Bonjour
Lellou a écrit :Allah, Dieu, Yahvé se sont mis d’accord pour que l’islam, le christianisme, le judaïsme prohibent tous la sodomie, que ce soit entre hommes « homosexualité » ou entre époux, ça reste un péché !
Un article de wikipédia qui résume assez bien le point de vue des différentes religions:
Point de vue du judaïsme
La sodomie est autorisée avec une femme mais interdite avec un homme (au même titre que l'homosexualité masculine).
Point de vue de l'islam
Dans l'islam, le sunnisme condamne la sodomie aussi bien hétérosexuelle qu'homosexuelle, contrairement au chiisme ne reconnaissant que l'interdiction du deuxième cas.
Point de vue chrétien
François Elluin, Sodomites provoquant la colère divine, dans Le pot-pourri (1781)L’Église catholique condamne la sodomie en tant que pratique homosexuelle. Dans La Clé d'or, Antoine-Marie Claret, qui fut confesseur de la reine Isabelle et devait être canonisé par Pie XII, rapportait une légende très répandue en écrivant : « Certains auteurs assurent que Notre Seigneur Jésus-Christ a une telle horreur de ce péché que, dans la nuit où il naquit, à Bethléem, il tua tous les sodomites. » Certains[Qui ?] considèrent qu’il y aurait là une mauvaise interprétation de la Bible, et que celle-ci, du moins dans l’épisode de Sodome et Gomorrhe, ne serait pas expressément mentionnée. (Cf. Vision chrétienne de l'homosexualité pour une étude plus approfondie). Les plus graves théologiens ont savamment discuté sur la nature de la sodomie ; on en trouvera un excellent résumé, dans le Compendium Theologiae Moralis Sancti Alphonsi Mariae de Liguori du chanoine Neyraguet, plusieurs fois réédité au XIXe siècle.
« Les uns, dit-il, estiment que la sodomie consiste dans le commerce charnel dans le vase indu, et d’autres dans le commerce charnel avec le sexe indu ». Mais la seconde opinion étant plus probable, il peut donc y avoir sodomie entre femmes, même si nos théologiens se demandent comment elles s’y prendraient, mais non entre un homme et une femme ; le coït du mâle dans le vase postérieur de la femelle n’étant qu’une sodomie imparfaite, distincte dans son essence de la sodomie parfaite. En revanche la fellation par un homme peut être qualifiée de sodomie, au contraire de celle que pratique une femme : « si vir polluitur in ore fæminæ, erit copula inchoata [...] si vero in ore maris, erit sodomia ».
Les templiers furent accusés, entre autres, de sodomie par Phillipe le Bel.
Cependant, les origines de l'interdit dans la religion catholique seraient plutôt héritées de l'empire romain. En effet, après avoir largement toléré des conduites et pratiques sexuelles très libres au premier siècle avant J.C, l'empire romain revient à une plus grande rigueur au 4e siècle après J.C: relations homosexuelles et libertinages interdits, caresses buccales et pratiques anales fortement condamnées, etc. En 533 après J.C, l'empereur Justinien inclut la sodomie comme un acte contre nature, et un vice indicible et blasphématoire. Ainsi, le catholicisme naissant se serait mélangé avec la culture ambiante romaine et aurait affirmé la sodomie comme une mauvaise pratique sans que celle-ci ne soit explicitement condamnée dans les textes de référence.
Au XIe siècle, Pierre Damien, moine à l'abbaye de Fonte Avallana, rédige plusieurs livres illustrant une conduite ascétique et pieuse, qu'il suit d'ailleurs assidument à l'opposé de bon nombres de ses contemporains. L'un de ces livres, Liber Gomorratus, est envoyé au Pape Léon IX, mais les problèmes soulevés n'ont pas entraînés de mesures immédiates. Les faits soulevés par Pierre Damien lui sont inspirés par les ecclésiastiques, évêques ou curés qui pratiquent ces "péchés" avec leurs disciples. Il considère que ces pratiques ont un caractère diabolique, et pour lui, leurs présences au sein des monastères s'expliquent par le fait que le diable tente de corrompre les plus fidèles serviteurs de dieu: non-respect du vœu de chasteté, cession à la tentation, et le pire: en se confessant les uns aux autres les sodomites maintiennent le secret!
Le pape Léon XI trouvait très condamnable la sodomie (à l'époque ce terme recouvrait l'ensemble des pratiques hérétiques), mais considèrait que Pierre Damien allait trop loin. Peu à peu, la sodomie va passer de péché mortel à un crime, comme le montre le Concile de Latran III, en 1179, qui adopte des mesures pour réprimer ce vice. Les peines sont variées selon l'âge au moment des faits et le rôle tenu pendant l'acte: mutilation, flagellation, saisie des biens, amendes, bûcher. Le passif avait alors des sanctions plus lourdes. Pourtant, ce nouvel acte a permis à l'Inquisition, qui sévissait alors, de détenir une nouvelle arme incriminante: ainsi, tous les hérétiques étaient considérés comme des sodomites et réciproquement. Enfin, c'est également pendant cette époque que voit jour une revalorisation de la nature, devenant la référence ultime. La Nature et Dieu étant liés, pratiquer un acte contre-nature était aller contre Dieu lui-même: un sacrilège! Et par là même, les sodomites, après être accusés de troubler le divin, sont accusés de troubler la souveraineté, l'ordre social et politique: dès lors, les sodomites sont perçus comme étant des ennemis du Royaume, de la chrétienté, du souverain.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sodomie
L'article parle du point de vue de l'Eglise catholique il y a plusieurs siècles, je ne sais pas ce qu'il en est maintenant avec Vatican II.
Chez les protestants (j'en fais parti), chacun y va de son opinion personnel. Certains disent que c'est contre nature, d'autres disent que ce n'est pas interdit.
Comme l'a dit l'article, les textes référents ne condamnent pas explicitement cette pratique, voire ne parlent jamais des pratiques sexuelles entre un homme et sa femme.