitre ses traditions et ses coutumes pour pouvoir mieux s’intégrer. Ils prêchent “la parole de Dieu” à l’aide de livrets relatant la vie du Christ, de bibles en langue du terroir, de CD sur les percepts du christianisme, des tracts expliquant le chemin du salut et des formulaires pour ceux qui souhaitent se convertir.
Pour attirer les nouveaux adeptes, les missionnaires ne lésinent pas sur les moyens. Ils leur font miroiter un avenir meilleur et un univers parfait. Au départ, ils approchent les populations autochtones en offrant leur soutien. Cela va de la distribution de denrées alimentaires à des aides financières en passant par la dispense de soins médicaux gratuits.
Au Maroc, les habitants des régions les plus reculées, surtout les populations berbères, seraient les plus concernés. Pour les jeunes, les missionnaires ont une autre stratégie. Ils leur miroitent la possibilité de quitter le pays en facilitant l’octroi d’un visa Schengen ou une somme d’argent ou encore les deux. Mais, c’est sans compter sur la force de persuasion. Les évangélistes ne se contentent plus des populations défavorisées, mais ratissent large, comme en témoigne le pasteur à la paroisse protestante française de Casablanca, Jean-Luc Blanc.
Dans un entretien avec le site d’information, Afrik.com, ce religieux déclare qu’un certain nombre de Marocains, anciennement de confession musulmane, qui se sont convertis au christianisme, sont des intellectuels, ou plutôt des personnes appartenant à la classe aisée. Parmi eux, il y a des universitaires, des professeurs, des chercheurs aussi. Des personnes, selon lui, difficilement influençables. L’objectif des évangélistes étant avant tout de créer une communauté chrétienne au Maroc. Pour quelle raison ? Seul l’avenir le dira.
Deux touristes français ont été arrêtés, le 31 mars 2008, dans un camping à Zagora, au sud du Maroc, en possession d’un nombre important de livres et de CD Rom en français et en arabe sur le christianisme. Ces étrangers sont soupçonnés de vouloir convertir la population locale. Selon la loi marocaine, ils risquent une peine de six mois à trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 100 à 500 dirhams pour avoir ébranlé la foi d’un musulman.
Ce n’est pas la première affaire du genre au Maroc. La plus médiatisée est celle de Sadek Noshi Yassa. Cet allemand d’origine égyptienne de 64 ans a été condamné à six mois de prison ferme pour conversion de Marocains musulmans au christianisme par le tribunal de 1ère instance d’Agadir. Des bruits de plus en plus persistants parlent de la multiplication des campagnes de prosélytisme au Maroc.
Un chiffre important circule. Celui de plus de mille évangélistes qui auraient sillonné discrètement le pays depuis plus de dix ans pour “prêcher la parole de Jésus”. Une situation qui ne laisse pas indifférent le ministère des Habous et des Affaires islamiques. Le département de Ahmed Taoufik tire la sonnette d’alarme. Le ministère de l’Intérieur est interpelé pour identifier et contrôler les mouvements de prêcheurs venus d’outre-mer. La question de la montée de l’évangélisation s’était déjà posée en mai 2005, lorsque Abdelhamid Aouad, député du parti de l’Istiqlal, a saisi Ahmed Taoufik lors d’une question orale à la Chambre des Représentants. Ce dernier s’est refusé à tout commentaire.
Mais, plus besoin de nier l’évidence. D’après la World Christian Database, centre pour l’étude du christianisme mondial, le christianisme est la religion dont le taux de croissance au Maroc est le plus élevé. Cette recrudescence s’explique essentiellement par l’installation de plus en plus d’Européens au Maroc et l’arrivée d’immigrés de confession chrétienne originaires de l’Afrique, Sub-saharienne. Pour les nouvelles conversions, l’organisme donne le chiffre de 3.000 à 3.500 en 2007, alors qu’en 2005, ils étaient 2.000 à 2.500. Une nette augmentation.
Toutefois, ces données sont impossibles à vérifier. Car les nouveaux convertis parmi les Marocains se font discrets. Personne n’ose le crier sur le toit, sinon il risque la mort. Une étude conduite par Amnesty International et publiée par l’Agence de Presse internationale catholique, Apic, révèle que les musulmans convertis au christianisme préfèrent cacher leur changement de religions pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches. L’apostasie, renoncement public de sa foi, est, en effet, punie de peine de mort dans l’islam.
