Les Elections En Algérie

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yacoub
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Re: Les Elections En Algérie

Message non lu par yacoub »

Algérie, pays du mal-vivre Par Boualem Sansal



Ce que je redoutais est arrivé, on me demande mon avis sur l'élection présidentielle du 9 avril. Franchement, j'ai beau chercher, je ne trouve rien à dire. Et puis c'est dangereux de parler, la récréation est terminée, l'heure est à l'alignement. Le président Abdelaziz Bouteflika sera réélu, point à la ligne. Il l'a décidé, c'est réglé.

Que dire d'autre ? Passée la petite formalité du scrutin, il reprendra son sceptre et fera ce qu'il fait depuis toujours. Idem pour les Algériens, ils rangeront leurs convocations et feront ce qu'ils ont toujours fait. La force de l'habitude. Après une huitaine d'élections présidentielles triomphales depuis la naissance de la République algérienne démocratique et populaire en juillet 1962, chacun sait ce qu'il a à faire, tout se passe comme à la poste.

Pour le dire d'une phrase, je reprendrais une formule célèbre du Canard enchaîné à propos de je ne sais quelle réforme de fond engagée par le gouvernement de je ne sais quel dictateur, le deuxième (Houari Boumediene 1965-1978) ou le troisième (Chadli Ben Djedid 1979-1992) : "Le gouvernement fait semblant d'augmenter les salaires et les Algériens font semblant de travailler" et la pasticherais ainsi : "En Algérie, le président autoproclamé fait semblant d'être candidat, et les Algériens font semblant de voter."

Mais cela, avais-je besoin de le dire, même au pôle Nord on le sait. On le sait depuis si longtemps qu'on a sans doute fini par l'oublier. En se pressant la tête, une image pourrait éventuellement surgir. Oui, c'est ça, l'Algérie, Algeria ! Ce pays lointain où il fait si mal vivre ! Mais les souvenirs forcés comme les cadavres qui remontent à la surface, on sait ce que c'est, ils ne disent pas tout. Qui sont ces cadavres putréfiés que dégorgent des charniers de hasard ? Qui sont ces cadavres déchiquetés que Mare Nostrum charrie d'une rive à l'autre comme des déchets industriels, et ces squelettes qui tombent des placards, qui sont-ils, qui les a mis là, pourquoi, quand, comment ?

Et ces pauvres gens qui hurlent dans les caves, qui sont-ils, qu'ont-ils fait ? Car enfin, mal vivre, c'est cela que ça veut dire, des gens qui meurent comme des chiens, et des gens qui les pleurent en cachette, et des gens qui dépérissent à force de vomir. C'est croiser chaque jour dans son quartier ses tortionnaires et les assassins de ses amis et devoir les saluer, ou baisser les yeux pour ne pas les blesser conformément à la loi de Réconciliation nationale. C'est faire semblant de rien et passer sa route.

Mal vivre, c'est ça, avoir honte de soi, de son pays et de l'humanité. C'est ce pays que M. Bouteflika gouverne depuis l'indépendance, comme second couteau de 1962 à 1979, homme de l'ombre de 1980 à 1998, et comme un roi gâteux de 1999 à ce jour, et entend le gouverner jusqu'à sa mort.

On aimerait pouvoir lui demander pourquoi il y a tant de criminels dans son royaume, protégés par la loi, et tant de miséreux et de persécutés qui rasent les murs. Parce que l'affaire est de retour dans l'actualité, je lui demanderais bien ce qu'il compte faire de l'assassin de Me Ali André Mécili, compagnon de M. Aït-Ahmed, abattu de trois balles dans la tête à Paris en avril 1987 ?

Ne le sait-il pas, il s'appelle Abdelmalek Amellou, il coule des jours sereins à Alger, non loin de son palais présidentiel. Pourquoi ne l'a-t-il pas livré à la justice française comme le demande instamment sa veuve, Anne Mécili. Elle ferait son deuil et nous saurions enfin de qui le tueur tenait son ordre de mission et qui, aujourd'hui, vingt-deux ans après, alors que le patron des services secrets de l'époque est décédé depuis trois ans, le protège à son tour ? Mais il y a eu tant de crimes et d'abominations, on ne saurait par quel bout commencer.

