Re: Discussion autour du Prophète Mahomet
Publié : jeu. 17 juil. 2014 16:02
Suite.
Tout ceci prouve que les dires de la majorité des savants sont les plus corrects – que le jugement appartient à l’Imam. » 83
Et Al-Mubarakfuri (rahimahullah) a dit, « Dans cet épisode (celui de Sa’d Ibn Mu’ath et
des Banu Quraythah), il y a une preuve qu’il est permis de laisser les ennemis choisir un homme parmi les Musulmans pour rendre contre eux un verdict qui serait obligatoire – que le verdict soit la mort ou l’asservissement. » 84
Ibn Hazm (rahimahullah) a dit, en commentant le Hadith : « Il est apparu le Jour des Quraythah que quiconque avait atteint l’âge de la puberté fut exécuté. » Ibn Hazm a dit,
« Ce fut une règle générale du Messager d’Allah qu’il ne laissait pas vivre parmi eux, un tyran, un fermier, un commerçant ou un vieil homme et c’est un authentique Ijma’ venant de lui. » 85
L’Imam Az-Zayla’i (rahimahullah) a dit, « S’il est permis de tuer les enfants des
mushrikin pour le bénéfice (Maslahah) des Musulmans – alors tuer leurs personnes âgées est plus louable d’être permis, s’il y a un avantage à le faire – par exemple s’ils sont rois. Mais s’il n’y a pas d’avantage, alors ils ne devraient pas être tués à moins qu’ils combattent – dans ce cas ils doivent être tués pour repousser leur tort. » 86
11) Lorsque les kuffar visent les femmes, les enfants, et les plus vieux d’entre les Musulmans – alors il est permis dans cette situation de faire la même chose aux femmes, aux enfants, et aux personnes âgées parmi les kuffar.
Comme Allah (le Très Haut) a dit :
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » 87
« Et qui, atteints par l’injustice, ripostent. La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allah. Il n’aime point les injustes ! Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés,…ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux. Il n’y a de voie [de recours] que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires. »88
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. » 89
Et les énonciations des savants seront exposées dans le reste de ce livre, accompagnées d’autres preuves et clarifications.
Conclusion
Il y a certaines situations qui sont des exceptions à l’interdiction générale de tuer les femmes et les enfants des kuffar ; parmi ces situations, il est parfois permis de les tuer intentionnellement, et aussi involontairement – aussi longtemps qu’il existe un Maslahah (avantage (dans ce cas, plus important que l’avantage résultant de leur asservissement)) pour les Musulmans et les Mujahidin.
Ainsi, tout cela prouve que la protection (‘Ismah) de leur sang n’est pas illimitée – à la différence de l’interdiction de la fornication et de la sodomie et des choses semblables, qui sont interdites sans exception. La Shari’ah de l’Islam a plutôt rendu le sang de leurs femmes et de leurs enfants permis dans ces cas d’exceptions. Cela révèle l’erreur des gens qui prétendent que leur protection (‘Ismah) est illimitée et absolue en toutes circonstances.
Chapitre quatre
La Compréhension des Salaf concernant la Règle des mêmes représailles
Ce n’est pas une question étrange qu’il soit permis de faire quelque chose par Qisas, qui serait sinon interdite dans des situations normales.
« Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » 90
L’Imam At-Tabari (rahimahullah) a dit tandis qu’il expliquait ce verset, « Cela signifie (qu’Allah dit)… Car j’ai fait des choses interdites une question de Qisas – Ainsi si des mushrikin rendent permis – O Mu’minin – la sainteté de Mon Sanctuaire [Al-Masjid Al- Harām], alors vous le rendez aussi permis (Istihlāl), de la même manière. »
Et nous mentionnerons brièvement quelques explications des ‘Ulamā’des Salaf en ce qui concerne les choses interdites – qui deviennent permises dans les conditions du Qisās.
1) L’Interdiction de Combattre pendant les Mois Sacrés
« Le Mois sacré pour le mois sacré ! Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » 91
L’Imam Al-Qurtubī (rahimahullah) mentionna dans son Tafsīr sur l’explication de ce verset, « Il est rapporté d’Al-Hasan que les mushrikīn ont demandé au Prophète alayhi salat wa salam , « T’est-il interdit de te battre pendant les Mois Sacrés? » Alors le Messager
alayhi salat wa salam répondit, « Oui. » Ainsi les mushrikīn planifièrent de le combattre durant ces mois – Allāh révéla alors ce verset.
Et la signification de cela est que – s’ils se le permettent (combattre pendant les Mois Sacrés) – alors vous aussi vous les combattez pendant ces mois.
2) L’Interdiction de Combattre dans Al-Masjid al-Harām Allāh dit en ce qui concerne Al-Masjid al-Harām,
« Quiconque y entre est en sécurité. » 92
Et Il dit :
« Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus.
S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. » 93
Le Hāfith Ibn Kathīr (rahimahullah) dit dans son Tafsīr du verset ci-dessus, « N’initiez pas le combat contre les kuffār dans Al-Masjid Al-Harām – à moins qu’ils vous combattent
– alors vous avez le droit de les combattre. » 94
3) L’Interdiction de la Mutilation
Ibn Taymiyyah (rahimahullah) a dit, « Quant à la mutilation, elle est interdite, sauf si elle constitue une Egale Vengeance. Et comme l’a rapporté ‘Imrān Ibn Husayn, « Le Messager alayhi salat wa slam ne nous a jamais fait de discours, excepté qu’il nous avait
commandé l’honnêteté et interdit la mutilation. » Et même les kuffār, lorsque nous les combattons – nous ne pouvons pas les mutiler, ni couper leurs oreilles, ni les éventrer – à moins qu’ils ne nous fassent la même chose, alors nous pouvons leur faire ce qu’ils nous font. » 95
Et c’est en ce qui concerne la mutilation qu’Allāh a révélé 96,
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » 97
4) L’Interdiction de Punir par le Feu
Abu Hurayrah (radhia llahu anhu) rapporte que le Prophète alayhi salat wa salam a dit,
« Et vraiment, personne ne punit par le feu sauf Allāh. » 98
Al-Bukhārī mentionne le Hadīth suivant sous le chapitre qu’il a intitulé, « Si un mushrik brûle un Musulman – Peut-il être brûlé ? »
Et Anas Ibn Mālik (radhia llahu anhu) a rapporté, « Certaines personnes de la tribu de ‘Ukl et ‘Uraynah arrivèrent à Médine pour rencontrer le Prophète et embrasser l’Islām. Ils dirent, « O Prophète d’Allāh ! Nous sommes les propriétaires de vaches laitières (c’est-à-dire des bédouins) et non des fermiers (c’est-à-dire des habitants de la campagne. » Ils trouvaient le climat de Médine inadapté. Alors le Messager ordonna qu’il leur soit procuré des chamelles laitières et un berger et leur ordonna de sortir de Médine et de boire le lait et l’urine des chamelles (comme médicament).
Alors ils se mirent en route et lorsqu’ils atteignirent Al-Harrah, ils apostasièrent après avoir embrassé l’Islām, tuèrent le berger du Prophète et s’en allèrent avec les chamelles (volées). Lorsque cette nouvelle atteignit le Prophète, il envoya des gens à leur poursuite. (Ils furent attrapés et ramenés au Prophète). Le Prophète donna ses ordres en ce qui les concernait. Alors leurs yeux furent marqués au fer, leurs mains et leurs jambes furent coupées et ils furent abandonnés à Al-Harrah jusqu’à ce qu’ils meurent dans cet état. » 99
Al-Bājī (rahimahullah) a commenté cet événement, « Ils (les apostats) avaient fait la même chose aux bergers. Alors dans cette situation, il est permis de mutiler (par le feu) celui qui a mutilé le Musulman (par le feu) – conformément à la règle du Qisās. » 100
5) L’Interdiction de Détruire les Cultures et les Arbres Allāh dit à ce sujet,
« Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail.
Et Allah n’aime pas le désordre. » 101
Et Abū Bakr (radhia llahu anhu) a dit à ses armées, « Ne coupez pas un arbre, ne dévastez pas (le pays), et ne détruisez pas une culture. » 102
Ibn Qudāmah (rahimahullah) a dit, « Et les arbres des kuffār ne doivent pas être coupés, et leurs cultures ne doivent pas être brûlées – à moins qu’ils fassent cela sur nos terres – alors cela doit être fait aux leurs, ainsi ils cesseront… Et au fond, les arbres et les cultures sont divisés en trois catégories :
a) Ceux qu’il est nécessaire de détruire – tels ceux qui sont près de leurs forteresses, et qui sont un obstacle dans le combat contre les ennemis, ou portent atteinte aux Musulmans (pour les attaquer), ou il y a un besoin de les couper afin d’élargir la routé, ou pour aider la bataille, ou pour réparer la route, ou pour cacher une catapulte – ou d’autres choses semblables ; ou si les kuffār détruisent les nôtres, alors il peut être fait la même chose aux leurs – pour qu’ils cessent ; et cela est permis sans aucun désaccord dont nous ayons connaissance.
b) Ceux qui nuiront aux Musulmans s’ils sont coupés (ou détruits) – à cause de l’avantage pour les Musulmans de les garder, profitant de leur ombre, mangeant leurs fruits et leur végétation – c’est une norme, et cela ne provoque pas d’hostilité entre les kuffār et les Musulmans. Ainsi si nous coupons et détruisons leurs arbres, ils peuvent détruire les nôtres – cela est donc interdit à cause des effets dommageables pour les Musulmans.
c) Tout ceux qui n’appartiennent pas à ces deux catégories – qui n’avantagent pas les Musulmans, ni ne leur causent du tort – excepté que cela met en rage les kuffār et que cela leur cause du tort. En ce qui concerne cela, il y a deux opinions :
i) Ce n’est pas permis, à cause du Hadīth d’Abū Bakr (radhia llahu anhu), et il a été rapporté comme Marfū’ (remontant jusqu’au Prophète). Et aussi car c’est de la destruction inutile, ainsi ce n’est pas permis, comme tuer des animaux [n’est pas permis sans raison]. C’est l’opinion de Al-Awzā’ī et Al-Layth et Abū Thawr.
ii) C’est permis, c’est l’opinion de Mālik, Ash-Shāfi’ī, Is’hāq, et Ibn Al-Munthir.” Fin de citation d’Ibn Qudāmah Al-Maqdisī (rahimahullah). 103
Ainsi ce sont justes quelques-unes des situations concernant lesquelles les Salaf ont déclaré qu’une prohibition générale est supprimée dans les situations de Qisās. Et certains Salaf ont même été jusqu’à déclarer permis des choses qui sont du kufr – telle le Sihr (magie).
