Pour ou contre la polygamie et la monogamie
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muslima
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Re : Sur la polygamie
Je tiens à préciser que j'ai parlé d'une enquête en faisant réfrenceà la discussion que j'avais eu avec maya sur le viol.
Cet homme quand à lui, il risque un chatiment corporel voire même la lapidation...
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maya
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Re : Sur la polygamie
muslima je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas d'enquête
j'ai dit l'islam ne le dis pas!!!
bien sur qu'il existe des musulmans intelligents et bons, qui n'appliquent pas a la lettre, encore heureux!!!
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- Georges
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Re : Sur la polygamie
Un Arabe arrêté parce qu'il a six épouses, soit deux de trop
AFP - il y a 1 heure 44 minutesRYAD (AFP) - La police saoudienne a arrêté un homme de 56 ans accusé d'avoir six épouses, soit deux de plus que ce qu'autorise la loi islamique (charia), rapporte jeudi le journal saoudien Al-Watan.
(Publicité)
Il est accusé d'avoir trois épouses saoudiennes et trois autres yéménites, selon Al-Watan.
Cet homme de nationalité saoudienne, arrêté dans la province de Jazan (sud-ouest), frontalière du Yémen, est un membre de la "Commission de la promotion de la vertu et de la prévention du vice" (Moutawa), la police religieuse chargée de veiller au respect de l'application de la charia, selon Al-Watan.
Le journal rapporte que l'homme a rejeté ces accusations, affirmant avoir divorcé de deux de ses épouses.
Le gouverneur de la province de Jazan a ordonné la création d'une commission chargée d'enquêter sur cette affaire, selon Al-Watan.
La charia est appliquée très strictement en Arabie saoudite.
Le roi de l ' Arabie a 30 femmes alors pourquoi la charia ne s'applique -t-elle pas à lui. Ses frères et cousins c'est pareil.
AFP - il y a 1 heure 44 minutesRYAD (AFP) - La police saoudienne a arrêté un homme de 56 ans accusé d'avoir six épouses, soit deux de plus que ce qu'autorise la loi islamique (charia), rapporte jeudi le journal saoudien Al-Watan.
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Il est accusé d'avoir trois épouses saoudiennes et trois autres yéménites, selon Al-Watan.
Cet homme de nationalité saoudienne, arrêté dans la province de Jazan (sud-ouest), frontalière du Yémen, est un membre de la "Commission de la promotion de la vertu et de la prévention du vice" (Moutawa), la police religieuse chargée de veiller au respect de l'application de la charia, selon Al-Watan.
Le journal rapporte que l'homme a rejeté ces accusations, affirmant avoir divorcé de deux de ses épouses.
Le gouverneur de la province de Jazan a ordonné la création d'une commission chargée d'enquêter sur cette affaire, selon Al-Watan.
La charia est appliquée très strictement en Arabie saoudite.
Le roi de l ' Arabie a 30 femmes alors pourquoi la charia ne s'applique -t-elle pas à lui. Ses frères et cousins c'est pareil.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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yor
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Re: Re : Sur la polygamie
est ce que y a des enquettes sur elmallik wa hachiyatouhou. et sur ces esclaves..etc.... .ou par ce que c'est lui amir elmouemininnesmuslima a écrit :Alors maya, tu vois qu'il y a des enquêtes...
- Georges
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Re : Sur la polygamie
tu parles.
http://www.youtube.com/watch?v=xcB8Gjv4Nr0
il y a même un roi saoudien qui est mort de cyrhose.
http://www.youtube.com/watch?v=xcB8Gjv4Nr0
il y a même un roi saoudien qui est mort de cyrhose.
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Re: Pour ou contre la polygamie et la monogamie
1 - J'aimerais bien ''épouser'' 3 hommes. Pourquoi 3 je sais pas. Un fantasme ?! 3 hommes fidèles cependant! Je veux pas de maladies et puis j'ai l'âme romantique, je partage pas.lkm a écrit :Quant à mon avis personnel je ne suis pas contre la polygamie ni contre la monogamie à condition qu’on autorise aux femmes ce qu’on autorise aux hommes. tant qu’on est majeur et vacciné et il y a entente on est libre de vivre notre sexualité comme on veut.
Mais je ne peux pas imposer mon idéal à autrui, chacun est libre de ces choix. C’est pour ça que je suis contre l’idée d’instaurer des règles générales en ce qui concerne la vie privée. La loi peut intervenir pour protéger les mineurs contre la pédophilie et le viol, contre le harcèlement sexuel et contre les mariages consanguins ou pour protéger les droits des enfants abandonnés ou maltraités … mais elle n’a pas le droit d’intervenir dans les relations sexuelles des personnes majeures libres et vaccinées sans ou avec mariage. Chacun est libre d’épouser ou pas la personne ou les personnes de son choix et ce quelque soit son sexe. C’est loin d’être l’affaire de la loi à moins qu’il y ait violation de contrat, s’il y a eu. Le plus important à mon avis que les femmes aient les mêmes droits que les hommes. Et pour moi un contrat c’est un contrat qui peut être entre deux personnes ou plus, il faut tout simplement préciser les termes du contrat pour que tout soit clair. En tous cas ce sujet est très vaste et je ne fais que donner mon point de vue personnel.
2 - Je suis d'Accord tant qu'on ne fait pas payer à la société les aides sociales des personnes à charge.
3 - Il faut aussi penser aux enfants et instaurer les lois qui les protègent
Sinon, qu'on fasse ce qu'on veut.
- Serpentine
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C'Est épouvantable ce que tu dis. Tu sais, ton dernier paragraphe: hé bien, c'est exactement ce que les gangs de rue (canada) ont dit dans leur rapport avec leur ''blonde''. Je pensais pas que les jeunes tunisiens avaient la meme mentalité sur l'amour que les gangs de rue du Québec.Tanit a écrit :Je dirais même plus. L'amour entre un homme et une femme comme l'entendent les Européens p.ex. n'a rien à voir avec un mariage islamique. Le mariage islamique est un contrat pur et simple où l'épouse promet obéissance et accès sexuel continu à son mari et où le mari promet de l'entretenir et de l'héberger aussi longtemps que ce contrat dure. C'est aussi un encadrement pour la progéniture qui appartient au père.L'amour, dans le monde musulman serait avant tout considéré comme un contrat social, puis, pourrait se transformer en un lien de sentiment, mais si cela n'arrive pas, ce ne serait finalement pas très important.
Donc une relation maître-servante, où est l'amour là-dedans?