La mémoire n'en peut plus. Alors on regarde ailleurs, dans ces pays de violence, de peine et d'impunité du bout du monde, on les connaît mieux, et parler de leurs crimes ne prête pas à conséquence. On pense à la Corée du Nord du dangereux Kim Jong-il, à Cuba des interminables frères Castro, à l'Afghanistan des sanguinaires talibans, la Libye du colonel terroriste Kadhafi, le Soudan d'El-Béchir l'exterminateur, la Birmanie du généralissime sorcier Than Shwe, la Chine du très hermétique Jintao, la Russie du kagébiste Vladimir Poutine, l'Iran de l'atomiste Mahmoud Ahmadinejad, et à ce pauvre Zimbabwe encore et toujours en proie au choléra et à Robert Mugabe. L'Algérie de M. Bouteflika, c'est un peu tout ça : de l'éternité, du thriller quotidien et beaucoup de pétrole dans les rouages.

Mais le problème est-il seulement algérien ? On ne peut pas ne pas se poser la question. Pourquoi et en échange de quoi Sarkozy a-t-il récemment déclaré : "Je préfère Bouteflika aux talibans." Outre président de la France et chanoine de Latran, serait-il aussi grand parrain dans l'Algérie de ces messieurs ? Pourquoi en son temps, en 1999 et 2004, Jacques Chirac a-t-il adoubé Abdelaziz Bouteflika et de cette façon précipitée et ostentatoire alors que le débourrage des urnes n'était pas achevé ? Pourquoi la France officielle aime-t-elle tant nos tyrans ? Comment se fait-il qu'Alexandre Adler, qui n'est pas le dernier analyste de France, trouve tous les charmes au sieur Bouteflika ?

Il a écrit avec beaucoup de lyrisme dans son encre : "Il a cassé l'armée et désarmé les islamistes." Soit, mais le sait-il, le problème n'est pas tant l'armée mais les services secrets, ils sont plus forts que jamais. Ce sont eux les faiseurs de rois, de généraux, de milliardaires, ce sont eux qui animent la machine de la terreur et décident qui doit vivre et qui doit mourir. Les islamistes désarmés ? Soit, mais ils sont plus forts que jamais, ils sont au gouvernement, à l'Assemblée, ils tiennent le bazar, ils ont converti Bouteflika et ses frères, reconquis la télévision, les mosquées, les écoles, et font ce qu'ils veulent de nos rues qu'ils enflamment à coups de bondieuseries et d'appels à la haine. Bouteflika a fait le vide pour faire de la place à son immense mégalomanie, les islamistes l'ont subrepticement occupé et lui gonflent la gandoura comme s'il était le Mahdi (Messie).

Le djihad est ruse, l'islamisme sait attendre. La vraie question est : Que feront-ils lorsqu'ils auront le pouvoir ? MM. Sarkozy, Chirac et Adler le savent-ils ? M. Bouteflika qu'ils soutiennent et encouragent dans ses malversations n'est pas éternel, vu son âge et son état de santé, on peut même avancer qu'il est fini. On ne tardera donc pas à revenir vers eux pour leur poser la question qu'ils ont oublié de se poser : Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Encore un coup d'Etat, encore une guerre, un autre génocide, des exodes et des sans-papiers à n'en plus finir ?

En attendant, formalisme oblige, il y a la campagne électorale. Le président-candidat-déjà-élu l'a engagée avant l'heure et la mène comme un sultan fatigué visite ses provinces. Il débarque avec sa police et ses chaouchs (huissiers), dit trois mots au petit peuple, distribue de l'argent, chapitre les pouvoirs locaux honnis des indigènes, inaugure deux-trois vieux trucs repeints à neuf, offre un grand couscous aux nécessiteux, et repart tremblant de fièvre. La télé fera le reste, elle est très équipée pour les superproductions. Au journal télévisé de 20 heures, ce sera Barack Obama puissance 2.

Dans la course, le président-candidat-déjà-élu a cinq concurrents. On ne sait rien d'eux. Peut-être sont-ils des artistes engagés pour le film, peut-être sont-ils des gens sérieux. Il y a une trotskiste de vieille date, un islamiste radical, un ancien douanier, un ex-apparatchik à la retraite. C'est toute la modernité qu'on a trouvée pour emballer les jeunes.

A Alger, on les appelle les lièvres. Les poids lourds de l'opposition démocratique se sont mis aux abonnés absents, jouer les lièvres, ils ont déjà donné aux présidentielles de 1999 et 2004.