Sous le Tafsīr du Verset suivant,
« Certes, Allah commande l’équité (Al-‘Adl), la bienfaisance (Al-Ihsān) et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude (Al-Fahshā’), l’acte répréhensible (Al-Munkar) et la rébellion (Al-Baghy). Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » 104
L’Imam Al-Qurtubī (rahimahullah) a dit, « Et voici comment le Prophète alayhi salat wa salam se chargea du Juif qui fit de la magie sur lui – alors même que le Prophète alayhi salat wa salam avait droit à une Egale Vengeance contre lui, du fait de la Déclaration d’Allāh,
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » 105
Mais il préféra le pardon et la grâce, selon la Déclaration d’Allāh,
« Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires. » 106
Fin de citation de l’Imām Al-Qurtubī (rahimahullah).
Bien que cela soit manifestement incorrect – à cause du fait que le kufr n’est pas permis excepté dans les conditions d’Ikrāh (contrainte forcée) – mais malgré ce fait, cela démontre comment les Salaf avaient compris ces Versets du Qisās. Et en effet – à la différence de la magie – tuer des femmes et des enfants est loin d’être du kufr – et est permis dans beaucoup de situations – alors comment peut-il être avancé que les Versets du Qisās ne peuvent être appliqués aux femmes et aux enfants des kuffār – alors même que les kuffār tuent nos femmes et nos enfants ? Et la majorité des Salaf sont d’accord – l’Imām Ash-Shawkānī, puisse Allāh lui faire miséricorde, a dit, « Et les Versets d’Allāh :
« La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. » 107
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » 108
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » 109
Les preuves décisives qui interdisent généralement les biens, le sang et l’honneur d’un être humain sont principalement limitées par ces trois Versets. » 110
Et comme l’Imām An-Nawawī (rahimahullah) expliqua le Hadīth de As-Sa’b, disant,
« Cela signifie que le Prophète alayhi salat wa salam fut interrogé au sujet du jugement des femmes et des enfants des mushrikīn qu’ils attaquent, et dont les femmes et enfants sont tués (dans l’action) – alors il alayhi salat wa salam clarifia cela en disant, « Ils en font
partie » : cela signifiant qu’il n’y a pas de problème à les tuer (dans cette situation), car ils ont les mêmes jugements [Ahkām] que leurs pères, en ce qui concerne l’héritage, le mariage, le Qisās, le prix du sang, etc. Et la signification voulue est qu’ils ne doivent pas être visés sans aucune nécessité. » 111
Et dans une telle situation, dans laquelle les kuffār tuent nos femmes et enfants de façon régulière, dont la quantité ne peut être dénombrée – nous pouvons assurément considérer cela comme une « nécessité » – suivant les mots précédents d’Ibn Qudāmah (rahimahullah), en ce qui concerne les cultures, etc, « Si les kuffār détruisent les nôtres, alors la même chose peut être faite aux leurs – pour qu’ils cessent. »
Chapitre cinq
Fatawa des savants contemporains concernant le fait de tuer les femmes et les enfants en représailles
Fatwa du Shaykh Al-Mujahidin Yusuf Al-‘Uyayri
Ce qui suit est pris du livre du Shaykh Al-Mujahidin Yusuf Al-‘Uyayri, qu’Allah l’accepte parmi Ses martyres, “Haqīqat Al-Harb As-Salībiyyah Al-Jadīdah”:
Et l’argument le plus important de ceux qui s’opposent aux attaques du 11 septembre, est que le fait d’avoir détruit le World Trade Center, le Pentagon, et la Maison Blanche a entrainé la mort d’un grand nombre de victimes “innocentes” parmi les femmes, les enfants et ceux qui ne sont pas hostiles – parmi ceux dont la Shari’ah a interdit le meurtre. La réfutation de ces ambiguïtés sera mentionnée à travers les situations spécifiques qui sont des exceptions à l’argument général qu’ils utilisent…
En effet nous avons vu les preuves claires qui interdisent le meurtre des femmes, des enfants, des personnes âgées, et de ceux comme eux qui ont la même règle ; néanmoins la protection (‘Ismah) donnée à ces kuffar est limitée. Il y a des situations ou il est permis de les tuer, que ce soit volontairement ou involontairement, et nous allons mentionner ces situations avec leurs explications…
La première situation
Parmi les situations ou il est permis de tuer ces kuffar protégés: lorsque les Musulmans punissent les kuffar de la même façon qu’eux (les Musulmans) ont été puni. Donc si les kuffar visent les femmes, les enfants et les personnes âgées des musulmans – alors il est permis dans cette situation de faire la même chose aux kuffar. Car Allah (le Très Haut) a dit :
“Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Dieu. Et sachez que Dieu est avec les pieux.“ [Al-Baqarah: 194]
“et qui, atteints par l’injustice, ripostent. La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. Il n’aime point les injustes! Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés,…ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux; Il n’y a de voie [de recours] que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires.“ [Ash-Shūrā: 39-43]
“Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126]
Ces versets [ont un sens] général concernant toute chose – et la raison spécifique de leur révélation n’en limite pas le sens, car un principe de base dans la Shari’ah est que « Le
texte est en accord avec la généralité de ses mots, et n’est pas limité par la raison (de sa révélation). »
Le verset “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126] a été révélé à propos de la mutilation, comme l’a rapporté At-Tirmidhi dans son Sunan, avec une chaîne Sahih 112, sur l’autorité de Ubayy Ibn ka’b qu’Allah soit satisfait de lui, « Le Jour de Uhud, soixante-quatre [personnes] parmi les Ansar et six parmi les Muhajirin furent martyres – et parmi eux, Hamzah Ibn ‘Abdil-Muttalib. Les kuffar les avaient mutilés. Et les Ansar dirent, « Si nous les atteignons (si nous avons la victoire sur eux) même pour un jour, nous les mutilerons encore plus. » Par la suite, le Jour de la Conquête de Makkah, Allah a révélé, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126] Un homme ensuite dit, “Il ne doit y avoir plus aucun Quraysh après aujourd’hui,” – et le Prophète (alayhi salat wa salam) répondit, “Abstenez vous de tuer les gens excepté les quatre. » 113
Ibn Hisham, qu’Allah lui fasse miséricorde a rapporté dans sa Sirah: “Lorsque le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) vit comment son oncle Hamzah qu’Allah soit satisfait de lui fut mutilé, il dit, “Si ce n’était que Saffiyah soit en détresse, et qu’il soit probable que cela devienne une Sunnah après moi – alors je l’aurais laissé (c à d, Hamzah) pour qu’il soit dans le ventre des bêtes et dans le gosier des oiseaux. Et lorsqu’Allah me donnera la victoire sur les Quraysh, ou que ce soit, je mutilerais trente [personnes] parmi leurs hommes ! “ Lorsque les Musulmans virent l’agonie du Messager d’Allah (alayhi salat wa salam), ainsi que sa colère contre ceux qui firent une telle chose à son oncle – ils dirent, “Par Allah ! Si Allah nous donne la victoire sur eux pour même un jour, nous les mutilerons d’une telle manière qu’aucun Arabe n’a jamais été mutilé !“
Ibn Is’haq qu’Allah lui fasse miséricorde a rapporté d’Ibn ‘Abbas qu’Allah soit satisfait de lui, “Allah (le Très Haut) a révélé concernant la parole du Messager et les paroles des Compagnons, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. Endure! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) de Dieu. Ne t’afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots. “ [An-Nahl: 126-127] Alors le Messager d’Allah leur pardonna et interdit (à ses Compagnons) de les mutiler. “ – Fin de citation d’Ibn Hisham qu’Allah lui fasse miséricorde.
Et Ibn Abi Shaybah rapporte, « Le Jour de Uhud, après le départ des mushrikin, les Musulmans virent comment leurs frères martyres furent horriblement mutilés, les msuhrikin leur avaient coupé les oreilles et le nez, et ils leur avaient ouvert le ventre ; alors les Compagnons dirent, « Si Allah nous permet de les atteindre (c à d d’avoir la victoire sur eux), nous les mutilerons. » Ensuite Allah fit descendre les Versets, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. Endure! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) de Dieu. Ne t’afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots. “ [An-Nahl: 126-127] Le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) dit ensuite,
« Non, nous devons être patients. » [Voir “Musannaf Ibn Abī Shaybah” (7/366)]
Nous devons nous rappeler que la mutilation est à l’origine interdite par les paroles du Prophète (alayhi salat wa salam), comme le rapporte Al-Bukhari qu’Allah lui fasse miséricorde sur l’autorité de ‘Abdullah Ibn Yazid qu’Allah soit satisfait de lui, « Il interdit le pillage du butin de guerre et la mutilation. » Ibn Hajar qu’Allah lui fasse miséricorde a expliqué, « La mutilation signifie défigurer l’apparence d’un corps, par exemple, couper les membres du corps, remettre les membres (l’opposé), et tous ce qui est semblable à ca. » [Voir “Fat’h Al-Bārī” (5/120)]
Et dans Sahih Muslim, le Hadith de Buraydah: Le Prophète (alayhi salat wa salam) ordonna aux chefs de ses armées et ses combattants, « Attaquez au Nom d’Allah ; combattez ceux qui ont mécru en Allah ; Attaquez ! Ne commettez pas d’excès, ni de trahison! Ne les mutilez pas! Ne tuez pas les enfants! » [Voir Muslim (3/1357), aussi rapporté par Al-Bukhārī dans “At-Tārīkh” (7/70), et Al-Khatīb dans son “Tārīkh” (3/39)]
Néanmoins, si l’ennemi mutile les martyres des Musulmans, alors il est permis aux Musulmans de mutiler les morts parmi l’ennemi – ce qui veut dire que l’interdiction est levée dans cette situation.
