Les chiites considèrent que ce verset n’est pas abrogé, quant aux sunnites, ils sont divisés, il y a ceux qui disent qu’il a été abrogé et d’autres non.
1-Il ne contredit pas le verste 2 chapitre 24.
2-Verste 2 chapitre 24 est avant ce verset.
3-Ce verset parle d’un cas général, et le verste 2 chapitre 24 parle d’un cas précis.
Mais la majorité de ceux qui disent, qu’il n’a pas été abrogé, ne nient pas la lapidation et les 100 coups de fouet, au contraire leur argumentation est plus solide et considère l’emprisonnement comme une période avant l’application de la sentence islamique sur eux, d’autres disent que « el fahisha »(perversité) est un mot général mais le "zina"(fornication) est précis, il y a plusieurs avis autour de ce sujet.
Quant à ceux qui disent que verset est abrogé, ils sont peu nombreux, et ils disent que la sentence de zina( fornication) a été installée avec progression comme le vin, donc pour eux, ce verset de la femme précède celui de el nour.
En voici l’ordre chronologique :
1 verset 16 chapitre 4
Les deux d'entre vous qui l'ont commise [perversité], sévissez contre eux. S'ils se repentent ensuite et se réforment, alors laissez-les en paix. Allah demeure Accueillant au repentir et Miséricordieux .
2 verst 15 chapitre 4
Celles de vos femmes qui se rendent coupables de perversité, faites témoigner à leur encontre quatre d'entre vous. S'ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu'à ce que la mort les rappelle ou qu'Allah décrète un autre ordre à leur égard .
3 verste 2 chapitre 24
La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l'exécution de la loi d'Allah - si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu'un groupe de croyants assiste à leur punition.
Le verset 16 précède le verset 15 dans la lecture et pas dans l’ordre chronologique
Sujet très compliqué dans la législation islamique, je me rappelle quand mon prof de théologie nous expliquait ça, j'avais mal à la tête par la suite, ça rentre dans Choubouhat du coran et de la charia.
syrinx a écrit :Personne n'a une petite réponse?
En fait, je suis sérieuse, j'aimerais comprendre comment on a pu abroger un verset avant même qu'il ne soit révélé?
Je me suis basée sur l'ordre chronologique admis par les théologiens musulmans. Le verset que je cite est tiré de la traduction de Mohamed Chiadmi.
Je préfère généralement celle de Régis Blachère car plus fidèle. Je trouve celle de Chiadmi bien trop édulcorée.
syrinx a écrit :J'ai profité du sujet pour aller relire la sourate des femmes.
J'ai mal à la tête. Il y a une relation de cause à effet??
J'avais oublié à quel point elle était cafouilleuse, désordonnée et sans suite logique sautant d'un sujet à un autre.
Je vous laisse apprécier "l'humanité" du verset 15 de la dite sourate :
"
Celles de vos femmes qui se rendent coupables de perversité, requérez contre elles le témoignage de quatre d'entre vous. Si le témoignage est confirmatif, enfermez les coupables sous un toit jusqu'à ce que la mort vienne mettre fin à leur vie ou que dieu leur offre une autre issue"
Ce verset illustre bien d'ailleurs la gymnastique cérébrale islamique pour tenter vaille que vaille de justifier le coran comme étant la parole divine incréée, incomparable, merveilleuse, ect.
Ce verset a été abrogé dans un hadith sahih rapporté par muslim. En effet, la fornication dont question ici est punie de 100 coups de bâtons (je ne vois pas comment on peut survivre à 100 coups de bâtons bien appliqués mais enfin...). On retrouve le prescrit dans le verset 2 de la sourate de la lumière (sourate ennour).
On me dira mais qu'on le sait que des versets abrogeants et abrogés existent dans le coran. Certes, il est juste surprenant que le verset abrogé soit
ultérieur au verset abrogeant...
Dans l'ordre chronologique admis, la sourate de la lumière est antérieure à la sourate des femmes.
Quelqu'un peut m'expliquer cette curiosité? Ce n'est pas fréquent de voir une loi abrogée avant sa promulgation.
Autre chose me trouble : à partir du moment où l'on a décrété que la parole divine était impérative car parfaite, en dehors d'une entourloupe juridico-islamique pour tenter vaille que vaille de donner un peu de légitimité à ce fatras indigeste qu'est le coran, de quel droit un hadith peut-il abroger la parole divine?
Dieu s'est-il trompé? Ca fait désordre...