Récemment j'ai lu des interveiws avec de jeunes Tunisiens dans le journal La Presse, question : croyez-vous à l'amour? Sur 10 interrogés, 1 fille répondait par "oui", les autres, garçons et filles confondus, disaient que l'amour est un dérangement de l'esprit et pas une bonne base pour un mariage...
En général, un mari amoureux est la risée du quartier, puisque cela n'est pas "viril" d'être amoureux de sa femme, puisque cela voudrait dire que c'est elle qui commande...
Moi mes neveux ne rêvent que d'amour. Mon petit neveu à 13 ans il a acheté lui meme une carte àa la fille de ses rêves et un bracelet à la pharmacie pour sa fête. En fin de compte, elle n'a jamais sortie avec lui et il a pleuré. Mais cest pas grave, je vois qu'il a du coeur et maintenant il a 17 ans et il est en amour avec une autre jeune fille musicienne.
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lorie
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Islam et polygamie ...
Source : l'EXPRESS ... Auteur : toujours un musulman
Précision : la polygamie est autorisée en l'Islam, dans la limite de quatre femmes par époux. Cet article dénonce les problèmes sociaux engendrés par des réglementations islamiques d'un autre âge, et l'indifférence d'une classe médiatico-politique qui ne semble pas convaincue par le caractère scandaleux d'une polygamie qui range la femme à un statut de "bien cumulable".
Maliennes, sénégalaises, gambiennes... près de 20 000 familles vivent sous ce régime coutumier, en principe proscrit par l'Etat français, en pratique toléré par son administration, alors que l'on parle d'intégration. Des femmes et leurs enfants en situation précaire, voire dramatique, face à des communes désemparées
Elle vit dans un 4-pièces au papier peint défraîchi avec ses huit enfants, dont sa petite fille de quelques mois, sans parler du défilé incessant de cousins, d'oncles ou d'amis venus du pays. Dans ce brouhaha permanent, que seul l'appel à la prière diffusé par une horloge murale interrompt, Fanta, 53 ans, au sourire triste malgré ses dents du bonheur, le boubou trop large pour son corps frêle, reçoit comme elle peut dans ce capharnaüm. Française d'origine mauritanienne, elle est la première épouse d'un polygame marié à deux autres femmes, dont l'une est repartie au pays.
«Dans votre pays, les hommes ont des maîtresses. Nous, nous les épousons»
Des cas comme celui-là, notre pays en compte des milliers. Car, si, selon le droit français, la bigamie est passible de prison, l'administration tolère depuis longtemps la polygamie pour les immigrés, en vertu du respect traditionnel du statut personnel des étrangers, dont l'arrêt Montcho, du 11 juillet 1980, fut la traduction logique. En autorisant le regroupement familial d'une famille polygame, cette décision du Conseil d'Etat a ouvert la brèche et fait jurisprudence: des milliers de Maliennes, de Sénégalaises, de Mauritaniennes et de Gambiennes sont venues s'installer en France. [..] Difficultés d'intégration, insalubrité de logements suroccupés, échec scolaire des enfants, condition des femmes catastrophique: autant de situations dramatiques auxquelles doivent faire face, quotidiennement, élus, associations et établissements scolaires.
L'impuissance des pouvoirs publics
Retour en arrière. Le 24 août 1993, Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur, fait voter une loi qui proscrit le regroupement familial pour les polygames. La France, à cette époque, est en plein débat sur l'immigration. Les préfectures sont priées de ne plus renouveler les titres de séjour des secondes épouses. C'est le tollé. Dénonçant la situation inextricable de familles déjà installées en France, les associations de défense des étrangers manifestent et pétitionnent. Trois nouvelles circulaires assouplissent la législation: la première, le 8 février 1994, précise que les femmes qui ont des enfants français ou qui séjournent en France depuis plus de quinze ans sont inexpulsables. Elles ont d'ailleurs droit à une carte de séjour. Puis, en avril 2000 et en juin 2001, deux autres circulaires prévoient, pour les familles polygames entrées en France avant 1993, le renouvellement des titres de séjour à condition que les ménages «décohabitent».
[..] Dix ans après le vote de la loi Pasqua, la polygamie perdure. Et les pouvoirs publics avouent à demi-mot leur impuissance. «Il faudra de nombreuses années avant que la polygamie cesse en France», explique-t-on Place Beauvau. D'autant que les dispositions prises depuis dix ans n'interdisent pas à une seconde, à une troisième ou à une énième conjointe d'entrer en France, si elles sont mères d'enfants français. Dans ce cas-là, précise la loi, elles peuvent demander le regroupement familial.
Comme Aminata Dioumassi, une deuxième épouse malienne venue s'installer en France, en 1999, avec ses cinq enfants, dont un né ici pendant des vacances. Son mari, lui, ne comprend pas que la polygamie puisse poser problème. «Après tout, c'est l'administration française qui nous a permis de venir ici», explique ce patriarche malien, entouré de trois de ses filles. Les cheveux gris, coiffé de la calotte du hadj, celui qui a fait le pèlerinage à La Mecque, l'homme confie avoir une troisième femme au Mali. Celle-ci ne viendra pas en France, faute de place à la maison. Mais aussi pour une autre raison. Dans ce pavillon d'Athis-Mons (Essonne), la guerre impitoyable que se sont livrée les deux épouses, jusqu'au départ du pavillon de la deuxième, a profondément marqué cette famille.
«La multitude d'épouses est une preuve de prospérité»
Ces difficultés, Abdoulaye Doumbia, le charismatique président du Haut Conseil des Maliens de France, préfère les ignorer. Ce défenseur de la polygamie - «une coutume ancestrale», dit-il - ne comprend pas «pourquoi les Français veulent imposer la monogamie aux Africains». Une réaction partagée par K., un ouvrier malien qui a deux épouses: «C'est Allah qui nous le permet. Nous avons le droit d'avoir quatre femmes. Dans votre pays, les hommes ont des maîtresses. Nous, insiste-t-il, nous préférons les épouser.» Abdoulaye Digana, jeune Mauritanien responsable de l'Association pour la promotion de la langue et de la culture soninké à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), décrit la pression sociale très forte que subissent les immigrés maliens, sénégalais ou mauritaniens pour prendre une seconde femme. «Il arrive, explique Digana, que certains hommes, déjà mariés, épousent leurs belles-soeurs au décès du frère. Une coutume encore très vivace qui évite l'éparpillement des neveux et nièces à travers le pays.» La polygamie est aussi un symbole de richesse: «La multitude d'épouses est une preuve de prospérité», déclare Abdoulaye Doumbia.