En ce qui concerne le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam), la patience et l’abstention de la mutilation lui était obligatoire [Wajib] – car Allah lui a dit, “Endure! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) de Dieu. “; et en ce qui concerne les Croyants, cela est préférable [Mandub] – car Allah leur a dit, “Et si vous endurez patiemment“. Donc le verset témoigne que l’interdiction de la mutilation est levée à condition qu’il y ait une ‘représaille égale’. Et le verset est général – il est permis aux Musulmans de traiter leurs ennemis de la même façon que toutes les choses qu’ils ont fait aux Musulmans. Ainsi lorsque les ennemis visent les femmes et les enfants des Musulmans – alors les Musulmans ont le droit de se venger également – ils peuvent donc viser les femmes et les enfants des kuffar et ceci en raison de la généralité de ce verset.
Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyyah qu’Allah lui fasse miséricorde a dit: “En vérité, la vengeance en nature est un droit qu’ils ont. Ils leur est donc permis de le faire dans le but de restaurer leur moral et de prendre revanche, mais ils peuvent refuser (ce droit) si la patience est préférable. Mais ceci s’applique lorsque les représailles en nature ne se termineraient pas en avantage pour le Jihad et lorsque cela n’augmenterait pas leur peur (pour qu’ils restent au loin) etc. Mais si les représailles en nature seraient une invitation pour eux à la foi, ou un facteur empêchant leur agression, alors dans ce cas, cela s’inclut dans une forme d’établissement des Hudud (c à d, punitions Islamiques légales) et d’une
(propre) Shari’ah – basé sur le Jihad. “ [Rapporté à lui par Ibn Muflih qu’Allah lui fasse miséricorde dans “Al-Furū’” (6/218). Voir aussi “Al-Ikhtiyārāt” (5/521) de Shaykh Al-Islām Ibn Taymiyyah qu’Allah lui fasse miséricorde.]
Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde a aussi dit: “En fait Allah a permis aux Musulmans de mutiler les kuffar si eux mutilent les (Musulmans) – même si la mutilation à l’origine est interdite. Allah (le Très Haut) dit, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. “ Donc ce verset est une preuve que le fait de couper les oreilles et les nez, et ouvrir les ventres – si cela est fait en représailles – n’est ni une transgression ni un crime – mais plutôt la représaille égale est la justice. Quant à l’interdiction de la mutilation, il a été rapporté par Ahmad dans son Musnad du Hadith de Samurah Ibn Jundub qu’Allah soit satisfait de lui et d’Imran Ibn Husayn qu’Allah soit satisfait de lui, qui ont dit, « Le Messager (alayhi salat wa salam) nous donna jamais de discours sans qu’il nous ordonna l’honnêteté et nous interdit la mutilation. » [Voir “Sunan Abī Dāwūd” (3/35, # 2668), “Sunan An-Nasā’ī” (7/101), At-Tabarānī dans “Al-Kabīr” (18/216), et “Al-Kanz” (17009).]
Ensuite il est dit, que dire si il ne meurt pas lorsque ce qui a été fait est fait sur lui, ensuite vous le tuez, et que c’est une chose en plus de ce qui a été fait, ou est donc la représaille égale ? Il est dit, ceci est réfuté par l’exécution de l’épée. Car si celui qui exécute le frappe au cou, et ne le tue pas, alors c’est à nous de le frapper une deuxième et troisième fois jusqu’à ce qu’il meurt, avec accord. Même si le premier frappe seulement une fois. Et tenir compte de la représaille égale se fait de deux manières différentes : l’un d’entre eux doit tenir compte de la chose basée sur son équivalent et son identique et c’est le Qiyas Al-‘Illah (l’analogie basée sur la raison du jugement), dans laquelle la chose est faite pareille que son identique. La seconde (mannière) est le Qiyas Ad-Dalalah (l’analogie basée sur l’indication), dans laquelle le lien entre le Asl (la base) et le Fara’ (la branche) se font en utilisant la preuve du ‘Illah et ce qu’implique cela. Ensuite, si il y a une généralité dans la phrase qui est ajoutée à l’une des deux alors on prend les preuves les plus solides due au fait que la phrase et le sens des deux généralités viennent ensembles. Et le regroupement des deux preuves ; le Sam’i (la révélation) ainsi que l’intellectuel. Et ensuite ce qu’impliquent le Livre, le Mizan (la balance) et le Qisas dans notre question serait de ce type, comme nous l’avons montré plus haut, ceci est clair et il n’y a pas d’ambiguïtés, et Louange à Allah. » [“Hāshiyat Ibn Al-Qayyim ‘Alā Sunan Abī Dāwūd”: Vol. 12/180]
Et ces paroles de Al-‘Allāmah Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde sont une réfutation contre ceux qui affirment « Comment pouvez vous tuez leurs femmes et enfants juste en raison du fait qu’ils tuent les femmes et enfants des Musulmans ? Et comment pouvez-vous prendre revanche sur ceux qui ne sont pas les auteurs – bien qu’Allah ait dit, « Chacun n’acquiert [le mal] qu’à son détriment : personne ne portera le fardeau (responsabilité) d’autrui. » [Al-An’ām: 164] ?
Cette affirmation est futile – elle est contradictoire, même si nous affirmons que nous pouvons prendre revanche seulement sur les combattants… Mais alors comment se fait- il que le Prophète alayhi salat wa salam ait combattu contre tous les Quraysh, alors que c’était Banū Bakr Ibn Wā’il ou les chefs des Quraysh qui ont violé le traité !
Et comment se fait-il que le Prophète alayhi salat wa salam ait tué les hommes, les plus âgés et les laboureurs ouvriers des Banu Quraythah – alors qu’ils n’avaient pas violé l’engagement, c’était seulement leurs chefs et conseillers qui ont violé l’engagement, et pour leur crime, 700 âmes ont été tué, et les autres ont été faits esclaves.
Et aussi, regardez comment les savants ont ouvertement déclaré qu’il était permis de mutiler les hommes de l’ennemi – les savants n’ont pas précisé que cela doit être fait uniquement sur l’auteur de la mutilation.
Et si un homme tue un autre homme, pourquoi donc sa famille a la responsabilité du prix du sang et sont pénalisés, alors que celui qui a commis le crime était seulement un individu parmi eux, et ils n’ont pas pris part à ce crime avec lui, mais malgré ca, ils ont la responsabilité de son crime ?
Et aussi dans l’affaire de Al-Qasamah, comment se fait-il que la Shariah (Législation Islamique) ait pu permettre à cinquante hommes parmi les Awliya’ (gardiens) de celui qui a été tué, qui n’ont pas été témoin du meurtre, de prêter serment contre celui qui est accusé du meurtre, qu’il a tué leur Wali, ensuite (le tueur) est donné entièrement (aux hommes) pour qu’ils puissent le tuer ? Comment donc peut-il être tué dans cette condition alors que (l’accusé) n’avait pas été encore déclaré coupable [c à d, sa culpabilité n’avait pas été encore confirmé] de la même façon que cela se passe dans la situation de la confession ou des témoignages ?
Et il y a dans les deux Sahih, un hadith de Rāfi’ Ibn Khadīj qui a dit : « Nous étions avec le Prophète (alayhi salat wa salam) à Thī Hulayfah à Tuhāmah, lorsque nous avons atteint des moutons et chameaux. Les gens les firent rapidement bouillir dans des pots, ensuite le Prophète (alayhi salat wa salam) vint et ordonna qu’ils soient jetés dehors. » Comment donc le Messager (alayhi salat wa salam) pouvait-il les punir en détruisant la viande, alors qu’elle vient des dépouilles de la guerre qui n’avait pas été encore divisé, et alors que l’armée entière en avait le droit, et ceux qui ont transgressé étaient seulement ceux qui ont fait bouillir la viande dans les pots, pourquoi donc la punition était sur tout le groupe ?
Ibn Hajar a dit dans “Al-Fat’h”: « Et Al-Bukhari considérait le fait de les jeter dehors comme étant une punition monétaire, même si l’argent n’était pas spécifique à ceux qui les ont abattus, mais lorsque leur avidité s’est attaché à ca, la punition les a atteint. »
Et de même, cette fausse prétention peut être réfutée par la généralité du verset:
« Et craignez une calamité qui n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous. Et sachez que Dieu est dur en punition. » [Al-Anfāl: 25]
et le verset:
« Et quand Nous voulons détruire une cité, Nous ordonnons à ses gens opulents [d'obéir à Nos prescriptions], mais (au contraire) ils se livrent à la perversité. Alors la Parole prononcée contre elle se réalise, et Nous la détruisons entièrement. » [Al-Isrā’: 16]
La Pure Shari’ah est venue avec ces types de punitions pour ce genre de situations de transgressions. Car ces crimes, pour lesquels Allah punit aussi ceux qui ne les ont pas
perpétrés, sont des transgressions qui incluent tout le groupe, car en vérité le groupe pouvait, puisqu’ils étaient conscients du crime, forcer les auteurs (du crime) à ne pas le commettre. Et c’est pour cette raison que la Shari’ah apporte la punition sur tout le groupe au nom des individus criminels, afin que cela soit un encouragement et une motivation pour tout le groupe d’arrêter les auteurs avant qu’ils soient tous punis. Et Allah est le plus savant. » Fin de citation du Shaykh Yūsuf Al-‘Uyayrī (rahimahullah).
Voir aussi les paroles précédentes d’Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde pour plus de clarification.
Les versets mentionnés ci-dessus ne peuvent pas être restreints à une similitude dans le Qisas uniquement – non, ils sont généraux en ce qui concerne les sanctions (‘Uqubah) et les punitions (Hadd) – que ce soit pour le Musulman, le Thimmi 114, le Mu’ahid 115, ou le Harbi 116.
L’Imam Al-Qurtubi qu’Allah lui fasse miséricorde a dit, « Et la parole d’Allah : « Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al-Baqarah: 194]
“Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126]
Les Salaf ont dit que ces versets englobent toute chose et qu’ils soutiennent cette conclusion avec la parole du Prophète (alayhi salat wa salam) rapportée par Abu Dawud, qu’il mit le plat cassé dans la maison de celui qui l’avait cassé et envoya celui qui était intact, et il dit: “Un plat pour un plat et la nourriture pour la nourriture. “
Il n’y a pas de divergence entre les savants, sur le fait que la base originale de ce verset concerne l’égalité dans le Qisas; donc quiconque tue [quelqu’un] avec quelque chose, alors il doit être tué avec la chose qu’il a utilisé pour tuer – et c’est l’opinion de la majorité des savants – tant qu’il ne tue pas avec quelque chose qui est un péché (Fisq), tel que la sodomie, la consommation d’alcool – dans de tels cas, il doit être tué par l’épée. Néanmoins les Shafi’iyyah ont pour opinion que celui qui tue avec un acte qui est un péché – il doit aussi être tué par le même acte ; d’après leur opinion [dans le cas de la sodomie], une barre doit être mise de force dans son anus jusqu’à ce qu’il meurt – [et dans le cas d’un meurtre par overdose d’alcool] on doit lui donner de l’alcool pour étancher sa soif, jusqu’à ce qu’il meurt aussi.
