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Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
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Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
Avant son premier discours de chef de l'Etat des Etats-Unis, Barack Obama a prononcé le texte rituel prévu par la constitution américaine.
Instant historique pour les Etats-Unis. Le vice-président Joe Biden a prêté serment le premier peu avant midi (soit 18 heures, heure française). Avant que Barack Obama lui-même ne monte à la tribune, quelques minutes après l'expiration officielle du mandat de George W. Bush. Pour cet instant solennel et très ritualisé, un texte court - 35 mots exactement - et rigoureusement prévu par la Constitution américaine.
"Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis". Pour sa prestation de serment, Obama avait posé la main sur la Bible de son modèle Abraham Lincoln, qui a aboli l'esclavage, répétant les mots lus par le président de la Cour suprême, John Roberts.
Un discours très attendu
Aussitôt après sa prestation de serment, Barack Obama, prenant les rênes d'un pays aux prises avec une crise économique majeure, doit prononcer un discours d'investiture que les observateurs attendent bref mais marquant, à la hauteur de ses talents d'orateur.
Puis à 14h30 (soit 20h30, heure française) se tiendra un moment très attendu des cérémonies : le défilé accompagnant, au son des fanfares de tout le pays, Barack Obama à sa nouvelle résidence, un parcours long de 2,7 km entre le Capitole et la Maison Blanche. La journée se terminera sur quelques pas de danse: Barack Obama participera aux dix bals officiels sur les centaines qui sont prévus dans la capitale avec comme invitée spéciale la star du R'n'B Beyoncé Knowles.
tf1.lci.fr
Instant historique pour les Etats-Unis. Le vice-président Joe Biden a prêté serment le premier peu avant midi (soit 18 heures, heure française). Avant que Barack Obama lui-même ne monte à la tribune, quelques minutes après l'expiration officielle du mandat de George W. Bush. Pour cet instant solennel et très ritualisé, un texte court - 35 mots exactement - et rigoureusement prévu par la Constitution américaine.
"Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis". Pour sa prestation de serment, Obama avait posé la main sur la Bible de son modèle Abraham Lincoln, qui a aboli l'esclavage, répétant les mots lus par le président de la Cour suprême, John Roberts.
Un discours très attendu
Aussitôt après sa prestation de serment, Barack Obama, prenant les rênes d'un pays aux prises avec une crise économique majeure, doit prononcer un discours d'investiture que les observateurs attendent bref mais marquant, à la hauteur de ses talents d'orateur.
Puis à 14h30 (soit 20h30, heure française) se tiendra un moment très attendu des cérémonies : le défilé accompagnant, au son des fanfares de tout le pays, Barack Obama à sa nouvelle résidence, un parcours long de 2,7 km entre le Capitole et la Maison Blanche. La journée se terminera sur quelques pas de danse: Barack Obama participera aux dix bals officiels sur les centaines qui sont prévus dans la capitale avec comme invitée spéciale la star du R'n'B Beyoncé Knowles.
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
Esperons qu'il aura plus de chance que busch dans sa lutte contre les nazislamistes.
L' Afghanistan et le Pakistan sont à laïciserd' urgence.
L' Afghanistan et le Pakistan sont à laïciserd' urgence.

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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
Texte du discours d'investiture de Barack Obama
Voici la traduction intégrale du texte du discours prononcé mardi par Barack Obama lors de son investiture présidentielle.
"Mes chers compatriotes,
Je me tiens ici aujourd'hui plein d'humilité devant la tâche qui nous attend, reconnaissant de la confiance que vous m'avez accordée, conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres. Je remercie le président Bush d'avoir servi notre pays, ainsi que de la générosité et la coopération qu'il a déployées pendant toute cette transition.
Quarante-quatre Américains ont désormais prêté le serment présidentiel. Les mots ont été prononcés alors que gonflaient les eaux de la prospérité et que reposaient les eaux de la paix. Pourtant, de temps à autre, le serment est prononcé alors que les nuages s'amoncellent et que les tempêtes font rage. Dans ces moments, l'Amérique n'a pas simplement continué grâce au talent ou à la vision de ceux qui sont haut placés, mais parce que nous, le peuple, avons gardé la foi dans les idéaux de nos prédécesseurs, et sommes restés fidèles à nos textes fondateurs.
Ainsi en a-t-il été. Ainsi doit-il en être pour cette génération d'Américains.
Il est entendu maintenant que nous nous nous trouvons au beau milieu d'une crise. Notre pays est en guerre, contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est sérieusement affaiblie, conséquence de l'avidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à opérer des choix difficiles et à préparer le pays pour une nouvelle ère. On a perdu des logements; détruit des emplois; fermé des entreprises. Notre couverture de santé est trop coûteuse; nos écoles laissent de côté trop de gens; et chaque jours apporte une nouvelle preuve de ce que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.
Voilà pour les signes de la crise, tels que les reflètent données et statistiques. Moins mesurable mais non moins profond est le minage de la confiance dans tout notre pays -la peur tenace de ce que le déclin de l'Amérique est inévitable, de ce que la prochaine génération doit viser moins haut.
Aujourd'hui, je vous dis que les défis qui nous attendent sont réels. Ils sont graves et ils sont nombreux. Ils ne seront pas facilement ni rapidement relevés. Mais sache-le, ô Amérique: ils seront relevés.
En ce jour, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, l'unité tendue vers un but commun plutôt que le conflit et la discorde.
En ce jour, nous proclamons la fin des rancunes mesquines et des promesses non tenues, des récriminations et des dogmes éculés qui ont trop longtemps étranglé notre politique.
Nous restons une nation jeune, mais pour citer les Ecritures, il est temps de "faire disparaître ce qui était de l'enfant". Il est temps de réaffirmer notre force de caractère; de choisir une histoire meilleure; de porter ce cadeau précieux, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse obtenue de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et méritons tous une chance d'aspirer à la plénitude du bonheur.
En réaffirmant la grandeur de notre nation, nous comprenons que la grandeur n'est jamais donnée. Elle doit être gagnée. Notre cheminement n'a jamais fait de raccourcis et de résignation. Cela n'a pas été le chemin des timorés, de ceux qui préfère l'oisiveté au travail ou ne recherchent que les plaisirs des richesses et de la gloire. Non, cela a été le chemin de ceux qui prennent des risques, qui agissent, qui font des choses -certains que l'on a célébrés mais le plus souvent des hommes et des femmes ayant oeuvré dans l'obscurité, qui nous ont guidés sur les chemins accidentés de la prospérité et de la liberté.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé les océans en quête d'une vie nouvelle.
Pour nous, ils ont sué sang et eau et conquis l'Ouest; enduré la morsure du fouet et labouré la terre dure.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts, dans des endroits comme Concord et Gettysburg; en Normandie et à Khê Sahn.
Encore et encore, ces hommes et femmes ont lutté, se sont sacrifiés et se sont usé les mains au travail pour que nous puissions vivre une vie meilleure. Ils ont vu dans l'Amérique plus que la somme de nos ambitions individuelles; plus que toutes les distinctions de naissance, de richesse ou de clan.
C'est le cheminement qui nous continuons aujourd'hui. Nous demeurons le pays le plus prospère, le plus puissant sur Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et nos services pas moins demandés qu'ils ne l'étaient il y a une semaine, un mois ou un an. Nos capacités demeurent intactes. Mais le temps où nous résistions au changement, où nous protégions des intérêts étriqués et repoussions les décisions déplaisantes, ce temps est assurément fini. Dès aujourd'hui nous devons nous reprendre, nous secouer et nous remettre à construire l'Amérique.
Car où que nous regardions, il y a du travail à abattre. L'état de l'économie appelle une action audacieuse et rapide, et nous agirons, non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais pour jeter les bases d'une nouvelle croissance. Nous construirons les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui irriguent notre commerce et nous relient. Nous rendrons sa place à la science et exploiterons les merveilles de la technologie pour améliorer la qualité des soins de santé et abaisser leur coût. Nous maîtriserons le soleil, le vent et la terre pour alimenter nos voitures et faire tourner nos entreprises. Et nous transformerons nos écoles, lycées et universités pour répondre aux exigences d'une nouvelle ère. Tout cela, nous pouvons le faire. Et tout cela, nous le ferons.
Certes, certains s'interrogent sur l'étendue de nos ambitions, laissent entendre que notre système ne peut pas supporter trop de grands projets. Ils ont la mémoire courte. Car ils ont oublié en effet ce que ce pays a déjà accompli; ce que des hommes et des femmes libres peuvent accomplir lorsque l'imagination rejoint le bien commun, et la nécessité, le courage.
Ce qui échappe aux cyniques est que le sol s'est dérobé sous eux, que les vieilles querelles politiques qui nous consument depuis si longtemps sont dépassées. La question que nous posons aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop large ou trop resserré, mais s'il fonctionne, s'il aide les familles à trouver des emplois décemment rémunérés, des soins à leur portée, une retraite digne. Si la réponse est oui, nous avons l'intention de continuer. Si la réponse est non, ce sera la fin de ces programmes. Et ceux d'entre nous qui gèrent les dollars publics devront rendre des comptes, pour dépenser sagement, changer les mauvaises habitudes et travailler au grand jour, parce que ce n'est qu'ainsi que nous pouvons restaurer la confiance cruciale entre un peuple et son gouvernement.
