Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

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lorie
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par lorie »

Georges a écrit :
Pour les carottes à3€90 assure toi que ce n'est pas un juif qui essaye de t'arnaquer ma colombe. :)

Maintenant il est facile de savoir pourquoi mira n'aime pas les juifs .. faire passer des carottes pour des betteraves .. c'est pas le pied !!!!!!
diablotin
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par diablotin »

La vieille cochonne s'offusque qu'on la traite de sale youppine, alors qu'elle cautionne le meurtre des femmes et des enfants et en fait sa raison d'être !


Je ne sais pas par quel terme doit -on traiter cette bête immonde qui aime voir le corps des enfants déchiquetés, qui aime voir les têtes des enfants fracassés en plusieurs morceaux .Cette malade est fière de voir l'horrible massacre perpétré contre des bébés et des enfants.Au contraire elle en tire une vanité et éprouve une jouissance immense .

Heureusement que ton ventre n'est pas fécond sinon tu aurais enfanté des monstres à ton image !

Tu fais exprès pour provoquer les gens afin qu'il t'insulte.Tu aimes les insultes ,sale vieille sioniste, sale raciste , sale monstre , sale bête immonde.

Tu aimes être trainée dans la boue et qu'on te pisse dessus.Tu vis alors et tu jouis.Je t'en donne les insultes , je t'en prive pas .Je te pisse dessus , sale sioniste , jusqu'à n'en plus redemander !

Allez c'est le moment d'aller changer tes couches !
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sofasurfer
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par sofasurfer »

Ce n'est pas en floodant que tu parviendra a régler le conflit...
Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles

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lorie
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par lorie »

sofasurfer a écrit :Ce n'est pas en floodant que tu parviendra a régler le conflit...

Mais c'est tout ce qu'il lui reste ...
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sofasurfer
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par sofasurfer »

VOus devriez organiser une rencontre tous les deux, vous vous taperiez dessus et ca ferait deux ordures en moins sur cette terre :lol:
Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles

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yacoub
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par yacoub »

:lol: :lol: :lol:
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par yacoub »

sofasurfer a écrit :VOus devriez organiser une rencontre tous les deux, vous vous taperiez dessus et ca ferait deux ordures en moins sur cette terre :lol:
nono, non, non à la violence .

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Georges
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par Georges »

Shlomo Sand : l’exil du peuple juif est un mythe

Posted By geostrategie On Lundi, 19 mai 2008 @ 18:23 In Verbatim | 5 Comments

L’historien Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction à postériori sans fondement historique. Entretien.

Parmi la profusion de héros nationaux que le peuple d’Israël a produits au fil des générations, le sort n’aura pas été favorable à Dahia Al-Kahina qui dirigea les Berbères de l’Aurès, en Afrique du Nord. Bien qu’elle fût une fière juive, peu d’Israéliens ont entendu le nom de cette reine guerrière qui, au septième siècle de l’ère chrétienne, a unifié plusieurs tribus berbères et a même repoussé l’armée musulmane qui envahissait le nord de l’Afrique. La raison en est peut-être que Dahia Al-Kahina était née d’une tribu berbère convertie semble-t-il plusieurs générations avant sa naissance, vers le 6e siècle.

D’après l’historien Shlomo Sand, auteur du livre « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (aux éditions Resling - en hébreu), la tribu de la reine ainsi que d’autres tribus d’Afrique du Nord converties au judaïsme sont l’origine principale à partir de laquelle s’est développé le judaïsme séfarade. Cette affirmation, concernant les origines des Juifs d’Afrique du Nord à partir de tribus locales qui se seraient converties - et non à partir d’exilés de Jérusalem - n’est qu’une composante dans l’ample argumentation développée dans le nouvel ouvrage de Sand, professeur au département d’Histoire de l’Université de Tel Aviv.

Dans ce livre, Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd’hui en Israël et en d’autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l’époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l’Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines. Non seulement les Juifs d’Afrique du Nord descendraient pour la plupart de païens convertis, mais aussi les Juifs yéménites (vestiges du royaume Himyarite, dans la péninsule arabique, qui s’était converti au judaïsme au quatrième siècle) et les Juifs ashkénazes d’Europe de l’Est (des réfugiés du royaume khazar converti au huitième siècle).

A la différence d’autres « nouveaux historiens » qui ont cherché à ébranler les conventions de l’historiographie sioniste, Shlomo Sand ne se contente pas de revenir sur 1948 ou sur les débuts du sionisme, mais remonte des milliers d’années en arrière. Il tente de prouver que le peuple juif n’a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu’il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l’Histoire, ont adopté la religion juive. D’après Sand, chez certains penseurs sionistes, cette conception mythique des Juifs comme peuple ancien conduit à une pensée réellement raciste : « Il y a eu, en Europe, des périodes où, si quelqu’un avait déclaré que tous les Juifs appartenaient à un peuple d’origine non juive, il aurait été jugé antisémite séance tenante. Aujourd’hui, si quelqu’un ose suggérer que ceux qui sont considérés comme juifs, dans le monde (…) n’ont jamais constitué et ne sont toujours pas un peuple ni une nation, il est immédiatement dénoncé comme haïssant Israël » (p. 31).

D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque - par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes - afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David » (p. 81).

Mais alors, quand le peuple juif a-t-il réellement été inventé, selon l’approche de Sand ? « Dans l’Allemagne du 19e siècle, à un certain moment, des intellectuels d’origine juive, influencés par le caractère ‘volkiste’ du nationalisme allemand, se sont donné pour mission de fabriquer un peuple “rétrospectivement”, avec la soif de créer une nation juive moderne. A partir de l’historien Heinrich Graetz, des intellectuels juifs commencent à esquisser l’histoire du judaïsme comme l’histoire d’un peuple qui avait un caractère national, qui est devenu un peuple errant et qui a finalement fait demi-tour pour revenir dans sa patrie. »

Entretien

Shlomo Sand, historien du 20e siècle, avait jusqu’à présent étudié l’histoire intellectuelle de la France moderne (dans son livre « L’intellectuel, la vérité et le pouvoir », Am Oved éd., 2000 - en hébreu), et les rapports entre le cinéma et l’histoire politique (« Le cinéma comme Histoire », Am Oved, 2002 - en hébreu). D’une manière inhabituelle pour des historiens de profession, il se penche, dans son nouveau livre, sur des périodes qu’il n’avait jamais étudiées - généralement en s’appuyant sur des chercheurs antérieurs qui ont avancé des positions non orthodoxes sur les origines des Juifs.

En fait, l’essentiel de votre livre ne s’occupe pas de l’invention du peuple juif par le nationalisme juif moderne mais de la question de savoir d’où viennent les Juifs.

« Mon projet initial était de prendre une catégorie spécifique de matériaux historiographiques modernes, d’examiner comment on avait fabriqué la fiction du peuple juif. Mais dès que j’ai commencé à confronter les sources historiographiques, je suis tombé sur des contradictions. Et c’est alors ce qui m’a poussé - je me suis mis au travail, sans savoir à quoi j’aboutirais. J’ai pris des documents originaux pour essayer d’examiner l’attitude d’auteurs anciens - ce qu’ils avaient écrit à propos de la conversion. »

Des spécialistes de l’histoire du peuple juif affirment que vous vous occupez de questions dont vous n’avez aucune compréhension et que vous vous fondez sur des auteurs que vous ne pouvez pas lire dans le texte.

« Il est vrai que je suis un historien de la France et de l’Europe, et pas de l’Antiquité. Je savais que dès lors que je m’occuperais de périodes anciennes comme celles-là, je m’exposerais à des critiques assassines venant d’historiens spécialisés dans ces champs d’étude. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas en rester à un matériel historiographique moderne sans examiner les faits qu’il décrit. Si je ne l’avais pas fait moi-même, il aurait fallu attendre une génération entière. Si j’avais continué à travailler sur la France, j’aurais peut-être obtenu des chaires à l’université et une gloire provinciale. Mais j’ai décidé de renoncer à la gloire. »

« Après que le peuple ait été exilé de force de sa terre, il lui est resté fidèle dans tous les pays de sa dispersion et n’a pas cessé de prier et d’espérer son retour sur sa terre pour y restaurer sa liberté politique » : voilà ce que déclare, en ouverture, la Déclaration d’Indépendance. C’est aussi la citation qui sert de préambule au troisième chapitre du livre de Shlomo Sand, intitulé « L’invention de l’Exil ». Aux dires de Sand, l’exil du peuple de sa terre n’a en fait jamais eu lieu.

« Le paradigme suprême de l’envoi en exil était nécessaire pour que se construise une mémoire à long terme, dans laquelle un peuple-race imaginaire et exilé est posé en continuité directe du “Peuple du Livre” qui l’a précédé », dit Sand ; sous l’influence d’autres historiens qui se sont penchés, ces dernières années, sur la question de l’Exil, il déclare que l’exil du peuple juif est, à l’origine, un mythe chrétien, qui décrivait l’exil comme une punition divine frappant les Juifs pour le péché d’avoir repoussé le message chrétien. « Je me suis mis à chercher des livres étudiant l’envoi en exil - événement fondateur dans l’Histoire juive, presque comme le génocide ; mais à mon grand étonnement, j’ai découvert qu’il n’y avait pas de littérature à ce sujet. La raison en est que personne n’a exilé un peuple de cette terre. Les Romains n’ont pas déporté de peuples et ils n’auraient pas pu le faire même s’ils l’avaient voulu. Ils n’avaient ni trains ni camions pour déporter des populations entières. Pareille logistique n’a pas existé avant le 20e siècle. C’est de là, en fait, qu’est parti tout le livre : de la compréhension que la société judéenne n’a été ni dispersée ni exilée. »

Si le peuple n’a pas été exilé, vous affirmez en fait que les véritables descendants des habitants du royaume de Judée sont les Palestiniens.

« Aucune population n’est restée pure tout au long d’une période de milliers d’années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l’ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu’à l’insurrection arabe, savaient qu’il n’y avait pas eu d’exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s’en vont pas tant qu’on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l’Etat d’Israël, a écrit en 1929, que “la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays”. »

Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ?

« Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l’influence de l’hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu’à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs. On peut supposer que beaucoup de Juifs apparus autour de la mer Méditerranée sont devenus chrétiens. Mais alors, le judaïsme commence à diffuser vers d’autres régions païennes - par exemple, vers le Yémen et le Nord de l’Afrique. Si le judaïsme n’avait pas filé de l’avant à ce moment-là, et continué à convertir dans le monde païen, nous serions restés une religion totalement marginale, si même nous avions survécu. »

Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion que les Juifs d’Afrique du Nord descendent de Berbères convertis ?

« Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes avaient pu apparaître en Espagne. J’ai alors vu que Tariq Ibn-Ziyad, commandant suprême des musulmans qui envahirent l’Espagne, était berbère et que la majorité de ses soldats étaient des Berbères. Le royaume berbère juif de Dahia Al-Kahina n’avait été vaincu que 15 ans plus tôt. Et il y a, en réalité, plusieurs sources chrétiennes qui déclarent que beaucoup parmi les envahisseurs d’Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profonde de la grande communauté juive d’Espagne, c’étaient ces soldats berbères convertis au judaïsme. »

Aux dires de Sand, l’apport démographique le plus décisif à la population juive dans le monde s’est produit à la suite de la conversion du royaume khazar - vaste empire établi au Moyen-âge dans les steppes bordant la Volga et qui, au plus fort de son pouvoir, dominait depuis la Géorgie actuelle jusqu’à Kiev. Au 8e siècle, les rois khazars ont adopté la religion juive et ont fait de l’hébreu la langue écrite dans le royaume. A partir du 10e siècle, le royaume s’est affaibli et au 13e siècle, il a été totalement vaincu par des envahisseurs mongols et le sort de ses habitants juifs se perd alors dans les brumes.

Shlomo Sand revisite l’hypothèse, déjà avancée par des historiens du 19e et du 20e siècles, selon laquelle les Khazars convertis au judaïsme seraient l’origine principale des communautés juives d’Europe de l’Est. « Au début du 20e siècle, il y a une forte concentration de Juifs en Europe de l’Est : trois millions de Juifs, rien qu’en Pologne », dit-il ; « l’historiographie sioniste prétend qu’ils tirent leur origine de la communauté juive, plus ancienne, d’Allemagne, mais cette historiographie ne parvient pas à expliquer comment le peu de Juifs venus d’Europe occidentale - de Mayence et de Worms - a pu fonder le peuple yiddish d’Europe de l’Est. Les Juifs d’Europe de l’Est sont un mélange de Khazars et de Slaves repoussés vers l’Ouest. »

Si les Juifs d’Europe de l’Est ne sont pas venus d’Allemagne, pourquoi parlaient-ils le yiddish, qui est une langue germanique ?

« Les Juifs formaient, à l’Est, une couche sociale dépendante de la bourgeoisie allemande et c’est comme ça qu’ils ont adopté des mots allemands. Je m’appuie ici sur les recherches du linguiste Paul Wechsler, de l’Université de Tel Aviv, qui a démontré qu’il n’y avait pas de lien étymologique entre la langue juive allemande du Moyen-âge et le yiddish. Le Ribal (Rabbi Yitzhak Bar Levinson) disait déjà en 1828 que l’ancienne langue des Juifs n’était pas le yiddish. Même Ben Tzion Dinour, père de l’historiographie israélienne, ne craignait pas encore de décrire les Khazars comme l’origine des Juifs d’Europe de l’Est et peignait la Khazarie comme la “mère des communautés de l’Exil” en Europe de l’Est. Mais depuis environ 1967, celui qui parle des Khazars comme des pères des Juifs d’Europe de l’Est est considéré comme bizarre et comme un doux rêveur. »

Pourquoi, selon vous, l’idée d’une origine khazar est-elle si menaçante ?

« Il est clair que la crainte est de voir contester le droit historique sur cette terre. Révéler que les Juifs ne viennent pas de Judée paraît réduire la légitimité de notre présence ici. Depuis le début de la période de décolonisation, les colons ne peuvent plus dire simplement : “Nous sommes venus, nous avons vaincu et maintenant nous sommes ici” - comme l’ont dit les Américains, les Blancs en Afrique du Sud et les Australiens. Il y a une peur très profonde que ne soit remis en cause notre droit à l’existence. »

Cette crainte n’est-elle pas fondée ?

« Non. Je ne pense pas que le mythe historique de l’exil et de l’errance soit la source de ma légitimité à être ici. Dès lors, cela m’est égal de penser que je suis d’origine khazar. Je ne crains pas cet ébranlement de notre existence, parce que je pense que le caractère de l’Etat d’Israël menace beaucoup plus gravement son existence. Ce qui pourra fonder notre existence ici, ce ne sont pas des droits historiques mythologiques mais le fait que nous commencerons à établir ici une société ouverte, une société de l’ensemble des citoyens israéliens. »

En fait, vous affirmez qu’il n’y a pas de peuple juif.

« Je ne reconnais pas de peuple juif international. Je reconnais un “peuple yiddish” qui existait en Europe de l’Est, qui n’est certes pas une nation mais où il est possible de voir une civilisation yiddish avec une culture populaire moderne. Je pense que le nationalisme juif s’est épanoui sur le terreau de ce “peuple yiddish”. Je reconnais également l’existence d’une nation israélienne, et je ne lui conteste pas son droit à la souveraineté. Mais le sionisme, ainsi que le nationalisme arabe au fil des années, ne sont pas prêts à le reconnaître.

« Du point de vue du sionisme, cet Etat n’appartient pas à ses citoyens, mais au peuple juif. Je reconnais une définition de la Nation : un groupe humain qui veut vivre de manière souveraine. Mais la majorité des Juifs dans le monde ne souhaite pas vivre dans l’Etat d’Israël, en dépit du fait que rien ne les en empêche. Donc, il n’y a pas lieu de voir en eux une nation. »

Qu’y a-t-il de si dangereux dans le fait que les Juifs s’imaginent appartenir à un seul peuple ? Pourquoi serait-ce mal en soi ?

« Dans le discours israélien sur les racines, il y a une dose de perversion. C’est un discours ethnocentrique, biologique, génétique. Mais Israël n’a pas d’existence comme Etat juif : si Israël ne se développe pas et ne se transforme pas en société ouverte, multiculturelle, nous aurons un Kosovo en Galilée. La conscience d’un droit sur ce lieu doit être beaucoup plus souple et variée, et si j’ai contribué avec ce livre à ce que moi-même et mes enfants puissions vivre ici avec les autres, dans cet Etat, dans une situation plus égalitaire, j’aurai fait ma part.

« Nous devons commencer à œuvrer durement pour transformer ce lieu qui est le nôtre en une république israélienne, où ni l’origine ethnique, ni la croyance n’auront de pertinence au regard de la Loi. Celui qui connaît les jeunes élites parmi les Arabes d’Israël, peut voir qu’ils ne seront pas d’accord de vivre dans un Etat qui proclame n’être pas le leur. Si j’étais Palestinien, je me rebellerais contre un tel Etat, mais c’est aussi comme Israélien que je me rebelle contre cet Etat. »

La question est de savoir si, pour arriver à ces conclusions-là, il était nécessaire de remonter jusqu’au royaume des Khazars et jusqu’au royaume Himyarite.

« Je ne cache pas que j’éprouve un grand trouble à vivre dans une société dont les principes nationaux qui la dirigent sont dangereux, et que ce trouble m’a servi de moteur dans mon travail. Je suis citoyen de ce pays, mais je suis aussi historien, et en tant qu’historien, j’ai une obligation d’écrire de l’Histoire et d’examiner les textes. C’est ce que j’ai fait. »

Si le mythe du sionisme est celui du peuple juif revenu d’exil sur sa terre, que sera le mythe de l’Etat que vous imaginez ?

« Un mythe d’avenir est préférable selon moi à des mythologies du passé et du repli sur soi. Chez les Américains, et aujourd’hui chez les Européens aussi, ce qui justifie l’existence d’une nation, c’est la promesse d’une société ouverte, avancée et opulente. Les matériaux israéliens existent, mais il faut leur ajouter, par exemple, des fêtes rassemblant tous les Israéliens. Réduire quelque peu les jours de commémoration et ajouter des journées consacrées à l’avenir. Mais même aussi, par exemple, ajouter une heure pour commémorer la “Nakba”, entre le Jour du Souvenir et la Journée de l’Indépendance. »

Note :

Shlomo Sand est né en 1946 à Linz (Autriche) et a vécu les deux premières années de sa vie dans les camps de réfugiés juifs en Allemagne. En 1948, ses parents émigrent en Israël, où il a grandi. Il finit ses études supérieures en histoire, entamées à l’université de Tel-Aviv, à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris. Depuis 1985, il enseigne l’histoire de l’Europe contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Il a notamment publié en français : « L’Illusion du politique. Georges Sorel et le débat intellectuel 1900 » (La Découverte, 1984), « Georges Sorel en son temps », avec J. Julliard (Seuil, 1985), « Le XXe siècle à l’écran » (Seuil, 2004). « Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël » (Fayard, 2006)

Source : Ofri Ilani, Haaretz, 21 mars 2008, traduit de l’hébreu par Michel Ghys pour Protection Palestine
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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lorie
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par lorie »

Tu savais pas que les juifs n'ont jamais existé ???


D'ailleurs moi je suis un robot automatique que karim a installé sur le forum .. un hoax quoi ... !!!


Un article comme cela aurait fait bondir de joie notre sainte amie .. :drinkers:
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Georges
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

Message non lu par Georges »

Moi cet homme je le trouve juste, ce sont des hommes comme lui qu'il faut du côté Palestinien. :)

Israël a-t-il perdu la guerre ?
samedi 31 janvier 2009 - Shlomo Sand
Télérama

Il est une des figures intellectuelles les plus brillantes d’Israël. Historien, ancien étudiant de l’Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, professeur à l’université de Tel-Aviv, Shlomo Sand, 62 ans, a lâché l’an dernier une bombe culturelle, avec un livre au titre provocateur : Comment le peuple juif fut inventé. Plongée à travers l’histoire juive, remise en cause des mythes fondateurs d’Israël, ce livre a suscité des débats passionnés dans le pays... et un relatif silence médiatique en France. Avec le romancier David Grossman et l’historien Tom Segev, Shlomo Sand est un des rares intellectuels israéliens à crier aujourd’hui sa révolte contre les bombardements de Gaza. Au-delà, il nous livre sa vision d’une « République israélienne », enfin ouverte sur le monde arabe, et qui serait l’Etat de tous ses citoyens...