Aujourd'hui [..] les foyers de tension se multiplient: des familles installées ici depuis longtemps se retrouvent sans papiers, tandis que de nombreuses «coépouses» continuent d'arriver chaque année en France, «par le biais du certificat d'hébergement, explique Pierre Cardo, ou de manière illégale». Ces femmes, condamnées à vivre sous le nom des premières épouses, accouchent même, parfois, sous l'identité de celles-ci. Certaines vivent calfeutrées à la maison, sous l'emprise totale du mari.
Des conditions de vie souvent inhumaines, toujours douloureuses. Mais la polygamie reste un sujet tabou en France. Interrogés, de nombreux hommes politiques, comme Patrick Braouezec, maire communiste de Saint-Denis, Bernard Birsinger, député maire communiste de Bobigny, Claude Dilain, maire socialiste de Clichy-sous-Bois, Pascal Beaudet, maire communiste d'Aubervilliers, ont refusé de s'exprimer et ont interdit à leurs services de répondre à nos questions. Sollicités, le ministère délégué à la Famille, le service des droits des femmes et de l'égalité, celui de la Parité, et le service du logement de l'Hôtel de Ville de Paris n'ont pas souhaité donner suite à nos demandes d'entretien.
[..] La peur d'être traité de raciste, la célébration «du droit à la différence», déplore aujourd'hui cette assistante sociale de Montfermeil, ont longtemps interdit le débat. Comme cette dernière, des associations, des assistantes sociales demandent à ne pas être citées.
«Il était de bon ton d'accepter toutes les coutumes, y compris la polygamie, en France»
«On était d'accord avec l'anthropologue Tobie Nathan, la Ligue des droits de l'homme, SOS Racisme... il était de bon ton d'accepter toutes les coutumes, y compris la polygamie, en France», se souvient Claudette Bodin, de l'association Afrique partenaires services (APS). Qui se souciait du sort de ces familles, de ces femmes, de ces enfants? «On a mis du temps à reconnaître que la polygamie était invivable en France», admet Isabelle Gilette, présidente du Groupe femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles (Gams).
La réalité a contrarié tous les idéaux. Surtout, le phénomène s'est étendu. Beaucoup de ces familles polygames vivent en région parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis, dans les Yvelines, l'Essonne ou dans quelques arrondissements parisiens. En province, elles sont concentrées dans les régions marseillaise, lyonnaise et normande. Difficile de connaître avec précision le nombre de familles polygames: la Direction des populations et des migrants du ministère des Affaires sociales avance prudemment quelques évaluations: entre 8 000 et 15 000 ménages pratiqueraient la polygamie en France. Au cabinet du ministre de l'Intérieur, on estime qu'ils seraient entre 10 000 et 20 000. Si l'on considère que «le nombre d'enfants dans ces ménages est de 10 en moyenne» - selon une plaquette officielle du ministère des Affaires sociales - le nombre total de personnes vivant dans un foyer polygame serait compris entre 150 000 et 200 000.
En attendant des statistiques plus fiables, pas moins de quatre ministères sont potentiellement concernés: les Affaires sociales, le Logement, la Famille et la Ville. Tous se renvoient aujourd'hui la balle, quand ils n'avouent pas leur impuissance. Conséquence: au quotidien, les élus gèrent comme ils peuvent ce lourd et délicat dossier. A Mantes-la-Jolie, fief du ministre Pierre Bédier, par exemple, la municipalité a répertorié 75 familles polygames vivant essentiellement dans la cité du Val-Fourré. Elle a décidé de mettre la «main à la pâte», comme on dit à la mairie, en aidant les ménages à se séparer. Sa solution: trouver un appartement pour chaque épouse mais... sur le même palier, comme pour la famille K., composée d'un chef de famille, de deux coépouses et de 12 enfants. C'est dans cette cité encore marquée par les émeutes de 1991, au premier étage d'un immeuble humide et glacial, que nous reçoit la seconde épouse. Un turban élégamment noué autour de la tête et assorti au boubou mauve, un collier africain autour du cou, cette jeune femme de 32 ans nous accueille dans son salon impeccablement tenu, un oeil sur un téléfilm américain. «Il y a deux ans, à peine, nous vivions tous ensemble dans un 4-pièces. Chacune de nous avait sa propre chambre et les enfants étaient répartis entre le salon et une petite pièce simplement séparée par un rideau. Aujourd'hui, Monsieur, explique-t-elle en souriant, passe une nuit avec moi et, la nuit suivante, il traverse le palier pour aller chez l'autre. C'est beaucoup mieux comme ça.» Choquant? Pour Mme K., visiblement pas. «Mes amies maliennes m'envient mon appartement», dit-elle. Assis sur le canapé, «Monsieur» acquiesce. Cet ouvrier de Renault, âgé de 54 ans, trouve que «la solution est pratique mais un peu chère. Maintenant, je dois payer deux loyers!», dit-il. Une formule qui fait bondir Jean-Pierre Brard, le fougueux député maire (PCF) de Montreuil (Seine-Saint-Denis): «Je trouve anormal de "caséifier" les HLM, tonne-t-il. Nous n'avons pas à organiser la domination des mâles sur les femmes. Notre modèle français laïque et républicain est de vivre ensemble. Pas question de faire un palier malien, un palier sénégalais...» Jean-Pierre Brard, qui parle en connaissance de cause, dit volontiers sa fierté de gérer la «première ville malienne de France». Chez lui, sur 6 000 Maliens, un millier vivent dans un foyer polygame. Mais, si le maire de Montreuil veut bien aider les épouses qui souhaitent décohabiter, il refuse catégoriquement de les reloger côte à côte ou - «pire encore», dit-il - de faciliter la vie à ceux qui, certes à l'étroit, habitent toujours ensemble: «Cela reviendrait à organiser la polygamie», estime-t-il. Et de citer le cas extravagant de frères jumeaux: «Mariés chacun à deux épouses, ils avaient à eux deux 40 enfants, la plupart inscrits dans la même école. Nous avons mis un an à les convaincre de disperser les gamins dans différents établissements scolaires, raconte Brard. Les deux pères voulaient qu'on leur trouve un grand appartement pour continuer à vivre tous ensemble. J'ai refusé fermement: non seulement nous n'avons pas de 15-pièces, mais, en plus, la famille coûtait déjà une fortune à la commune.»