La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force bonne ou mauvaise. Sa capacité à générer de la richesse et étendre la liberté est sans égale, mais cette crise nous a rappelé que sans un oeil attentif, le marché peut échapper à tout contrôle et que la nation ne peut pas prospérer quand elle ne donne qu'à ceux qui sont prospères. Le succès de notre économie a toujours a toujours dépendu, non seulement de l'importance de notre produit intérieur brut mais aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à offrir une chance à toute bonne volonté, pas par charité, mais parce que c'est la plus sûre voie de notre bien commun.
Pour ce qui est de notre défense commune, nous refusons de faire un mauvais choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos pères fondateurs, confrontés à des périls que nous pouvons à peine imaginer, ont élaboré une charte pour établir l'état de droit et les droits de l'homme, une charte qui se poursuit dans le sang des générations.
Ces idéaux éclairent toujours le monde et nous n'y renoncerons pas par opportunisme. Aussi, à tous les autres peuples et gouvernements qui nous regardent aujourd'hui, des plus grandes capitales au petit village où naquit mon père: sachez que l'Amérique est l'amie de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui aspire à un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts une fois encore à ouvrir le chemin.
Rappelez-vous que les générations précédentes ont tenu tête au fascisme et au communisme non par les seuls missiles et chars, mais grâce à de solides alliances et de fortes convictions. Ils ont compris que notre puissance ne nous protège pas seule, ni ne nous donne le droit d'agir à notre guise. Ils savaient que notre puissance grandit de son usage prudent; que notre sécurité émane de la justesse de notre cause, de la force de notre exemple, des qualités pondérantes d'humilité et de retenue.
Nous sommes les gardiens de cet héritage. Guidés une nouvelle fois par ces principes, nous pouvons affronter ces nouvelles menaces qui exigent un effort encore plus important, davantage de coopération et de compréhension entre les nations. Nous commencerons par laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement méritée en Afghanistan. Avec nos vieux amis et nos anciens ennemis, nous travaillerons inlassablement à réduire la menace nucléaire, repousser le spectre du réchauffement de la planète. Nous ne présenterons pas d'excuses pour notre mode de vie, ni n'hésiterons à le défendre, et à ceux qui tentent d'atteindre leurs buts en semant la terreur et en massacrant des innocents, nous disons aujourd'hui que notre détermination est plus forte et ne peut être brisée; vous ne pouvez pas nous vaincre et nous vous battrons.
Car nous savons que le patchwork de notre héritage est une force et non une faiblesse. Nous sommes une nation de chrétiens et musulmans, juifs et hindous et non-croyants. Nous sommes issus de chaque langue et chaque culture venue de chaque coin de cette Terre; et parce que nous avons goûté à l'amertume de la guerre civile et de la ségrégation, et que nous sommes sortis plus forts et plus unis de cette épreuve, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines finiront par disparaître; que les frontières tribales seront bientôt dissoutes; qu'à mesure que le monde devient plus petit, notre humanité commune se révélera, et que l'Amérique doit jouer son rôle en ouvrant la voie à une nouvelle ère de paix.
Au monde musulman: nous cherchons une nouvelle façon d'avancer fondée sur notre intérêt mutuel et notre respect mutuel. Aux dirigeants à travers le monde qui veulent semer le conflit ou imputent les maux de leur société à l'Occident: sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non sur ce que vous détruisez. A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre étau.
Aux peuples des pays pauvres: nous promettons de travailler à vos côtés pour que vos fermes s'épanouissent et que coulent des eaux propres; d'alimenter les corps affamés et de nourrir les esprits assoiffés. Et aux nations comme la notre qui jouissent d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre de rester indifférents à la souffrance au-delà de nos frontières; que nous ne pouvons pas non plus consumer toutes les ressources du monde sans nous soucier des conséquences. Car le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.
Quand nous regardons le chemin qui nous attend, nous pensons avec gratitude et humilité à ces courageux Américains qui, en ce moment même, patrouillent dans les déserts et montagnes reculés. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent à Arlington et murmurent à travers les âges. Nous leur rendons hommage non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté mais parce qu'ils incarnent l'esprit du service public; la volonté de trouver un sens dans quelque chose de plus grand qu'eux. Et en ce moment même, un moment qui définira une génération, c'est précisément cet esprit qui doit tous nous habiter.
Car quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, en fin de compte c'est sur la foi et la détermination du peuple américain que repose cette nation. C'est la bonté d'accueillir un étranger chez soi quand les digues cèdent, le désintéressement des travailleurs qui préfèrent travailler moins que voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de surmonter nos heures les plus sombres. C'est le courage du pompier qui se précipite dans un escalier enfumé, mais aussi la volonté d'un parent d'élever un enfant, qui en définitive décide de notre sort.
Les défis qui nous attendent sont peut-être nouveaux. Les instruments avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais ces valeurs dont dépend notre succès, l'ardeur au travail et l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, tout cela est ancien. Tout cela est vrai. C'est ce qui a fait la force tranquille du progrès au fil de notre histoire. Ce qu'il faut, c'est revenir à ces vérités. Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est une nouvelle ère de responsabilité, la reconnaissance, chez chaque Américain, des devoirs que nous avons envers nous-mêmes, notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à reculons mais que nous saisissons volontiers, sachant bien qu'i n'y a rien qui satisfait plus l'esprit, qui forge plus la personnalité, que de nous donner complètement à une tâche difficile.
C'est le prix et la promesse de la citoyenneté.
C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous demande de définir un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre foi, c'est la raison pour laquelle les hommes, femmes et enfants de toutes les races et toutes les religions peuvent partager les célébrations sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père il y a moins de 60 ans n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant peut aujourd'hui se tenir devant vous pour prononcer un serment des plus sacrés.
Marquons donc ce jour du souvenir, de qui nous sommes et de tout le chemin que nous avons parcouru. Dans l'année de la naissance de l'Amérique, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes se serrait près de feux de camps mourants sur les berges d'une rivière gelée. La capitale était abandonnée. L'ennemi avançait. La neige était teintée de sang. Au moment où le sort de notre révolution était le plus douteux, le père de notre nation a ordonné que l'on lise ces mots au peuple:
"Que l'on dise au monde à venir (....) qu'au coeur de l'hiver, quand seuls l'espoir et la vertu avaient survécu (...), la ville et le pays, confrontés à un danger commun, y ont fait face".
Amérique, face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, bravons une fois encore les courants glacés, et affrontons les tempêtes qui surgiront. Que les enfants de nos enfants puissent dire que quand nous avons été éprouvés nous avons refusé que le chemin s'arrête, que nous n'avons pas rebroussé chemin ni faibli; et qu'avec les yeux fixés sur l'horizon et par la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté pour le remettre aux générations futures."
fr.news.yahoo.com
Voici la traduction intégrale du texte du discours prononcé mardi par Barack Obama lors de son investiture présidentielle.
"Mes chers compatriotes,
Je me tiens ici aujourd'hui plein d'humilité devant la tâche qui nous attend, reconnaissant de la confiance que vous m'avez accordée, conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres. Je remercie le président Bush d'avoir servi notre pays, ainsi que de la générosité et la coopération qu'il a déployées pendant toute cette transition.
Quarante-quatre Américains ont désormais prêté le serment présidentiel. Les mots ont été prononcés alors que gonflaient les eaux de la prospérité et que reposaient les eaux de la paix. Pourtant, de temps à autre, le serment est prononcé alors que les nuages s'amoncellent et que les tempêtes font rage. Dans ces moments, l'Amérique n'a pas simplement continué grâce au talent ou à la vision de ceux qui sont haut placés, mais parce que nous, le peuple, avons gardé la foi dans les idéaux de nos prédécesseurs, et sommes restés fidèles à nos textes fondateurs.
Ainsi en a-t-il été. Ainsi doit-il en être pour cette génération d'Américains.
Il est entendu maintenant que nous nous nous trouvons au beau milieu d'une crise. Notre pays est en guerre, contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est sérieusement affaiblie, conséquence de l'avidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à opérer des choix difficiles et à préparer le pays pour une nouvelle ère. On a perdu des logements; détruit des emplois; fermé des entreprises. Notre couverture de santé est trop coûteuse; nos écoles laissent de côté trop de gens; et chaque jours apporte une nouvelle preuve de ce que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.
Voilà pour les signes de la crise, tels que les reflètent données et statistiques. Moins mesurable mais non moins profond est le minage de la confiance dans tout notre pays -la peur tenace de ce que le déclin de l'Amérique est inévitable, de ce que la prochaine génération doit viser moins haut.
Aujourd'hui, je vous dis que les défis qui nous attendent sont réels. Ils sont graves et ils sont nombreux. Ils ne seront pas facilement ni rapidement relevés. Mais sache-le, ô Amérique: ils seront relevés.
En ce jour, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, l'unité tendue vers un but commun plutôt que le conflit et la discorde.
En ce jour, nous proclamons la fin des rancunes mesquines et des promesses non tenues, des récriminations et des dogmes éculés qui ont trop longtemps étranglé notre politique.
Nous restons une nation jeune, mais pour citer les Ecritures, il est temps de "faire disparaître ce qui était de l'enfant". Il est temps de réaffirmer notre force de caractère; de choisir une histoire meilleure; de porter ce cadeau précieux, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse obtenue de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et méritons tous une chance d'aspirer à la plénitude du bonheur.