Quel bilan tirez-vous de l’offensive israélienne sur Gaza ?

Le timing électoral était parfait ! Avant les élections israéliennes et en prenant soin de retirer les chars à la veille de l’investiture d’Obama, Ehud Barak a planifié ce Blitz, un déluge de bombes qui ne mettait pas en danger la vie des soldats israéliens. Nous avons semé la désolation, tué 1 300 Palestiniens, en avons blessé plus de 5 000, les deux tiers sont des femmes et des enfants, presque tous victimes de notre aviation. Le Hamas est-il éliminé ? Avons-nous renforcé le camp de la paix chez les Palestiniens ?

Mais l’opinion israélienne a soutenu cette guerre. Vous êtes une voix dissonante...

Je suis arrivé au sommet de ma carrière universitaire, je n’ai rien à perdre et je n’ai pas peur. Certes, je me sens très seul. Mais n’oubliez pas que près de dix mille jeunes ont manifesté le 3 janvier à Tel-Aviv. Même en 2006, au début de la guerre contre le Hezbollah, il n’y avait pas eu une mobilisation d’une telle ampleur. C’était une manifestation très politisée, l’extrême gauche ainsi que les Arabes israéliens qui habitent Tel-Aviv ou Jaffa.

“Nous avions le devoir de privilégier la diplomatie, de ne pas commettre ce massacre de civils.”

La gauche, et même des écrivains comme Amos Oz ou Avraham B. Yehoshua, ont approuvé ces bombardements...

C’est une habitude chez nous. Au début de chaque guerre, depuis 1973, Israël reçoit le plein soutien des intellectuels de la gauche sioniste. Il faut attendre quelques semaines pour qu’ils changent d’avis. Une personne nous manque terriblement aujourd’hui, le professeur Yeshayahou Leibowitz, grand philosophe mort en 1994 qui s’est toujours battu contre les guerres non défensives d’Israël, et qui laisse un grand vide moral.

Parce que cette guerre était pour vous non défensive ?

Des roquettes tombaient sur les villes israéliennes... Bien sûr, il n’est pas normal que des roquettes tombent sur Israël. Mais est-il plus normal qu’Israël n’ait toujours pas décidé quelles étaient ses frontières ? Cet Etat qui ne supporte pas les roquettes est aussi un Etat qui ne veut pas renoncer aux territoires conquis en 1967. Il a refusé l’offre de la Ligue arabe en 2002 d’une pleine reconnaissance d’Israël dans les frontières d’avant 1967.

Mais le Hamas, lui, ne reconnaît pas Israël.

Le Hamas, ce mouvement bête, pas diplomate, avait proposé une « oudna », une trêve de longue durée à Gaza et en Cisjordanie. Israël a refusé parce qu’il veut continuer de tuer les militants du Hamas en Cisjordanie, soit une quinzaine en octobre-novembre après des mois de calme. Israël a donc eu sa part de responsabilité dans la reprise des tirs de roquettes. Au lieu de renforcer le courant modéré du Hamas, Israël pousse les Palestiniens au désespoir. Nous avons ghettoïsé une population entière et refusons de lui accorder sa souveraineté depuis quarante-deux ans. Comme je suis indulgent envers Israël, je dirai seulement depuis vingt ans, 1988, date à laquelle Arafat et l’Autorité palestinienne ont reconnu l’Etat d’Israël, sans rien avoir gagné en échange. Qu’on comprenne bien : je n’accepte pas les positions du Hamas et surtout pas son idéologie religieuse, parce que je suis un homme laïc, démocrate, et assez modéré. Comme Israélien et comme être humain, je n’aime pas les roquettes. Mais comme Israélien et historien, je n’oublie pas que ceux qui les lancent sont les enfants et petits-enfants de ceux qui ont été chassés de Jaffa et d’Ashkelon en 1948. Ce peuple de réfugiés, moi, Shlomo Sand, je vis sur la terre qui était la sienne. Je ne dis pas que je peux leur rendre cette terre. Mais que chaque offre de paix doit partir de ce constat. Quiconque oublie cela n’arrivera jamais à offrir aux Palestiniens une paix juste.

Mais, disent les partisans de ces bombardements, Israël s’est retiré de Gaza, et les roquettes ont redoublé.

C’est absurde ! Imaginez que les Allemands, comme ils l’ont fait en 1940, occupent aujourd’hui le nord de la France et pas le Sud. Vous diriez qu’ils respectent le droit à l’autodétermination des Français ? Sharon s’est retiré unilatéralement de Gaza pour ne pas faire la paix avec Arafat, et ne pas renoncer à la Cisjordanie. Mais les Palestiniens n’ont pas demandé une réserve d’Indiens à Gaza ! Ils demandent un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza.

“La raison pour laquelle il est impossible de conclure une paix juste, ce ne sont pas les roquettes, c’est la faiblesse palestinienne.”

Tous les torts seraient du côté d’Israël ?

Israël ne comprend malheureusement que la force. La raison pour laquelle il est impossible de conclure une paix juste en ce début du XXIe siècle, ce ne sont pas les roquettes, c’est la faiblesse palestinienne. Israël n’a signé la paix avec Sadate en 1977 que parce que l’Egypte avait remporté une demi-victoire en 1973.

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, dit pourtant qu’Israël ne doit pas « courir au suicide au nom des bons sentiments ».

Mais de quoi parle-t-on ? Qu’est-ce qui menace notre existence ? Nous avons le meilleur armement et le soutien de la première puissance mondiale. Le monde arabe nous propose une paix globale sur les frontières de 1967. La dernière guerre qui a menacé l’existence d’Israël remonte à trente-cinq ans ! Est-ce qu’il ne comprend pas ça, ce grand rabbin ?

Il n’est pas le seul. André Glucksmann, à propos des bombardements israéliens, écrit qu’il « n’est pas disproportionné de vouloir survivre ».

Vous me parlez d’un homme qui a admiré Mao ! Ces mecs de 1968, qui ont soutenu toutes les horreurs chinoises, jamais ils n’ont fait une autocritique, jamais ils n’ont essayé de comprendre pourquoi ils s’étaient identifiés au totalitarisme. Aujourd’hui, André Glucksmann, comme Bernard-Henri Lévy, sont toujours du côté de la force, à Jérusalem cette fois. Ils n’ont pas changé...

“Ah, Israël a téléphoné [aux habitants avant les bombardements], Israël a pris des précautions ? Mais où pouvaient-elles aller, les familles palestiniennes ?“

Mais Bernard-Henri Lévy rappelle que Tsahal téléphonait aux habitants pour leur dire de fuir les bombardements, qu’Israël a tout fait pour éviter les victimes civiles...

Ah, Israël a téléphoné, Israël a pris des précautions ? Mais où pouvaient-elles aller, les familles palestiniennes ? C’est vrai, Israël a pris beaucoup de précautions. Mais pour ses troupes ! Ces morts-là nous préoccupent beaucoup car nous sommes devenus une société individualiste et hédoniste, et nos dirigeants sont très soucieux de leur réélection.

BHL rappelle aussi que le Hamas a utilisé la stratégie des boucliers humains...

Quelle hypocrisie ! A-t-il oublié Mao : un mouvement de résistance doit se couler dans la population comme un poisson dans l’eau ? Le Hamas n’est pas une armée, c’est un mouvement de résistance terroriste qui agit comme tous ceux qui l’ont précédé, Viêt-cong ou FLN. C’est justement parce que nos dirigeants savaient cela qu’ils avaient le devoir de privilégier la diplomatie, pour ne pas commettre ce massacre de civils. Nous avons fait la preuve que nous n’avons aucune retenue morale, pas plus que la France en 1957 en Algérie qui a détruit des villages entiers. Maintenant, ce qui me choque plus que jamais, c’est que cet Etat que j’ai servi comme soldat durant deux guerres, et qui se définit depuis sa Déclaration d’indépendance en 1948 comme l’Etat de tous les juifs, appartienne davantage à Bernard-Henri Lévy qu’à mes amis universitaires qui vivent ici, payent leurs impôts ici, mais sont d’origine arabe. Qu’est-ce que ça veut dire être sioniste quand on vit en France, qu’on ne veut pas vivre sous l’autorité juive, et qu’on s’identifie au pire de la politique des dirigeants d’Israël ? Ça veut dire contribuer à la montée de l’antisémitisme.

Justement, n’avez-vous pas été choqué que, lors des manifestations à Paris, des drapeaux israéliens ont été brûlés ?

Bien sûr que cela m’inquiète. C’est pour cela qu’il est important que les Israéliens qui pensent comme moi soient entendus. Pour mettre un coup d’arrêt à cette dérive. Et faire qu’on ne confonde pas la politique de nos dirigeants avec tous les Israéliens, et bien sûr avec les juifs, car je suis certain que beaucoup de juifs français, hors de l’establishment, partagent mon point de vue.

Les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas bougé...

Cette guerre renforce leur désespoir. Depuis la conférence d’Annapolis en novembre 2007, Mahmoud Abbas se prête à n’importe quoi pour faire avancer la paix. Il emprisonne les militants du Hamas. Et Israël le remercie en multipliant les check-points, en poursuivant la colonisation, en construisant un mur sur le territoire du futur Etat palestinien. Quel Palestinien qui se respecte peut maintenant soutenir Abbas ?

Et les Arabes israéliens, quel est leur état d’esprit ?