Et le peuple dans tout ça ? Il fait ce qu'il a toujours fait, il regarde ailleurs. Pour la terrifiante machine électorale du président-candidat-déjà-élu, il est l'ennemi public numéro un. Va-t-il enfin se décider à se mobiliser pour la sainte victoire du 9 avril ? On a beau le courtiser, le mitrailler de SMS comminatoires, lui rappeler les défis extraordinaires qu'il a relevés et gagnés depuis la glorieuse révolution de 1954 et toutes les bonnes prescriptions coraniques, rien n'y fait. Ecoeuré, un ministre a déclaré : "Qu'il vote ou pas, notre président sera réélu."


Boualem Sansal

Boualem Sansal est écrivain algérien, né en 1949, ingénieur et docteur en économie, il a été enseignant, chef d'entreprise et haut fonctionnaire. En 1999, Gallimard publie son premier roman, "Le Serment des barbares", salué par la critique. En 2003, il est limogé pour ses prises de position critiques sur l'arabisation et l'islamisation. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont "Harraga" en 2006 et "Le Village de l'Allemand" en 2008 chez Gallimard.
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Re: Les Elections En Algérie

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yacoob...matzidnich...wach rani nchouf bezaf. ...bouteflika a tizi...c'est de la follie.... .
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yacoub
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Re: Les Elections En Algérie

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Boutelika essaye de récuperer les seuls vrais laïcs de ce pays.
Aucune chance.
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Re: Les Elections En Algérie

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Yacoub a écrit :Boutelika essaye de récuperer les seuls vrais laïcs de ce pays.
Aucune chance.
:shutup: :sweatdrop: :lol: :evil: :punch: yacoub...tu es un boutef ou quoi... .
yor
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Re: Les Elections En Algérie

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yor a écrit :
Yacoub a écrit :Boutelika essaye de récuperer les seuls vrais laïcs de ce pays.
Aucune chance.
:shutup: :sweatdrop: :lol: :evil: :punch: yacoub...tu es un boutef ou quoi... .
je ne trouve pas le vrais visage de la kabylie...on dirrais notre region est arabiser.islamiser etsouscontrole du regime. par ce boutef. ... .
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Georges
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Re: Les Elections En Algérie

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"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Re: Les Elections En Algérie

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Re: Les Elections En Algérie

Message non lu par Georges »

Pourquoi boycotter le 9 avril prochain est un acte patriotique et un devoir citoyen
par Halim Akli ⋅ samedi 4 avril 2009 ⋅ Répondre à cet article
Que le lecteur soit averti ; le propos qui va suivre, sans être exhaustif, se refusera d’emprunter les dédales de l’hypocrisie intellectualiste et du politiquement correcte. Il sera question de pensées intimes et crues de la rue, émises dans une langue populaire sans a priori ni faux-fuyants car, nous estimons que la nature de la conjoncture actuelle faite de démobilisation et de reniements déclamés sur la place publique car devenus, par le renversement de l’échelle des valeurs, motifs de fierté, nous impose de nous dessaisir de nos théories politiciennes pour adopter des voies plus terre-à-terre dirions-nous, afin de tenter, tant que faire se peut, de dénoncer cette pollution politique qui impose le mutisme au sage, permet l’arrogance et l’outrance au lâche et désoriente complètement l’opinion. Ainsi, j’implore de prime abord l’indulgence pour le manque de purisme et d’éloquence qui pourrait caractériser cette opinion qui se veut puritaine.

Il est, en effet, des conjonctures si exténuantes, telle que celle dont nous subissons peut-être actuellement l’apogée et qui dure depuis au moins une décade, où le défaitisme et l’avachissement rivalisent avec l’opportunisme primitif, l’indignité et le désormais retournement de veste qui constituent un mode de vie quasi-généralisé et normalisé dans une société où la citoyenneté est plus que jamais en état de dégénérescence.

Ainsi, 47 ans après la crise de l’été 1962 qui a vu la jeune république indépendante prise par des putschistes arrivistes, 44 ans après le coup d’Etat interne aux mêmes putschistes de 1962 ayant installé définitivement le pays dans l’une des dictatures les plus redoutables de l’époque, après les fameuses révolutions agraire, industrielle, culturelle… digne du populisme autoritaire de Maximo le cubain dont on sait que trop bien la part de l’improvisation et ses conséquences catastrophiques sur la mise en place d’un développement qui n’a jamais pu s’amorcer dans la bonne direction.