Une question s’impose : Qui se cache derrière ces conversions clandestines ?
Les églises officielles, reconnues par l’Etat marocain, se dégagent de toutes responsabilités. L’archevêque catholique de Rabat, Monseigneur Vincent Landel, dans un entretien accordé à un quotidien marocain, explique la fonction de son église. « Ma mission est de vivre ma foi et non pas d’essayer de convaincre qui que ce soit. » La déclaration de Ahmed Taoufik, devant la Chambre des Représentants, est aussi sans équivoque. « Les religieux chrétiens reconnus par l’Etat sont ceux qui travaillent dans des églises des différentes confessions pour l’encadrement de leurs frères chrétiens établis ou de passage au Maroc ».
Le prosélytisme est plus l’oeuvre des églises évangéliques issues des Etats-Unis. L’organisation Arab World Ministries, très présente au Maroc, ne s’en cache pas. Son objectif est bien explicite : « Annoncer la bonne nouvelle d’un Sauveur aux musulmans du monde arabe conformément à l’ordre du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ de prêcher la bonne nouvelle à toute créature. » Sur son site, elle rapporte sous des pseudonymes les témoignages de musulmans convertis. Leur nationalité n’est pas divulguée, mais, selon le récit de quelques-uns, ils sont originaires du Maghreb.
Régulièrement, cet organisme lance des appels pour recruter des adeptes qui seront par la suite envoyés dans des pays arabes. Sur leur annonce, on peut lire « Nous cherchons, avec l’aide de Dieu, à atteindre les Musulmans du monde arabe là où on peut les trouver, par l’envoi d’hommes et de femmes consacrés qui renoncent à eux-mêmes, pour encourager les églises autochtones et en établir de nouvelles, là où elles n’existent pas ». Dans les pays où ils sont envoyés, dont le Maroc, les missionnaires oeuvrent sous une couverture professionnelle, notamment celle d’un médecin ou un enseignant ou encore un homme d’affaires.
De préférence, ils doivent avoir une bonne formation théologique, parler la langue locale du pays et connaitre ses traditions et ses coutumes pour pouvoir mieux s’intégrer. Ils prêchent “la parole de Dieu” à l’aide de livrets relatant la vie du Christ, de bibles en langue du terroir, de CD sur les percepts du christianisme, des tracts expliquant le chemin du salut et des formulaires pour ceux qui souhaitent se convertir.
Pour attirer les nouveaux adeptes, les missionnaires ne lésinent pas sur les moyens. Ils leur font miroiter un avenir meilleur et un univers parfait. Au départ, ils approchent les populations autochtones en offrant leur soutien. Cela va de la distribution de denrées alimentaires à des aides financières en passant par la dispense de soins médicaux gratuits.
Au Maroc, les habitants des régions les plus reculées, surtout les populations berbères, seraient les plus concernés. Pour les jeunes, les missionnaires ont une autre stratégie. Ils leur miroitent la possibilité de quitter le pays en facilitant l’octroi d’un visa Schengen ou une somme d’argent ou encore les deux. Mais, c’est sans compter sur la force de persuasion. Les évangélistes ne se contentent plus des populations défavorisées, mais ratissent large, comme en témoigne le pasteur à la paroisse protestante française de Casablanca, Jean-Luc Blanc.
Dans un entretien avec le site d’information, Afrik.com, ce religieux déclare qu’un certain nombre de Marocains, anciennement de confession musulmane, qui se sont convertis au christianisme, sont des intellectuels, ou plutôt des personnes appartenant à la classe aisée. Parmi eux, il y a des universitaires, des professeurs, des chercheurs aussi. Des personnes, selon lui, difficilement influençables. L’objectif des évangélistes étant avant tout de créer une communauté chrétienne au Maroc. Pour quelle raison ? Seul l’avenir le dira.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re: Re : Christianisme
phil29 a écrit :Bonjour;
Cher Georges, je crois que cet homme aurait du étudier un peu mieux l'histoire de sa nouvelle religion, il se serait alors rendu compte que le christianisme est aussi riche en appel au meurte que le Coran...
Bonjour Phil.
Tu confonds une fois de plus ce que font les adeptes d'une religion ; et ce que disent les textes fondateurs des religions !!!
Entre les évangiles et le Coran , il y a pas photo !!!
Cordialement.
mario
" Si tu diffères de moi, loin de me léser tu m'enrichis." (Saint-Exupery).
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