Je suis sans arrêt au contact de mes étudiants arabes. C’est terrible. Ils parlent hébreux souvent mieux que moi. Je les vois chaque jour devenir plus Israéliens du point de vue culturel, et plus anti-Israéliens du point de vue politique. Comment peuvent-ils vivre dans un pays qui ne les accepte pas comme citoyens à part entière ? Je crains que leur aliénation n’aboutisse à un Kosovo en Galilée.

Vous demandez aux Israéliens quelque chose d’énorme, abandonner toute prétention au-delà des frontières de 1967 - hormis le Mur des lamentations -, mais aussi créer une République israélienne qui ne soit plus l’Etat des seuls juifs. C’est réaliste ?

Beaucoup de gens en Israël soutiennent ma cause. Mon livre a été best-seller pendant dix-neuf semaines, j’ai fait une dizaine d’émissions de télé. Nous sommes peut-être une société raciste et pas totalement démocratique, mais profondément libérale et pluraliste. Que peut-on objecter à quelqu’un comme moi qui demande qu’Israël soit l’Etat de ses propres citoyens, juifs, arabes ou autres ? D’autant que j’ajoute qu’après Hitler, on ne peut nier la solidarité entre juifs. Et que l’Etat d’Israël doit rester un refuge pour les juifs persécutés. Mais pas automatiquement être l’Etat de Bernard-Henri Lévy et de tous les juifs qui ne veulent pas vivre en Israël.

Vous êtes antisioniste ?

Non, car se définir comme antisioniste peut signifier être anti-Israélien. Or, je défends l’existence de l’Etat d’Israël, parce que j’accepte le fruit de l’entreprise et de l’histoire sioniste - la société israélienne. Mais je ne suis pas sioniste, car ce qui justifie mon existence ici, c’est le fait d’être démocrate. Cela signifie que l’Etat doit être l’expression de son corps social, pas celle des juifs du monde entier. Vous pouvez dire que je suis post-sioniste.

“C’est une bêtise raciste de dire qu’il nous faut divorcer des Arabes. Dans la paix, on deviendra un peu plus arabes, comme vous Français devenez un peu plus européens.”

Mais ne risquerait-on pas de voir les juifs en minorité dans l’Etat qu’ils ont créé ?

Je comprends cette peur. C’est la raison pour laquelle je suis contre l’Etat binational, qui serait un Etat à majorité arabe, et que je propose aux Israéliens de se fixer le plus vite possible sur les frontières de 1967, c’est-à-dire de garder l’hégémonie judéo-israélienne. Mais pas une hégémonie exclusive. La République israélienne doit être laïque et démocratique. Reste toutefois que dans mon utopie, dans mon monde imaginaire, l’Etat binational serait le plus juste possible...

Y compris avec les juifs en minorité ?

La distance qui me séparera de mes petits-enfants sera au moins culturellement équivalente à celle qui me sépare de mes grands-parents. Cela signifie que vivre au Proche-Orient se fera en symbiose avec la culture arabe. Je souhaite d’ailleurs une confédération israélo-palestinienne immédiatement après qu’Israël se sera retiré sur les frontières de 1967. C’est une bêtise raciste de dire comme Amos Oz qu’il nous faut divorcer des Arabes. Dans la paix, on deviendra un peu plus arabes, comme vous Français devenez un peu plus européens.

Mais face à une société israélienne qui reste majoritairement laïque, il y a une société palestinienne plus islamiste qu’il y a trente ou quarante ans ?

La jeunesse arabe en Israël ne devient pas plus religieuse, surtout pas les femmes. Le fondamentalisme se cristallise face au monde occidental. Ce n’est pas une victoire du religieux, c’est l’échec du socialisme laïc au Proche-Orient, renforcé par la façon dont vous les Européens accueillez les travailleurs immigrés, dont les Américains mènent leur guerre en Irak, dont Israël traite les Palestiniens. C’est le fruit de conflits, pas d’une tendance historique naturelle. Regardez ce qui se passe en Algérie : la politique pourrie du FLN a fait naître l’islamisme, mais ce n’est pas une évolution en profondeur, l’Algérie ira vers la modernité. Le Hamas, de son côté, habillé de vêtements islamistes, n’a pas cessé d’être un mouvement nationaliste moderne.

Dans votre livre, vous détruisez les mythes fondateurs d’Israël - le peuple de l’exil qui revient sur sa terre. Mais par quoi les remplacez-vous pour légitimer l’existence de ce pays ?

On m’a récemment posé cette question à l’université palestinienne de Jérusalem. J’ai répondu de façon un peu dramatique que même un enfant né d’un acte de viol a le droit de vivre. La création d’Israël par des juifs dont beaucoup étaient des rescapés des camps d’extermination a été un acte de viol contre les populations arabes de Palestine. Il a fait naître la société israélienne qui vit déjà depuis soixante-dix ans, et qui a développé sa culture. On ne règle pas une tragédie en en créant une autre. Cet enfant a le droit d’exister. Sauf qu’il faut l’éduquer pour qu’il ne perpétue pas l’acte de son père. Il y a trente ans, je n’aurais peut-être pas tenu ce discours. Mais le monde arabe a reconnu Israël. L’OLP aussi, après la demi-victoire de l’Intifada. Donnons une chance au Hamas aussi. N’oublions pas, sans les excuser, que ceux qui tirent sur Ashkelon savent qu’elle a été construite sur le grand village arabe d’Al Majdal, d’où leurs pères ont été expulsés en 1950.

On est très loin de la politique israélienne...

Israël ne fera la paix que si l’on fait pression sur elle. Je souhaite, j’espère, je supplie, qu’Obama soit Carter et pas Clinton. Carter a forcé Israël à faire la paix avec l’Egypte, Clinton n’a pas forcé Israël à faire la paix avec les Palestiniens. Le risque est évidemment que Hillary Clinton, proche du lobby pro-israélien, prenne trop de place en politique étrangère. Mais je ne veux pas être fataliste. J’espère. .

Propos recueillis par Vincent Remy Télérama n° 3081

A lire

Comment le peuple juif fut inventé. Ed. Fayard, 446 p., 23 €.

29 janvier 2009 - Télérama -
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

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Le complexe du Goy.
Ces « amis » français d'Israël qui flirtent avec l'antisémitisme
Vincent Geisser


Mercredi 18 février 2009

Dans ce texte inédit, le politologue Vincent Geisser essaye d’analyser les ressorts de la position pro-Israël défendue par de nombreux responsables politiques, intellectuels et leaders d’opinion en France. Adhésion affective ou calcul politique ? Position réfléchie ou simple opportunisme ? Culpabilité ou peur de déplaire ? Parmi les explications avancées, il y voit entre autres l’expression d’une forme inversée d’antisémitisme qui consiste à ethniciser à outrance l’appartenance au judaïsme et à fantasmer l’idée d’une « puissance juive » dans l’Hexagone. En somme, judéophobes viscéraux et pro-Israéliens radicaux partagent le même préjugé : les Juifs formeraient une puissance occulte, qu’il faut combattre pour les uns, soutenir pour les autres. Au risque de surprendre, l’antisémitisme goy est sans aucun doute l’un des ressorts méconnus de ce soutien très franchouillard à l’Etat d’Israël.

Une fascination malsaine pour l’Etat d’Israël

Contrairement à une idée reçue, le premier soutien d’Israël en France procède moins de l’action d’un quelconque « lobby » mais d’abord de la lâcheté et de l’hypocrisie de nombreux leaders d’opinion qui fantasment la puissance de la communauté juive. Leur relation à Israël se greffe moins sur un amour sincère pour l’Etat hébreu que sur une représentation ethnicisante de la communauté juive qui flirte parfois avec l’antisémitisme et débouche sur une posture politique : « Je suis avec Eux pour ne pas avoir d’ennuis ». Le problème est que ce « Eux » tend à la fois à essentialiser l’appartenance au judaïsme, à particulariser le rapport des Juifs de France à l’identité nationale (ils seraient des Français pas tout à fait comme les autres) et à assimiler, sur un mode simpliste, identité juive/Etat d’Israël.

En somme, cette forme de soutien « très franchouillard » à Israël conduit à faire des Juifs de France une « tribu » au sein de la Nation française, et renoue indirectement avec les vieux thèmes antisémites du siècle dernier. Du coup, loin de normaliser l’Etat d’Israël en le considérant comme un « Etat comme les autres » - soumis aux mêmes règles du droit international que les Etats souverains – ce type de soutien verse dans une relation malsaine qui consiste à faire de l’Etat hébreu une sorte de « monstre géopolitique », que l’on s’interdit surtout de critiquer. Pire, elle en vient à assimiler totalement identité juive et nationalité israélienne, en venant à accréditer l’idée que les Juifs de France formeraient une sorte de « tribu d’Israël » au sein même de la Nation française.

La principale conséquence d’une telle représentation communautarisante à l’excès du judaïsme, c’est finalement de dépolitiser toute lecture ou interprétation du conflit, en le réduisant en un affrontement religieux séculaire entre « Juifs » et « Arabo-musulmans ». Loin de faire reculer l’antisémitisme franco-français, cette posture communautarisante participe à l’entretenir, en confortant l’idée que la France serait constituée d’une Majorité culturelle (catho-laïque) et de deux minorités, l’une juive (minorité majorée), l’autre musulmane (minorité minorée), que l’on continue à traiter comme des parties exogènes du corps national. On en arrive à cette figure paradoxale d’un sentiment pro-Israélien, se greffant sur une attitude globalement antisémite qui, si elle ne se traduit pas dans les actes, est, malgré tout, fortement ancrée dans les esprits franchouillards.

On comprend dès lors le succès, ces dernières années, du thème de « l’antisémitisme arabo-musulman » qui fonctionne chez de nombreux Goys comme une entreprise de déculpabilisation collective, sur le registre : « Nous aimons Israël, les Juifs sont nos amis et les vrais antisémites sont les ‘petits Beurs’ de banlieues qui pour des raisons religieuses s’en prennent aux synagogues ».