Après 29 ans des premiers événements fondateurs du mouvement démocratique et ayant montré la nature répressive, autiste et manipulatrice du régime algérien qui n’avait pas hésité à verser dans l’intox et la désinformation pour stigmatiser toute une région accusée de tous les maux et dénier une culture et une langue plusieurs fois millénaire.

Après 21 ans de l’explosion d’octobre 1988 qui a enregistré des milliers de blessés, des centaines de torturés et plus d’un millier de morts par balles, après deux décennies depuis la reconnaissance criminelle du régime algérien des premiers partis se revendiquant clairement de l’islam politique dont certains leaders étaient des acolytes du premier noyau terroriste du tristement célèbre Bouiali, après la même durée depuis la livraison de milliers de communes aux « élus » islamistes dont la majorité ont séjourné à Peshawar, qui deviendront, deux ans plus tard, des bases arrières du terrorisme.

Dix-sept ans après l’arrêt du processus électoral qui allait assassiner définitivement l’espoir démocratique en Afrique du Nord, autant d’années depuis l’assassinat, en direct sur les écrans de télévision, de l’Espoir qu’incarnait Boudiaf, après 14 ans depuis la présidentielle de 1995 dont l’espoir suscité et l’engouement populaire extraordinaires n’avaient d’égal que la médiocrité et le snobisme prononcé des tenants du pouvoir qui n’avaient de cesse de négocier dans les coulisses de la prison de Blida et dans les maquis pour sauvegarder le régime lui-même.

Douze ans après la naissance d’un parti des entrailles de la fraude et qui se permettra au fil des années, toute honte bue, de distiller des leçons de patriotisme en se revendiquant de la tendance du moment au niveau des clans au pouvoir, en passant d’une posture éradicatrice à celle où il se fait l’apôtre d’une réconciliation pire que celle qui a été rejeté à coup de « fameuses marches spontanées » en 1995.

Dix ans après « la dernière grande fraude du siècle » qui a vu un ex ministre des Affaires étrangères sous Boumédiène et néanmoins artisan du putsch de 1965, imposé à El Mouradia par les mêmes vrais décideurs et faiseurs de présidents de toujours et ce, après une « traversée du désert » chez les émirs du golf qui aura duré une vingtaine d’années l’ayant tenu loin des déchirures et des tragédies qui ébranlaient au même moment l’Algérie de « el îza wa el karama ».

Une décennie après des discours fleuves qui narguaient et méprisaient le peuple qualifié de « fainéant et de médiocre » et qui insultaient une région dont les habitants avaient été qualifiés de « nains » par le futur président, neuf ans après « la concorde civile » qui excluait du pardon accordé en place et lieu des victimes, tout « égaré ayant les mains entachées de sang » comme si les criminels ne se lavaient jamais après avoir exécuté un policier ou un journaliste, charcuté le ventre d’une femme enceinte, piétiné le fœtus arraché, égorgé une jeune fille tombée enceinte après avoir, des mois durant, subi des viols collectifs…

Huit ans après le génocide perpétré, dans la durée, par la gendarmerie en Kabylie où des centaines de mutilés à vie et plus de 120 personnes assassinées à coup de balles explosives tirées dans le dos des manifestants qui fuyaient y furent enregistrés au même moment où le président, pour marquer son mépris vis-à-vis d’une région meurtrie qui criait justice, n’avait rien trouvé de mieux que de se rendre dans une capitale africaine pour assister à une rencontre, plus importante à ses yeux, qui traitait du sida, alors qu’en tant que chef suprême des armées, il aurait pu tout simplement donner l’ordre de cesser de tirer.

Autant d’années après la grandiose marche pacifique du 14 juin qui n’avait pour objectif que de remettre au président une plate-forme de revendications et qui a tourné au vinaigre en raison d’une manipulation machiavélique de l’opinion en attribuant aux marcheurs l’objectif insensé de venir détruire la capitale comme au temps des guerres tribales tout en exhortant les Algérois à défendre « leur ville », en associant même la délinquance aux forces de sécurités pour engager les hostilités contre « l’envahisseur » du jour et, notamment par voie de la télévision unique qui avait tenu, entre autre, ce commentaire que la mémoire collective ne sera pas prête d’oublier : « à la fin, les casseurs sont retournés d’où ils sont venus »…,

Cinq ans après le scénario Hollywoodien qui avait maquillé la grande fraude lors de l’élection présidentielle de 2004. 4 ans après « la réconciliation nationale » et sa fameuse charte qui a définitivement scellé le choix idéologique du président, tourné plus que jamais vers le rassemblement des forces islamistes et militaro- conservatrices ; une « charte » dont la campagne a vu des émirs terroristes ayant nagé, des années durant, dans le sang, s’offrir un campus pour y tenir, excusez du peu, une conférence dédiée au président et à sa paix !