En réaffirmant la grandeur de notre nation, nous comprenons que la grandeur n'est jamais donnée. Elle doit être gagnée. Notre cheminement n'a jamais fait de raccourcis et de résignation. Cela n'a pas été le chemin des timorés, de ceux qui préfère l'oisiveté au travail ou ne recherchent que les plaisirs des richesses et de la gloire. Non, cela a été le chemin de ceux qui prennent des risques, qui agissent, qui font des choses -certains que l'on a célébrés mais le plus souvent des hommes et des femmes ayant oeuvré dans l'obscurité, qui nous ont guidés sur les chemins accidentés de la prospérité et de la liberté.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé les océans en quête d'une vie nouvelle.
Pour nous, ils ont sué sang et eau et conquis l'Ouest; enduré la morsure du fouet et labouré la terre dure.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts, dans des endroits comme Concord et Gettysburg; en Normandie et à Khê Sahn.
Encore et encore, ces hommes et femmes ont lutté, se sont sacrifiés et se sont usé les mains au travail pour que nous puissions vivre une vie meilleure. Ils ont vu dans l'Amérique plus que la somme de nos ambitions individuelles; plus que toutes les distinctions de naissance, de richesse ou de clan.
C'est le cheminement qui nous continuons aujourd'hui. Nous demeurons le pays le plus prospère, le plus puissant sur Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et nos services pas moins demandés qu'ils ne l'étaient il y a une semaine, un mois ou un an. Nos capacités demeurent intactes. Mais le temps où nous résistions au changement, où nous protégions des intérêts étriqués et repoussions les décisions déplaisantes, ce temps est assurément fini. Dès aujourd'hui nous devons nous reprendre, nous secouer et nous remettre à construire l'Amérique.
Car où que nous regardions, il y a du travail à abattre. L'état de l'économie appelle une action audacieuse et rapide, et nous agirons, non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais pour jeter les bases d'une nouvelle croissance. Nous construirons les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui irriguent notre commerce et nous relient. Nous rendrons sa place à la science et exploiterons les merveilles de la technologie pour améliorer la qualité des soins de santé et abaisser leur coût. Nous maîtriserons le soleil, le vent et la terre pour alimenter nos voitures et faire tourner nos entreprises. Et nous transformerons nos écoles, lycées et universités pour répondre aux exigences d'une nouvelle ère. Tout cela, nous pouvons le faire. Et tout cela, nous le ferons.
Certes, certains s'interrogent sur l'étendue de nos ambitions, laissent entendre que notre système ne peut pas supporter trop de grands projets. Ils ont la mémoire courte. Car ils ont oublié en effet ce que ce pays a déjà accompli; ce que des hommes et des femmes libres peuvent accomplir lorsque l'imagination rejoint le bien commun, et la nécessité, le courage.
Ce qui échappe aux cyniques est que le sol s'est dérobé sous eux, que les vieilles querelles politiques qui nous consument depuis si longtemps sont dépassées. La question que nous posons aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop large ou trop resserré, mais s'il fonctionne, s'il aide les familles à trouver des emplois décemment rémunérés, des soins à leur portée, une retraite digne. Si la réponse est oui, nous avons l'intention de continuer. Si la réponse est non, ce sera la fin de ces programmes. Et ceux d'entre nous qui gèrent les dollars publics devront rendre des comptes, pour dépenser sagement, changer les mauvaises habitudes et travailler au grand jour, parce que ce n'est qu'ainsi que nous pouvons restaurer la confiance cruciale entre un peuple et son gouvernement.
La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force bonne ou mauvaise. Sa capacité à générer de la richesse et étendre la liberté est sans égale, mais cette crise nous a rappelé que sans un oeil attentif, le marché peut échapper à tout contrôle et que la nation ne peut pas prospérer quand elle ne donne qu'à ceux qui sont prospères. Le succès de notre économie a toujours a toujours dépendu, non seulement de l'importance de notre produit intérieur brut mais aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à offrir une chance à toute bonne volonté, pas par charité, mais parce que c'est la plus sûre voie de notre bien commun.
Pour ce qui est de notre défense commune, nous refusons de faire un mauvais choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos pères fondateurs, confrontés à des périls que nous pouvons à peine imaginer, ont élaboré une charte pour établir l'état de droit et les droits de l'homme, une charte qui se poursuit dans le sang des générations.
Ces idéaux éclairent toujours le monde et nous n'y renoncerons pas par opportunisme. Aussi, à tous les autres peuples et gouvernements qui nous regardent aujourd'hui, des plus grandes capitales au petit village où naquit mon père: sachez que l'Amérique est l'amie de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui aspire à un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts une fois encore à ouvrir le chemin.
Rappelez-vous que les générations précédentes ont tenu tête au fascisme et au communisme non par les seuls missiles et chars, mais grâce à de solides alliances et de fortes convictions. Ils ont compris que notre puissance ne nous protège pas seule, ni ne nous donne le droit d'agir à notre guise. Ils savaient que notre puissance grandit de son usage prudent; que notre sécurité émane de la justesse de notre cause, de la force de notre exemple, des qualités pondérantes d'humilité et de retenue.
Nous sommes les gardiens de cet héritage. Guidés une nouvelle fois par ces principes, nous pouvons affronter ces nouvelles menaces qui exigent un effort encore plus important, davantage de coopération et de compréhension entre les nations. Nous commencerons par laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement méritée en Afghanistan. Avec nos vieux amis et nos anciens ennemis, nous travaillerons inlassablement à réduire la menace nucléaire, repousser le spectre du réchauffement de la planète. Nous ne présenterons pas d'excuses pour notre mode de vie, ni n'hésiterons à le défendre, et à ceux qui tentent d'atteindre leurs buts en semant la terreur et en massacrant des innocents, nous disons aujourd'hui que notre détermination est plus forte et ne peut être brisée; vous ne pouvez pas nous vaincre et nous vous battrons.
Car nous savons que le patchwork de notre héritage est une force et non une faiblesse. Nous sommes une nation de chrétiens et musulmans, juifs et hindous et non-croyants. Nous sommes issus de chaque langue et chaque culture venue de chaque coin de cette Terre; et parce que nous avons goûté à l'amertume de la guerre civile et de la ségrégation, et que nous sommes sortis plus forts et plus unis de cette épreuve, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines finiront par disparaître; que les frontières tribales seront bientôt dissoutes; qu'à mesure que le monde devient plus petit, notre humanité commune se révélera, et que l'Amérique doit jouer son rôle en ouvrant la voie à une nouvelle ère de paix.
Au monde musulman: nous cherchons une nouvelle façon d'avancer fondée sur notre intérêt mutuel et notre respect mutuel. Aux dirigeants à travers le monde qui veulent semer le conflit ou imputent les maux de leur société à l'Occident: sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non sur ce que vous détruisez. A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre étau.
Aux peuples des pays pauvres: nous promettons de travailler à vos côtés pour que vos fermes s'épanouissent et que coulent des eaux propres; d'alimenter les corps affamés et de nourrir les esprits assoiffés. Et aux nations comme la notre qui jouissent d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre de rester indifférents à la souffrance au-delà de nos frontières; que nous ne pouvons pas non plus consumer toutes les ressources du monde sans nous soucier des conséquences. Car le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.
Quand nous regardons le chemin qui nous attend, nous pensons avec gratitude et humilité à ces courageux Américains qui, en ce moment même, patrouillent dans les déserts et montagnes reculés. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent à Arlington et murmurent à travers les âges. Nous leur rendons hommage non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté mais parce qu'ils incarnent l'esprit du service public; la volonté de trouver un sens dans quelque chose de plus grand qu'eux. Et en ce moment même, un moment qui définira une génération, c'est précisément cet esprit qui doit tous nous habiter.
Car quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, en fin de compte c'est sur la foi et la détermination du peuple américain que repose cette nation. C'est la bonté d'accueillir un étranger chez soi quand les digues cèdent, le désintéressement des travailleurs qui préfèrent travailler moins que voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de surmonter nos heures les plus sombres. C'est le courage du pompier qui se précipite dans un escalier enfumé, mais aussi la volonté d'un parent d'élever un enfant, qui en définitive décide de notre sort.
Les défis qui nous attendent sont peut-être nouveaux. Les instruments avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais ces valeurs dont dépend notre succès, l'ardeur au travail et l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, tout cela est ancien. Tout cela est vrai. C'est ce qui a fait la force tranquille du progrès au fil de notre histoire. Ce qu'il faut, c'est revenir à ces vérités. Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est une nouvelle ère de responsabilité, la reconnaissance, chez chaque Américain, des devoirs que nous avons envers nous-mêmes, notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à reculons mais que nous saisissons volontiers, sachant bien qu'i n'y a rien qui satisfait plus l'esprit, qui forge plus la personnalité, que de nous donner complètement à une tâche difficile.
C'est le prix et la promesse de la citoyenneté.
C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous demande de définir un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre foi, c'est la raison pour laquelle les hommes, femmes et enfants de toutes les races et toutes les religions peuvent partager les célébrations sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père il y a moins de 60 ans n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant peut aujourd'hui se tenir devant vous pour prononcer un serment des plus sacrés.
Marquons donc ce jour du souvenir, de qui nous sommes et de tout le chemin que nous avons parcouru. Dans l'année de la naissance de l'Amérique, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes se serrait près de feux de camps mourants sur les berges d'une rivière gelée. La capitale était abandonnée. L'ennemi avançait. La neige était teintée de sang. Au moment où le sort de notre révolution était le plus douteux, le père de notre nation a ordonné que l'on lise ces mots au peuple:
"Que l'on dise au monde à venir (....) qu'au coeur de l'hiver, quand seuls l'espoir et la vertu avaient survécu (...), la ville et le pays, confrontés à un danger commun, y ont fait face".
