Elections en Egypte
- Proust
- Major Virtuel

- Messages : 2073
- Inscription : lun. 2 juil. 2012 14:06
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
Ce serait dur maintenant d'être un dictateur, il est sûr que Mosli va mordre la poussière.
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
George Orwell.
-
Lilith
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
dream is my reality...Yacoub a écrit :Espérons que Morsi donne sa démission et que les laïques l'emporteront cette fois ci
car l’Égypte mérite de sortir de la nuit mahométane.
ça m'etonnerait. les égyptiens préfèrent faire confiance à un mahométan. les laics sont assimilés aux occidentaux, donc amis d'Israël...
- CaptainLivingDead
- Caporal Virtuel

- Messages : 176
- Inscription : ven. 12 oct. 2012 22:04
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
salut,Lilith a écrit :ça m'etonnerait. les égyptiens préfèrent faire confiance à un mahométan. les laics sont assimilés aux occidentaux, donc amis d'Israël...
hmmm, c'est pas si évident, maintenant que les frères musulmans ont montré leur vrai visage (ie. des chars et de la dictature) publiquement....
j'imagine que pas mal d'égyptiens n'ont pas envie de retourner au 8ème siècle.
Il est aussi possible que les soutiens économiques de l'Egypte (occident, etc) ne suivent pas une telle dictature ? m'enfin...on sait jamais avec nos hommes politiques, ...sont tellement neuneus...
Celui qui cherche la connaissance passe au milieu des hommes, comme on passe parmi les bêtes.
Ainsi parlait Zarathoustra.
Se faire sa propre opinion n'est déjà plus un comportement d'esclave.
Rousseau.
Ainsi parlait Zarathoustra.
Se faire sa propre opinion n'est déjà plus un comportement d'esclave.
Rousseau.
- Proust
- Major Virtuel

- Messages : 2073
- Inscription : lun. 2 juil. 2012 14:06
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
C'est quand même étonnant, chaque fois que les peuples musulmans votent, ils votent pour des oartis islamistes que ce soit en Palestine, en Tunisie ou au Maroc.
Il faut reconnaitre la qualité de la propagande islamique.
Il faut reconnaitre la qualité de la propagande islamique.
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
George Orwell.
- spin
- Major Virtuel

- Messages : 2041
- Inscription : jeu. 7 janv. 2010 13:51
- Twitter : France, sud-est
- Contact :
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
Il y avait déjà eu l'Algérie ! L'islamisme fait un travail de fourmi (y compris en Europe...) en faisant aussi bien du caritatif, en organisant toutes sortes d'activités jusqu'à la garde des enfants. De plus, les concurrents sont souvent corrompus et divisés...Proust a écrit :C'est quand même étonnant, chaque fois que les peuples musulmans votent, ils votent pour des oartis islamistes que ce soit en Palestine, en Tunisie ou au Maroc.
Il faut reconnaitre la qualité de la propagande islamique.
à+
De quel droit refuserions-nous de faire usage du plus grand don de Dieu ? N'est-ce pas un formidable blasphème que de croire contre la raison ? (Vivekananda)
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
https://bouquinsblog.blog4ever.com/blog ... ique_.html
https://daruc.fr/divers/islamp.htm
https://bouquinsblog.blog4ever.com/blog ... ique_.html
- Proust
- Major Virtuel

- Messages : 2073
- Inscription : lun. 2 juil. 2012 14:06
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
L'Algérie semble vaccinée contre l'islamisme mais on ne sait pas si c'est vraiment durable tant que ce pays n'opte pas franchement pour une constitution laïque.
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
George Orwell.
- yacoub
- Être-soi-meme