Ibn Al-Majashun 117 qu’Allah lui fasse miséricorde a dit « que quiconque tue sa victime en la brûlant avec du feu, ou en l’empoisonnant – alors un tel criminel ne doit pas être tué de la même manière [c à d, avec le feu ou le poison], car le Prophète (alahyi salat wa salam) a dit, « Personne ne punit avec le feu sauf Allah » ; et le poison est une sorte de feu à l’intérieure des intestins ; mais la majorité des savants disent que c’est permis [concernant le feu] en raison de la généralité du verset. » [Tafsīr Al-Qurtubī (2/357)]
Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyyah qu’Allah lui fasse miséricorde a donné un verdict concernant le sens de ce verset lorsqu’on lui a posé une question à propos des gens à qui leurs biens sont pris légalement sans aucun droit [par un Musulman transgresseur], à propos de ceux dont leur honneur est transgressé, et ceux dont leur corps est blessé – pourtant ils ne demandent pas de rétribution dans ce monde, sachant que ce qui est avec Allah est meilleur et permanent – est ce que Son pardon du [Musulman] transgresseur diminue ou augmente sa récompense chez Allah ? Ou bien sa récompense lui sera donnée dans sa totalité ? Et qu’est ce qui est meilleur – demander la rétribution du transgresseur et le Jour de la Résurrection, le Châtiment d’Allah – ou bien lui pardonner, et espérer ce qui est auprès d’Allah ?
Shaykh Al-Islam qu’Allah lui fasse miséricorde lui a répondu, “Pardonner le transgresseur ne diminue pas la récompense de la personne oppressée qui est avec Allah. Mais plutôt, pardonner le transgresseur augmentera sa récompense. Et si il ne pardonne pas le transgresseur [et se venge], alors c’est son droit qu’il a sur le transgresseur. Néanmoins, si il pardonne et se réconcilie, sa récompense incombe à Allah – et la récompense qui est auprès d’Allah est meilleure et permanente – Il (le Très Haut) a dit, « La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. Il n’aime point les injustes! » [Ash-Shūrā: 40] Donc Allah (le Très Haut) nous a informé que la compensation d’un mauvais acte est un mauvais acte identique sans transgresser cet acte mauvais – et ceci est du Qisas concernant les questions du sang, des biens et de l’honneur etc. Ensuite Il a dit, « Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. »…
Et Allah a aussi dit, « Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. » [An-Nahl: 126] Donc Il (le Très Haut) a permis la vengeance sur le transgresseur avec l’équivalent de ce avec quoi il a punit – ensuite Il a dit, «Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. » Il (le Très Haut) nous a enseigné que s’abstenir de la vengeance est meilleur que de se venger. Comment donc peut-on considérer que cela diminuerait la récompense de celui qui est oppressé ? “ [Pris de “Majmū’ Al-Fatāwā” (30/362)]
Il est donc permis de se venger également contre un Musulman transgresseur avec Qisas – que dire donc de se venger également contre un Harbi transgresseur ? L’Imam An- Nawawi qu’Allah lui fasse miséricorde a dit, « Si le transgresseur tue en utilisant une épée, alors le Qisas ne doit pas être appliqué sur lui autrement que par l’épée, car Allah (le Très Haut) dit, « Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al-Baqarah: 194] Et aussi car l’épée est le type de douleur la plus légère (c à d, qui cause le moins de douleur). Donc si il l’utilise pour tuer, et qu’ensuite le Qisas est appliqué sur lui avec autre qu’une épée – la personne oppressée a pris plus que son droit légitime, car il avait seulement le droit de tuer, mais, il n’a pas seulement tué, il a aussi causé du supplice au transgresseur. Mais si le transgresseur a brûlé sa victime (jusqu’à ce qu’elle meurt), l’a noyé, ou l’a lapidé (jusqu’à la mort), ou bien l’a jeté du haut d’une falaise, ou encore l’a frappé jusqu’à mort avec un morceau de bois, ou l’a enfermé (jusqu’à ce que mort s’en suive), ou ne lui a pas donné d’eau ni de nourriture jusqu’à ce que la victime meurt – alors le tuteur a le droit d’appliquer le Qisas avec des moyens équivalents, car Allah dit, « Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » [An-Nahl: 126] Et aussi en raison de ce qui a été rapporté par Al-Bara’ qu’Allah soit satisfait de lui, du Prophète (alayhi salat wa salam), « Quiconque incendie (un Musulman jusqu’à mort), alors nous devons aussi l’incendier ; et quiconque noye (un Musulman jusqu’à mort), alors nous devons également le noyé. »
Et le Qisas est une question d’égalité dans les représailles, il est parfaitement possible d’être équitable dans les représailles pour que ces formes de Qisas soit appliqués – ceci est donc permis. Et il est aussi permis à la personne oppressée (dans la situation qui vient juste d’être mentionnée) d’utiliser une épée pour le Qisas, car c’est son droit de tuer et aussi de supplicier – mais si elle choisit uniquement de tuer avec l’épée et renonce à son droit de supplicier, alors c’est aussi permis. » Fin de citation de l’Imam An-Nawawi qu’Allah lui fasse miséricorde. [“Al-Muhathab” (2/186)]
L’Imam Ash-Shawkani qu’Allah lui fasse miséricorde a dit, « Et les versets d’Allah:
« La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. » [Ash-Shūrā: 40]
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » [An- Nahl: 126]
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al- Baqarah: 194]
Essentiellement, les preuves qui généralement interdisent les biens, le sang et l’honneur d’un homme sont limitées par ces trois versets. » [Voir “Nayl Al-Awtār” (6/39)]
Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde a aussi expliqué, « Les paroles d’Allah,
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al- Baqarah: 194] et « et qui, atteints par l’injustice, ripostent. La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. Il n’aime point les injustes! Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés,…ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux; Il n’y a de voie [de recours] que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires. »[Ash-Shūrā: 39-43] et « Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » [An-Nahl: 126] signifient que les « représailles égales » sont permises dans les affaires de la vie, de l’honneur, et des biens. Tous les juristes ont clairement dit que si les kuffar brûlent nos récoltes et coupent nos arbres alors il est permis de faire la même chose à leurs récoltes et leurs arbres. Et c’est exactement la même question ! Et Allah a en effet accepté l’action des Compagnons lorsqu’ils ont coupé les dattiers des Juifs – car l’action (de couper ces arbres) ont déshonoré les Juifs ; et ceci montre qu’Il (le Très Haut) aime déshonorer le transgresseur oppressif – et c’est un acte légitime.
Et s’il est permis de brûler la propriété de celui qui est extrême (dans le haram) en raison de sa transgression contre les Musulmans en ce qui concerne sa traîtrise avec la « Ghanīmah »- alors il est même mieux et plus correcte de brûler sa propriété si il a brûlé la propriété d’un Musulman innocent. Et si le publique finance avec le Droit d’Allah, dont le fait de l’excuser est plus que sa réalisation, alors c’est licite pour l’esclave avare ce qui est plus convenable et plus approprié. Et aussi parce que Allah Subhanahu a légiféré le Qisas pour dissuader les esclaves de la transgression. Et Il aurait pu obliger le prix du sang pour rectifier le méfait sur celui qui a été transgressé par l’argent. Mais, ce qu’Il légiféré est plus complet et meilleur pour les esclaves, et aussi meilleur pour la colère de celui qui a été transgressé et cela préserve plus les âmes et les membres. Autrement, quiconque aurait en lui l’envie de tuer ou de mutiler quelqu’un, alors il pourrait le tuer ou le mutiler, et ensuite payer le prix du sang. Et la sagesse, la miséricorde ainsi que le bénéfice refusent cela. C’est exactement ce qui est présent dans la transgression de la propriété. » [“I’lām Al-Muwaqqi’īn” Vol. 1/328]
Après avoir mentionné ces textes des Gens de Science, et après avoir expliqué que les “Représailles égales” qui sont mentionnées dans les versets ne se limitent pas à la mutilation – qui a été la raison de la révélation de l’un des versets ; il est claire que ces versets sont généraux concernant le Qisas et les Hudud, le traitement des kuffar et aussi concernant la transgression des Musulmans rebelles. Et si il est permis de se venger équitablement contre un Musulman selon sa transgression – alors il est encore plus juste et plus valable de s’occuper du Kafir Harbi tout comme il s’est occupé des Musulmans.
Et ce qui est évident aujourd’hui, c’est que les kuffar – notamment l’Amérique – tuent les enfants, les femmes et les personnes âgées des Musulmans, en raison de crime et de péché qu’ils n’ont pas commis.
Ils ont donné des sanctions économiques à l’Iraq Durant longtemps et ils ont tué uniquement la population Musulmane. Et dans leur bombardement de l’Iraq, ils n’ont même causé aucun dommage au Gouvernement Iraquien – mais plutôt, ils ont fait du mal uniquement aux Musulmans, tuant des centaines de milliers parmi eux.
Si les Musulmans se sont occupés également de l’Amérique [d’une façon similaire], il serait alors parfaitement possible qu’ils tuent environ 10 millions de civils Américains. Avec un seul missile, les Américains ont tué plus de 5 mille Musulmans dans le Centre des Réfugiés de Baghdad durant la première guerre du Golf.