La boucle est bouclée : la désignation d’un ennemi commun (le Beur antisémite, le musulman antisioniste) permet de faire l’économie de toute réflexion critique sur les ressorts de l’antisémitisme franco-français (qui sont loin d’être éteints) et, surtout, de refouler toute lecture raisonnée et raisonnable de la politique de l’Etat d’Israël, selon l’idée : « Ce n’est pas notre affaire, c’est l’affaire des Juifs et des Arabes ! ».



Du notable de province au leader national : le tabou israélien

Tout observateur averti de la vie politique française ne peut qu’être frappé par l’inconsistance totale du discours de nos responsables politiques sur la question d’Israël. Quand ils n’adoptent pas purement et simplement une forme de mutisme (la peur de parler), les leaders politiques se réfugient souvent dans un discours prétendument pacifiste et équilibré sur le couplet désormais classique : « Nous sommes pour la sécurité totale d’Israël et aussi…pour la création d’un Etat palestinien ».

Là aussi, on pourrait croire que les leaders politiques français adhèrent majoritairement à la vision idyllique d’« Israël, seule démocratie dans un océan de dictatures et de tyrannies arabes » ou encore à la représentation mythique d’« Israël, incarnation suprême de l’Occidentalité menacée par le despotisme arabo-musulman ». Il est vrai, qu’aux lendemains de la Seconde guerre mondiale et de la découverte des horreurs de la Shoah, le soutien occidental a Israël a pu jouer le rôle de purification démocratique et d’exorcisme humaniste pour des Etats européens qui s’étaient très largement compromis par leur collaboration active ou passive avec le national-socialisme. Encore aujourd’hui, il est incontestable que le soutien à Israël participe de ce même processus de purification symbolique des sociétés européennes, coupables d’avoir « laisser faire » ou, pire, d’avoir participer, à l’entreprise d’extermination de six millions de Juifs.

C’est un sentiment de culpabilité parfaitement légitime et qui doit nous inciter à rester vigilants par rapport aux discours et aux actes antisémites qui refleurissent aujourd’hui, notamment dans les nouvelles démocraties d’Europe orientale mais aussi dans de nombreux pays arabo-musulmans, dont les régimes en faillite sont tentés d’utiliser la haine du Juif à des fins populistes. Toutefois, l’hypothèse de purification démocratique et d’expiation humaniste des crimes européens ne saurait expliquer à elle seule le soutien des responsables politiques français à l’Etat d’Israël.

Il y aussi des raisons bassement matérielles qui relèvent précisément de ce complexe de l’antisémitisme pro-israélien. Celui-ci procède d’un rapport profondément ambivalent aux communautés juives locales, comme si celles-ci étaient dotées d’un pouvoir magique de punition, de représailles et, encore davantage, de disqualification politique. L’identification Juifs de France/Etat d’Israël est si fortement ancrée dans l’esprit de nos responsables politiques français, qu’ils la vivent comme une sorte d’épée de Damoclès placée en permanence sur leur tête.

Car, - et c’est probablement l’une des raisons principales de cette israélophilie très « franchouillarde », les leaders politiques, à l’échelon national, comme sur le plan local, fantasment très largement l’existence d’un « lobby juif ». Nous assistons probablement à un tournant de notre démocratie française, où l’utopie d’une communauté de citoyens, si chère aux penseurs universalistes, est en train de décliner au profit d’une conception segmentaire de la représentation nationale.

Celle-ci débouche sur une praxis politique : pour être efficace électoralement, il faut parler aux dites « communautés » et notamment à celles qui sont perçues comme les plus influentes, d’où l’importance démesurée accordée aux prétendus « conseils représentatifs », aux voyages en Israël et aux fameux « dîners », où se précipitent, dans la plus pure hypocrisie, tous nos politiques, du petit notable provincial au secrétaire national de parti.

En définitive, par leurs discours, leurs attitudes et leurs comportements, de nombreux responsables politiques français, y compris à l’échelon le plus modeste (maire, conseiller municipal, conseiller général…), contribuent à accréditer l’existence d’un « lobby juif », renforçant ainsi les pulsions antisémites qui se manifestent dans certains secteurs de l’opinion publique.



Ces Beurs pro-Israël qui fantasment le « lobby juif »

Dès le milieu des années 1980, dans le sillage de l’antiracisme médiatique, s’est manifestée chez certains courants de la mouvance beur une sorte d’attirance irrationnelle pour ce que certains appelaient à l’époque le « modèle juif ». Celle-ci était fondée sur le présupposé que les « Juifs avaient réussi à s’organiser et qu’il fallait donc faire comme eux ! ». Encore une fois, ce « Eux » renvoyait les Juifs de France à une forme d’extériorité au corps national mais, dans le même temps, à une sorte de proximité avec les Beurs (« nos cousins feujs »), qu’ils convenaient donc d’imiter.

Ces mouvements beurs ont mis un point d’honneur à développer des relations étroites avec les organisations communautaires juives, à la fois comme parrains et passeurs, comme si celles-ci étaient incontournables pour accéder aux médias et aux cercles de décideurs : « Fais toi parrainer par un cousin, tu auras plus de chances de réussir ! ».

Cette croyance présente chez certains Beurgeois participe du fantasme de la « puissance juive » qui n’est plus simplement l’expression des Goys gaulois mais aussi des Goys beurs, croyance qui les a souvent incité à développer un discours pro-israélien, non par adhésion lucide à la politique de l’Etat hébreu mais par mimétisme communautaire. Rien n’est en soi choquant qu’un citoyen français d’origine maghrébine et arabe soit favorable à l’Etat d’Israël. Dans un Etat démocratique comme la France qui, a fortiori, se réclame de la culture laïque et républicaine, il apparaît totalement légitime qu’un citoyen français puisse se déterminer en fonction de ses convictions personnelles et non de sa supposée ethnicité ou de son appartenance religieuse.

Fort heureusement, il existe en France de nombreux « Juifs » qui soutiennent le droit du peuple palestinien à avoir un Etat et de nombreux « Arabes » qui défendent le droit à l’existence de l’Etat d’Israël. En revanche, ce qui paraît plus choquant, d’un point de vue éthique, ce sont ces élites Beurs qui versent dans une israélophilie à base ethnique, nourrissant finalement les mêmes fantasmes que les pires antisémites. Ces Beurs pro-Israël en arrivent à véhiculer une rhétorique totalement manichéenne sur la situation politique au Moyen-Orient (Démocratie israélienne versus despotisme arabe ; Israéliens pacifistes versus terroristes arabo-musulmans ; gentil CRIF versus méchants barbus islamistes, etc.).

Ces discours pro-israéliens sonnent d’autant plus faux qu’ils se fondent sur aucune analyse politique rigoureuse, si ce n’est que sur le « complexe du Goy beur » qui veut paraître à tout prix intégré (et non intégriste) et se donnait par-là l’illusion qu’en étant pro-israélien, il gravira d’autant plus rapidement les différents échelons du système politique français.



Les « Frères » et le complexe du CRIF

Dans les milieux religieux musulmans français, les discours pro-israéliens sont rarissimes, pour ne pas dire inexistants. Si la prudence est de mise sur les questions géopolitiques et internationales – notamment depuis la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) – les prises de positions officielles des organisations musulmanes en appellent le plus souvent à la solidarité avec la Palestine et au soutien humanitaire des « frères palestiniens ».

Leur rhétorique repose principalement sur le registre de l’émotion et la fibre religieuse, la Palestine étant présentée comme le symbole d’une oumma musulmane martyrisée et meurtrie. Toutefois, cette palestinophilie musulmane n’est pas non plus exempte d’une représentation ethnicisante de la société française, avec une véritable fascination pour certaines organisations comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui, rappelons-le, est d’abord une organisation politique et non une fédération religieuse.

Les grandes associations musulmanes françaises ont d’ailleurs passé davantage de temps à essayer de construire des relations avec une organisation politique et ouvertement pro-israélienne – en occurrence le CRIF ne s’en cache pas – qu’à jeter les bases d’un véritable dialogue interreligieux avec les rabbins de France ou les croyants ordinaires.

L’une des explications de cette orientation politique réside précisément dans ce fantasme communautaire qui a très largement touché les milieux religieux musulmans : dialoguer avec le CRIF, c’est se donner l’illusion d’acquérir une crédibilité et une légitimité auprès des pouvoirs publics français (« être un musulman propre sur soi »), quitte d’ailleurs à perdre son âme.

D’aucuns diraient que cette fascination musulmane à l’égard du CRIF traduit également la volonté secrète de certaines associations islamiques de s’ériger, à moyen terme, en véritable « lobby musulman » de France, en signant leur CRIM (Conseil représentatif des institutions musulmanes) ! Résultat : le dialogue judéo-musulman ne s’est jamais aussi mal porté qu’aujourd’hui, moins en raison d’ailleurs des événements internationaux que de l’attirance malsaine des grandes organisations islamiques pour un « modèle communautariste » totalement contre-productif pour la cohésion sociale et la démocratie française.

Dans tous les cas, le CRIF a eu le dernier mot : les Frères lavés pour un temps du « péché d’islamisme » sont redevenus aujourd’hui « les intégristes » sous-marins du Hamas en France… A choisir les « mauvais » interlocuteurs, on finit toujours par se brûler la djellaba.



Les Goys et Israël : un « Etat d’exception » ?

Les Français parviendront-ils un jour à surmonter ce « complexe du Goy » ? Il est clair, qu’en l’état actuel, la situation apparaît compromise, et cela d’autant plus que ce complexe se fonde sur un sentiment profondément ambivalent à l’égard des Juifs de France et de l’Etat d’Israël, échappant à toutes les catégories normales du raisonnement et de la critique.

L’Etat hébreu reste perçu majoritairement comme un « Etat d’exception », suscitant finalement plus de crainte que d’admiration. Comme nous l’avons analysé tout au long de cet article, le sentiment pro-israélien, exprimé par de nombreux élites politiques, intellectuels ou éditorialistes français, est moins le signe d’une adhésion claire et consciente à la politique de l’Etat d’Israël que le produit d’une lecture ethnicisante et stigmatisante de la réalité sociale, dont certains traits convergent avec les préjugés antisémites.