- Messages : 21935
- Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
- Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
- Contact :
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
Les frères mahométans torturent comme Mahomet quand il a pris Khaybar.
- Égypte : dans les "chambres de torture" des Frères musulmans
Le Point.fr - Publié le 10/12/2012 à 12:57 - Modifié le 10/12/2012 à 13:07
Les militants islamistes se seraient livrés à de violents interrogatoires sur les manifestants dans des cellules improvisées en face de la présidence.
Photo d'illustration. Un opposant au président Mohamed Morsi frappe sur l'entrée principale du palais présidentiel, le 4 décembre dernier, au Caire.
Photo d'illustration. Un opposant au président Mohamed Morsi frappe sur l'entrée principale du palais présidentiel, le 4 décembre dernier, au Caire. © MAHMOUD KHALED / AFP
Commentaires (9)
À la une du Point.fr
Une éruption volcanique observée sur Vénus ?
TF1 peut-elle ignorer le procès de "La frondeuse" ?
"Un témoignage personnel sur une lettre rédigée à titre privé sur papier libre"
Sur le même sujet
Morsi accorde à l'armée le pouvoir d'arrêter des civils
À ne pas manquer
Peut-on évaluer la richesse de nos élus ?
Par Marc Leplongeon
Gérard Depardieu et le crédit d'impôt cinéma
Par Emmanuel Berretta
@battez-vous les #geonpi !
Par Guillaume Grallet
Haro sur les Starbucks britanniques
Par Steeve Vaugondy
La DCRI explique comment pirater un smartphone
Par Guerric Poncet
Homme-machine, qui va gagner ?
Par Yoann Duval
Pendant que des milliers de partisans du président égyptien Mohamed Morsi chassaient mercredi soir ses opposants qui assiégeaient le palais présidentiel, faisant cinq morts, d'autres scènes tout aussi sanglantes se déroulaient près de cette même enceinte. D'après le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm (proche de l'opposition), les manifestants arrêtés ont été envoyés dans des "salles de torture", en face du palais. Façonnée à la main grâce à des barrières de fer, la "chambre centrale de torture" se trouvait face à la mosquée Omar Ibn Abdel Aziz, sur la rue al-Merghany.
"Ces salles étaient interdites aux journalistes, raconte au Point.fr le journaliste Mohamed el-Garhi. J'ai pu m'y infiltrer, car je connaissais bien un confrère de Misr 25 TV, une chaîne appartenant aux Frères musulmans." À l'intérieur, des policiers en uniforme, mais aussi des agents en civil, du poste de police de Nozha. Outre les forces de sécurité figurent 15 membres de la confrérie des Frères musulmans, qui répondent aux ordres de 3 individus barbus. "Ce sont eux qui décident qui doit être là ou pas", raconte Mohamed el-Garhi dans son article. Comprenez : leurs ordres surpassent ceux des forces de la sécurité centrale.
Chambres improvisées
D'après le journaliste, il existait plusieurs "chambres" de ce type. "Les chambres étaient improvisées, et il n'était pas évident de déterminer leur nombre", explique Mohamed el-Garhi dans son reportage. "Lorsqu'un individu était arrêté, une chambre était édifiée près du bâtiment." Une dizaine de manifestants est jetée dans la pièce où se trouve le reporter. Ils viennent d'être arrêtés lors du rassemblement de mercredi réclamant l'abrogation du décret présidentiel du 22 novembre, ainsi que l'annulation du référendum sur la nouvelle Constitution.
Les opposants sont vite pris à partie par les Frères, qui les frappent violemment au visage et sur le corps à l'aide de bâtons. Avant de déchirer leurs vêtements, les militants islamistes prennent soin de leur confisquer leur carte d'identité, téléphone portable ou argent. "Tout cela s'est déroulé devant les yeux des forces de police du ministère de l'Intérieur, qui ont laissé faire", assure le journaliste au Point.fr. Déjà blessés, les opposants sont alors soumis au véritable interrogatoire.
Les cris résonnent
Son but : amener le manifestant à avouer qu'il est un "voyou". Les questions fusent. Les coups aussi : "Pourquoi vous êtes-vous rendu dans la rue ? Avez-vous reçu de l'argent pour manifester ? À quel mouvement appartenez-vous ? Celui de Mohamed El Baradei, celui de Hamdeen Sabbahi ou l'ancien parti de Hosni Moubarak (aujourd'hui dissous, NDLR) ?" Des cris résonnent dans la cellule improvisée. "Je suis ami avec tous les cheikhs (sages), jure l'un d'entre eux. Je suis un musulman comme vous." À ses côtés, un homme en sang hurle : "Je suis une personne éduquée. J'ai une voiture. Est-ce que je ressemble à un voyou ?"
Dans la même pièce, un autre prisonnier est molesté, car accusé d'être un proche de l'ancien porte-parole du Parlement sous Moubarak, Fathi Sorour. Si les détenus persistent à nier, les coups et les insultes pleuvent d'autant plus. D'après Mohamed el-Garhi, certains des détenus sont frappés si violemment qu'ils ne peuvent bientôt plus répondre aux questions de leurs geôliers. Pourtant, aucune aide médicale ne leur est apportée. "Il y avait du sang visible sur le sol, à l'extérieur des chambres, raconte le journaliste d'Al-Masry Al-Youm. Certains Frères ont essayé de le cacher en le couvrant de poussière, mais il restait parfois visible."
"Complicité de la police"
La torture achevée, un membre de la confrérie transmet les cartes d'identité et les effets personnels des prisonniers à un haut responsable de police. Certains des Frères ont affirmé avoir retrouvé sur les détenus des armes. Mais les geôliers savent se montrer cléments. Ils ont offert aux prisonniers des bouteilles d'eau. Sans compter que le haut responsable de la police a demandé aux trois chefs islamistes de les aider à transférer les 10 détenus au poste de police Nozha. Il craint en effet qu'ils ne soient de nouveau pris à partie par les partisans de Mohamed Morsi à l'extérieur du palais. Toutefois, dès que ce groupe est évacué, un autre fait son entrée dans la chambre centrale.
"Outre notre journaliste, ces chambres de torture ont été citées par plusieurs manifestants, hommes et femmes, qui affirment en avoir été victimes", assure au Point.fr Lina Attalah, rédactrice en chef de la version anglaise du site Al-Masry Al-Youm. "Ce qui est inquiétant dans cette histoire est que les policiers n'ont rien fait pour empêcher les Frères musulmans d'agir, ce qui dénote une certaine complicité." De leur côté, les Frères musulmans ont strictement démenti l'existence de toute "chambre de torture". "Les photos que j'ai prises prouvent que cela est bel et bien arrivé", répond Mohamed el-Garhi.