Les élus sont condamnés à jouer les équilibristes: quelle que soit leur position idéologique, il leur faut trouver des solutions à des cas dramatiques de suroccupation de logement, sans être complices ou hors la loi. Gilles Poux, maire communiste de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), est l'un des rares élus de sa famille politique à avoir le courage d'aborder la question. Il raconte son désarroi face à cette famille de Maliens de la cité des 4 000 qui vivaient à 32 dans un 6-pièces. Une situation «inconcevable au Mali, rappelle Claudette Bodin. Là-bas, chaque femme vit dans sa propre case. Et les enfants sont pris en charge par l'ensemble de la famille ou du village».
Ici, faute de place à la maison, les enfants sont dans la rue, «parfois du 1er janvier au 31 décembre», raconte une conseillère municipale de Mantes-la-Jolie. Laurence Ribeaucourt, assistante sociale au collège Jean-Jaurès de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), renchérit: «La cité est devenue au fil des ans un prolongement du domicile» Pas de bureau, pas d'espace pour faire ses devoirs, les différentes fratries se font souvent la guerre. Sans compter la rivalité entre les épouses, qui rejaillit sur les gamins. «Je suis contre la polygamie, assène du haut de ses 11 ans Narama. Cela fait trop d'histoires» Elle, dont la maman et la «tante» ne se supportaient plus, ne voit plus ses cinq demi-frères, tous réfugiés à l'hôtel avec leur mère. «Parfois, la haine est tellement profonde que certaines femmes se vengent sur les enfants de la rivale», raconte Fatoumata Yatera, médiatrice à la mairie de Chanteloup-les-Vignes. Vêtements déchirés, fessées à outrance, voire maraboutisme, tout est bon pour se venger de son malheur. Parfois, aussi, «la fille de la première femme est plus âgée que l'une des épouses», relate encore Jean-Noël Kerlogot, professeur de français au collège de Montfermeil. Les écarts de génération entre le mari et les femmes posent également des problèmes insolubles quand le chef de famille décède. Là, c'est la débâcle. Chaque femme récupère ses enfants et le foyer explose. Parfois, «la première épouse jette la seconde à la rue», affirme Marie-Hélène Hassan, directrice de l'association des femmes-relais de Clichy-sous-Bois. Autant de souffrances méconnues et que peu dénoncent. Y compris chez les féministes. [..]
Mais comment faire, quand l'Ile-de-France manque de 300 000 logements sociaux? Que faire, quand les habitations les plus vastes sont conçues pour cinq enfants au maximum? [..] un responsable de la Commission interministérielle pour le logement des populations immigrées [..] «quand ces familles arrivent à être relogées dans des HLM, au bout de trois mois ce sont les autres habitants qui demandent à partir. Quand des gens s'entassent à plus de 20 dans trois ou quatre pièces, il faut être naïf pour ne pas imaginer ce que ressentent les voisins».
Le voisinage: encore un sujet difficilement abordable mais pourtant bien réel. Comment réagir, en effet, devant des enfants qui passent la journée dans les halls d'immeuble, ou «face à une famille démunie où cohabitent quatre épouses et 18 enfants»? s'interroge Roger Madec, le maire du XIXe arrondissement parisien. Souvent les habitants des quartiers concernés subissent en silence et se vengent aux élections. Jérôme Guilloux, responsable d'un organisme d'équipements sociaux (Apes), précise: «Nous attribuons un logement à une famille monogame, puis les autres épouses et les enfants arrivent plus tard.» Conséquence: certains bailleurs se méfient des familles africaines en général.
[..] L'Etat a mandaté depuis 2001 un groupement d'intérêt public (GIP), Habitat et interventions sociales, pour aider ces familles à s'installer séparément. Xavier Desjardin, son ancien président, se souvient d'un foyer de 23 membres, entassé dans un 3-pièces. «La vie dans l'immeuble était infernale. Les gosses passaient leur vie dans les escaliers ou au pied du bâtiment, les parents étaient totalement dépassés. Propriétaire du logement, l'Opac de Paris a dû expulser la famille». [..] Sur près de 200 familles polygames dont Xavier Desjardin avait la charge, la mission d'Habitat et interventions sociales n'en a, admet-il, logé qu'une dizaine.
«Après des décennies ici, certaines familles vivent encore comme au pays, car personne n'a jugé bon de leur expliquer comment vivre en France», observe N'diaye Sylla, membre de l'Association pour la promotion de la langue et de la culture soninké. Depuis deux ans, le GIP emploie un agent «technicosocial». Sa mission: aider les familles à s'approprier leur logement. En clair, leur apprendre à utiliser l'eau de la salle de bains, les aider à monter des étagères, leur apprendre à utiliser les hottes des cuisines lorsque les femmes font à manger, leur conseiller de ne pas laver le sol à grande eau, comme au pays... «Un travail pédagogique indispensable, réclament la plupart des bailleurs sociaux, mais il en faudrait beaucoup plus.»
Les allocations familiales critiquées
Pour avoir osé dire, en 1993, que «la polygamie n'était pas intégrable dans les structures urbaines européennes», le sénateur maire de Vincennes, Jean Clouet, fut traité de «raciste» par de nombreux intellectuels. Un chantage moral que refusent beaucoup: «J'en ai marre de voir toujours les mêmes prôner la solidarité, mais chez les autres», assène le maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard.
Quelles solutions, alors, contre les drames de la polygamie en France? Certaines, comme Fanta, Fatoumata, Amssatou ou Keita proposent de retirer systématiquement les cartes de séjour des maris polygames. [..] D'autres, dont des personnalités de gauche, proposent de restreindre les allocations familiales. Comme à Mayotte, où celles-ci sont plafonnées dès le troisième enfant. Difficile, en effet, sans l'aide de l'Etat, d'entretenir plusieurs foyers. De passage à Paris, le ministre chargé des Maliens de l'extérieur, Oumar Dicko, enfonce le clou: «Avec la crise économique dans mon pays, peu d'hommes peuvent entretenir plusieurs épouses. En France, c'est différent, tous ces enfants sont une source de revenus ». [...]
Besma Lahouri
Précision : la polygamie est autorisée en l'Islam, dans la limite de quatre femmes par époux. Cet article dénonce les problèmes sociaux engendrés par des réglementations islamiques d'un autre âge, et l'indifférence d'une classe médiatico-politique qui ne semble pas convaincue par le caractère scandaleux d'une polygamie qui range la femme à un statut de "bien cumulable".