Il n’est d’ailleurs pas étonnant que des activistes antisémites d’hier, anciens militants des groupes de l’extrême droite radicale (Ordre nouveau, Parti des forces nouvelles, etc.) deviennent aujourd’hui les premiers défenseurs de l’Etat d’Israël, non pas tant qu’ils aient mûri mais, parce qu’ils ont reconverti leur antisémitisme négatif en vision sémitisée du monde, avec d’un côté, les « gentils Juifs » - et par extension les « gentils Israéliens » et, de l’autre, les « méchants Arabo-musulmans ».

Pour autant, leur grille d’analyse n’a pas véritablement changé, contribuant à traiter les « Juifs » de France sur le mode de l’exceptionnalité communautaire, car dans l’esprit de nombreux Goys, les Juifs et les Israéliens sont, certes, des « amis », mais, des amis fort étranges.

Antisémites hier, pro-israéliens aujourd’hui, et demain ?

Vincent Geisser, politologue

Publié le 19 février 2009 avec l'aimable autorisation d'Oumma.com

Source : Oumma.com
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Re: Lettre de 2002 mais qui est toujours actuelle

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Histoire juive-Religion Juive
par Israël SHAHAK


Israël SHAHAK est un des nombreux rescapés de l'Holocauste.
Né à Varsovie en 1933, il passe son enfance au camp de Bergen-Belsen.
En 1945, il émigre en Israël et sert dans l´armée juive Tsahal.
Militant des droits de l'homme, il collabore au journal "Haaretz" et s'attaque à l'obscurantisme religieux juif et à son influence dans la vie politique de l´État colonial d´Israël.
Juif et "israëlien", il est donc ethniquement irréprochable et politiquement correct.

Tout commence en 1965, lorsque SHAHAK est témoin d'un incident qui le marquera profondément.
Dans un quartier de Jérusalem un non-juif (goy) s'effondre brusquement, victime semble-t-il d'une crise cardiaque.
Prié de mettre son téléphone à disposition pour appeler une ambulance, un juif religieux refuse, en invoquant la Halakha qui lui interdit de sauver un non-juif le jour du Sabbat. Shahak interroge peu après les membres de la Cour rabbinique de Jérusalem ; ces membres sont nommés par l'Etat d'Israël.
Ceux-ci répondent que la personne qui a refusé l'usage de son téléphone a agi conformément aux lois religieuses et ils se réfèrent à l'abrégé des lois talmudiques. Finalement les autorités rabbiniques tant en Israël que dans la diaspora n'ont jamais fait machine arrière et ont toujours refusé de modifier ou de supprimer la moindre prescription sabbatique.
Il est donc interdit à un juif de profaner le jour du Sabbat pour sauver un non-juif.
Par contre la violation du Sabbat est permise pour sauver un juif.
Dérouté et scandalisé par cette discrimination raciste, Shahak se met à étudier les lois talmudiques.
Il nous livre le fruit de trente ans de recherches et d'un demi-siècle de vie dans la Terre promise.



De la Déclaration Balfour qui promettait aux sionistes " l'établissement d'un foyer national juif sans porter préjudice aux droits civils et religieux des communautés non-juives établies en Palestine" - donc un état pluraliste - on en est arrivé à la consolidation d'un Etat dont les lois et règlements sont fortement imprégnés de l'idéologie des rabbins orthodoxes, expansionniste (le Grand Israël) et pratiquant l'apartheid et la xénophobie.

Shahak découvre qu'il y a deux catégories de citoyens : les juifs et les non-juifs (Druzes et Arabes), ces derniers ne jouissant ni du droit de résidence, ni du droit au travail, ni de l'égalité devant la loi.
Le lecteur français remarquera que les représentants du peuple élu qui se plaignent d'avoir eu leurs papiers estampillés de la mention " juif " sous Vichy et en Union soviétique imposent à présent en Israël des cartes d'identité où ne figure jamais la nationalité israélienne mais la mention soit " Juif ", soit " Arabe ", soit " Druze ".
Le critère est donc racial ou ethnique.
"Toutes les requêtes introduites auprès du ministère de l'intérieur en Israël pour supprimer ces mentions discriminatoires et y substituer l'indication de la nationalité israélienne ont été vaines".
En Israël, les juifs constituent donc bien une catégorie de citoyens privilégiés et la source de ces dispositions juridiques en est le Talmud, qui imprègne la vie sociale et même les relations diplomatiques.


Il y a quelques années déjà, Alfred Lilienthal, juif non sioniste, qui partage les mêmes convictions humanistes de Shahak, reprenait les déclarations de la Haute Cour de l'Etat d'Israël de janvier 1972 : " Il n'y a pas de nation israélienne distincte du peuple juif résidant en Israël et dans la diaspora ".
Selon cette loi commentait-il, "un juif peut devenir citoyen d'Israël en une minute dès qu'il a pris pied sur le sol du pays, mais ce statut peut être enlevé à tout moment à un Arabe même s'il est né dans le pays habité par ses ancêtres depuis plus de mille ans" (*1). Depuis 1948, les expropriations et expulsions de centaines de milliers de Palestiniens se sont succédé sans relâche.
Tsahal fait sauter les maisons et raser les villages pendant que les habitants sont aux champs.

Israël n'est donc une démocratie que pour les juifs.
Pour les autres, c'est un Etat totalitaire et xénophobe pratiquant l'apartheid.
L'écrivain Yoram Bar Porath déclarait en 1972 : " Les dirigeants israéliens ont le devoir d'expliquer clairement au public un certain nombre de faits tombés progressivement dans l'oubli : qu'il n'y a ni sionisme, ni installation du peuple juif sans éviction des Arabes et expropriation de leurs terres" (*2).



" En 1948 et 1949, Israël a adopté l' 'Emergency Defense Regulations' de l'armée britannique qui donnent l'autorisation d'entrer dans n'importe quelle maison quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit ; de détruire une maison 'suspecte', de confisquer les propriétés privées et d'expulser ses habitants hors du territoire.
Ces dispositions sans égales dans les pays civilisés ont permis l'expropriation et la déportation de centaines de milliers d'Arabes qui vivaient chez eux " (*3) .
Pendant ce temps le lobby sioniste aux Etats-Unis faisait croire que les Palestiniens se réjouissaient des bienfaits apportés par la démocratie israélienne qui, soulignons-le, n'aurait jamais subsisté sans les milliards de dollars alloués annuellement par les Etats-Unis sans parler des réparations allemandes.


Shahak précise que les expropriations et expulsions n'ont été rendues possibles qu'en prenant appui sur la Halakha (ensemble des lois religieuses écrites qui inspirent les lois israéliennes) qui interdit aux juifs de vendre un bien immobilier à un non-juif.
La location d'un immeuble à un goy est cependant permise à condition que cet immeuble ne serve pas d'habitation mais de magasin ou d'entrepôt.
Il est interdit de louer aux Gentils plus de deux maisons contiguës.
Selon les préceptes de Maïmonide, le séjour temporaire d'un étranger n'est autorisé qu'à condition qu'il satisfasse aux sept préceptes noachides.
Tout est cependant une question de rapport de forces.
Si les juifs sont assez puissants, le devoir religieux est d'expulser les Gentils, en l'occurrence les Palestiniens.
Le Talmud réitère à leur endroit les exhortations à l'extermination contenues dans la Thora à l'égard des Cananéens et des Amalécites (Deut 20 13 , Deut 25 , Josué 6 2, Josué 8 24-25,. etc.).
Ces génocides bibliques, souligne Shahak, sont invoqués par les rabbins actuels pour justifier les nombreux massacres de populations arabes par les Israéliens (Deir Yassin, Quneitra, etc.).



Conformément au judaïsme, le meurtre d'un juif est un crime capital et l'un des trois péchés abominables avec l'idolâtrie et l'adultère.
Mais tout change lorsque la victime est un goy.
Le juif qui tue un goy se rend coupable d'un péché contre " La Loi divine " uniquement, non punissable par un tribunal.
Le juif qui cause indirectement la mort d'un goy ne se rend coupable d'aucun péché.

(En Israël, l'objection de conscience est interdite).



D'après la juridiction juive, un goy meurtrier doit être exécuté, que la victime soit juive ou non.
Cependant, si la victime est un goy et le meurtrier juif ou converti au judaïsme, ce dernier n'est pas puni.
En 1973, révèle Shahak, le Commandement de la Région centrale de l'armée israélienne distribue aux soldats une brochure qui mentionne : " Lorsque nos forces rencontrent des civils en temps de guerre ou lors d'une poursuite ou d'un raid, tant qu'il n'y a aucune certitude que ces civils sont dans l'impossibilité de nuire à nos troupes, alors, conformément à la Halakha, ils peuvent et DOIVENT ETRES TUES.
En aucun cas on ne peut se fier à un Arabe, même s'il donne l'impression d'être civilisé. En temps de guerre, nos troupes donnant l'assaut sont non seulement autorisées mais TENUES par la Halakha de TUER même les civils paisibles, c'est-à-dire les civils paisibles en apparence ".
La brochure a été retirée depuis mais il n'empêche que ceux qui la mettent en pratique ne sont jamais punis.
Dans tous les cas où les juifs ont assassiné des Arabes non-combattants dans un contexte militaire ou paramilitaire, comme celui de Kafr Qasim en 1956, un massacre en masse, les meurtriers ont été libérés immédiatement ou ont reçu des peines extrêmement légères ou encore ont bénéficié de remises de peine qui ont réduit leur condamnation à presque rien.
Shmu'el Lahis, responsable du massacre de cinquante ou soixante-quinze paysans arabes emprisonnés dans une mosquée après l'occupation de leur village par l'armée israélienne pendant la guerre de 1948-49, a bénéficié d'une amnistie complète grâce à l'intercession de Ben-Gourion.
Le personnage devint un juriste réputé et, en 1970, fut nommé directeur général de l'Agence juive (Bureau exécutif du mouvement sioniste).
En 1978, les faits concernant son passé ont été discutés dans la presse israélienne, mais aucune autorité rabbinique n'a contesté son amnistie ni l'opportunité de sa nomination.