- yacoub
- Être-soi-meme

- Messages : 21935
- Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
- Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
- Contact :
- Status : Hors-ligne
-
Maried
- Colonel Virtuel

- Messages : 5882
- Inscription : mer. 2 sept. 2009 15:19
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
Plus le mensonge est gros… Et en matière de mensonge, les Frères Musulmans égyptiens sont des orfèvres ! Les menaces qu’ils profèrent contre les chrétiens égyptiens et celles qui figurent dans certains articles du projet de constitution sont préoccupants. Voyez cet article de l’Agence Fides d’hier.
Hier encore [11 décembre], au cours de la manifestation organisée par les partisans du Président Morsi, le responsable des Frères Musulmans, Mahmud Beltagui, a une fois encore dressé la foule contre les chrétiens, affirmant que 60 % des participants aux manifestations contre le gouvernement appartiendraient à l’Église copte, une thèse qui avait déjà été soutenue trois jours auparavant par Khairat al-Shater, le guide suprême des Frères Musulmans.
Interrogé par l’Agence Fides, l’évêque auxiliaire d’Alexandrie des Coptes catholiques, S.E. Mgr Botros Fahim Awad Hanna, dénonce la tentative de faire passer les conflits qui agitent le pays sur le terrain miné des oppositions sectaires : « la stratégie, déclare à Fides Mgr Hanna, est d’identifier un bouc émissaire afin de cacher le désastre d’une politique qui a détruit l’unité de la nation. Cela est extrêmement dangereux mais il me semble que la population a compris immédiatement qu’il s’agit d’une opération de diversion de nature propagandiste ».
L’évêque tient à montrer que l’opposition au texte du projet de Constitution n’est pas générique et floue en passant en revue quelques articles concernant la matière religieuse : « L’article 2 ne pose aucun problème. Tous ici acceptent le critère juridique qui reconnaît les principes de la charia comme source fondamentale de la législation. L’article 3, qui est nouveau, garantit aux chrétiens et aux juifs l’usage de leurs propres principes canoniques pour régler les questions personnelles et religieuses de leurs communautés respectives. Cela peut paraître une garantie d’autonomie. Mais en réalité, il n’est laissé aucune place à la liberté religieuse pas plus que la possibilité de choisir librement sa religion. L’article 4 attribue la faculté d’interpréter la loi à l’Université sunnite d’Al Azhar et non plus à la Cour Suprême. Pour l’heure, Al Azhar est dominée par les positions modérées mais qui peut dire comment les choses évolueront à l’avenir ?
L’article 44 jette les bases constitutionnelles d’une possible loi sur le blasphème, mesure qui cause nombre de dommages dans d’autres pays à majorité islamique. Certains articles reconnaissent un rôle aux groupes sociaux en matière de sauvegarde de l’éthique et de la morale publique. Ces dispositions pourraient être utilisées pour instituer des corps de police chargés de poursuivre les comportements individuels incohérents avec les préceptes religieux.
Enfin, l’article 219 affirme clairement que l’interprétation de la charia doit être en accord avec la jurisprudence élaborée au cours des premiers siècles de l’islam. Est ainsi reconnue la possibilité de l’intervention des écoles d’interprétation en conflit entre elles, avec une préférence implicite pour celles qui sont les plus suivies par les salafistes ».
Source : Agence Fides
http://www.christianophobie.fr/breves/l ... ophobie%29
Hier encore [11 décembre], au cours de la manifestation organisée par les partisans du Président Morsi, le responsable des Frères Musulmans, Mahmud Beltagui, a une fois encore dressé la foule contre les chrétiens, affirmant que 60 % des participants aux manifestations contre le gouvernement appartiendraient à l’Église copte, une thèse qui avait déjà été soutenue trois jours auparavant par Khairat al-Shater, le guide suprême des Frères Musulmans.
Interrogé par l’Agence Fides, l’évêque auxiliaire d’Alexandrie des Coptes catholiques, S.E. Mgr Botros Fahim Awad Hanna, dénonce la tentative de faire passer les conflits qui agitent le pays sur le terrain miné des oppositions sectaires : « la stratégie, déclare à Fides Mgr Hanna, est d’identifier un bouc émissaire afin de cacher le désastre d’une politique qui a détruit l’unité de la nation. Cela est extrêmement dangereux mais il me semble que la population a compris immédiatement qu’il s’agit d’une opération de diversion de nature propagandiste ».
L’évêque tient à montrer que l’opposition au texte du projet de Constitution n’est pas générique et floue en passant en revue quelques articles concernant la matière religieuse : « L’article 2 ne pose aucun problème. Tous ici acceptent le critère juridique qui reconnaît les principes de la charia comme source fondamentale de la législation. L’article 3, qui est nouveau, garantit aux chrétiens et aux juifs l’usage de leurs propres principes canoniques pour régler les questions personnelles et religieuses de leurs communautés respectives. Cela peut paraître une garantie d’autonomie. Mais en réalité, il n’est laissé aucune place à la liberté religieuse pas plus que la possibilité de choisir librement sa religion. L’article 4 attribue la faculté d’interpréter la loi à l’Université sunnite d’Al Azhar et non plus à la Cour Suprême. Pour l’heure, Al Azhar est dominée par les positions modérées mais qui peut dire comment les choses évolueront à l’avenir ?
L’article 44 jette les bases constitutionnelles d’une possible loi sur le blasphème, mesure qui cause nombre de dommages dans d’autres pays à majorité islamique. Certains articles reconnaissent un rôle aux groupes sociaux en matière de sauvegarde de l’éthique et de la morale publique. Ces dispositions pourraient être utilisées pour instituer des corps de police chargés de poursuivre les comportements individuels incohérents avec les préceptes religieux.
Enfin, l’article 219 affirme clairement que l’interprétation de la charia doit être en accord avec la jurisprudence élaborée au cours des premiers siècles de l’islam. Est ainsi reconnue la possibilité de l’intervention des écoles d’interprétation en conflit entre elles, avec une préférence implicite pour celles qui sont les plus suivies par les salafistes ».
Source : Agence Fides
http://www.christianophobie.fr/breves/l ... ophobie%29
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
_________________________________________________





Cicéron
_________________________________________________





- yacoub
- Être-soi-meme

- Messages : 21935
- Inscription : jeu. 10 nov. 2005 08:00
- Twitter : Paradis d'Allah au milieu des houris
- Contact :
- Status : Hors-ligne
- phileas
- Sergent-chef Virtuel