Après deux mandats qui ont coïncidé avec la période faste en raison du prix du baril du pétrole qui a caracolé, tout au long du règne Bouteflikien, au dessus des 100 dollars/baril, générant des centaines de milliards de dollars de réserve qui n’ont pas pu redonner des couleurs à une économie quasi inexistante et rangée par la corruption et ce, de l’avis même des experts en la matière qui parlent d’une panne de compétence et de volonté de construire chez les décideurs tous issus d’une culture née dans les déchirures du mouvement national et qui reposait sur la défiance dans la méfiance, le régionalisme, le jacobinisme idéologique et le populisme.

Cinq mois après le coup de force constitutionnel du 12 novembre 2009 où le vainqueur du 09 avril prochain avait été désigné et enfin, après deux mandats monotones et sans une véritable évaluation pour nous retrouver dans une campagne électorale prématurée et décousue, menée tambour battant, aux frais du contribuable et à coup de surenchère et de promesses renouvelées car ayant été déjà faites en 1999 et en 2004 sans jamais être tenues, le pouvoir et ses vassaux nous convient, en nous priant presque de faire comme si de rien n’était, en acceptant le piètre rôle d’électeurs-faire-valoirs qui oublieront, le temps d’une campagne tragicomique, toute leurs misères au quotidien qui ont accompagnés, sans discontinuer, toute la vie, la génération de nos grands-parents, de celle de nos parents, de la notre et qui promettent l’enfer à nos enfants ; des générations entièrement brisées car toutes, ont cru et s’étaient accrochées désespérément à l’illusion d’un changement qui permettra de réaliser le rêve fou d’une vie digne qu’avait suscités chez des millions d’Algériens la proclamation de l’indépendance et par la suite, les discours fleuves qui ont jalonné les 47 ans d’indépendance du pouvoir algérien et où il était question, comme aujourd’hui, de promesses sans lendemains.

A suivre...

Halim AKLI
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Georges
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Re: Les Elections En Algérie

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http://www.dailymotion.com/video/x8ugg6 ... sak-arte-r

Vasak : "Je n'avais jamais vu l'Algérie fermée à ce point"
Par José Garçon | Journaliste | 03/04/2009 | 18H48

De retour d'Algérie, où se déroulera le 9 avril l'élection présidentielle, le journaliste Vladimir Vasak explique les difficultés d'exercer son métier dans ce pays. (Voir la vidéo)





A la veille de l'élection présidentielle qui entérinera sans surprise un troisième mandat du président Bouteflika, vous avez passé six jours en Algérie. Votre reportage, qui sera diffusé le 4 avril à 19 heures sur Arte, pourrait s'appeler « chronique d'un tournage impossible ». C'est si difficile pour un journaliste de travailler dans l'Algérie de 2009 ?

Notre idée était de raconter l'Algérie d'aujourd'hui en parcourant l'un des projets-phares du président Bouteflika : l'autoroute Est-Ouest. Alors que nous avions demandé de filmer tout le tronçon Est, d'Alger à Annaba (ville d'où partent les harragas, ces jeunes qui quittent clandestinement le pays par la mer au péril de leur vie, ndlr), ainsi que l'université de Constantine, notre accréditation n'a finalement concerné que Alger-Constantine.

Nos ennuis ont commencé dès le lendemain de notre arrivée quand nous sommes allés sans notre escorte officielle dans les ruelles de Constantine. Sans escorte, les gens parlent très librement, de leur envie de partir, de leur indifférence à l'égard d'une présidentielle jouée d'avance et qui ne changera rien au chômage des jeunes, à la pauvreté, à la malvie, à l'absence totale de perspectives.