Maliennes, sénégalaises, gambiennes... près de 20 000 familles vivent sous ce régime coutumier, en principe proscrit par l'Etat français, en pratique toléré par son administration, alors que l'on parle d'intégration. Des femmes et leurs enfants en situation précaire, voire dramatique, face à des communes désemparées
Elle vit dans un 4-pièces au papier peint défraîchi avec ses huit enfants, dont sa petite fille de quelques mois, sans parler du défilé incessant de cousins, d'oncles ou d'amis venus du pays. Dans ce brouhaha permanent, que seul l'appel à la prière diffusé par une horloge murale interrompt, Fanta, 53 ans, au sourire triste malgré ses dents du bonheur, le boubou trop large pour son corps frêle, reçoit comme elle peut dans ce capharnaüm. Française d'origine mauritanienne, elle est la première épouse d'un polygame marié à deux autres femmes, dont l'une est repartie au pays.
«Dans votre pays, les hommes ont des maîtresses. Nous, nous les épousons»
Des cas comme celui-là, notre pays en compte des milliers. Car, si, selon le droit français, la bigamie est passible de prison, l'administration tolère depuis longtemps la polygamie pour les immigrés, en vertu du respect traditionnel du statut personnel des étrangers, dont l'arrêt Montcho, du 11 juillet 1980, fut la traduction logique. En autorisant le regroupement familial d'une famille polygame, cette décision du Conseil d'Etat a ouvert la brèche et fait jurisprudence: des milliers de Maliennes, de Sénégalaises, de Mauritaniennes et de Gambiennes sont venues s'installer en France. [..] Difficultés d'intégration, insalubrité de logements suroccupés, échec scolaire des enfants, condition des femmes catastrophique: autant de situations dramatiques auxquelles doivent faire face, quotidiennement, élus, associations et établissements scolaires.
L'impuissance des pouvoirs publics
Retour en arrière. Le 24 août 1993, Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur, fait voter une loi qui proscrit le regroupement familial pour les polygames. La France, à cette époque, est en plein débat sur l'immigration. Les préfectures sont priées de ne plus renouveler les titres de séjour des secondes épouses. C'est le tollé. Dénonçant la situation inextricable de familles déjà installées en France, les associations de défense des étrangers manifestent et pétitionnent. Trois nouvelles circulaires assouplissent la législation: la première, le 8 février 1994, précise que les femmes qui ont des enfants français ou qui séjournent en France depuis plus de quinze ans sont inexpulsables. Elles ont d'ailleurs droit à une carte de séjour. Puis, en avril 2000 et en juin 2001, deux autres circulaires prévoient, pour les familles polygames entrées en France avant 1993, le renouvellement des titres de séjour à condition que les ménages «décohabitent».
[..] Dix ans après le vote de la loi Pasqua, la polygamie perdure. Et les pouvoirs publics avouent à demi-mot leur impuissance. «Il faudra de nombreuses années avant que la polygamie cesse en France», explique-t-on Place Beauvau. D'autant que les dispositions prises depuis dix ans n'interdisent pas à une seconde, à une troisième ou à une énième conjointe d'entrer en France, si elles sont mères d'enfants français. Dans ce cas-là, précise la loi, elles peuvent demander le regroupement familial.
Comme Aminata Dioumassi, une deuxième épouse malienne venue s'installer en France, en 1999, avec ses cinq enfants, dont un né ici pendant des vacances. Son mari, lui, ne comprend pas que la polygamie puisse poser problème. «Après tout, c'est l'administration française qui nous a permis de venir ici», explique ce patriarche malien, entouré de trois de ses filles. Les cheveux gris, coiffé de la calotte du hadj, celui qui a fait le pèlerinage à La Mecque, l'homme confie avoir une troisième femme au Mali. Celle-ci ne viendra pas en France, faute de place à la maison. Mais aussi pour une autre raison. Dans ce pavillon d'Athis-Mons (Essonne), la guerre impitoyable que se sont livrée les deux épouses, jusqu'au départ du pavillon de la deuxième, a profondément marqué cette famille.
«La multitude d'épouses est une preuve de prospérité»
Ces difficultés, Abdoulaye Doumbia, le charismatique président du Haut Conseil des Maliens de France, préfère les ignorer. Ce défenseur de la polygamie - «une coutume ancestrale», dit-il - ne comprend pas «pourquoi les Français veulent imposer la monogamie aux Africains». Une réaction partagée par K., un ouvrier malien qui a deux épouses: «C'est Allah qui nous le permet. Nous avons le droit d'avoir quatre femmes. Dans votre pays, les hommes ont des maîtresses. Nous, insiste-t-il, nous préférons les épouser.» Abdoulaye Digana, jeune Mauritanien responsable de l'Association pour la promotion de la langue et de la culture soninké à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), décrit la pression sociale très forte que subissent les immigrés maliens, sénégalais ou mauritaniens pour prendre une seconde femme. «Il arrive, explique Digana, que certains hommes, déjà mariés, épousent leurs belles-soeurs au décès du frère. Une coutume encore très vivace qui évite l'éparpillement des neveux et nièces à travers le pays.» La polygamie est aussi un symbole de richesse: «La multitude d'épouses est une preuve de prospérité», déclare Abdoulaye Doumbia.
Aujourd'hui [..] les foyers de tension se multiplient: des familles installées ici depuis longtemps se retrouvent sans papiers, tandis que de nombreuses «coépouses» continuent d'arriver chaque année en France, «par le biais du certificat d'hébergement, explique Pierre Cardo, ou de manière illégale». Ces femmes, condamnées à vivre sous le nom des premières épouses, accouchent même, parfois, sous l'identité de celles-ci. Certaines vivent calfeutrées à la maison, sous l'emprise totale du mari.
Des conditions de vie souvent inhumaines, toujours douloureuses. Mais la polygamie reste un sujet tabou en France. Interrogés, de nombreux hommes politiques, comme Patrick Braouezec, maire communiste de Saint-Denis, Bernard Birsinger, député maire communiste de Bobigny, Claude Dilain, maire socialiste de Clichy-sous-Bois, Pascal Beaudet, maire communiste d'Aubervilliers, ont refusé de s'exprimer et ont interdit à leurs services de répondre à nos questions. Sollicités, le ministère délégué à la Famille, le service des droits des femmes et de l'égalité, celui de la Parité, et le service du logement de l'Hôtel de Ville de Paris n'ont pas souhaité donner suite à nos demandes d'entretien.