- Messages : 831
- Inscription : mer. 27 août 2008 20:13
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=a6wCBfjq05U
VIDÉO. Égypte : une danseuse du ventre défie les islamistes
Le Point.fr - Publié le 18/12/2012 à 13:31 - Modifié le 18/12/2012 à 18:10
Dans un titre endiablé intitulé "Oh ! Morsi", Sama al-Masri dénonce les risques que peut entraîner le nouveau texte de Constitution des Frères musulmans.
Par Armin Arefi
Les islamistes du Caire viennent d'enregistrer l'arrivée d'une opposante pour le moins inattendue. Contre le texte de Constitution des Frères musulmans, jugé liberticide par l'opposition, une Égyptienne a choisi la danse du ventre pour se faire entendre. C'est le site du Courrier international qui rapporte l'histoire, publiée à l'origine sur le site d'informations arabe Elaph, basé à Londres. Sama al-Masri a posté sur les réseaux sociaux une vidéo intitulée "Oh ! Morsi", dans laquelle elle fustige la tentative de passage en force du texte par le président islamiste. Envolées d'accordéons, déhanchements de postérieur et paillettes, tous les ingrédients du tube de variété orientale sont réunis. Les moyens restent toutefois extrêmement limités.
Sur un tapis verdâtre, devant un drapeau égyptien, Sama al-Masri revisite, sur un air populaire du grand compositeur Sayed Darwich, toutes les étapes de la crise politique qui secoue le pays, depuis le décret présidentiel controversé du 22 novembre dernier, par lequel Mohamed Morsi s'est arrogé les pleins pouvoirs, jusqu'au jour du référendum, samedi dernier, sur le texte controversé. Une performance "kitchissime", mais en réalité éclairante pour ceux qui n'ont pas saisi tous les éléments complexes de l'Égypte post-Moubarak.
"Absence" de droit pour les femmes
"Ils ont remplacé un juge par un autre, mais ça pue toujours autant", lance par exemple Sama al-Masri au sujet de la démission du procureur général sur ordre du président Morsi, brandissant un pot de bébé pour illustrer son propos. "En une seule nuit, ils ont achevé leur petite cuisine constitutionnelle", dit-elle en référence au dix-huit heures au bout desquelles le texte final de la Constitution a été expédié. La danseuse du ventre expose alors une croix entourée du croissant musulman afin de mettre en garde contre les dangers que fait peser le nouveau texte sur la minorité copte (chrétienne d'Égypte).
Alors qu'elle agrémente sa performance théâtrale en agitant sa poitrine généreuse, Sama al-Masri met l'accent sur l'absence de droits pour les femmes dans la nouvelle Constitution. Conscientes du risque pesant sur leur avenir, les Égyptiennes ont d'ailleurs afflué samedi dans les bureaux de vote, lors de la première étape du scrutin. Pour la danseuse du ventre, le choix est clair : il faut voter "non à la Constitution", a-t-elle écrit sur une pancarte.
"Marchands de religion"
Sama al-Masri n'épargne pas le président Mohamed Morsi, dont elle rappelle, en agitant concombres et tomates, qu'il n'a pas respecté sa promesse de campagne de rendre ces produits alimentaires plus accessibles aux plus démunis. Brandissant deux révolvers, en lieu et place de la canne qui lui servait à se déhancher, l'artiste de variété rappelle la répression dont les opposants au président Morsi ont fait l'objet. Une dizaine de personnes sont mortes le 5 décembre dernier lors de l'assaut mené par les partisans du chef de l'État contre les manifestants qui siégeaient autour du palais présidentiel.