De nombreux terroristes sionistes accédèrent au poste de ministre ou de premier ministre : Itzhak Shamir, organisateur de l'assassinat de Lord Moyne et du comte Folke Bernadotte, Menaghem Begin, Moshe Dayan, Itzhak Rabin, Levi Eskhol, tous responsables du massacre de centaines de Palestiniens.


Selon le Talmud, un Gentil tombé dans un puits ne peut être secouru.
Cependant, il ne peut y être jeté volontairement.
Le précepte fameux " Tuez le meilleur des Gentils " n'est valable qu'en temps de guerre. Cette haine des Gentils, qui est d'origine talmudique, a toujours été occultée par les media mais, précise Shahak, depuis la Guerre des Six jours (1967), ces préceptes inhumains ont été invoqués à la télévision israélienne par les colons juifs exploitant le travail des Arabes et particulièrement celui des enfants.
Les chefs religieux du Gush Emunim ont à leur tour invoqué ces commandements pour justifier l'assassinat de maires palestiniens.
Selon eux, les prescriptions divines leur enjoignent d'expulser les Arabes de Palestine. De nombreux sionistes rejettent ces positions mais leur argumentation est opportuniste et non fondée sur l'éthique.
Par exemple, ils soutiennent que l'exploitation et l'oppression des Palestiniens tend à corrompre la société israélienne ; que l'expulsion des Palestiniens est irréalisable dans les conditions politiques qui prévalent ou encore que la politique de terreur tend à isoler diplomatiquement Israël et à le mettre au ban des nations.
Cependant, tous les sionistes, et en particulier les sionistes de gauche, partagent les vues du judaïsme strict.



MARIAGE ET RELATIONS SEXUELLES

Puisque " la chair des goyim est semblable à celle des ânes et que leur rut est comme celui des étalons ", (Ezéchiel 23 20) les relations sexuelles d'un juif marié avec une goya ne sont pas de l'adultère mais de la bestialité.
Selon Maïmonide, toute femme non-juive est considérée comme non purifiée de ses menstrues, esclave, païenne et prostituée (niddah, shiftah, goyah, zonah).
Par conversion elle perd les trois premières marques mais reste toujours zonah (prostituée) pour le restant de ses jours.
Pour une femme, la conversion au judaïsme est assortie de conditions humiliantes : inspection corporelle par trois rabbins après avoir été dénudée lors d'un bain de purification.
On imagine les hurlements médiatiques si l'église catholique se permettait le moindre projet en ce sens.


Selon l'Encyclopédie talmudique, le juif qui a des rapports charnels avec la femme d'un Gentil ne mérite pas la peine de mort.
Selon ce qui est écrit : " La femme de ton prochain et non la femme de l'étranger " et le précepte selon lequel " un homme restera fidèle à sa femme " qui est adressé aux Gentils ne s'applique pas au juif parce qu'aux yeux de la Loi il n'y a pas de mariage valide entre les Gentils (I.S. p 87).
Cette interdiction ne s'adresse donc pas au juif.
Cela ne veut pas dire que les rapports sexuels entre un juif et une goya sont permis, bien au contraire.
Mais la punition principale est infligée à la goya et doit être exécutée même si celle-ci a été violée par le juif.
Lorsqu'un juif a un coït avec une goya, cette dernière, qu'elle soit une enfant de trois ans ou une adulte, qu'elle soit mariée ou non, et même si elle est une mineure âgée seulement de neuf ans et un jour, par le fait même qu'elle a eu un coït " volontaire " doit être TUEE, comme c'est le cas pour une BETE, simplement parce qu'elle a occasionné des ennuis au juif (*4).
Cependant celui-ci doit être fouetté et, s'il est un Kohen (membre de la tribu des prêtres), il doit recevoir deux fois plus de coups de fouet parce qu'un Kohen ne peut avoir de rapports sexuels avec une prostituée et toute femme non-juive est présumée être une prostituée.


Il est bien entendu qu'un juif ne peut épouser une non-juive.
Les mariages mixtes sont une abomination pour les rabbins.
est interdit aux descendants mâles des Kohanim (prêtres) d'épouser des divorcées.
Les mariages célébrés par des autorités civiles en dehors d'Israël, forcément, sont déclarés invalides (*5).
Précisons qu'en Israël le mariage est religieux et les registres sont tenus par la Synagogue.
Qu'en pensent les philosémites laïcards qui baisent les tsitsith (franges) du Grand rabbin Ouaknin de Marseille ?

"Les enfants nés de mariages invalides sont déclarés illégitimes par les rabbins.
Les rabbins libéraux ne sont pas autorisés à célébrer les mariages en Israël.
Le divorce est interdit à la femme, sauf si elle obtient le consentement écrit de son mari. La veuve doit obtenir l'autorisation de son beau-frère pour se remarier.
Elle peut être amenée à abandonner une partie de son héritage à son beau-frère pour qu'il ne fasse pas usage de son droit de lévirat.
Si elle est mineure, la veuve peut devoir attendre jusqu'à sa majorité pour se remarier.
Les enfants nés de relations avec une femme mariée ou d'un mariage civil hors Israël sont considérés comme bâtards et, ayant atteint l'âge adulte, ne sont pas autorisés à se marier selon la loi israélienne" (*6).

DROIT

Le " Livre de l'Education " paru au XIVème siècle en Espagne expose les 613 préceptes religieux du judaïsme.
Précisons que cet ouvrage très populaire, paru à de nombreuses reprises dans des éditions bon marché, est subsidié par le gouvernement israélien.
C'est ainsi que le juif religieux apprend depuis sa plus tendre enfance au cours de Talmud-Tora que les non-juifs sont comparables aux chiens.

Béatrice Philippe, professeur à l'INALCO, Paris, prétend que les juifs de France sont devenus " usuriers malgré eux " au Moyen Age.
Bien sûr, le Talmud interdit formellement le prêt à intérêt, mais cela ne vaut que pour les juifs.


o Le précepte 198 ordonne de pratiquer l'usure vis-à-vis des Gentils.
Et le précepte 545 dispose " Nous ne devons prêter de l'argent aux Gentils que moyennant intérêt ". "Cette obligation, précise le commentaire des mitzvot, se fonde sur le principe selon lequel les juifs ne doivent avoir aucune pitié des Gentils. "


o Le précepte 219 enjoint au juif de se préoccuper de son prochain et de son argent comme il le ferait pour lui-même.
Celui qui aime le prochain comme lui-même ne lui volera pas son argent. Mais, faut-il le rappeler, le goy n'est pas le prochain du juif.


o Le paragraphe 322 traite du devoir de maintenir les Gentils en esclavage.
"Cette obligation repose sur l'évidence que le peuple juif est le meilleur de tous les peuples de la terre, créé pour connaître son Créateur et l'adorer et digne de posséder des esclaves pour le servir".
C'est dans la revue des Loubavitch (*7) que Gilles Kepel (*8) a trouvé le concept suivant :


o " L'ECART QUI SEPARE LE PEUPLE JUIF DU GENRE HUMAIN N'EST PAS MOINDRE QUE L'ECART ENTRE L'HUMAIN ET L'ANIMAL. "


o Paragraphe 239.
L'interdiction de maudire le prochain, de lui donner de mauvais conseils, de le haïr, de le couvrir de honte, de tirer vengeance ne s'applique qu'au juif.
Contre les goyim, en revanche, toutes les mauvaises actions sont vivement recommandées par la Halakha.

Bien sûr, toutes ces dispositions sont bien connues des rabbins et des apologistes du judaïsme comme Malka, Dahan, Philippe et Iancu, pour ne parler que de la France.
Mais ces mandarins n'en font jamais état hors des limites de la communauté juive.
En revanche, ils diffament ceux qui portent ces textes à la connaissance des Gentils et ils se répandent en dénégations où l'art de la tromperie atteint des sommets.
Par exemple, ils affirment, la main sur le coeur et en utilisant des généralités, que le judaïsme attache beaucoup d'importance à la pitié mais oublient de préciser que celle-ci ne peut s'exercer envers les goyim.
Conformément à la Halakha, les juifs ne peuvent désigner un non-juif à un poste où il exercerait une autorité, si petite soit-elle, sur les juifs.
Cette loi particulière s'applique même à ceux qui se sont convertis au judaïsme et ce jusqu'à la dixième génération.
Voit-on la France prendre de pareilles mesures vis-à-vis de Badinter, Joxe, BH Lévy, Levai, Elkabbach et Anne Sinclair ?
Les goyim sont présumés être des menteurs congénitaux et ne sont pas habilités à témoigner devant un tribunal rabbinique.
Le Talmud interdit formellement à un juif d'offrir un cadeau à un goy, sauf en affaires où ce cadeau constitue une sorte d'investissement, donc un bénéfice escompté.


Il est interdit de rendre au gentil un bien qu'il a égaré.
La tromperie indirecte en affaires est permise vis-à-vis du goy.
Si, par exemple, un goy commet une erreur de calcul en sa défaveur il n'est pas nécessaire de le lui faire remarquer mais il faut dire " je me fie à votre décompte " afin de prévenir son hostilité s'il se rend compte de son erreur ultérieurement.
La fraude est donc permise vis-à-vis du goy.
Le vol au dépens du goy n'est pas interdit.
C'est la raison pour laquelle très peu de rabbins ont protesté contre les expropriations forcées des Palestiniens parce qu'ainsi on accroissait la puissance juive.