[..] La peur d'être traité de raciste, la célébration «du droit à la différence», déplore aujourd'hui cette assistante sociale de Montfermeil, ont longtemps interdit le débat. Comme cette dernière, des associations, des assistantes sociales demandent à ne pas être citées.
«Il était de bon ton d'accepter toutes les coutumes, y compris la polygamie, en France»
«On était d'accord avec l'anthropologue Tobie Nathan, la Ligue des droits de l'homme, SOS Racisme... il était de bon ton d'accepter toutes les coutumes, y compris la polygamie, en France», se souvient Claudette Bodin, de l'association Afrique partenaires services (APS). Qui se souciait du sort de ces familles, de ces femmes, de ces enfants? «On a mis du temps à reconnaître que la polygamie était invivable en France», admet Isabelle Gilette, présidente du Groupe femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles (Gams).
La réalité a contrarié tous les idéaux. Surtout, le phénomène s'est étendu. Beaucoup de ces familles polygames vivent en région parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis, dans les Yvelines, l'Essonne ou dans quelques arrondissements parisiens. En province, elles sont concentrées dans les régions marseillaise, lyonnaise et normande. Difficile de connaître avec précision le nombre de familles polygames: la Direction des populations et des migrants du ministère des Affaires sociales avance prudemment quelques évaluations: entre 8 000 et 15 000 ménages pratiqueraient la polygamie en France. Au cabinet du ministre de l'Intérieur, on estime qu'ils seraient entre 10 000 et 20 000. Si l'on considère que «le nombre d'enfants dans ces ménages est de 10 en moyenne» - selon une plaquette officielle du ministère des Affaires sociales - le nombre total de personnes vivant dans un foyer polygame serait compris entre 150 000 et 200 000.
En attendant des statistiques plus fiables, pas moins de quatre ministères sont potentiellement concernés: les Affaires sociales, le Logement, la Famille et la Ville. Tous se renvoient aujourd'hui la balle, quand ils n'avouent pas leur impuissance. Conséquence: au quotidien, les élus gèrent comme ils peuvent ce lourd et délicat dossier. A Mantes-la-Jolie, fief du ministre Pierre Bédier, par exemple, la municipalité a répertorié 75 familles polygames vivant essentiellement dans la cité du Val-Fourré. Elle a décidé de mettre la «main à la pâte», comme on dit à la mairie, en aidant les ménages à se séparer. Sa solution: trouver un appartement pour chaque épouse mais... sur le même palier, comme pour la famille K., composée d'un chef de famille, de deux coépouses et de 12 enfants. C'est dans cette cité encore marquée par les émeutes de 1991, au premier étage d'un immeuble humide et glacial, que nous reçoit la seconde épouse. Un turban élégamment noué autour de la tête et assorti au boubou mauve, un collier africain autour du cou, cette jeune femme de 32 ans nous accueille dans son salon impeccablement tenu, un oeil sur un téléfilm américain. «Il y a deux ans, à peine, nous vivions tous ensemble dans un 4-pièces. Chacune de nous avait sa propre chambre et les enfants étaient répartis entre le salon et une petite pièce simplement séparée par un rideau. Aujourd'hui, Monsieur, explique-t-elle en souriant, passe une nuit avec moi et, la nuit suivante, il traverse le palier pour aller chez l'autre. C'est beaucoup mieux comme ça.» Choquant? Pour Mme K., visiblement pas. «Mes amies maliennes m'envient mon appartement», dit-elle. Assis sur le canapé, «Monsieur» acquiesce. Cet ouvrier de Renault, âgé de 54 ans, trouve que «la solution est pratique mais un peu chère. Maintenant, je dois payer deux loyers!», dit-il. Une formule qui fait bondir Jean-Pierre Brard, le fougueux député maire (PCF) de Montreuil (Seine-Saint-Denis): «Je trouve anormal de "caséifier" les HLM, tonne-t-il. Nous n'avons pas à organiser la domination des mâles sur les femmes. Notre modèle français laïque et républicain est de vivre ensemble. Pas question de faire un palier malien, un palier sénégalais...» Jean-Pierre Brard, qui parle en connaissance de cause, dit volontiers sa fierté de gérer la «première ville malienne de France». Chez lui, sur 6 000 Maliens, un millier vivent dans un foyer polygame. Mais, si le maire de Montreuil veut bien aider les épouses qui souhaitent décohabiter, il refuse catégoriquement de les reloger côte à côte ou - «pire encore», dit-il - de faciliter la vie à ceux qui, certes à l'étroit, habitent toujours ensemble: «Cela reviendrait à organiser la polygamie», estime-t-il. Et de citer le cas extravagant de frères jumeaux: «Mariés chacun à deux épouses, ils avaient à eux deux 40 enfants, la plupart inscrits dans la même école. Nous avons mis un an à les convaincre de disperser les gamins dans différents établissements scolaires, raconte Brard. Les deux pères voulaient qu'on leur trouve un grand appartement pour continuer à vivre tous ensemble. J'ai refusé fermement: non seulement nous n'avons pas de 15-pièces, mais, en plus, la famille coûtait déjà une fortune à la commune.»
Les élus sont condamnés à jouer les équilibristes: quelle que soit leur position idéologique, il leur faut trouver des solutions à des cas dramatiques de suroccupation de logement, sans être complices ou hors la loi. Gilles Poux, maire communiste de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), est l'un des rares élus de sa famille politique à avoir le courage d'aborder la question. Il raconte son désarroi face à cette famille de Maliens de la cité des 4 000 qui vivaient à 32 dans un 6-pièces. Une situation «inconcevable au Mali, rappelle Claudette Bodin. Là-bas, chaque femme vit dans sa propre case. Et les enfants sont pris en charge par l'ensemble de la famille ou du village».