Amérique, face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, bravons une fois encore les courants glacés, et affrontons les tempêtes qui surgiront. Que les enfants de nos enfants puissent dire que quand nous avons été éprouvés nous avons refusé que le chemin s'arrête, que nous n'avons pas rebroussé chemin ni faibli; et qu'avec les yeux fixés sur l'horizon et par la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté pour le remettre aux générations futures."
fr.news.yahoo.com
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Barack Hussein Obama : Un apostat de l'Islam
Barack Obama sous des regards musulmans
par Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com
25 août 2008
Comment les Musulmans voient-ils Barack Hussein Obama ? Ils ont trois possibilités : soit le considérer tel qu'il se présente lui-même, comme quelqu'un qui « n'a jamais été un musulman » et a « toujours été un chrétien », soit le considérer comme un Musulman, soit encore voir en lui un apostat de l'Islam.
Les articles disponibles suggèrent que, si les Américains pensent en général que le candidat démocrate n'avait pas de religion avant de se convertir sous l'autorité du révérend Jeremiah Wright à l'âge de 27 ans, les Musulmans du monde entier le voient rarement comme un Chrétien, mais plutôt comme un Musulman ou un ex-Musulman.
Lee Smith du Hudson Institute explique pourquoi : « Le père de Barack Obama était musulman et donc, selon la loi islamique, il en va de même pour le candidat. En dépit des versets du Coran expliquant qu'il n'y a pas de contrainte en religion, un enfant musulman prend la religion de son père… en ces conditions, les Musulmans de la planète, les Musulmans non américains en tous cas, ne peuvent voir en Barack Hussein Obama autre chose qu'un Musulman ». En outre, son dossier scolaire en Indonésie le classifie comme musulman.
Un journal égyptien, Al Masri al Youm, fait référence à ses origines musulmanes. Le dirigeant libyen Mouammar Khaddafi a parlé d'Obama comme d'un « Musulman » et comme d'une personne ayant une «identité africaine et islamique ». Une analyse d'Al Jazeera le décrit comme un «homme non chrétien », une seconde qualifie son père de «Musulman kenyan », et une troisième, venue de Naseem Jamali, note qu'« Obama peut ne pas vouloir être considéré comme un Musulman, mais les Musulmans sont ardemment désireux de le compter comme l'un des leurs».
Une conversation tenue à Beyrouth, et citée dans le Christian Science Monitor rend compte de la perplexité ambiante. « Il ne peut qu'être bon pour les Arabes parce que c'est un musulman » observait un épicier. « Ce n'est pas un musulman, c'est un chrétien » répondait un client. L'épicier répliquait : «Ce ne peut pas être un Chrétien. Son deuxième prénom est Hussein ». Des débats en arabe sur Obama mentionnent parfois son deuxième prénom comme un code, sans qu'il soit besoin de davantage de commentaires.
« La dimension symbolique tenant au fait qu'un candidat majeur à l'élection présidentielle américaine a pour deuxième prénom Hussein, et est allé à l'école primaire en Indonésie », a souligné Tamara Cofman Wittes de la Brookings Institution lors d'une conférence Etats-Unis-monde musulman au Qatar, « est sans aucun doute évocatrice pour les Musulmans à l'étranger ». Thomas L. Friedman, du New York Times souligne que les Egyptiens « ne comprennent pas vraiment l'arbre généalogique de la famille Obama, mais ce qu'ils savent est que si l'Amérique – bien qu'elle ait été attaquée par des militants musulmans le 11 septembre – devait élire Président un type dont le second prénom est Hussein, cela constituerait un changement fondamental dans les relations entre l'Amérique et le monde musulman ».
Certains dirigeants musulmans américains perçoivent eux aussi Obama comme musulman. Le président de la Société Islamique d'Amérique du Nord, Sayyid M. Syeed, a déclaré lors d'une conférence à Houston : «Qu'Obama gagne ou perde, sa candidature renforcera l'idée que des enfants musulmans peuvent devenir présidents de ce pays ». Louis Farrakhan, de The Nation of islam, a qualifié Obama d'« espoir du monde entier », et l'a comparé au fondateur de sa religion, Fard Muhammad.
Mais cette excitation a aussi un côté sombre – des soupçons qu'Obama soit un traître à sa religion de naissance, un apostat (murtadd) de l'Islam. Al Qaïda a souligné qu'Obama avait déclaré : « Je ne suis pas un Musulman », et une analyste, Shireen K. Burki, de l'Université de Mary à Washington, considère qu'Obama est le « candidat rêvé pour ben Laden ». S'il devenait le commandant en chef des Etats-Unis, dit-elle, al Qaïda « exploiterait probablement son passé pour affirmer qu'un apostat dirige la guerre mondiale contre le terrorisme… aux fins de galvaniser les sympathisants et de les pousser à l'action ».
La majorité des Musulmans ont tendance à se montrer très prudents lorsqu'il s'agit de ce sujet. Un partisan égyptien d'Obama, Yasser Khalil, rapporte que de nombreux Musulmans réagissent avec «perplexité et curiosité » lorsqu'Obama se trouve décrit comme un Musulman apostat ; Josie Delap et Robert Lane Greene, de The Economist, affirment même que le thème de l'apostasie d'Obama « a été remarquablement absent » dans les écrits des éditorialistes et commentateurs de la presse en langue arabe.
Cette affirmation est inexacte, car le sujet est largement débattu. Au moins un journal de langue arabe a publié l'article de Shireen Burki. Al Watan du Koweit a fait référence à Obama en le décrivant comme « né musulman, apostat, converti au christianisme ». Dans le journal Arab Times, l'intellectuel de gauche syrien Nidal Na'isa a qualifié de façon répétée Obama d'« apostat de l'islam ».
En somme, des Musulmans s'interrogent sur le statut religieux actuel d'Obama. Ils résistent à sa façon de se décrire lui-même comme un chrétien, et ils supposent qu'un bébé né d'un père musulman et nommé Hussein a commencé sa vie en tant que Musulman. Si Obama devenait Président, les différences entre les visions musulmanes et américaines concernant son affiliation religieuse créeront des problèmes.
danielpipes.org
par Daniel Pipes
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25 août 2008
Comment les Musulmans voient-ils Barack Hussein Obama ? Ils ont trois possibilités : soit le considérer tel qu'il se présente lui-même, comme quelqu'un qui « n'a jamais été un musulman » et a « toujours été un chrétien », soit le considérer comme un Musulman, soit encore voir en lui un apostat de l'Islam.
Les articles disponibles suggèrent que, si les Américains pensent en général que le candidat démocrate n'avait pas de religion avant de se convertir sous l'autorité du révérend Jeremiah Wright à l'âge de 27 ans, les Musulmans du monde entier le voient rarement comme un Chrétien, mais plutôt comme un Musulman ou un ex-Musulman.
Lee Smith du Hudson Institute explique pourquoi : « Le père de Barack Obama était musulman et donc, selon la loi islamique, il en va de même pour le candidat. En dépit des versets du Coran expliquant qu'il n'y a pas de contrainte en religion, un enfant musulman prend la religion de son père… en ces conditions, les Musulmans de la planète, les Musulmans non américains en tous cas, ne peuvent voir en Barack Hussein Obama autre chose qu'un Musulman ». En outre, son dossier scolaire en Indonésie le classifie comme musulman.
Un journal égyptien, Al Masri al Youm, fait référence à ses origines musulmanes. Le dirigeant libyen Mouammar Khaddafi a parlé d'Obama comme d'un « Musulman » et comme d'une personne ayant une «identité africaine et islamique ». Une analyse d'Al Jazeera le décrit comme un «homme non chrétien », une seconde qualifie son père de «Musulman kenyan », et une troisième, venue de Naseem Jamali, note qu'« Obama peut ne pas vouloir être considéré comme un Musulman, mais les Musulmans sont ardemment désireux de le compter comme l'un des leurs».
Une conversation tenue à Beyrouth, et citée dans le Christian Science Monitor rend compte de la perplexité ambiante. « Il ne peut qu'être bon pour les Arabes parce que c'est un musulman » observait un épicier. « Ce n'est pas un musulman, c'est un chrétien » répondait un client. L'épicier répliquait : «Ce ne peut pas être un Chrétien. Son deuxième prénom est Hussein ». Des débats en arabe sur Obama mentionnent parfois son deuxième prénom comme un code, sans qu'il soit besoin de davantage de commentaires.
« La dimension symbolique tenant au fait qu'un candidat majeur à l'élection présidentielle américaine a pour deuxième prénom Hussein, et est allé à l'école primaire en Indonésie », a souligné Tamara Cofman Wittes de la Brookings Institution lors d'une conférence Etats-Unis-monde musulman au Qatar, « est sans aucun doute évocatrice pour les Musulmans à l'étranger ». Thomas L. Friedman, du New York Times souligne que les Egyptiens « ne comprennent pas vraiment l'arbre généalogique de la famille Obama, mais ce qu'ils savent est que si l'Amérique – bien qu'elle ait été attaquée par des militants musulmans le 11 septembre – devait élire Président un type dont le second prénom est Hussein, cela constituerait un changement fondamental dans les relations entre l'Amérique et le monde musulman ».