Entraînée par le rythme endiablé, la danseuse du ventre accuse alors le pouvoir islamiste d'être composé de "voyous", de "voleurs", de "marchands de religion", et même de "terroristes". C'en est trop pour lui : un géant râblé, symbolisant les partisans des Frères musulmans, fait son apparition sur la vidéo et pose une main menaçante sur l'épaule de la frondeuse. Une référence aux intimidations qu'a subies la militante égyptienne anti-Morsi Shahinda Makled, subitement invitée à se taire par un partisan du président alors qu'elle haranguait la foule, rapporte le Courrier international.
Le "oui" à la Constitution sûr de l'emporter
Si les médias égyptiens ont, pour l'heure, refusé de diffuser le clip, la vidéo connaît un franc succès sur la toile. Depuis sa mise en ligne le 15 décembre sur YouTube, elle a été vue plus de 300 000 fois. Mais elle ne remporte pas pour autant tous les suffrages, y compris ceux des révolutionnaires. Sur Twitter, certains d'entre eux s'indignent qu'une simple danseuse du ventre puisse ainsi scander les idéaux de la révolution de Tahrir. "Chacun a le droit d'exprimer son opinion de sa propre façon", a répondu Sama al-Masri, interrogée par le quotidien égyptien Al-Ahram. Victime d'une tentative d'enlèvement dans la nuit du 14 au 15 décembre dernier, la danseuse juge depuis le président Morsi responsable de sa sécurité.
Sama al-Masri n'en est pas à son galop d'essai. En novembre dernier, elle dansait déjà contre les "mensonges" du président Morsi après ses 100 premiers jours à la tête de l'État. Mais elle s'est surtout rendue célèbre en mars dernier lorsqu'elle a clamé être la femme... du député salafiste Anwar al-Balkimy, expulsé de son parti après la révélation de son opération de chirurgie esthétique du nez. Les Frères musulmans sont prévenus. La danseuse du ventre a déjà annoncé d'autres tubes. Elle va pourtant vite devoir se rendre à l'évidence. Avant même le second jour de vote, le "oui" à la Constitution semble pratiquement sûr de l'emporter.
VIDÉO. Égypte : une danseuse du ventre défie les islamistes
Le Point.fr - Publié le 18/12/2012 à 13:31 - Modifié le 18/12/2012 à 18:10
Dans un titre endiablé intitulé "Oh ! Morsi", Sama al-Masri dénonce les risques que peut entraîner le nouveau texte de Constitution des Frères musulmans.
Par Armin Arefi
Les islamistes du Caire viennent d'enregistrer l'arrivée d'une opposante pour le moins inattendue. Contre le texte de Constitution des Frères musulmans, jugé liberticide par l'opposition, une Égyptienne a choisi la danse du ventre pour se faire entendre. C'est le site du Courrier international qui rapporte l'histoire, publiée à l'origine sur le site d'informations arabe Elaph, basé à Londres. Sama al-Masri a posté sur les réseaux sociaux une vidéo intitulée "Oh ! Morsi", dans laquelle elle fustige la tentative de passage en force du texte par le président islamiste. Envolées d'accordéons, déhanchements de postérieur et paillettes, tous les ingrédients du tube de variété orientale sont réunis. Les moyens restent toutefois extrêmement limités.
Sur un tapis verdâtre, devant un drapeau égyptien, Sama al-Masri revisite, sur un air populaire du grand compositeur Sayed Darwich, toutes les étapes de la crise politique qui secoue le pays, depuis le décret présidentiel controversé du 22 novembre dernier, par lequel Mohamed Morsi s'est arrogé les pleins pouvoirs, jusqu'au jour du référendum, samedi dernier, sur le texte controversé. Une performance "kitchissime", mais en réalité éclairante pour ceux qui n'ont pas saisi tous les éléments complexes de l'Égypte post-Moubarak.
"Absence" de droit pour les femmes