LA DISSIMULATION


En 1240, saint Louis provoqua, à Paris, la "grande disputaison" au terme de laquelle le Talmud, parce qu'il fourmillait de passages antichrétiens, fut livré aux flammes.
Mais en Pologne au XVIIème siècle, parut une édition du Talmud qui contenait tous les passages antichrétiens prohibés précédemment.
Ceux-ci ayant soulevé l'indignation des hébraïsants chrétiens, le synode juif réuni en 1631 en Pologne en prescrivit lui-même le retranchement dans les éditions ultérieures mais en enjoignant de laisser des blancs à la place des passages incriminés et d'y mettre un O, " qui avertira les rabbins et les maîtres d'école d'enseigner ces endroits de vive voix seulement. "


Ailleurs, les expressions 'Gentil', 'non-juif', 'étranger' (goy, eino yehudi, nokhri) furent remplacés par les termes 'idolâtres', 'païen' ou même 'Cananéen', ou 'Samaritain' pour lesquels il était possible de donner une explication lénifiante et satisfaisante mais que le lecteur juif pouvait aisément reconnaître.
Lorsque les attaques redoublaient, la défense devenait plus minutieuse encore.
La censure tsariste devenant plus sévère, tous les euphémismes furent considérés pour ce qu'ils étaient en réalité.
Sur quoi les autorités rabbiniques substituèrent les termes 'Arabe' ou 'Musulman' ou occasionnellement 'Egyptien' en estimant que les autorités ne soulèveraient aucune objection.

En même temps, des listes manuscrites d'omissions talmudiques furent mises en circulation qui expliquaient les nouveaux termes et mettaient les omissions en évidence. Parfois, un désaveu général était imprimé dans la page de garde de chaque volume de littérature talmudique déclarant solennellement, parfois sous la foi du serment, que les expressions hostiles étaient en fait adressées aux idolâtres de l'Antiquité, ou encore à des peuples depuis longtemps disparus comme les Cananéens et " non aux peuples parmi lesquels nous vivons ".
(* Ce genre de serment n'a d'ailleurs aucune valeur pour le juif.
Le seul serment qui l'engage étant celui prêté selon le rite rabbiniue, coiffé de la kippa, sans aucune représentation du Christ, sur la Bible hébraïque et en présence d'un rabbin ou d'un juif pieux.
Voir la déposition de Joseph G. Burg au procès de Toronto dans R.H.R. n° 5 de novembre 1991 sous le titre "Un juif révisionniste témoigne à Toronto".)
Inutile de dire qu'il s'agissait de mensonges flagrants.
Après la création de l'Etat d'Israël, dès que les rabbins se sentirent en sécurité, tous les passages agressifs et les expressions injurieuses furent restaurés sans l'ombre d'une hésitation dans les nouvelles éditions.


Ainsi chacun en Israël peut-il facilement prendre connaissance - les enfants l'apprennent à l'école - des passages qui obligent chaque juif passant devant un cimetière chrétien à maudire la mère des défunts.

A l'heure actuelle, nombre de docteurs ont non seulement persévéré dans la tromperie mais ont surpassé les vieilles méthodes rabbiniques tant dans l'insolence que dans le mensonge.
En 1962, le code de la loi talmudique, réédité par Maïmonide 'Mishneh Tora' appelé 'livre de la Connaissance' qui contient les lois fondamentales et les pratiques de la loi juive a été publié à Jérusalem en édition bilingue, le texte anglais faisant face au texte hébreu. Celui-ci a été restauré dans sa pureté originelle et le commandement selon lequel il faut exterminer le juif infidèle apparaît dans son intégralité : " C'est un devoir de les exterminer de ses propres mains ".
La traduction anglaise est édulcorée: " C'est un devoir de prendre des mesures actives pour les détruire ".
Mais le texte hébreu poursuit en spécifiant l'exemple type d'infidèles qui doivent être exterminés:
" Comme Jésus de Nazareth et ses disciples... que le nom du méchant (pervers) s'en aille en putréfaction ".
Pas un mot de cet anathème n'apparaît dans le texte anglais qui lui fait face (78a).


Mais plus significatif, en dépit de la grande diffusion de cet ouvrage parmi les universitaires des pays anglo-saxons, aucune protestation ne s'est élevée contre cette tromperie flagrante.


Shahak dénonce la consigne du silence des intellectuels libéraux, des clergés catholique et protestant et de certains cercles marxistes tant aux Etats-Unis qu'en Israël à propos de l'obscurantisme rabbinique qui s'est exercé tout au long de l'histoire à l'encontre des juifs eux-mêmes. "Autodafés de livres, persécution des écrivains, dis****s à propos du pouvoir magique des amulettes".
L'auteur analyse le processus de dégénérescence du judaisme classique en Pologne et en Allemagne au XVIIIème siècle notamment, qui aboutit à un fatras de rituels vidés de substance, de superstitions et d'absurdités imposées par un rabbinat hypocrite et vénal. Remarquons toutefois qu'il y a deux mille ans déjà, le Christ apostrophait les scribes et les Pharisiens hypocrites dans un passage de saint Matthieu qui conserve toute son actualité.

La presse israélienne est constamment agitée par les querelles qui opposent les différentes factions religieuses et qui versent souvent dans la trivialité.
Voici les questions qui, selon Shahak, passionnaient les lecteurs en août 1993 : les corps des soldats israéliens nés de mère non- juive et tués au combat doivent-ils être inhumés dans un espace ségrégé ou dans un cimetière militaire ?
Les associations religieuses qui ont le monopole des enterrements, excepté de ceux des membres des kibboutz, vont-elles encore être autorisées à circoncire les défunts incirconcis et ceci sans l'accord des familles ?
L'importation de viande non casher en Israël, officieusement interdite depuis la fondation de l'Etat, sera-t-elle enfin autorisée ou interdite légalement?

Shahak jette un éclairage inattendu sur la personnalité de "l'apôtre du judaisme auprès de l'humanité", le philosophe Martin Buber, celui dont Elie Wiesel, entre autres, célèbre la sagesse hassidique.
L'auteur dénonce en lui l'inspirateur des chefs hassidiques "sanguinaires" (l'expression est de Shahak) dont la philosophie a développé le chauvinisme et la haine du non-juif en Israel.
Selon lui, Buber porte une grande responsabilité dans la propagande hassidique qui incitait les infirmières de Tsahal à refuser de soigner les blessés ennemis.
Dans "Hatanya", le livre fondamental du mouvement habbad, l'une des branches les plus importantes du Hassidisme, il est écrit : "... TOUS LES NON-JUIFS SONT DES CREATURES SATANIQUES DANS LESQUELLES IL NE PEUT Y AVOIR ABSOLUMENT RIEN DE BON".

LES DIX-HUIT BENEDICTIONS

Dans les dix-huit bénédictions de la prière du matin (Chemonè esrè) du Rituel de prières, il existe une malédiction spéciale (birkhat ha-minim) dirigée à l'origine contre les chrétiens, les juifs convertis et les juifs hérétiques :

1. " Et qu'il n'y ait aucun espoir pour les apostats (meshhummadin) et que tous les chrétiens périssent instantanément. "

Cette formule date du Ier siècle, lorsque les chrétiens ne constituaient qu'une petite secte persécutée.
Peu après le XIVème siècle cette formule fut édulcorée en :

2. " Et qu'il n'y ait aucun espoir pour les apostats, et que tous les hérétiques périssent instantanément ".

Et après de nouvelles pressions :

3. " Et qu'il n'y ait aucun espoir pour les délateurs et que tous les hérétiques périssent instantanément. "



Après la création de l'Etat d'Israël, le processus fut inversé et de nombreuses versions du rituel en revinrent ainsi à la deuxième formule qui est aussi prescrite par de nombreux professeurs dans les écoles rabbiniques israéliennes.
Après la Guerre des Six Jours, plusieurs congrégations proches du Gush Emunim ont restauré la version originale uniquement verbalement et prient ainsi quotidiennement pour que les chrétiens disparaissent instantanément.
Comme l'enseignement oral prime, on peut dire que l'exécration a persisté à travers les siècles.
Il est assez piquant que ce processus de réversion ait eu lieu dans la période où l'Eglise catholique sous Jean XXIII modifia les prières du vendredi saint pour les juifs "perfides" qui avaient provoqué le scandale que l'on sait.

L'interprétation rigoureuse de la loi dite "antimissionnaire " de décembre 1977 punit de cinq ans d'emprisonnement celui qui fait du prosélytisme même en offrant une Bible, un chapelet ou une médaille religieuse.
En effet, selon le texte, le don du moindre objet de piété peut être considéré comme "incitation matérielle" à changer de religion (*9).

Le Talmud (Shabbat 116a) ordonne de brûler publiquement les Evangiles chaque fois que l'occasion s'en présente.
Le 23 mars 1980, un autodafé de plusieurs centaines d'exemplaires du Nouveau Testament a été organisé par les rabbins de Yad Lehakhim, organisation religieuse subventionnée par le ministère israélien des cultes (I.S. p 21).

En novembre 1991, Marc Aron (président du B'naï B'rith de France), s'adressant à Mgr Decourtray, déclara à propos du pèlerinage des B'naï B'rith à Auschwitz : " ... nous étions deux cents qui, spontanément, dans le froid glacial de Birkenau, avons dénudé nos bras pour mettre les Thephilim (phylactères) ... et à réciter la prière du matin ...
Nous étions deux cents à allumer la Menorah (chandelier à sept branches), symbole du judaïsme et symbole de notre association et à poser ces bras de lumière sur les grilles du Carmel en signe de paix et de volonté de dialogue. "

Ce qui n'a pas empêché les organisations juives d'obtenir d'une Eglise apeurée le déménagement des carmélites hors du site.
Comme elles ont obtenu la suspension du procès en béatification d'Isabelle la Catholique.
Il est malgré tout choquant qu'un prince de l'Eglise, déjà connu pour son écoeurante servilité, ait ignoré ou feint d'ignorer le contenu antichrétien des prières juives.
Comme il est scandaleux que Jean-Paul II ait reçu au Vatican les délégués du B'naï B'rith, organisation maçonnique connue pour son militantisme anticatholique.

Au cas où le livre de SHAHAK parviendrait à franchir les mailles serrées de la censure en France, il serait bon que les ligues antiracistes (MRAP, LICRA, etc.) exerçassent leur ardeur à l'encontre de l'enseignement dispensé dans les Yeshivoth et les cours de Talmud-TORA.
Dans le cas contraire, il ne nous restera plus qu'à méditer les paroles de Céline :

" LE CAPITAINE DREYFUS EST BIEN PLUS GRAND QUE LE CAPITAINE BONAPARTE. IL A CONQUIS LA FRANCE ET IL L'A GARDEE. "
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Georges
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"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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