Certains dirigeants musulmans américains perçoivent eux aussi Obama comme musulman. Le président de la Société Islamique d'Amérique du Nord, Sayyid M. Syeed, a déclaré lors d'une conférence à Houston : «Qu'Obama gagne ou perde, sa candidature renforcera l'idée que des enfants musulmans peuvent devenir présidents de ce pays ». Louis Farrakhan, de The Nation of islam, a qualifié Obama d'« espoir du monde entier », et l'a comparé au fondateur de sa religion, Fard Muhammad.
Mais cette excitation a aussi un côté sombre – des soupçons qu'Obama soit un traître à sa religion de naissance, un apostat (murtadd) de l'Islam. Al Qaïda a souligné qu'Obama avait déclaré : « Je ne suis pas un Musulman », et une analyste, Shireen K. Burki, de l'Université de Mary à Washington, considère qu'Obama est le « candidat rêvé pour ben Laden ». S'il devenait le commandant en chef des Etats-Unis, dit-elle, al Qaïda « exploiterait probablement son passé pour affirmer qu'un apostat dirige la guerre mondiale contre le terrorisme… aux fins de galvaniser les sympathisants et de les pousser à l'action ».
La majorité des Musulmans ont tendance à se montrer très prudents lorsqu'il s'agit de ce sujet. Un partisan égyptien d'Obama, Yasser Khalil, rapporte que de nombreux Musulmans réagissent avec «perplexité et curiosité » lorsqu'Obama se trouve décrit comme un Musulman apostat ; Josie Delap et Robert Lane Greene, de The Economist, affirment même que le thème de l'apostasie d'Obama « a été remarquablement absent » dans les écrits des éditorialistes et commentateurs de la presse en langue arabe.
Cette affirmation est inexacte, car le sujet est largement débattu. Au moins un journal de langue arabe a publié l'article de Shireen Burki. Al Watan du Koweit a fait référence à Obama en le décrivant comme « né musulman, apostat, converti au christianisme ». Dans le journal Arab Times, l'intellectuel de gauche syrien Nidal Na'isa a qualifié de façon répétée Obama d'« apostat de l'islam ».
En somme, des Musulmans s'interrogent sur le statut religieux actuel d'Obama. Ils résistent à sa façon de se décrire lui-même comme un chrétien, et ils supposent qu'un bébé né d'un père musulman et nommé Hussein a commencé sa vie en tant que Musulman. Si Obama devenait Président, les différences entre les visions musulmanes et américaines concernant son affiliation religieuse créeront des problèmes.
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Re: Barack Hussein Obama : Un apostat de l'Islam
oubama déçoit les musulmans américains
Après avoir placé beaucoup d’espoir dans la candidature du sénateur de l’Illinois, les musulmans américains manifestent leur déception. Ils ont l’impression d’être les laissés-pour-compte de la stratégie du candidat démocrate.
Quand Barack Obama a lancé sa campagne présidentielle, de nombreux musulmans américains ont réagi avec enthousiasme, voyant en lui le champion tant attendu des libertés civiles, de la tolérance religieuse et de la diplomatie. Mais un an plus tard, beaucoup se plaignent de n’avoir rien eu en retour. Si le candidat s’est rendu dans des églises et des synagogues, il n’a pas visité une seule mosquée depuis le début de sa campagne. Des organisations musulmanes ont tenté à plusieurs reprises d’organiser des rencontres avec lui, mais, selon leurs responsables, les invitations n’ont jamais été prises en considération. Et la semaine dernière, à Detroit, des bénévoles travaillant pour l’équipe de campagne du candidat n’ont pas permis à deux femmes musulmanes portant le foulard de se placer derrière lui lors d’un meeting retransmis à la télévision.
Des dirigeants politiques et des responsables locaux musulmans disent comprendre que M. Obama puisse être gêné par leur soutien, étant donné la profonde méfiance de certains Américains vis-à-vis de leur religion. Mais ils n’en expriment pas moins leur déception, et même leur colère, face au candidat démocrate qui garde ses distances vis-à-vis de leur communauté.
[..]
Entre autres incidents, ils [les musulmans] citent un entretien de John McCain en 2007 dans lequel il affirmait préférer un président chrétien à un président musulman, un commentaire de Hillary Clinton pour qui M. Obama n’était pas musulman “autant qu’elle le sache”, et une déclaration du représentant républicain de l’Iowa, Steve King, selon laquelle une victoire d’Obama serait fêtée par les terroristes, qui le verraient comme un “sauveur”. Ces allusions et le climat plus général ont d’ailleurs poussé de nombreux musulmans à ne pas clamer haut et fort leur soutien au candidat démocrate, car toute manifestation d’allégeance pourrait être utilisée par ses adversaires pour susciter un sentiment de peur à l’égard du candidat, encourager les fausses rumeurs sur sa religion, voire le “ben-ladeniser”.
“La blague qui circule en ce moment dans les organisations musulmanes, indique Safiya Ghori, la directrice du Conseil des affaires publiques musulmanes, est que nous aurions tout intérêt à soutenir le candidat que nous ne souhaitons pas voir gagner.”
Andrea Elliott The New York Times
Source et article en entier : Courrier international
Après avoir placé beaucoup d’espoir dans la candidature du sénateur de l’Illinois, les musulmans américains manifestent leur déception. Ils ont l’impression d’être les laissés-pour-compte de la stratégie du candidat démocrate.
Quand Barack Obama a lancé sa campagne présidentielle, de nombreux musulmans américains ont réagi avec enthousiasme, voyant en lui le champion tant attendu des libertés civiles, de la tolérance religieuse et de la diplomatie. Mais un an plus tard, beaucoup se plaignent de n’avoir rien eu en retour. Si le candidat s’est rendu dans des églises et des synagogues, il n’a pas visité une seule mosquée depuis le début de sa campagne. Des organisations musulmanes ont tenté à plusieurs reprises d’organiser des rencontres avec lui, mais, selon leurs responsables, les invitations n’ont jamais été prises en considération. Et la semaine dernière, à Detroit, des bénévoles travaillant pour l’équipe de campagne du candidat n’ont pas permis à deux femmes musulmanes portant le foulard de se placer derrière lui lors d’un meeting retransmis à la télévision.
Des dirigeants politiques et des responsables locaux musulmans disent comprendre que M. Obama puisse être gêné par leur soutien, étant donné la profonde méfiance de certains Américains vis-à-vis de leur religion. Mais ils n’en expriment pas moins leur déception, et même leur colère, face au candidat démocrate qui garde ses distances vis-à-vis de leur communauté.
[..]
Entre autres incidents, ils [les musulmans] citent un entretien de John McCain en 2007 dans lequel il affirmait préférer un président chrétien à un président musulman, un commentaire de Hillary Clinton pour qui M. Obama n’était pas musulman “autant qu’elle le sache”, et une déclaration du représentant républicain de l’Iowa, Steve King, selon laquelle une victoire d’Obama serait fêtée par les terroristes, qui le verraient comme un “sauveur”. Ces allusions et le climat plus général ont d’ailleurs poussé de nombreux musulmans à ne pas clamer haut et fort leur soutien au candidat démocrate, car toute manifestation d’allégeance pourrait être utilisée par ses adversaires pour susciter un sentiment de peur à l’égard du candidat, encourager les fausses rumeurs sur sa religion, voire le “ben-ladeniser”.
“La blague qui circule en ce moment dans les organisations musulmanes, indique Safiya Ghori, la directrice du Conseil des affaires publiques musulmanes, est que nous aurions tout intérêt à soutenir le candidat que nous ne souhaitons pas voir gagner.”
Andrea Elliott The New York Times
Source et article en entier : Courrier international
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
Discours d'Obama: les références sensibles censurées par les médias chinois
Les médias chinois ont soigneusement omis de citer ou retransmettre les passages politiquement sensibles du discours d'investiture mardi du nouveau président américain Barack Obama, taillant dans ses déclarations sur le "communisme" ou la répression des "dissidences".
Mais cette apparente censure ne s'est pas étendue aux retranscriptions en anglais publiées sur l'internet.
Sur la chaîne d'information de la télévision centrale, le discours et sa traduction en chinois ont été hâtivement coupés lorsque le nouveau président rappelle que "les générations précédentes ont affronté le fascisme et le communisme pas seulement avec des missiles et des chars mais avec des alliances solides et des convictions fortes".
Dès que le mot "communisme" est prononcé en chinois, la voix du traducteur commence à diminuer tandis que la caméra retourne sur une présentatrice, en studio, manifestement prise au dépourvu, selon l'extrait de CCTV News publié sur l'internet.
Pareillement, les deux grands portails chinois Sina et Sohu ont coupé cette mention de communisme dans leurs retranscriptions du discours en chinois, ainsi que tout un passage consacré aux dissidents.
"A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en faisant taire la dissidence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'Histoire, mais que nous tendrons la main si vous acceptez de desserrer les poings", a dit Barack Obama.
En anglais, la déclaration a toutefois été publiée sur l'internet mais aussi par le quotidien officiel en anglais China Daily, s'adressant principalement aux étrangers en Chine.
Les médias chinois ont soigneusement omis de citer ou retransmettre les passages politiquement sensibles du discours d'investiture mardi du nouveau président américain Barack Obama, taillant dans ses déclarations sur le "communisme" ou la répression des "dissidences".
Mais cette apparente censure ne s'est pas étendue aux retranscriptions en anglais publiées sur l'internet.
Sur la chaîne d'information de la télévision centrale, le discours et sa traduction en chinois ont été hâtivement coupés lorsque le nouveau président rappelle que "les générations précédentes ont affronté le fascisme et le communisme pas seulement avec des missiles et des chars mais avec des alliances solides et des convictions fortes".