"Ils ont remplacé un juge par un autre, mais ça pue toujours autant", lance par exemple Sama al-Masri au sujet de la démission du procureur général sur ordre du président Morsi, brandissant un pot de bébé pour illustrer son propos. "En une seule nuit, ils ont achevé leur petite cuisine constitutionnelle", dit-elle en référence au dix-huit heures au bout desquelles le texte final de la Constitution a été expédié. La danseuse du ventre expose alors une croix entourée du croissant musulman afin de mettre en garde contre les dangers que fait peser le nouveau texte sur la minorité copte (chrétienne d'Égypte).
Alors qu'elle agrémente sa performance théâtrale en agitant sa poitrine généreuse, Sama al-Masri met l'accent sur l'absence de droits pour les femmes dans la nouvelle Constitution. Conscientes du risque pesant sur leur avenir, les Égyptiennes ont d'ailleurs afflué samedi dans les bureaux de vote, lors de la première étape du scrutin. Pour la danseuse du ventre, le choix est clair : il faut voter "non à la Constitution", a-t-elle écrit sur une pancarte.
"Marchands de religion"
Sama al-Masri n'épargne pas le président Mohamed Morsi, dont elle rappelle, en agitant concombres et tomates, qu'il n'a pas respecté sa promesse de campagne de rendre ces produits alimentaires plus accessibles aux plus démunis. Brandissant deux révolvers, en lieu et place de la canne qui lui servait à se déhancher, l'artiste de variété rappelle la répression dont les opposants au président Morsi ont fait l'objet. Une dizaine de personnes sont mortes le 5 décembre dernier lors de l'assaut mené par les partisans du chef de l'État contre les manifestants qui siégeaient autour du palais présidentiel.
Entraînée par le rythme endiablé, la danseuse du ventre accuse alors le pouvoir islamiste d'être composé de "voyous", de "voleurs", de "marchands de religion", et même de "terroristes". C'en est trop pour lui : un géant râblé, symbolisant les partisans des Frères musulmans, fait son apparition sur la vidéo et pose une main menaçante sur l'épaule de la frondeuse. Une référence aux intimidations qu'a subies la militante égyptienne anti-Morsi Shahinda Makled, subitement invitée à se taire par un partisan du président alors qu'elle haranguait la foule, rapporte le Courrier international.
Le "oui" à la Constitution sûr de l'emporter
Si les médias égyptiens ont, pour l'heure, refusé de diffuser le clip, la vidéo connaît un franc succès sur la toile. Depuis sa mise en ligne le 15 décembre sur YouTube, elle a été vue plus de 300 000 fois. Mais elle ne remporte pas pour autant tous les suffrages, y compris ceux des révolutionnaires. Sur Twitter, certains d'entre eux s'indignent qu'une simple danseuse du ventre puisse ainsi scander les idéaux de la révolution de Tahrir. "Chacun a le droit d'exprimer son opinion de sa propre façon", a répondu Sama al-Masri, interrogée par le quotidien égyptien Al-Ahram. Victime d'une tentative d'enlèvement dans la nuit du 14 au 15 décembre dernier, la danseuse juge depuis le président Morsi responsable de sa sécurité.
Sama al-Masri n'en est pas à son galop d'essai. En novembre dernier, elle dansait déjà contre les "mensonges" du président Morsi après ses 100 premiers jours à la tête de l'État. Mais elle s'est surtout rendue célèbre en mars dernier lorsqu'elle a clamé être la femme... du député salafiste Anwar al-Balkimy, expulsé de son parti après la révélation de son opération de chirurgie esthétique du nez. Les Frères musulmans sont prévenus. La danseuse du ventre a déjà annoncé d'autres tubes. Elle va pourtant vite devoir se rendre à l'évidence. Avant même le second jour de vote, le "oui" à la Constitution semble pratiquement sûr de l'emporter.
- phileas
- Sergent-chef Virtuel