Et si les gens qui sont derrières les opérations qui ont pris place en Amérique [l’attaque de New York et Washington] étaient vraiment Musulmans – alors [ce qui s’est passé] n’était rien d’autre que le prix de la dette que les Musulmans devaient à l’Amérique pour ce qu’ils ont fait aux Musulmans qui ont été tué dans le Centre des Réfugiés de Baghdad. 118
Tout ceci prouve que les dires de la majorité des savants sont les plus corrects – que le jugement appartient à l’Imam. » 83
Et Al-Mubarakfuri (rahimahullah) a dit, « Dans cet épisode (celui de Sa’d Ibn Mu’ath et
des Banu Quraythah), il y a une preuve qu’il est permis de laisser les ennemis choisir un homme parmi les Musulmans pour rendre contre eux un verdict qui serait obligatoire – que le verdict soit la mort ou l’asservissement. » 84
Ibn Hazm (rahimahullah) a dit, en commentant le Hadith : « Il est apparu le Jour des Quraythah que quiconque avait atteint l’âge de la puberté fut exécuté. » Ibn Hazm a dit,
« Ce fut une règle générale du Messager d’Allah qu’il ne laissait pas vivre parmi eux, un tyran, un fermier, un commerçant ou un vieil homme et c’est un authentique Ijma’ venant de lui. » 85
L’Imam Az-Zayla’i (rahimahullah) a dit, « S’il est permis de tuer les enfants des
mushrikin pour le bénéfice (Maslahah) des Musulmans – alors tuer leurs personnes âgées est plus louable d’être permis, s’il y a un avantage à le faire – par exemple s’ils sont rois. Mais s’il n’y a pas d’avantage, alors ils ne devraient pas être tués à moins qu’ils combattent – dans ce cas ils doivent être tués pour repousser leur tort. » 86
11) Lorsque les kuffar visent les femmes, les enfants, et les plus vieux d’entre les Musulmans – alors il est permis dans cette situation de faire la même chose aux femmes, aux enfants, et aux personnes âgées parmi les kuffar.
Comme Allah (le Très Haut) a dit :
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » 87
« Et qui, atteints par l’injustice, ripostent. La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allah. Il n’aime point les injustes ! Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés,…ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux. Il n’y a de voie [de recours] que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires. »88
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. » 89
Et les énonciations des savants seront exposées dans le reste de ce livre, accompagnées d’autres preuves et clarifications.
Conclusion
Il y a certaines situations qui sont des exceptions à l’interdiction générale de tuer les femmes et les enfants des kuffar ; parmi ces situations, il est parfois permis de les tuer intentionnellement, et aussi involontairement – aussi longtemps qu’il existe un Maslahah (avantage (dans ce cas, plus important que l’avantage résultant de leur asservissement)) pour les Musulmans et les Mujahidin.
Ainsi, tout cela prouve que la protection (‘Ismah) de leur sang n’est pas illimitée – à la différence de l’interdiction de la fornication et de la sodomie et des choses semblables, qui sont interdites sans exception. La Shari’ah de l’Islam a plutôt rendu le sang de leurs femmes et de leurs enfants permis dans ces cas d’exceptions. Cela révèle l’erreur des gens qui prétendent que leur protection (‘Ismah) est illimitée et absolue en toutes circonstances.
Chapitre quatre
La Compréhension des Salaf concernant la Règle des mêmes représailles
Ce n’est pas une question étrange qu’il soit permis de faire quelque chose par Qisas, qui serait sinon interdite dans des situations normales.
« Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » 90
L’Imam At-Tabari (rahimahullah) a dit tandis qu’il expliquait ce verset, « Cela signifie (qu’Allah dit)… Car j’ai fait des choses interdites une question de Qisas – Ainsi si des mushrikin rendent permis – O Mu’minin – la sainteté de Mon Sanctuaire [Al-Masjid Al- Harām], alors vous le rendez aussi permis (Istihlāl), de la même manière. »
Et nous mentionnerons brièvement quelques explications des ‘Ulamā’des Salaf en ce qui concerne les choses interdites – qui deviennent permises dans les conditions du Qisās.
1) L’Interdiction de Combattre pendant les Mois Sacrés
« Le Mois sacré pour le mois sacré ! Le talion s’applique à toutes choses sacrées. Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Allah. Et sachez qu’Allah est avec les pieux. » 91
L’Imam Al-Qurtubī (rahimahullah) mentionna dans son Tafsīr sur l’explication de ce verset, « Il est rapporté d’Al-Hasan que les mushrikīn ont demandé au Prophète alayhi salat wa salam , « T’est-il interdit de te battre pendant les Mois Sacrés? » Alors le Messager
alayhi salat wa salam répondit, « Oui. » Ainsi les mushrikīn planifièrent de le combattre durant ces mois – Allāh révéla alors ce verset.
Et la signification de cela est que – s’ils se le permettent (combattre pendant les Mois Sacrés) – alors vous aussi vous les combattez pendant ces mois.
2) L’Interdiction de Combattre dans Al-Masjid al-Harām Allāh dit en ce qui concerne Al-Masjid al-Harām,
« Quiconque y entre est en sécurité. » 92
Et Il dit :
« Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus.
S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants. » 93
Le Hāfith Ibn Kathīr (rahimahullah) dit dans son Tafsīr du verset ci-dessus, « N’initiez pas le combat contre les kuffār dans Al-Masjid Al-Harām – à moins qu’ils vous combattent
– alors vous avez le droit de les combattre. » 94
3) L’Interdiction de la Mutilation
Ibn Taymiyyah (rahimahullah) a dit, « Quant à la mutilation, elle est interdite, sauf si elle constitue une Egale Vengeance. Et comme l’a rapporté ‘Imrān Ibn Husayn, « Le Messager alayhi salat wa slam ne nous a jamais fait de discours, excepté qu’il nous avait
commandé l’honnêteté et interdit la mutilation. » Et même les kuffār, lorsque nous les combattons – nous ne pouvons pas les mutiler, ni couper leurs oreilles, ni les éventrer – à moins qu’ils ne nous fassent la même chose, alors nous pouvons leur faire ce qu’ils nous font. » 95
Et c’est en ce qui concerne la mutilation qu’Allāh a révélé 96,
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » 97
4) L’Interdiction de Punir par le Feu
Abu Hurayrah (radhia llahu anhu) rapporte que le Prophète alayhi salat wa salam a dit,
« Et vraiment, personne ne punit par le feu sauf Allāh. » 98
Al-Bukhārī mentionne le Hadīth suivant sous le chapitre qu’il a intitulé, « Si un mushrik brûle un Musulman – Peut-il être brûlé ? »
Et Anas Ibn Mālik (radhia llahu anhu) a rapporté, « Certaines personnes de la tribu de ‘Ukl et ‘Uraynah arrivèrent à Médine pour rencontrer le Prophète et embrasser l’Islām. Ils dirent, « O Prophète d’Allāh ! Nous sommes les propriétaires de vaches laitières (c’est-à-dire des bédouins) et non des fermiers (c’est-à-dire des habitants de la campagne. » Ils trouvaient le climat de Médine inadapté. Alors le Messager ordonna qu’il leur soit procuré des chamelles laitières et un berger et leur ordonna de sortir de Médine et de boire le lait et l’urine des chamelles (comme médicament).
Alors ils se mirent en route et lorsqu’ils atteignirent Al-Harrah, ils apostasièrent après avoir embrassé l’Islām, tuèrent le berger du Prophète et s’en allèrent avec les chamelles (volées). Lorsque cette nouvelle atteignit le Prophète, il envoya des gens à leur poursuite. (Ils furent attrapés et ramenés au Prophète). Le Prophète donna ses ordres en ce qui les concernait. Alors leurs yeux furent marqués au fer, leurs mains et leurs jambes furent coupées et ils furent abandonnés à Al-Harrah jusqu’à ce qu’ils meurent dans cet état. » 99
Al-Bājī (rahimahullah) a commenté cet événement, « Ils (les apostats) avaient fait la même chose aux bergers. Alors dans cette situation, il est permis de mutiler (par le feu) celui qui a mutilé le Musulman (par le feu) – conformément à la règle du Qisās. » 100
5) L’Interdiction de Détruire les Cultures et les Arbres Allāh dit à ce sujet,
« Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail.
Et Allah n’aime pas le désordre. » 101
Et Abū Bakr (radhia llahu anhu) a dit à ses armées, « Ne coupez pas un arbre, ne dévastez pas (le pays), et ne détruisez pas une culture. » 102
Ibn Qudāmah (rahimahullah) a dit, « Et les arbres des kuffār ne doivent pas être coupés, et leurs cultures ne doivent pas être brûlées – à moins qu’ils fassent cela sur nos terres – alors cela doit être fait aux leurs, ainsi ils cesseront… Et au fond, les arbres et les cultures sont divisés en trois catégories :
a) Ceux qu’il est nécessaire de détruire – tels ceux qui sont près de leurs forteresses, et qui sont un obstacle dans le combat contre les ennemis, ou portent atteinte aux Musulmans (pour les attaquer), ou il y a un besoin de les couper afin d’élargir la routé, ou pour aider la bataille, ou pour réparer la route, ou pour cacher une catapulte – ou d’autres choses semblables ; ou si les kuffār détruisent les nôtres, alors il peut être fait la même chose aux leurs – pour qu’ils cessent ; et cela est permis sans aucun désaccord dont nous ayons connaissance.
b) Ceux qui nuiront aux Musulmans s’ils sont coupés (ou détruits) – à cause de l’avantage pour les Musulmans de les garder, profitant de leur ombre, mangeant leurs fruits et leur végétation – c’est une norme, et cela ne provoque pas d’hostilité entre les kuffār et les Musulmans. Ainsi si nous coupons et détruisons leurs arbres, ils peuvent détruire les nôtres – cela est donc interdit à cause des effets dommageables pour les Musulmans.
c) Tout ceux qui n’appartiennent pas à ces deux catégories – qui n’avantagent pas les Musulmans, ni ne leur causent du tort – excepté que cela met en rage les kuffār et que cela leur cause du tort. En ce qui concerne cela, il y a deux opinions :
i) Ce n’est pas permis, à cause du Hadīth d’Abū Bakr (radhia llahu anhu), et il a été rapporté comme Marfū’ (remontant jusqu’au Prophète). Et aussi car c’est de la destruction inutile, ainsi ce n’est pas permis, comme tuer des animaux [n’est pas permis sans raison]. C’est l’opinion de Al-Awzā’ī et Al-Layth et Abū Thawr.
ii) C’est permis, c’est l’opinion de Mālik, Ash-Shāfi’ī, Is’hāq, et Ibn Al-Munthir.” Fin de citation d’Ibn Qudāmah Al-Maqdisī (rahimahullah). 103
Ainsi ce sont justes quelques-unes des situations concernant lesquelles les Salaf ont déclaré qu’une prohibition générale est supprimée dans les situations de Qisās. Et certains Salaf ont même été jusqu’à déclarer permis des choses qui sont du kufr – telle le Sihr (magie).