Dès que le mot "communisme" est prononcé en chinois, la voix du traducteur commence à diminuer tandis que la caméra retourne sur une présentatrice, en studio, manifestement prise au dépourvu, selon l'extrait de CCTV News publié sur l'internet.
Pareillement, les deux grands portails chinois Sina et Sohu ont coupé cette mention de communisme dans leurs retranscriptions du discours en chinois, ainsi que tout un passage consacré aux dissidents.
"A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en faisant taire la dissidence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'Histoire, mais que nous tendrons la main si vous acceptez de desserrer les poings", a dit Barack Obama.
En anglais, la déclaration a toutefois été publiée sur l'internet mais aussi par le quotidien officiel en anglais China Daily, s'adressant principalement aux étrangers en Chine.
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
Mahmoud Abbas, premier interlocuteur d'Obama
Le nouveau président américain a appelé ce mercredi son homologue de l'Autorité palestinienne... avant de joindre le premier ministre israélien Olmert, le président égyptien Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II.
25 réactions
Barack Obama et Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie, le 23 juillet 2008. (REUTERS)
Barack Obama avait promis de s’engager sur le dossier du Proche-Orient dès son entrée à la Maison Blanche. Ce mercredi, il a donc contacté le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour son premier appel à un dirigeant étranger depuis l’investiture. Le nouveau chef d’Etat a ensuite joint le premier ministre israélien Ehud Olmert, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II.
Selon le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, surpris par «un appel aussi rapide», Obama a assuré au président palestinien qu’il entendait «œuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région». «Le président Obama a assuré que son administration allait travailler avec le président Abbas pour bâtir les institutions palestiniennes», a-t-il également ajouté.
Selon lui, «ce message après le massacre israélien à Gaza montre que le président Obama réalise que la seule issue à cette tragédie est un règlement politique garantissant les droits du peuple palestinien».
De son côté, la présidence du Conseil israélien a indiqué qu’Ehud Olmert avait «rendu compte de la situation à Gaza (au président américain) et déclaré qu’il espérait que les mesures prises par Israël, l’Egypte, les Etats-Unis et l’Europe pour prévenir la contrebande d’armes vers Gaza seraient couronnées de succès». Le premier ministre a ajouté espérer «que nous serons (ainsi) en mesure de consolider le cessez-le-feu et de poursuivre à l’avenir le processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne».
D’après le porte-parole d’Obama, Robert Gibbs, le président américain Barack Obama s’est engagé à œuvrer «activement» à la paix au Proche-Orient «dès le début de son mandat» lors de ses appels aux dirigeants de la région.
(Source AFP)
Le nouveau président américain a appelé ce mercredi son homologue de l'Autorité palestinienne... avant de joindre le premier ministre israélien Olmert, le président égyptien Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II.
25 réactions
Barack Obama et Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie, le 23 juillet 2008. (REUTERS)
Barack Obama avait promis de s’engager sur le dossier du Proche-Orient dès son entrée à la Maison Blanche. Ce mercredi, il a donc contacté le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour son premier appel à un dirigeant étranger depuis l’investiture. Le nouveau chef d’Etat a ensuite joint le premier ministre israélien Ehud Olmert, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II.
Selon le porte-parole de Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, surpris par «un appel aussi rapide», Obama a assuré au président palestinien qu’il entendait «œuvrer avec lui en tant que partenaire pour instaurer une paix durable dans la région». «Le président Obama a assuré que son administration allait travailler avec le président Abbas pour bâtir les institutions palestiniennes», a-t-il également ajouté.
Selon lui, «ce message après le massacre israélien à Gaza montre que le président Obama réalise que la seule issue à cette tragédie est un règlement politique garantissant les droits du peuple palestinien».
De son côté, la présidence du Conseil israélien a indiqué qu’Ehud Olmert avait «rendu compte de la situation à Gaza (au président américain) et déclaré qu’il espérait que les mesures prises par Israël, l’Egypte, les Etats-Unis et l’Europe pour prévenir la contrebande d’armes vers Gaza seraient couronnées de succès». Le premier ministre a ajouté espérer «que nous serons (ainsi) en mesure de consolider le cessez-le-feu et de poursuivre à l’avenir le processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne».
D’après le porte-parole d’Obama, Robert Gibbs, le président américain Barack Obama s’est engagé à œuvrer «activement» à la paix au Proche-Orient «dès le début de son mandat» lors de ses appels aux dirigeants de la région.
(Source AFP)
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
Je pense que trop de monde attendait Barack Obama comme le Messie !!
S'il arrive à terminer son premier mandat je pense qu'il va en décevoir plus d'un .. trop d'attente tue l'espoir
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- Georges
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Re: Etats-Unis - Barack Hussein Obama a prêté serment
M. Obama ferme Guantanamo et réengage son pays au Proche-Orient
LE MONDE | 23.01.09 | 14h23 • Mis à jour le 23.01.09 | 14h35
WASHINGTON CORRESPONDANTE
u deuxième jour de sa présidence, Barack Obama a ordonné la fermeture du centre de Guantanamo, mis la torture hors la loi, interdit à la CIA d'entretenir des prisons secrètes, et annoncé un engagement fort des Etats-Unis au Proche-Orient. "Nos actions, en défense de la liberté, seront aussi justes que notre cause, a-t-il dit. Nous, le peuple, nous maintiendrons nos valeurs fondamentales avec autant de vigilance que nous protégeons notre sécurité. L'exemple moral de l'Amérique doit de nouveau être le fondement et le phare de notre leadership global."
Dans une allocution au département d'Etat où Hillary Clinton, la nouvelle secrétaire d'Etat, n'était installée que depuis quelques heures, Barack Obama a tracé plus concrètement qu'il ne l'avait jamais fait les axes de sa politique étrangère. Visiblement fatigué par le train d'enfer qu'il mène depuis 48 heures, butant sur les mots mais déterminé à confronter au plus vite "les deux menaces les plus urgentes pour la sécurité globale" : le Proche-Orient et le noeud Pakistan-Afghanistan.
D'un trait de plume, M. Obama a tourné la page sur la "guerre" contre le terrorisme décrétée par le président George Bush après les attentats de septembre 2001. Son porte-parole, Robert Gibbs, a indiqué qu'aucune recommandation particulière n'avait été faite contre l'utilisation de l'expression, mais il est clair que le nouveau président a mis en oeuvre une logique radicalement différente. La révision de la politique antiterroriste est placée sous la coordination du ministère de la justice, et n'est plus le monopole du Pentagone. La CIA, qui est déjà affligée d'un directeur "civil" en la personne de Léon Panetta, devra rentrer dans le rang et appliquer le manuel du soldat, sans s'écarter des 16 techniques d'interrogatoire qui y sont recensées.
Et c'est au département d'Etat que le nouveau président a consacré sa première visite. "Je le dis sans réserve ni équivoque : les Etats-Unis ne torturent pas", a-t-il dit, sous les applaudissements des diplomates, ravis de revenir au centre de la scène et d'avoir en Mme Clinton une personnalité capable de défendre leur importance et leur budget. M. Obama ne remet pas en question l'idée d'un affrontement avec l'islamisme radical (dans son discours d'investiture il a parlé de l'"Occident") mais il entend y répondre en revenant aux valeurs fondamentales de l'Amérique. "C'est un accord qui remonte aux Pères Fondateurs, selon lequel nous adoptons certains comportements non pas seulement quand c'est facile, mais aussi quand c'est difficile", a-t-il souligné. "Nous avons l'intention de gagner ce combat, mais sur notre terrain."
M. Obama a identifié les deux zones d'urgence prioritaire, et il a nommé deux fortes personnalités pour s'en occuper. L'artisan de l'accord de paix de 1998 en Irlande, George Mitchell, est nommé envoyé spécial pour la paix au Proche-Orient. Celui des accords de Dayton pour la Bosnie, en 1995, Richard Holbrooke, devient représentant spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan. Il fonctionnera comme une sorte de super-coordonnateur de l'aide civile, en liaison avec le général Petraeus et le commandement militaire. A ceux qui s'inquiètent déjà de querelles de prérogatives, Hillary Clinton a répondu qu'il n'y avait "qu'une seule équipe".
M. Obama a défini son objectif au Proche-Orient : "rechercher activement et énergiquement une paix durable entre Israël et les Palestiniens ainsi qu'entre Israël et ses voisins arabes". Il a rappelé que le Hamas devait reconnaître le droit à l'existence d'Israël et renoncer à la violence s'il voulait participer au processus. Mais il a eu des mots compatissants pour les Palestiniens, ce qui a été interprété par le New York Times comme le signe que son administration "pourrait s'efforcer d'atteindre un ton plus impartial". "Nos coeurs se tournent vers les civils palestiniens qui sont confrontés à une pauvreté étouffante depuis trop longtemps", a dit le président, annonçant que les Etats-Unis soutenaient "pleinement" une conférence des donateurs sur la reconstruction de Gaza, qui devrait se tenir en Egypte.
M. Obama a pris soin de préciser que l'assistance "sera fournie à l'Autorité palestinienne", alors que, comme le relève Philip Zelikow, l'ancien conseiller de Condoleezza Rice, celle-ci n'a aucune autorité à Gaza. "Est-ce que la politique est de remettre l'Autorité palestinienne au pouvoir à Gaza ?" interroge-t-il. Pour le professeur Joshua Landis, directeur du centre d'études du Moyen-Orient à l'université d'Oklahoma, "la stratégie de Bush depuis deux ans a été d'essayer d'affamer Gaza et de nourrir la Cisjordanie, dans l'espoir de conforter l'Autorité palestinienne. Cela n'a rien donné. Obama a besoin de faire quelque chose de neuf".