Ici, faute de place à la maison, les enfants sont dans la rue, «parfois du 1er janvier au 31 décembre», raconte une conseillère municipale de Mantes-la-Jolie. Laurence Ribeaucourt, assistante sociale au collège Jean-Jaurès de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), renchérit: «La cité est devenue au fil des ans un prolongement du domicile» Pas de bureau, pas d'espace pour faire ses devoirs, les différentes fratries se font souvent la guerre. Sans compter la rivalité entre les épouses, qui rejaillit sur les gamins. «Je suis contre la polygamie, assène du haut de ses 11 ans Narama. Cela fait trop d'histoires» Elle, dont la maman et la «tante» ne se supportaient plus, ne voit plus ses cinq demi-frères, tous réfugiés à l'hôtel avec leur mère. «Parfois, la haine est tellement profonde que certaines femmes se vengent sur les enfants de la rivale», raconte Fatoumata Yatera, médiatrice à la mairie de Chanteloup-les-Vignes. Vêtements déchirés, fessées à outrance, voire maraboutisme, tout est bon pour se venger de son malheur. Parfois, aussi, «la fille de la première femme est plus âgée que l'une des épouses», relate encore Jean-Noël Kerlogot, professeur de français au collège de Montfermeil. Les écarts de génération entre le mari et les femmes posent également des problèmes insolubles quand le chef de famille décède. Là, c'est la débâcle. Chaque femme récupère ses enfants et le foyer explose. Parfois, «la première épouse jette la seconde à la rue», affirme Marie-Hélène Hassan, directrice de l'association des femmes-relais de Clichy-sous-Bois. Autant de souffrances méconnues et que peu dénoncent. Y compris chez les féministes. [..]
Mais comment faire, quand l'Ile-de-France manque de 300 000 logements sociaux? Que faire, quand les habitations les plus vastes sont conçues pour cinq enfants au maximum? [..] un responsable de la Commission interministérielle pour le logement des populations immigrées [..] «quand ces familles arrivent à être relogées dans des HLM, au bout de trois mois ce sont les autres habitants qui demandent à partir. Quand des gens s'entassent à plus de 20 dans trois ou quatre pièces, il faut être naïf pour ne pas imaginer ce que ressentent les voisins».
Le voisinage: encore un sujet difficilement abordable mais pourtant bien réel. Comment réagir, en effet, devant des enfants qui passent la journée dans les halls d'immeuble, ou «face à une famille démunie où cohabitent quatre épouses et 18 enfants»? s'interroge Roger Madec, le maire du XIXe arrondissement parisien. Souvent les habitants des quartiers concernés subissent en silence et se vengent aux élections. Jérôme Guilloux, responsable d'un organisme d'équipements sociaux (Apes), précise: «Nous attribuons un logement à une famille monogame, puis les autres épouses et les enfants arrivent plus tard.» Conséquence: certains bailleurs se méfient des familles africaines en général.
[..] L'Etat a mandaté depuis 2001 un groupement d'intérêt public (GIP), Habitat et interventions sociales, pour aider ces familles à s'installer séparément. Xavier Desjardin, son ancien président, se souvient d'un foyer de 23 membres, entassé dans un 3-pièces. «La vie dans l'immeuble était infernale. Les gosses passaient leur vie dans les escaliers ou au pied du bâtiment, les parents étaient totalement dépassés. Propriétaire du logement, l'Opac de Paris a dû expulser la famille». [..] Sur près de 200 familles polygames dont Xavier Desjardin avait la charge, la mission d'Habitat et interventions sociales n'en a, admet-il, logé qu'une dizaine.
«Après des décennies ici, certaines familles vivent encore comme au pays, car personne n'a jugé bon de leur expliquer comment vivre en France», observe N'diaye Sylla, membre de l'Association pour la promotion de la langue et de la culture soninké. Depuis deux ans, le GIP emploie un agent «technicosocial». Sa mission: aider les familles à s'approprier leur logement. En clair, leur apprendre à utiliser l'eau de la salle de bains, les aider à monter des étagères, leur apprendre à utiliser les hottes des cuisines lorsque les femmes font à manger, leur conseiller de ne pas laver le sol à grande eau, comme au pays... «Un travail pédagogique indispensable, réclament la plupart des bailleurs sociaux, mais il en faudrait beaucoup plus.»
Les allocations familiales critiquées
Pour avoir osé dire, en 1993, que «la polygamie n'était pas intégrable dans les structures urbaines européennes», le sénateur maire de Vincennes, Jean Clouet, fut traité de «raciste» par de nombreux intellectuels. Un chantage moral que refusent beaucoup: «J'en ai marre de voir toujours les mêmes prôner la solidarité, mais chez les autres», assène le maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard.
Quelles solutions, alors, contre les drames de la polygamie en France? Certaines, comme Fanta, Fatoumata, Amssatou ou Keita proposent de retirer systématiquement les cartes de séjour des maris polygames. [..] D'autres, dont des personnalités de gauche, proposent de restreindre les allocations familiales. Comme à Mayotte, où celles-ci sont plafonnées dès le troisième enfant. Difficile, en effet, sans l'aide de l'Etat, d'entretenir plusieurs foyers. De passage à Paris, le ministre chargé des Maliens de l'extérieur, Oumar Dicko, enfonce le clou: «Avec la crise économique dans mon pays, peu d'hommes peuvent entretenir plusieurs épouses. En France, c'est différent, tous ces enfants sont une source de revenus ». [...]
Besma Lahouri
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lorie
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Re: Islam et polygamie ...
Toujours pas de réponse de la part de nos spécialistes de l'islam ??? je pense donc que tout est vrai dans cet article ...
Et après ils viennent nous donner des leçons de morale !!!!!!!! Le pire c'est que cela se passe en France
Et après ils viennent nous donner des leçons de morale !!!!!!!! Le pire c'est que cela se passe en France
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maya
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Re: Islam et polygamie ...
l'hypocrisie des news muslimates;
"j'accepte la polygamie, mais pas dans mon couple"
"il suffit de le noter dans le contrat"
j'ai honte car j'en faisais partie, on s'invente notre islam pour faire passer la pilulle, je n'ai jamais osé dire que la polygamie est dégueulasse, qu'elle fait mal et qu'elle détruit pas mal de famille
mais je l'ai toujours pensé
après les news muslimates viendront dire "il faut l'accord de la femme voyons"
mais oui mais oui dans vos rêves, tout d'un coup le prophète n'est plus un exemple? lui il ramenait des épouses au milieu de ses butins, et quelles épouses! les plus belles femmes!
et puis ya les news muslim qui se rassurent en disant, c'est une rahma pour la femme, car il ya beaucoup de veuves et de divorcées. débile. en général les épouses suivantes sont vierges et flambantes neuves . et je dirais mm plus, on a pas besoin de "sauter" une femme pour lui venir en aide!!!