- Messages : 831
- Inscription : mer. 27 août 2008 20:13
- Status : Hors-ligne
-
Maried
- Colonel Virtuel

- Messages : 5882
- Inscription : mer. 2 sept. 2009 15:19
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
Cette femme a du courage je crains pour sa vie avec tous ces fous d'Allah en liberté
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
_________________________________________________





Cicéron
_________________________________________________





- phileas
- Sergent-chef Virtuel

- Messages : 831
- Inscription : mer. 27 août 2008 20:13
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
Il est clair qu'ils vont essayer de la faire taire mais ce ne sera pas forcément évident comme tend à le montrer un passage de l'article que j'ai mis en annexe...maried a écrit :Cette femme a du courage je crains pour sa vie avec tous ces fous d'Allah en liberté
"There is a tacit social contract in Egyptian society, according to which belly dancers are untouchable. No matter what they do, no matter how outrageous their behavior is according to Islamist values, they are totally accepted by the general population. There are even old proverbs that warn against the wrath of belly dancers, advising people against antagonizing them. This is part of the schizophrenic Egyptian collective consciousness.
Ironically, this cultural dualism makes belly dancers the perfect foil for for Egypt’s secularists against the Islamists, as illustrated by the curious case of Sama El Masry."
-
Maried
- Colonel Virtuel