Ces premières 36 heures sont en fait le seul moment où nous avons pu travailler librement et recueillir la parole spontanée des Algériens. A partir de là, nous avons été escortés sans arrêt et nous avons même eu droit à un « message » par voie de presse. Le quotidien En Nahar a ainsi annoncé que les services de sécurité « enquêtaient » sur les « objectifs cachés d'une équipe d'Arte utilisant du matériel sophistiqué » qui « devait faire un reportage sur le projet du siècle, l'autoroute Est-ouest, et a changé de sujet en se rendant à l'université et en filmant à un kilomètre du chantier de l'autoroute »…

Vous êtes allé plusieurs fois en Algérie. Ce « verrouillage » est-il nouveau et que révèle-t-il ?

Je n'avais jamais vu l'Algérie fermée à ce point. Il y a dix ans, le pays vivait dans l'espoir de retrouver la paix. Il y a cinq ans, c'était le soulagement qu'elle soit revenue. Aujourd'hui, les jeunes savent que le pays est très riche, mais que leur vie ne change pas, qu'ils ne bénéficient en rien de cette richesse.

De leur côté, les autorités ont très peur d'un taux de participation ridicule à la présidentielle car il constituera aussi un déclic permettant de comprendre que la situation dans ce pays n'est pas aussi claire que le fait d'avoir « vaincu le terrorisme » peut le laisser penser…

Paradoxalement, il est plus facile de travailler en Biélorussie et même en Russie. On a donc choisi de montrer dans notre reportage les difficultés des journalistes, surtout quand on refuse de mettre en péril les Algériens avec lesquels on travaille, chauffeurs et interprètes notamment…

Votre film montre un fossé impressionnant entre des ministres débitant un discours creux sur les « générations futures » et des jeunes sans espoir…

Il y a effectivement un décalage incroyable entre la rhétorique d'énumération de ce pouvoir qui assène des réalisations, comme le font d'ailleurs tous les systèmes politiques fermés , et des jeunes que seule la peur de mourir en mer retient de fuir massivement. C'est pour cacher cette réalité là qu'on interdit aux journalistes d'aller à Annaba.
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yor a écrit :
Yacoub a écrit :Boutelika essaye de récuperer les seuls vrais laïcs de ce pays.
Aucune chance.
:shutup: :sweatdrop: :lol: :evil: :punch: yacoub...tu es un boutef ou quoi... .
:shock:
je ne comprend pas. Boutef et sa clique ont mené l' Algerie vers la faillitte
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Georges
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Re: Les Elections En Algérie

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Algérie: al-Qaida contre Bouteflika
AFP
05/04/2009 | Mise à jour : 18:48 | Commentaires 6 | Ajouter à ma sélection
La branche maghrébine d'al-Qaida a appelé les Algériens à ne pas réélire le président Abdelaziz Bouteflika, candidat à un 3e mandat jeudi, dans un communiqué mis en ligne et cité aujourd'hui par Site Intelligence Group, un centre de surveillance des sites islamistes.

Dans ce communiqué, al-Qaida au Maghreb islamique (BAQMI) met en garde contre une réélection de M. Bouteflika, qualifiant son régime de "redoutable ennemi" des musulmans.

En soutenant l'Occident, le régime algérien cherche à détruire "le vrai islam", estime le groupe. "Se tenir aux côtés de ceux qui ont trahi Dieu, son prophète et les croyants et les réélire relève de la naïveté et de la trahison", prévient-il.

Fin février, l'islamiste algérien Abassi Madani, chef historique du Front islamique du salut (FIS-dissous) et qui vit au Qatar, avait pour sa part appelé ses compatriotes à boycotter l'élection présidentielle, qui selon lui est un "moyen de consacrer une réalité pourrie" dans le pays.
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"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Georges
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Re: Les Elections En Algérie

Message non lu par Georges »

ALGÉRIE • Bouteflika, l'angoisse d'être mal élu

Sûr d'être reconduit dans ses fonctions, le président sortant en appelle au patriotisme des Algériens pour éviter un taux de participation trop faible.