Sous le Tafsīr du Verset suivant,
« Certes, Allah commande l’équité (Al-‘Adl), la bienfaisance (Al-Ihsān) et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude (Al-Fahshā’), l’acte répréhensible (Al-Munkar) et la rébellion (Al-Baghy). Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » 104
L’Imam Al-Qurtubī (rahimahullah) a dit, « Et voici comment le Prophète alayhi salat wa salam se chargea du Juif qui fit de la magie sur lui – alors même que le Prophète alayhi salat wa salam avait droit à une Egale Vengeance contre lui, du fait de la Déclaration d’Allāh,
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » 105
Mais il préféra le pardon et la grâce, selon la Déclaration d’Allāh,
« Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires. » 106
Fin de citation de l’Imām Al-Qurtubī (rahimahullah).
Bien que cela soit manifestement incorrect – à cause du fait que le kufr n’est pas permis excepté dans les conditions d’Ikrāh (contrainte forcée) – mais malgré ce fait, cela démontre comment les Salaf avaient compris ces Versets du Qisās. Et en effet – à la différence de la magie – tuer des femmes et des enfants est loin d’être du kufr – et est permis dans beaucoup de situations – alors comment peut-il être avancé que les Versets du Qisās ne peuvent être appliqués aux femmes et aux enfants des kuffār – alors même que les kuffār tuent nos femmes et nos enfants ? Et la majorité des Salaf sont d’accord – l’Imām Ash-Shawkānī, puisse Allāh lui faire miséricorde, a dit, « Et les Versets d’Allāh :
« La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. » 107
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » 108
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » 109
Les preuves décisives qui interdisent généralement les biens, le sang et l’honneur d’un être humain sont principalement limitées par ces trois Versets. » 110
Et comme l’Imām An-Nawawī (rahimahullah) expliqua le Hadīth de As-Sa’b, disant,
« Cela signifie que le Prophète alayhi salat wa salam fut interrogé au sujet du jugement des femmes et des enfants des mushrikīn qu’ils attaquent, et dont les femmes et enfants sont tués (dans l’action) – alors il alayhi salat wa salam clarifia cela en disant, « Ils en font
partie » : cela signifiant qu’il n’y a pas de problème à les tuer (dans cette situation), car ils ont les mêmes jugements [Ahkām] que leurs pères, en ce qui concerne l’héritage, le mariage, le Qisās, le prix du sang, etc. Et la signification voulue est qu’ils ne doivent pas être visés sans aucune nécessité. » 111
Et dans une telle situation, dans laquelle les kuffār tuent nos femmes et enfants de façon régulière, dont la quantité ne peut être dénombrée – nous pouvons assurément considérer cela comme une « nécessité » – suivant les mots précédents d’Ibn Qudāmah (rahimahullah), en ce qui concerne les cultures, etc, « Si les kuffār détruisent les nôtres, alors la même chose peut être faite aux leurs – pour qu’ils cessent. »
Chapitre cinq
Fatawa des savants contemporains concernant le fait de tuer les femmes et les enfants en représailles
Fatwa du Shaykh Al-Mujahidin Yusuf Al-‘Uyayri
Ce qui suit est pris du livre du Shaykh Al-Mujahidin Yusuf Al-‘Uyayri, qu’Allah l’accepte parmi Ses martyres, “Haqīqat Al-Harb As-Salībiyyah Al-Jadīdah”:
Et l’argument le plus important de ceux qui s’opposent aux attaques du 11 septembre, est que le fait d’avoir détruit le World Trade Center, le Pentagon, et la Maison Blanche a entrainé la mort d’un grand nombre de victimes “innocentes” parmi les femmes, les enfants et ceux qui ne sont pas hostiles – parmi ceux dont la Shari’ah a interdit le meurtre. La réfutation de ces ambiguïtés sera mentionnée à travers les situations spécifiques qui sont des exceptions à l’argument général qu’ils utilisent…
En effet nous avons vu les preuves claires qui interdisent le meurtre des femmes, des enfants, des personnes âgées, et de ceux comme eux qui ont la même règle ; néanmoins la protection (‘Ismah) donnée à ces kuffar est limitée. Il y a des situations ou il est permis de les tuer, que ce soit volontairement ou involontairement, et nous allons mentionner ces situations avec leurs explications…
La première situation
Parmi les situations ou il est permis de tuer ces kuffar protégés: lorsque les Musulmans punissent les kuffar de la même façon qu’eux (les Musulmans) ont été puni. Donc si les kuffar visent les femmes, les enfants et les personnes âgées des musulmans – alors il est permis dans cette situation de faire la même chose aux kuffar. Car Allah (le Très Haut) a dit :
“Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. Et craignez Dieu. Et sachez que Dieu est avec les pieux.“ [Al-Baqarah: 194]
“et qui, atteints par l’injustice, ripostent. La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. Il n’aime point les injustes! Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés,…ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux; Il n’y a de voie [de recours] que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires.“ [Ash-Shūrā: 39-43]
“Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126]
Ces versets [ont un sens] général concernant toute chose – et la raison spécifique de leur révélation n’en limite pas le sens, car un principe de base dans la Shari’ah est que « Le
texte est en accord avec la généralité de ses mots, et n’est pas limité par la raison (de sa révélation). »
Le verset “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126] a été révélé à propos de la mutilation, comme l’a rapporté At-Tirmidhi dans son Sunan, avec une chaîne Sahih 112, sur l’autorité de Ubayy Ibn ka’b qu’Allah soit satisfait de lui, « Le Jour de Uhud, soixante-quatre [personnes] parmi les Ansar et six parmi les Muhajirin furent martyres – et parmi eux, Hamzah Ibn ‘Abdil-Muttalib. Les kuffar les avaient mutilés. Et les Ansar dirent, « Si nous les atteignons (si nous avons la victoire sur eux) même pour un jour, nous les mutilerons encore plus. » Par la suite, le Jour de la Conquête de Makkah, Allah a révélé, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126] Un homme ensuite dit, “Il ne doit y avoir plus aucun Quraysh après aujourd’hui,” – et le Prophète (alayhi salat wa salam) répondit, “Abstenez vous de tuer les gens excepté les quatre. » 113
Ibn Hisham, qu’Allah lui fasse miséricorde a rapporté dans sa Sirah: “Lorsque le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) vit comment son oncle Hamzah qu’Allah soit satisfait de lui fut mutilé, il dit, “Si ce n’était que Saffiyah soit en détresse, et qu’il soit probable que cela devienne une Sunnah après moi – alors je l’aurais laissé (c à d, Hamzah) pour qu’il soit dans le ventre des bêtes et dans le gosier des oiseaux. Et lorsqu’Allah me donnera la victoire sur les Quraysh, ou que ce soit, je mutilerais trente [personnes] parmi leurs hommes ! “ Lorsque les Musulmans virent l’agonie du Messager d’Allah (alayhi salat wa salam), ainsi que sa colère contre ceux qui firent une telle chose à son oncle – ils dirent, “Par Allah ! Si Allah nous donne la victoire sur eux pour même un jour, nous les mutilerons d’une telle manière qu’aucun Arabe n’a jamais été mutilé !“
Ibn Is’haq qu’Allah lui fasse miséricorde a rapporté d’Ibn ‘Abbas qu’Allah soit satisfait de lui, “Allah (le Très Haut) a révélé concernant la parole du Messager et les paroles des Compagnons, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. Endure! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) de Dieu. Ne t’afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots. “ [An-Nahl: 126-127] Alors le Messager d’Allah leur pardonna et interdit (à ses Compagnons) de les mutiler. “ – Fin de citation d’Ibn Hisham qu’Allah lui fasse miséricorde.
Et Ibn Abi Shaybah rapporte, « Le Jour de Uhud, après le départ des mushrikin, les Musulmans virent comment leurs frères martyres furent horriblement mutilés, les msuhrikin leur avaient coupé les oreilles et le nez, et ils leur avaient ouvert le ventre ; alors les Compagnons dirent, « Si Allah nous permet de les atteindre (c à d d’avoir la victoire sur eux), nous les mutilerons. » Ensuite Allah fit descendre les Versets, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. Endure! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) de Dieu. Ne t’afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots. “ [An-Nahl: 126-127] Le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) dit ensuite,
« Non, nous devons être patients. » [Voir “Musannaf Ibn Abī Shaybah” (7/366)]
Nous devons nous rappeler que la mutilation est à l’origine interdite par les paroles du Prophète (alayhi salat wa salam), comme le rapporte Al-Bukhari qu’Allah lui fasse miséricorde sur l’autorité de ‘Abdullah Ibn Yazid qu’Allah soit satisfait de lui, « Il interdit le pillage du butin de guerre et la mutilation. » Ibn Hajar qu’Allah lui fasse miséricorde a expliqué, « La mutilation signifie défigurer l’apparence d’un corps, par exemple, couper les membres du corps, remettre les membres (l’opposé), et tous ce qui est semblable à ca. » [Voir “Fat’h Al-Bārī” (5/120)]
Et dans Sahih Muslim, le Hadith de Buraydah: Le Prophète (alayhi salat wa salam) ordonna aux chefs de ses armées et ses combattants, « Attaquez au Nom d’Allah ; combattez ceux qui ont mécru en Allah ; Attaquez ! Ne commettez pas d’excès, ni de trahison! Ne les mutilez pas! Ne tuez pas les enfants! » [Voir Muslim (3/1357), aussi rapporté par Al-Bukhārī dans “At-Tārīkh” (7/70), et Al-Khatīb dans son “Tārīkh” (3/39)]
Néanmoins, si l’ennemi mutile les martyres des Musulmans, alors il est permis aux Musulmans de mutiler les morts parmi l’ennemi – ce qui veut dire que l’interdiction est levée dans cette situation.