- Messages : 5882
- Inscription : mer. 2 sept. 2009 15:19
- Status : Hors-ligne
Re: Un nouveau dictateur pour l'Egypte
Mohamed Morsi traite les juifs de descendants de singes et de porcs
USA : la Maison Blanche condamne des propos antisémites du président égyptien Morsi
Les USA condamnent la diatribe du président Morsi en 2010. Il a dit que les juifs sont les descendants des singes et des porcs (comme c'est écrit dans le coran). Ce genre de langage est monnaie courante dans les médias du Moyen-Orient. Morsi a également appelé au boycott des produits de tous les pays, y compris les USA, qui soutiennent "l'entité sioniste". La condamnation de la Maison Blanche n'y changera rien. Les USA (et toutes les nations infidèles) devraient couper l'aide fournie aux Frères musulmans.
__________________
WASHINGTON, 15 janvier (Reuters) - Les Etats-Unis ont vivement condamné mardi des propos de nature antisémite tenus par le président égyptien Mohamed Morsi en 2010 alors qu'il était l'un des dirigeants des Frères musulmans.
Le porte-parole de la Maison blanche, Jay Carney, a jugé les propos de Mohamed Morsi, rapportés par le New York Times, "profondément choquants" et assuré que Washington avait exprimé sa préoccupation au gouvernement égyptien.
Il y a près de trois ans, avant le soulèvement qui a renversé l'ancien président Hosni Moubarak, celui qui était encore un dirigeant des Frères musulmans a appelé dans un discours les Egyptiens à "élever leurs enfants et leurs petit-enfants dans la haine" des juifs et des sionistes, a rapporté lundi le New York Times, vidéo à l'appui.
Quelques mois plus tard, au cours d'une interview télévisée, il a parlé des sionistes comme de "suceurs de sang qui attaquent les Palestiniens, de bellicistes, de descendants des singes et des porcs", a ajouté le journal américain.
Jay Carney a toutefois relevé que Mohamed Morsi a aidé à la conclusion d'une trêve entre Israël et le Hamas palestinien en novembre dernier dans la bande de Gaza, et qu'il s'est engagé en tant que président égyptien à respecter le Traité de paix avec Israël.
http://www.youtube.com/watch?v=w95Q1OPfNnE&feature=player_embedded
USA : la Maison Blanche condamne des propos antisémites du président égyptien Morsi
Les USA condamnent la diatribe du président Morsi en 2010. Il a dit que les juifs sont les descendants des singes et des porcs (comme c'est écrit dans le coran). Ce genre de langage est monnaie courante dans les médias du Moyen-Orient. Morsi a également appelé au boycott des produits de tous les pays, y compris les USA, qui soutiennent "l'entité sioniste". La condamnation de la Maison Blanche n'y changera rien. Les USA (et toutes les nations infidèles) devraient couper l'aide fournie aux Frères musulmans.
__________________
WASHINGTON, 15 janvier (Reuters) - Les Etats-Unis ont vivement condamné mardi des propos de nature antisémite tenus par le président égyptien Mohamed Morsi en 2010 alors qu'il était l'un des dirigeants des Frères musulmans.
Le porte-parole de la Maison blanche, Jay Carney, a jugé les propos de Mohamed Morsi, rapportés par le New York Times, "profondément choquants" et assuré que Washington avait exprimé sa préoccupation au gouvernement égyptien.
Il y a près de trois ans, avant le soulèvement qui a renversé l'ancien président Hosni Moubarak, celui qui était encore un dirigeant des Frères musulmans a appelé dans un discours les Egyptiens à "élever leurs enfants et leurs petit-enfants dans la haine" des juifs et des sionistes, a rapporté lundi le New York Times, vidéo à l'appui.
Quelques mois plus tard, au cours d'une interview télévisée, il a parlé des sionistes comme de "suceurs de sang qui attaquent les Palestiniens, de bellicistes, de descendants des singes et des porcs", a ajouté le journal américain.
Jay Carney a toutefois relevé que Mohamed Morsi a aidé à la conclusion d'une trêve entre Israël et le Hamas palestinien en novembre dernier dans la bande de Gaza, et qu'il s'est engagé en tant que président égyptien à respecter le Traité de paix avec Israël.
http://www.youtube.com/watch?v=w95Q1OPfNnE&feature=player_embedded
"Qui n'empêche pas le mal le favorise"
Cicéron
_________________________________________________





Cicéron
_________________________________________________