Abdelaziz Bouteflika enjoint ses partisans à voter massivement lors du dernier meeting de sa campagne, Alger, 6 avril 2009
DR


Alors que, dans cette campagne électorale, l'on entend les cinq compétiteurs d'Abdelaziz Bouteflika brocarder férocement le bilan de ses dix années de présidence, lui feint de les ignorer avec superbe. Tout au long de ce début de campagne présidentielle, on ne l'a en effet pas vu se laisser aller à répliquer aux critiques acerbes auxquelles a eu droit de leur part sa gestion des affaires de la nation. Il apparaît ainsi que le président-candidat ne s'inquiète manifestement pas de l'impact populaire du tir à boulets rouges que les cinq autres candidats ont déclenché contre lui. Il semble à la limite que la prestation de ses rivaux l'arrange. Au sens où elle pourrait contribuer à enfiévrer la campagne et la faire sortir de la platitude dont elle est menacée en raison de l'indifférence dont font preuve les citoyens. Et c'est cette indifférence, pouvant conduire à l'abstention massive de l'électorat le jour du scrutin, qui est en fait la grande hantise du président-candidat et de son camp. Plutôt donc que de polémiquer avec ses compétiteurs, Bouteflika, imité en cela par toutes les autres pointures qui font campagne en faveur de sa candidature, s'est mué en pédagogue prêchant à son auditoire l'acte patriotique au-dessus des considérations de personnes que constituerait l'exercice par les citoyens de leur droit de vote. Bouteflika est certain d'être réélu. Son angoisse est de l'être mal. Le climat qui a entouré le début de la campagne électorale n'est pas pour dissiper l'angoisse qui habite le président-candidat et son camp. Les foules qui sont allées à sa rencontre lors de ses premiers meetings n'étaient pas clairsemées, mais elles ont été loin de donner l'image de ce raz-de-marée électoral promis et annoncé par ses partisans.

Bouteflika s'en est rendu compte, et a décidé de s'engager personnellement dans la campagne plus largement qu'il n'en avait l'intention. Un engagement personnel rendu d'autant plus nécessaire que ses relais électoraux, pourtant innombrables et disposant à suffisance de moyens, sont incapables de susciter une adhésion populaire véritable et probante à sa candidature. Outre qu'il a décidé de multiplier ces prestations électorales, le président-candidat a également décidé de durcir sa position à l'égard de l'islamisme politique. Sans renier sa politique de réconciliation nationale, qu'il a même promis de mener encore plus loin une fois réélu, Bouteflika s'est fait le pourfendeur des tenants de ce courant et en particulier de ceux qui, en son nom, ont plongé le pays dans l'horrible tragédie de la décennie rouge [la guerre civile qui a commencé après l'annulation des législatives de décembre 1991, qui avaient été remportées par les islamistes]. Ce durcissement ne témoigne pas que de sa conviction. Il reflète aussi un calcul électoral qui vise à rassurer et à capter cette frange de l'électorat qui a été apeurée par son "rapprochement" avec le courant islamiste.
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Georges
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Re: Les Elections En Algérie

Message non lu par Georges »

Policiers blessés par des bombes devant un bureau de vote kabyle
MEGHANINE, Algérie, 9 avril (Reuters) - Deux policiers ont été blessés par l'explosion de deux bombes jeudi en début d'après-midi devant un bureau de vote installé pour l'élection presidentielle algérienne dans une école du village kabyle de Meghanine, a déclaré un responsable local.

"Grâce à Dieu, je suis encore en vie car je me trouvais dans l'école lors de l'explosion des bombes", a déclaré à Reuters ce responsable soucieux de protéger son anonymat.

Les engins explosifs n'ont causé que des dégâts légers au bâtiment scolaire et les opérations de vote ont pu y reprendre après l'attentat, a pu constater un reporter de Reuters.

Quelques heures plus tôt, le ministre algérien de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, avait déclaré que les opérations de vote se déroulaient généralement dans d'"excellentes conditions".

A la veille du scrutin qui devait confirmer la reconduction du président sortant Abdelaziz Bouteflika pour une troisième quinquennat consécutif, trois agents de sécurité avaient été abattus en Kabylie par des islamistes armés, rapportent jeudi les médias locaux.

La Kabylie, à l'est d'Alger, est un des derniers foyers actifs de l'islamisme armé et aussi un bastion de l'opposition démocratique berbérisante, qui ont tous deux appelé les Algériens à boycotter une "mascarade" de scrutin.

(Lamine Chikhi, version française Marc Delteil)

((Desk international. Tél 01 49 49 53 34. Reuters messaging: marc.delteil.reuters.com@reuters.net
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yacoub
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Re: Algerie autopsie d'une tragedie 1988-2000

Message non lu par yacoub »

Merci, j'ai déjà vu toutes ces vidéos sur la montée du FIS et sa prise de pouvoir.
Il faut voir ce moutard fils de Bel Hadj haranguer les foules pour une république
islamique.
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