Corine Lesnes
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A Paris, la CIA dispose du centre "Alliance Base"
Paris abrite depuis 2002 un centre spécial, appelé "Alliance Base", où les services secrets de six pays (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Canada, Australie) échangent des informations sur les réseaux djihadistes internationaux et préparent des opérations secrètes de capture de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaida.
Son existence a été révélée en juillet 2005 par un article du Washington Post. "Alliance Base" a été au coeur, notamment, de l'arrestation à Paris en juin 2003 de l'Allemand Christian Ganczarski, qui fait l'objet d'une procédure judiciaire en France. Souvent saluée par l'administration Bush, la coopération des services secrets français pose la question du degré de connaissance que ceux-ci ont pu avoir du programme des "restitutions extraordinaires", ainsi que du bénéfice qu'ils ont pu en retirer en matière de renseignement.
LE MONDE | 23.01.09 | 14h23 • Mis à jour le 23.01.09 | 14h35
WASHINGTON CORRESPONDANTE
u deuxième jour de sa présidence, Barack Obama a ordonné la fermeture du centre de Guantanamo, mis la torture hors la loi, interdit à la CIA d'entretenir des prisons secrètes, et annoncé un engagement fort des Etats-Unis au Proche-Orient. "Nos actions, en défense de la liberté, seront aussi justes que notre cause, a-t-il dit. Nous, le peuple, nous maintiendrons nos valeurs fondamentales avec autant de vigilance que nous protégeons notre sécurité. L'exemple moral de l'Amérique doit de nouveau être le fondement et le phare de notre leadership global."
Dans une allocution au département d'Etat où Hillary Clinton, la nouvelle secrétaire d'Etat, n'était installée que depuis quelques heures, Barack Obama a tracé plus concrètement qu'il ne l'avait jamais fait les axes de sa politique étrangère. Visiblement fatigué par le train d'enfer qu'il mène depuis 48 heures, butant sur les mots mais déterminé à confronter au plus vite "les deux menaces les plus urgentes pour la sécurité globale" : le Proche-Orient et le noeud Pakistan-Afghanistan.
D'un trait de plume, M. Obama a tourné la page sur la "guerre" contre le terrorisme décrétée par le président George Bush après les attentats de septembre 2001. Son porte-parole, Robert Gibbs, a indiqué qu'aucune recommandation particulière n'avait été faite contre l'utilisation de l'expression, mais il est clair que le nouveau président a mis en oeuvre une logique radicalement différente. La révision de la politique antiterroriste est placée sous la coordination du ministère de la justice, et n'est plus le monopole du Pentagone. La CIA, qui est déjà affligée d'un directeur "civil" en la personne de Léon Panetta, devra rentrer dans le rang et appliquer le manuel du soldat, sans s'écarter des 16 techniques d'interrogatoire qui y sont recensées.
Et c'est au département d'Etat que le nouveau président a consacré sa première visite. "Je le dis sans réserve ni équivoque : les Etats-Unis ne torturent pas", a-t-il dit, sous les applaudissements des diplomates, ravis de revenir au centre de la scène et d'avoir en Mme Clinton une personnalité capable de défendre leur importance et leur budget. M. Obama ne remet pas en question l'idée d'un affrontement avec l'islamisme radical (dans son discours d'investiture il a parlé de l'"Occident") mais il entend y répondre en revenant aux valeurs fondamentales de l'Amérique. "C'est un accord qui remonte aux Pères Fondateurs, selon lequel nous adoptons certains comportements non pas seulement quand c'est facile, mais aussi quand c'est difficile", a-t-il souligné. "Nous avons l'intention de gagner ce combat, mais sur notre terrain."
M. Obama a identifié les deux zones d'urgence prioritaire, et il a nommé deux fortes personnalités pour s'en occuper. L'artisan de l'accord de paix de 1998 en Irlande, George Mitchell, est nommé envoyé spécial pour la paix au Proche-Orient. Celui des accords de Dayton pour la Bosnie, en 1995, Richard Holbrooke, devient représentant spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan. Il fonctionnera comme une sorte de super-coordonnateur de l'aide civile, en liaison avec le général Petraeus et le commandement militaire. A ceux qui s'inquiètent déjà de querelles de prérogatives, Hillary Clinton a répondu qu'il n'y avait "qu'une seule équipe".
M. Obama a défini son objectif au Proche-Orient : "rechercher activement et énergiquement une paix durable entre Israël et les Palestiniens ainsi qu'entre Israël et ses voisins arabes". Il a rappelé que le Hamas devait reconnaître le droit à l'existence d'Israël et renoncer à la violence s'il voulait participer au processus. Mais il a eu des mots compatissants pour les Palestiniens, ce qui a été interprété par le New York Times comme le signe que son administration "pourrait s'efforcer d'atteindre un ton plus impartial". "Nos coeurs se tournent vers les civils palestiniens qui sont confrontés à une pauvreté étouffante depuis trop longtemps", a dit le président, annonçant que les Etats-Unis soutenaient "pleinement" une conférence des donateurs sur la reconstruction de Gaza, qui devrait se tenir en Egypte.
M. Obama a pris soin de préciser que l'assistance "sera fournie à l'Autorité palestinienne", alors que, comme le relève Philip Zelikow, l'ancien conseiller de Condoleezza Rice, celle-ci n'a aucune autorité à Gaza. "Est-ce que la politique est de remettre l'Autorité palestinienne au pouvoir à Gaza ?" interroge-t-il. Pour le professeur Joshua Landis, directeur du centre d'études du Moyen-Orient à l'université d'Oklahoma, "la stratégie de Bush depuis deux ans a été d'essayer d'affamer Gaza et de nourrir la Cisjordanie, dans l'espoir de conforter l'Autorité palestinienne. Cela n'a rien donné. Obama a besoin de faire quelque chose de neuf".
Corine Lesnes
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A Paris, la CIA dispose du centre "Alliance Base"
Paris abrite depuis 2002 un centre spécial, appelé "Alliance Base", où les services secrets de six pays (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Canada, Australie) échangent des informations sur les réseaux djihadistes internationaux et préparent des opérations secrètes de capture de personnes soupçonnées de liens avec Al-Qaida.
Son existence a été révélée en juillet 2005 par un article du Washington Post. "Alliance Base" a été au coeur, notamment, de l'arrestation à Paris en juin 2003 de l'Allemand Christian Ganczarski, qui fait l'objet d'une procédure judiciaire en France. Souvent saluée par l'administration Bush, la coopération des services secrets français pose la question du degré de connaissance que ceux-ci ont pu avoir du programme des "restitutions extraordinaires", ainsi que du bénéfice qu'ils ont pu en retirer en matière de renseignement.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re: Barack Hussein Obama : Un apostat de l'Islam
Algérie: Obama pénalisé par un espion
Les accusations de viol portées contre l'ancien chef du bureau de la CIA en Algérie pourraient saper les efforts de Barack Obama pour améliorer l'image des Etats-Unis dans le monde musulman, estime samedi la presse algérienne. "Sexe, viol et vidéo à l'ambassade américaine à Alger", écrit le quotidien El Watan en "une". "(Son) comportement pourrait avoir un impact désastreux sur l'image de l'Amérique à un moment où le nouveau président des Etats-Unis tente de relancer les relations avec les pays musulmans", ajoute le journal. Plusieurs autres journaux publient des photos de cet agent et fournissent des détails sur sa mission en Algérie et dans d'autres pays où il fut en poste, comme l'Egypte et l'Afghanistan. L'agent a été rappelé à Washington et le département de la Justice, qui prend l'affaire très au sérieux, a ouvert une enquête sur ses prétendus agissements.
Les accusations de viol portées contre l'ancien chef du bureau de la CIA en Algérie pourraient saper les efforts de Barack Obama pour améliorer l'image des Etats-Unis dans le monde musulman, estime samedi la presse algérienne. "Sexe, viol et vidéo à l'ambassade américaine à Alger", écrit le quotidien El Watan en "une". "(Son) comportement pourrait avoir un impact désastreux sur l'image de l'Amérique à un moment où le nouveau président des Etats-Unis tente de relancer les relations avec les pays musulmans", ajoute le journal. Plusieurs autres journaux publient des photos de cet agent et fournissent des détails sur sa mission en Algérie et dans d'autres pays où il fut en poste, comme l'Egypte et l'Afghanistan. L'agent a été rappelé à Washington et le département de la Justice, qui prend l'affaire très au sérieux, a ouvert une enquête sur ses prétendus agissements.

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Re: Lettre ouverte à Barack Hussein Obama
Lafif Lakhdar, un musulman réformiste
Le 10 décembre 2006, à l’occasion de la Conférence internationale sur l’islam en Europe, tenue à l’Université hébraïque de Jérusalem, le Professeur Menahem Milson a présenté les vues du penseur réformiste Lafif Lakhdar sur la question de l’intégration, en opposition à la vision communautariste ethnique que certains ont des musulmans en Europe. Ci-dessous le texte de sa conférence :
Introduction : courte biographie
Lafif Lakhdar est un intellectuel tunisien vivant à Paris.
"Lafif Lakhdar" est la transcription française du nom arabe "Al-Afif Al-Akhdar". Il est l’un des plus grands intellectuels arabes réformistes de l’époque actuelle.
