@ Zounours
non, le problème ne se pose dans les termes que vous choisissez.
L'éventualité de l'existence d'un Dieu n'obéit pas au diktat d'équations qui relèveraient du seul champ scientifique.
Vous pensez celà parce que vous accordez une primauté à la Raison humaine dans sa livrée scientifique.
Or, l'éventualité de Dieu, à laquelle chacun de nous est invité à répondre par oui ou par non, embrasse tous les domaines explorés par cette Raison humaine (ainsi que la psyché), et chacun choisit sa réponse avec le langage où il se sent le mieux, qu'il soit philosophique, artistique, scientifique, et, j'y tiens, émotionnel lorsque cette émotion à laquelle je fais référence exprime un vrai langage non-verbal, et non pas une hypertrophie de la névrose humaine.
Alors, au risque de vous décevoir, je ne vous apporterai pas la preuve scientifique de l'existence de Dieu, et je ne m'y sens nullement tenu car en ce domaine ce n'est pas le langage que je choisis.
Un raccourci actuel taxerait d'irrationalité le choix que j'opère, ce qui est abusif, car ce serait taxer d'irrationalité des domaines aussi prestigieux que la philosophie et même la théologie.
Tous les philosophes ne sont pas athées, loin s'en faut.
Ensuite, il faut arrêter une bonne fois pour toute de mettre au même niveau l'éventualité de Dieu et le Père-Noël, soyons sérieux !
Depuis la nuit des temps, des bibliothèques entières de penseurs majeurs et vaccinés témoignent de débats de hauts vols autour de la probabilité de Dieu,
pas de celle du Père-Noël.
Les enjeux n'ont rien à voir, dois-je le rappeler ici ?!
Quant à l'idée dégoulinante d'une nouille géante chantant du Bob Marley chez phil29, le débat serait vite clos parce que d'un intérêt existentiel très mineur.
Qu'est-ce que c'est que notre génération prétentieuse qui, parce qu'elle a découvert que 2+2=4, regarde de haut ce qui s'est dit avant ? (et qui a mis au point la bombe atomique, abomination des abominations !)
Je reprendrais ici une expression de je ne sais plus qui, disant que si nous arrivons à voir loin aujourd'hui, c'est bien parce que nous sommes perchés sur les épaules des géants qui nous ont précédé !
Vous parlez du créationnisme qui pose un problème idéologique que je ne partage pas derrière ses prétentions scientifiques.
Mais le darwinisme a fait de même et fut utilisé, comme je l'ai dit dans un post précédent.
De plus, il y a un problème que je voudrais souligner en amont du postulat : celui qui dit le prouve, et qui réside ici dans le choix des mots :
Vous définissant comme a-
théiste, vous vous dispensez d'avoir à me donner la preuve de l'inexistence d'un Dieu, mais moi,
théiste, je crie à l'abus de langage et je refuse que vous utilisiez le qualificatif qui me définit en y collant simplement un a- privatif devant, vous donnant ainsi le beau rôle de rester extérieur à la nécessité de preuve.
Assumez-vous, présentez-vous comme les défenseurs du néant, de la matière comme le contenu et le contenant de nos vies.
Certes, je pourrais vous demander de me donner des preuves de l'existence du néant comme promesse, ou de la matière comme unique contenant ou contenu, à l'exclusion de tout le reste, mais dans le langage qui est le mien : Raison tendance cérébrale portée sur les débats philosophiques avec des mots simples.
@
Phil29,
Vous posez d'autres questions intéressantes auxquelles j'essaierai de répondre demain (quoique soirée chargée) notamment sur les fantasmes, les rapports de l'homme avec un environnement qu'il "enchante", l'anthropomorphisme, le fonctionnement des sociétés à partir du principe de l'existence de Dieu.
Vaste sujet.
Bonne nuit, il est tard.