En ce qui concerne le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam), la patience et l’abstention de la mutilation lui était obligatoire [Wajib] – car Allah lui a dit, “Endure! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) de Dieu. “; et en ce qui concerne les Croyants, cela est préférable [Mandub] – car Allah leur a dit, “Et si vous endurez patiemment“. Donc le verset témoigne que l’interdiction de la mutilation est levée à condition qu’il y ait une ‘représaille égale’. Et le verset est général – il est permis aux Musulmans de traiter leurs ennemis de la même façon que toutes les choses qu’ils ont fait aux Musulmans. Ainsi lorsque les ennemis visent les femmes et les enfants des Musulmans – alors les Musulmans ont le droit de se venger également – ils peuvent donc viser les femmes et les enfants des kuffar et ceci en raison de la généralité de ce verset.
Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyyah qu’Allah lui fasse miséricorde a dit: “En vérité, la vengeance en nature est un droit qu’ils ont. Ils leur est donc permis de le faire dans le but de restaurer leur moral et de prendre revanche, mais ils peuvent refuser (ce droit) si la patience est préférable. Mais ceci s’applique lorsque les représailles en nature ne se termineraient pas en avantage pour le Jihad et lorsque cela n’augmenterait pas leur peur (pour qu’ils restent au loin) etc. Mais si les représailles en nature seraient une invitation pour eux à la foi, ou un facteur empêchant leur agression, alors dans ce cas, cela s’inclut dans une forme d’établissement des Hudud (c à d, punitions Islamiques légales) et d’une
(propre) Shari’ah – basé sur le Jihad. “ [Rapporté à lui par Ibn Muflih qu’Allah lui fasse miséricorde dans “Al-Furū’” (6/218). Voir aussi “Al-Ikhtiyārāt” (5/521) de Shaykh Al-Islām Ibn Taymiyyah qu’Allah lui fasse miséricorde.]
Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde a aussi dit: “En fait Allah a permis aux Musulmans de mutiler les kuffar si eux mutilent les (Musulmans) – même si la mutilation à l’origine est interdite. Allah (le Très Haut) dit, “Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. “ Donc ce verset est une preuve que le fait de couper les oreilles et les nez, et ouvrir les ventres – si cela est fait en représailles – n’est ni une transgression ni un crime – mais plutôt la représaille égale est la justice. Quant à l’interdiction de la mutilation, il a été rapporté par Ahmad dans son Musnad du Hadith de Samurah Ibn Jundub qu’Allah soit satisfait de lui et d’Imran Ibn Husayn qu’Allah soit satisfait de lui, qui ont dit, « Le Messager (alayhi salat wa salam) nous donna jamais de discours sans qu’il nous ordonna l’honnêteté et nous interdit la mutilation. » [Voir “Sunan Abī Dāwūd” (3/35, # 2668), “Sunan An-Nasā’ī” (7/101), At-Tabarānī dans “Al-Kabīr” (18/216), et “Al-Kanz” (17009).]
Ensuite il est dit, que dire si il ne meurt pas lorsque ce qui a été fait est fait sur lui, ensuite vous le tuez, et que c’est une chose en plus de ce qui a été fait, ou est donc la représaille égale ? Il est dit, ceci est réfuté par l’exécution de l’épée. Car si celui qui exécute le frappe au cou, et ne le tue pas, alors c’est à nous de le frapper une deuxième et troisième fois jusqu’à ce qu’il meurt, avec accord. Même si le premier frappe seulement une fois. Et tenir compte de la représaille égale se fait de deux manières différentes : l’un d’entre eux doit tenir compte de la chose basée sur son équivalent et son identique et c’est le Qiyas Al-‘Illah (l’analogie basée sur la raison du jugement), dans laquelle la chose est faite pareille que son identique. La seconde (mannière) est le Qiyas Ad-Dalalah (l’analogie basée sur l’indication), dans laquelle le lien entre le Asl (la base) et le Fara’ (la branche) se font en utilisant la preuve du ‘Illah et ce qu’implique cela. Ensuite, si il y a une généralité dans la phrase qui est ajoutée à l’une des deux alors on prend les preuves les plus solides due au fait que la phrase et le sens des deux généralités viennent ensembles. Et le regroupement des deux preuves ; le Sam’i (la révélation) ainsi que l’intellectuel. Et ensuite ce qu’impliquent le Livre, le Mizan (la balance) et le Qisas dans notre question serait de ce type, comme nous l’avons montré plus haut, ceci est clair et il n’y a pas d’ambiguïtés, et Louange à Allah. » [“Hāshiyat Ibn Al-Qayyim ‘Alā Sunan Abī Dāwūd”: Vol. 12/180]
Et ces paroles de Al-‘Allāmah Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde sont une réfutation contre ceux qui affirment « Comment pouvez vous tuez leurs femmes et enfants juste en raison du fait qu’ils tuent les femmes et enfants des Musulmans ? Et comment pouvez-vous prendre revanche sur ceux qui ne sont pas les auteurs – bien qu’Allah ait dit, « Chacun n’acquiert [le mal] qu’à son détriment : personne ne portera le fardeau (responsabilité) d’autrui. » [Al-An’ām: 164] ?
Cette affirmation est futile – elle est contradictoire, même si nous affirmons que nous pouvons prendre revanche seulement sur les combattants… Mais alors comment se fait- il que le Prophète alayhi salat wa salam ait combattu contre tous les Quraysh, alors que c’était Banū Bakr Ibn Wā’il ou les chefs des Quraysh qui ont violé le traité !
Et comment se fait-il que le Prophète alayhi salat wa salam ait tué les hommes, les plus âgés et les laboureurs ouvriers des Banu Quraythah – alors qu’ils n’avaient pas violé l’engagement, c’était seulement leurs chefs et conseillers qui ont violé l’engagement, et pour leur crime, 700 âmes ont été tué, et les autres ont été faits esclaves.
Et aussi, regardez comment les savants ont ouvertement déclaré qu’il était permis de mutiler les hommes de l’ennemi – les savants n’ont pas précisé que cela doit être fait uniquement sur l’auteur de la mutilation.
Et si un homme tue un autre homme, pourquoi donc sa famille a la responsabilité du prix du sang et sont pénalisés, alors que celui qui a commis le crime était seulement un individu parmi eux, et ils n’ont pas pris part à ce crime avec lui, mais malgré ca, ils ont la responsabilité de son crime ?
Et aussi dans l’affaire de Al-Qasamah, comment se fait-il que la Shariah (Législation Islamique) ait pu permettre à cinquante hommes parmi les Awliya’ (gardiens) de celui qui a été tué, qui n’ont pas été témoin du meurtre, de prêter serment contre celui qui est accusé du meurtre, qu’il a tué leur Wali, ensuite (le tueur) est donné entièrement (aux hommes) pour qu’ils puissent le tuer ? Comment donc peut-il être tué dans cette condition alors que (l’accusé) n’avait pas été encore déclaré coupable [c à d, sa culpabilité n’avait pas été encore confirmé] de la même façon que cela se passe dans la situation de la confession ou des témoignages ?
Et il y a dans les deux Sahih, un hadith de Rāfi’ Ibn Khadīj qui a dit : « Nous étions avec le Prophète (alayhi salat wa salam) à Thī Hulayfah à Tuhāmah, lorsque nous avons atteint des moutons et chameaux. Les gens les firent rapidement bouillir dans des pots, ensuite le Prophète (alayhi salat wa salam) vint et ordonna qu’ils soient jetés dehors. » Comment donc le Messager (alayhi salat wa salam) pouvait-il les punir en détruisant la viande, alors qu’elle vient des dépouilles de la guerre qui n’avait pas été encore divisé, et alors que l’armée entière en avait le droit, et ceux qui ont transgressé étaient seulement ceux qui ont fait bouillir la viande dans les pots, pourquoi donc la punition était sur tout le groupe ?
Ibn Hajar a dit dans “Al-Fat’h”: « Et Al-Bukhari considérait le fait de les jeter dehors comme étant une punition monétaire, même si l’argent n’était pas spécifique à ceux qui les ont abattus, mais lorsque leur avidité s’est attaché à ca, la punition les a atteint. »
Et de même, cette fausse prétention peut être réfutée par la généralité du verset:
« Et craignez une calamité qui n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous. Et sachez que Dieu est dur en punition. » [Al-Anfāl: 25]
et le verset:
« Et quand Nous voulons détruire une cité, Nous ordonnons à ses gens opulents [d'obéir à Nos prescriptions], mais (au contraire) ils se livrent à la perversité. Alors la Parole prononcée contre elle se réalise, et Nous la détruisons entièrement. » [Al-Isrā’: 16]
La Pure Shari’ah est venue avec ces types de punitions pour ce genre de situations de transgressions. Car ces crimes, pour lesquels Allah punit aussi ceux qui ne les ont pas
perpétrés, sont des transgressions qui incluent tout le groupe, car en vérité le groupe pouvait, puisqu’ils étaient conscients du crime, forcer les auteurs (du crime) à ne pas le commettre. Et c’est pour cette raison que la Shari’ah apporte la punition sur tout le groupe au nom des individus criminels, afin que cela soit un encouragement et une motivation pour tout le groupe d’arrêter les auteurs avant qu’ils soient tous punis. Et Allah est le plus savant. » Fin de citation du Shaykh Yūsuf Al-‘Uyayrī (rahimahullah).
Voir aussi les paroles précédentes d’Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde pour plus de clarification.
Les versets mentionnés ci-dessus ne peuvent pas être restreints à une similitude dans le Qisas uniquement – non, ils sont généraux en ce qui concerne les sanctions (‘Uqubah) et les punitions (Hadd) – que ce soit pour le Musulman, le Thimmi 114, le Mu’ahid 115, ou le Harbi 116.
L’Imam Al-Qurtubi qu’Allah lui fasse miséricorde a dit, « Et la parole d’Allah : « Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al-Baqarah: 194]
“Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants.” [An-Nahl: 126]
Les Salaf ont dit que ces versets englobent toute chose et qu’ils soutiennent cette conclusion avec la parole du Prophète (alayhi salat wa salam) rapportée par Abu Dawud, qu’il mit le plat cassé dans la maison de celui qui l’avait cassé et envoya celui qui était intact, et il dit: “Un plat pour un plat et la nourriture pour la nourriture. “
Il n’y a pas de divergence entre les savants, sur le fait que la base originale de ce verset concerne l’égalité dans le Qisas; donc quiconque tue [quelqu’un] avec quelque chose, alors il doit être tué avec la chose qu’il a utilisé pour tuer – et c’est l’opinion de la majorité des savants – tant qu’il ne tue pas avec quelque chose qui est un péché (Fisq), tel que la sodomie, la consommation d’alcool – dans de tels cas, il doit être tué par l’épée. Néanmoins les Shafi’iyyah ont pour opinion que celui qui tue avec un acte qui est un péché – il doit aussi être tué par le même acte ; d’après leur opinion [dans le cas de la sodomie], une barre doit être mise de force dans son anus jusqu’à ce qu’il meurt – [et dans le cas d’un meurtre par overdose d’alcool] on doit lui donner de l’alcool pour étancher sa soif, jusqu’à ce qu’il meurt aussi.