"j'accepte la polygamie, mais pas dans mon couple"
"il suffit de le noter dans le contrat"
j'ai honte car j'en faisais partie, on s'invente notre islam pour faire passer la pilulle, je n'ai jamais osé dire que la polygamie est dégueulasse, qu'elle fait mal et qu'elle détruit pas mal de famille
mais je l'ai toujours pensé
après les news muslimates viendront dire "il faut l'accord de la femme voyons"
mais oui mais oui dans vos rêves, tout d'un coup le prophète n'est plus un exemple? lui il ramenait des épouses au milieu de ses butins, et quelles épouses! les plus belles femmes!
et puis ya les news muslim qui se rassurent en disant, c'est une rahma pour la femme, car il ya beaucoup de veuves et de divorcées. débile. en général les épouses suivantes sont vierges et flambantes neuves . et je dirais mm plus, on a pas besoin de "sauter" une femme pour lui venir en aide!!!
- victorien3
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judaisme et la polygamie !!!!!
Polygamy among Jews is not limited to Sephardim.
the ban on polygamy became
legally binding on all Jewish residents. Yet some Sephardi Jews in Israel
continue to take second wives in "underground" marriages performed by
rabbis who oppose the legal ban.
pour les juifs sepharades la polygamie n' a pas de limites . et malgré son ' interdirction a isreal . beaucoup
de juifs ortodoxes preferent avoir une deuxieme epouse . ces mariages qui sont contre la loi se font avec la benidiction des rabbins qui sont contre l' interdiction :finga:
the ban on polygamy became
legally binding on all Jewish residents. Yet some Sephardi Jews in Israel
continue to take second wives in "underground" marriages performed by
rabbis who oppose the legal ban.
pour les juifs sepharades la polygamie n' a pas de limites . et malgré son ' interdirction a isreal . beaucoup
de juifs ortodoxes preferent avoir une deuxieme epouse . ces mariages qui sont contre la loi se font avec la benidiction des rabbins qui sont contre l' interdiction :finga:
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lorie
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Re: judaisme et la polygamie !!!!!
A la seule différence c'est que si des juifs le font ce ne sont que des juifs radicaux .. et personne ne nie leur existence ... mais je ne pense pas que les juifs soient tous polygames .. alors que TOUS les musulmans peuvent l'être !!!!!
Lorie : 1 ... crétin muzzz : 0 (à la niche) !!!!
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- Georges
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Re: judaisme et la polygamie !!!!!
Les mormons aussi sont polygames aux USA, Rael aussi pratique la polygamie et
la pédophilie.
Le rire est qu'il critique l' islam
Il me semble que depuis le 11éme siecle des rabbins Askhenazes ont interdit la polygamie.
Les juifs qui pratiquent la polygamie sont certainement sépharades ayant subi la mauvaise
influence de l' islam, sa misogynie, son machisme et son virilisme maladif.
la pédophilie.
Le rire est qu'il critique l' islam
Il me semble que depuis le 11éme siecle des rabbins Askhenazes ont interdit la polygamie.
Les juifs qui pratiquent la polygamie sont certainement sépharades ayant subi la mauvaise
influence de l' islam, sa misogynie, son machisme et son virilisme maladif.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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- Georges
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Re: Islam et polygamie ...
Un Nigérian accepte de divorcer de 82 de ses épouses pour se conformer à la charia
AFP - Lundi 1 septembre, 11h18LAGOS, 31 août 2008 (AFP) - Un Nigérian, âgé de 84 ans, a accepté, sous la menace d'un bannissement, de divorcer de 82 de ses 86 femmes pour se mettre en règle avec la loi islamique qui n'autorise que quatre épouses, a rapporté dimanche l'agence locale NAN.
(Publicité)
Mohammadu Bello Masaba, habitant de Nupeland dans l'Etat central du Niger, "a accepté samedi soir de ne garder que quatre épouses pour se conformer avec le saint coran", écrit l'agence.
L'un des plus importants conseils islamiques du pays, le Jamatu Nasr il Islam (JNI), avait lancé le 21 août un arrêt de mort contre le polygame. Mais les autorités locales avaient décidé de lui accorder un délai de deux jours pour se mettre en conformité avec la loi ou, à défaut, de quitter le territoire de l'Etat.
Selon NAN, Mohammadu Bello Masaba a fini par donner son accord au cours d'une réunion avec des hommes de religion samedi dans la soirée, alors que le matin même, il avait promis de tenir tête à ses critiques estimant qu'il n'avait commis aucun crime.
"Je n'ai enfreint aucune loi établie qui me forcerait à être banni de ma terre (...) Il n'existe aucune loi qui impose qu'on n'épouse que quatre femmes. Toutes mes femmes ont des enfants et certaines, je les ai épousées il y a plus de 30 ans. Comment peut-on me demander de les quitter en deux jours ?" avait-il déclaré à plusieurs médias.
Les procédures de divorce devaient commencer dimanche, a précisé l'agence.
AFP - Lundi 1 septembre, 11h18LAGOS, 31 août 2008 (AFP) - Un Nigérian, âgé de 84 ans, a accepté, sous la menace d'un bannissement, de divorcer de 82 de ses 86 femmes pour se mettre en règle avec la loi islamique qui n'autorise que quatre épouses, a rapporté dimanche l'agence locale NAN.
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Mohammadu Bello Masaba, habitant de Nupeland dans l'Etat central du Niger, "a accepté samedi soir de ne garder que quatre épouses pour se conformer avec le saint coran", écrit l'agence.
L'un des plus importants conseils islamiques du pays, le Jamatu Nasr il Islam (JNI), avait lancé le 21 août un arrêt de mort contre le polygame. Mais les autorités locales avaient décidé de lui accorder un délai de deux jours pour se mettre en conformité avec la loi ou, à défaut, de quitter le territoire de l'Etat.
Selon NAN, Mohammadu Bello Masaba a fini par donner son accord au cours d'une réunion avec des hommes de religion samedi dans la soirée, alors que le matin même, il avait promis de tenir tête à ses critiques estimant qu'il n'avait commis aucun crime.
"Je n'ai enfreint aucune loi établie qui me forcerait à être banni de ma terre (...) Il n'existe aucune loi qui impose qu'on n'épouse que quatre femmes. Toutes mes femmes ont des enfants et certaines, je les ai épousées il y a plus de 30 ans. Comment peut-on me demander de les quitter en deux jours ?" avait-il déclaré à plusieurs médias.
Les procédures de divorce devaient commencer dimanche, a précisé l'agence.
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"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
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Re: judaisme et la polygamie !!!!!
il me semble qu il y' a toujours des rabbins en isreal qui autorisent la polygamie parceque le talmoud ne l' interdit pasIl me semble que depuis le 11éme siecle des rabbins Askhenazes ont interdit la polygamie.