Ibn Al-Majashun 117 qu’Allah lui fasse miséricorde a dit « que quiconque tue sa victime en la brûlant avec du feu, ou en l’empoisonnant – alors un tel criminel ne doit pas être tué de la même manière [c à d, avec le feu ou le poison], car le Prophète (alahyi salat wa salam) a dit, « Personne ne punit avec le feu sauf Allah » ; et le poison est une sorte de feu à l’intérieure des intestins ; mais la majorité des savants disent que c’est permis [concernant le feu] en raison de la généralité du verset. » [Tafsīr Al-Qurtubī (2/357)]
Shaykh Al-Islam Ibn Taymiyyah qu’Allah lui fasse miséricorde a donné un verdict concernant le sens de ce verset lorsqu’on lui a posé une question à propos des gens à qui leurs biens sont pris légalement sans aucun droit [par un Musulman transgresseur], à propos de ceux dont leur honneur est transgressé, et ceux dont leur corps est blessé – pourtant ils ne demandent pas de rétribution dans ce monde, sachant que ce qui est avec Allah est meilleur et permanent – est ce que Son pardon du [Musulman] transgresseur diminue ou augmente sa récompense chez Allah ? Ou bien sa récompense lui sera donnée dans sa totalité ? Et qu’est ce qui est meilleur – demander la rétribution du transgresseur et le Jour de la Résurrection, le Châtiment d’Allah – ou bien lui pardonner, et espérer ce qui est auprès d’Allah ?
Shaykh Al-Islam qu’Allah lui fasse miséricorde lui a répondu, “Pardonner le transgresseur ne diminue pas la récompense de la personne oppressée qui est avec Allah. Mais plutôt, pardonner le transgresseur augmentera sa récompense. Et si il ne pardonne pas le transgresseur [et se venge], alors c’est son droit qu’il a sur le transgresseur. Néanmoins, si il pardonne et se réconcilie, sa récompense incombe à Allah – et la récompense qui est auprès d’Allah est meilleure et permanente – Il (le Très Haut) a dit, « La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. Il n’aime point les injustes! » [Ash-Shūrā: 40] Donc Allah (le Très Haut) nous a informé que la compensation d’un mauvais acte est un mauvais acte identique sans transgresser cet acte mauvais – et ceci est du Qisas concernant les questions du sang, des biens et de l’honneur etc. Ensuite Il a dit, « Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. »…
Et Allah a aussi dit, « Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. » [An-Nahl: 126] Donc Il (le Très Haut) a permis la vengeance sur le transgresseur avec l’équivalent de ce avec quoi il a punit – ensuite Il a dit, «Et si vous endurez… cela est certes meilleur pour les endurants. » Il (le Très Haut) nous a enseigné que s’abstenir de la vengeance est meilleur que de se venger. Comment donc peut-on considérer que cela diminuerait la récompense de celui qui est oppressé ? “ [Pris de “Majmū’ Al-Fatāwā” (30/362)]
Il est donc permis de se venger également contre un Musulman transgresseur avec Qisas – que dire donc de se venger également contre un Harbi transgresseur ? L’Imam An- Nawawi qu’Allah lui fasse miséricorde a dit, « Si le transgresseur tue en utilisant une épée, alors le Qisas ne doit pas être appliqué sur lui autrement que par l’épée, car Allah (le Très Haut) dit, « Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al-Baqarah: 194] Et aussi car l’épée est le type de douleur la plus légère (c à d, qui cause le moins de douleur). Donc si il l’utilise pour tuer, et qu’ensuite le Qisas est appliqué sur lui avec autre qu’une épée – la personne oppressée a pris plus que son droit légitime, car il avait seulement le droit de tuer, mais, il n’a pas seulement tué, il a aussi causé du supplice au transgresseur. Mais si le transgresseur a brûlé sa victime (jusqu’à ce qu’elle meurt), l’a noyé, ou l’a lapidé (jusqu’à la mort), ou bien l’a jeté du haut d’une falaise, ou encore l’a frappé jusqu’à mort avec un morceau de bois, ou l’a enfermé (jusqu’à ce que mort s’en suive), ou ne lui a pas donné d’eau ni de nourriture jusqu’à ce que la victime meurt – alors le tuteur a le droit d’appliquer le Qisas avec des moyens équivalents, car Allah dit, « Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » [An-Nahl: 126] Et aussi en raison de ce qui a été rapporté par Al-Bara’ qu’Allah soit satisfait de lui, du Prophète (alayhi salat wa salam), « Quiconque incendie (un Musulman jusqu’à mort), alors nous devons aussi l’incendier ; et quiconque noye (un Musulman jusqu’à mort), alors nous devons également le noyé. »
Et le Qisas est une question d’égalité dans les représailles, il est parfaitement possible d’être équitable dans les représailles pour que ces formes de Qisas soit appliqués – ceci est donc permis. Et il est aussi permis à la personne oppressée (dans la situation qui vient juste d’être mentionnée) d’utiliser une épée pour le Qisas, car c’est son droit de tuer et aussi de supplicier – mais si elle choisit uniquement de tuer avec l’épée et renonce à son droit de supplicier, alors c’est aussi permis. » Fin de citation de l’Imam An-Nawawi qu’Allah lui fasse miséricorde. [“Al-Muhathab” (2/186)]
L’Imam Ash-Shawkani qu’Allah lui fasse miséricorde a dit, « Et les versets d’Allah:
« La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. » [Ash-Shūrā: 40]
« Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » [An- Nahl: 126]
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al- Baqarah: 194]
Essentiellement, les preuves qui généralement interdisent les biens, le sang et l’honneur d’un homme sont limitées par ces trois versets. » [Voir “Nayl Al-Awtār” (6/39)]
Ibn Al-Qayyim qu’Allah lui fasse miséricorde a aussi expliqué, « Les paroles d’Allah,
« Donc, quiconque transgresse contre vous, transgressez contre lui, à transgression égale. » [Al- Baqarah: 194] et « et qui, atteints par l’injustice, ripostent. La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Dieu. Il n’aime point les injustes! Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés,…ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux; Il n’y a de voie [de recours] que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires. »[Ash-Shūrā: 39-43] et « Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. » [An-Nahl: 126] signifient que les « représailles égales » sont permises dans les affaires de la vie, de l’honneur, et des biens. Tous les juristes ont clairement dit que si les kuffar brûlent nos récoltes et coupent nos arbres alors il est permis de faire la même chose à leurs récoltes et leurs arbres. Et c’est exactement la même question ! Et Allah a en effet accepté l’action des Compagnons lorsqu’ils ont coupé les dattiers des Juifs – car l’action (de couper ces arbres) ont déshonoré les Juifs ; et ceci montre qu’Il (le Très Haut) aime déshonorer le transgresseur oppressif – et c’est un acte légitime.
Et s’il est permis de brûler la propriété de celui qui est extrême (dans le haram) en raison de sa transgression contre les Musulmans en ce qui concerne sa traîtrise avec la « Ghanīmah »- alors il est même mieux et plus correcte de brûler sa propriété si il a brûlé la propriété d’un Musulman innocent. Et si le publique finance avec le Droit d’Allah, dont le fait de l’excuser est plus que sa réalisation, alors c’est licite pour l’esclave avare ce qui est plus convenable et plus approprié. Et aussi parce que Allah Subhanahu a légiféré le Qisas pour dissuader les esclaves de la transgression. Et Il aurait pu obliger le prix du sang pour rectifier le méfait sur celui qui a été transgressé par l’argent. Mais, ce qu’Il légiféré est plus complet et meilleur pour les esclaves, et aussi meilleur pour la colère de celui qui a été transgressé et cela préserve plus les âmes et les membres. Autrement, quiconque aurait en lui l’envie de tuer ou de mutiler quelqu’un, alors il pourrait le tuer ou le mutiler, et ensuite payer le prix du sang. Et la sagesse, la miséricorde ainsi que le bénéfice refusent cela. C’est exactement ce qui est présent dans la transgression de la propriété. » [“I’lām Al-Muwaqqi’īn” Vol. 1/328]
Après avoir mentionné ces textes des Gens de Science, et après avoir expliqué que les “Représailles égales” qui sont mentionnées dans les versets ne se limitent pas à la mutilation – qui a été la raison de la révélation de l’un des versets ; il est claire que ces versets sont généraux concernant le Qisas et les Hudud, le traitement des kuffar et aussi concernant la transgression des Musulmans rebelles. Et si il est permis de se venger équitablement contre un Musulman selon sa transgression – alors il est encore plus juste et plus valable de s’occuper du Kafir Harbi tout comme il s’est occupé des Musulmans.
Et ce qui est évident aujourd’hui, c’est que les kuffar – notamment l’Amérique – tuent les enfants, les femmes et les personnes âgées des Musulmans, en raison de crime et de péché qu’ils n’ont pas commis.
Ils ont donné des sanctions économiques à l’Iraq Durant longtemps et ils ont tué uniquement la population Musulmane. Et dans leur bombardement de l’Iraq, ils n’ont même causé aucun dommage au Gouvernement Iraquien – mais plutôt, ils ont fait du mal uniquement aux Musulmans, tuant des centaines de milliers parmi eux.
Si les Musulmans se sont occupés également de l’Amérique [d’une façon similaire], il serait alors parfaitement possible qu’ils tuent environ 10 millions de civils Américains. Avec un seul missile, les Américains ont tué plus de 5 mille Musulmans dans le Centre des Réfugiés de Baghdad durant la première guerre du Golf.
Et si les gens qui sont derrières les opérations qui ont pris place en Amérique [l’attaque de New York et Washington] étaient vraiment Musulmans – alors [ce qui s’est passé] n’était rien d’autre que le prix de la dette que les Musulmans devaient à l’Amérique pour ce qu’ils ont fait aux Musulmans qui ont été tué dans le Centre des Réfugiés de Baghdad. 118