Ses articles paraissent régulièrement sur les sites libéraux Elaph et Middle-East Transparent, avant d’être repris par des dizaines d’autres sites de tendance réformiste. Ses critiques à l’encontre de l’islamisme et du terrorisme islamique sont claires et sans concessions.
Le 2 octobre 2004, les sites arabes libéraux http://www.elaph.com et http://www.metransparent.com ont publié un manifeste signé par des intellectuels arabes, dont Lafif Lakhdar, sous forme de pétition adressée à l’ONU, réclamant la création d’une Cour internationale destinée à la poursuite en justice des personnes et des institutions incitant au terrorisme.
La spécificité de cette pétition est que ses auteurs ne se sont pas contentés d’évoquer le terrorisme et les terroristes en termes généraux, mais ont mentionné les noms de certains dignitaires religieux islamistes, accusés de promouvoir le terrorisme, comme devant être poursuivis dans le cadre de cette Cour. Parmi ces derniers figure l’éminent et très médiatisé Cheikh islamiste Youssouf al-Qaradhawi, dignitaire religieux des Frères musulmans.
Il n’est guère surprenant que le mouvement islamiste tunisien interdit Al-Nahdha, dirigé par le cheikh Rachid al-Ghannushi, ait qualifié Lafif Lakhdar d’apostat, ce que de nombreux islamistes comprennent comme un appel au meurtre.
Lafif Lakhdar est né en 1934 dans une famille paysanne indigente du nord-est de la Tunisie. Parmi les neuf enfants de sa famille, sept sont morts en bas âge et seuls deux ont survécu : lui-même et un frère. Par manque de moyens, Lakhdar n’a fréquenté l’école que six mois (une école française) et a suivi des études coraniques dans son village. Plus tard, il a intégré l’université religieuse Al-Zaytouna, qui lui a accordé la gratuité des études, une chambre d’étudiant et une petite bourse. Il a suivi des études de droit et exercé le métier d’avocat pendant plusieurs années.
En 1958, il a ainsi été l’avocat d’un Tunisien affilié à l’opposition, lequel a été condamné et mis à mort. Suite à cet incident, la marge de manoeuvre de Lafif Lakhdar a été réduite par la police du pays. En 1961, il a fui la Tunisie pour Paris, où il a rejoint les partisans du FLN, et lorsque plus tard Ben Bella a été élu président, Lakhdar est devenu l’un de ses plus proches conseillers en Algérie. Après la destitution de Ben Bella, en 1965, Lakhdar a fui l’Algérie, et a passé plusieurs années à errer à travers l’Europe et le Moyen-Orient.
A la fin des années 1960, Lafif Lakhdar se trouvait en Jordanie, où il entretenait des relations avec la direction de l’OLP. En 1970, il est parti pour Beyrouth, où il est devenu une figure marquante des milieux de gauche. Il aime à dire que c’est la faim qui a fait de lui un socialiste. Toutefois, la guerre civile au Liban a révélé des désaccords entre lui et ses associés de gauche ; Lakhdar ne pouvait accepter de les voir soutenir les forces qui menaçaient la seule démocratie du monde arabe. Il est alors retourné à Paris, où il se trouve jusqu’à ce jour.
En 2005, une étude a été publiée sur Lafif Lakhdar à Beyrouth sous le titre L’Avocat du Diable. L’auteur, Dr Shaker Naboulsi, un penseur politique américano-jordanien, explique qu’il a emprunté ce titre à l’un des articles de Lakhdar où ce dernier se définit comme étant l’avocat du Diable, expliquant qu’il est non seulement prêt à mettre à l’épreuve le bon sens commun, mais qu’il est tout aussi disposé, dans sa perpétuelle quête de vérité, à mettre à l’épreuve ses propres convictions.
L’éducation islamique arabe transforme les amoureux de la paix en agresseurs et les agresseurs en terroristes
La vision qu’a Lakhdar de l’islam et des musulmans d’Europe découle de sa conception du rapport entre religion et Etat d’un part, et de sa conviction de la nécessité de réformer l’islam de l’autre. Un document envoyé pour lecture à la Conférence sur la modernité et la modernisation des pays arabes, tenue à Beyrouth les 30 avril-2 mai 2004, résume bien sa position. L’article se focalise essentiellement sur la nécessité de réformer l’éducation dans le monde arabe - l’éducation en général et l’éducation religieuse en particulier, à tous les niveaux. L’éducation est au centre de la pensée de Lafif Lakhdar. S’inspirant du mot d’esprit de Jean Piaget qui affirmait que le système éducatif français transforme les génies en éléments talentueux et les éléments talentueux en éléments médiocres, il affirme que l’éducation islamique arabe - à l’exception du système éducatif tunisien - transforme les amoureux de la paix en agresseurs et les agresseurs en terroristes.
Selon Lakhdar, si les élites islamiques arabes optent, dans les pays arabes, pour ce type d’éducation religieuse, c’est parce que les élites politiques de ces pays compensent leur totale absence de légitimité sociale et démocratique par une éducation de type islamiste, par nature anti-moderne et anti-rationaliste.
Pour Lakhdar, la laïcité est le fondement de toute société saine. Elle n’en est bien sûr pas la seule condition, mais assurément une condition indispensable. Il définit la laïcité comme la séparation de la religion et de la politique, distinguant trois types d’Etats : les théocraties, les Etats laïques et les Etats en voie de laïcisation. Lakhdar affirme que si les théocraties étaient répandues dans le monde chrétien au Moyen-Âge, aujourd’hui le seul vestige qui en reste est le Vatican. En revanche, les théocraties sont nombreuses dans le monde islamique : la République islamique d’Iran, l’Arabie saoudite, le Soudan et jusqu’en 2002, l’Etat taliban en Afghanistan. La plupart des Etats islamiques sont toutefois en voie de laïcisation.
Selon Lakhdar, "un Etat en voie de laïcisation est un Etat dont la constitution fait de la Sharia (loi islamique) la première source de législation.
Dans cet état de transition, les femmes et les non-musulmans sont des citoyens de seconde classe et parfois des citoyens exclus de toutes les classes. Ainsi, une femme n’a pas le droit d’être candidate à la présidence, ni même à un poste [à responsabilité] moins important, vu que dans de nombreux Etats islamiques, les femmes sont encore considérées comme n’ayant pas l’intelligence requise pour gouverner ni le statut religieux requis pour assurer le rituel religieux. Les citoyens non musulmans sont encore traités comme des dhimmis..."
Comme le reste de l’humanité, les musulmans sont destinés à embrasser la modernité et donc la laïcité.
Selon Lakhdar Lakhdar, les pays arabes et musulmans ne pourront échapper à la laïcité. L’histoire évolue vers la laïcité, qui est la marque de la modernité. Comme le reste de l’humanité, les musulmans sont destinés à embrasser la modernité et donc la laïcité.
"La séparation entre le sacré et le profane est une conséquence de la modernité. Plus nous remontons le cours de l’histoire, plus les cas de séparation de ce type sont rares, la règle étant que le sacré et le profane sont confondus, notamment au sein des tribus primitives.
L’esclavage psychologique des islamistes à l’égard de leurs ancêtres (du Prophète, de ses Compagnons et de leurs disciples) ne paralyse pas moins leurs esprits que le culte des ancêtres celui des tribus primitives. La raison divine héritée des ancêtres est tout, tandis que la raison rationnelle de l’esprit humain n’est rien (...)
Jusqu’à présent, la laïcité n’a pas réussi à faire son chemin dans le monde arabe parce que l’islam n’a pas encore connu la réforme religieuse nécessaire, contrairement au judaïsme et au christianisme en Europe. Une religion qui a traversé des réformes est une religion moderne qui accepte la séparation de la religion et de l’Etat et consent à limiter son influence au domaine spirituel, l’Etat étant chargé des affaires profanes.
La deuxième raison pour laquelle la laïcité comme système politique n’a pas réussi à percer [dans le monde arabe] est la lâcheté de la classe politique. L’islam n’a pas été réformé en Turquie (...) et malgré cela, sous la direction du musulman Kemal Atatürk, la théocratie ottomane - le califat - a touché à sa fin, et sur ses ruines s’est érigé un Etat qui assume son identité laïque."
Lakhdar insiste sur le rôle du dirigeant Kemal Atatürk, qui a extirpé son pays d’un régime moyenâgeux pour le faire entrer dans la modernité. En d’autres termes, Lakhdar laisse entendre que les pays arabes se porteraient mieux si leurs dirigeants avaient le courage d’instaurer des régimes laïques, à l’instar de Kemal Atatürk. Nous constatons ici le double rôle de Lakhdar : d’une part, c’est un observateur érudit de l’histoire des hommes, qui constate que les sociétés humaines se dirigent inéluctablement vers la laïcité ; et de l’autre côté, c’est un réformiste passionné pressé d’assister à l’avènement de la laïcité et critiquant durement les dirigeants arabes qui ne choisissent pas la voie du progrès.
La laïcité n’est pas contre la religion
Lafif Lakhdar récuse l’opinion qui veut que la laïcité soit anti-religieuse. Il qualifie d’ignorants, ou de peu astucieux, ceux qui voient les choses de cette manière - comme certains dirigeants islamistes. La France laïque, par exemple, n’interdit pas la construction de mosquées sur son sol.
De même, il affirme que rien n’empêche l’Etat laïque de permettre le choix d’un enseignement religieux, si celui-ci a été réformé. Pour que l’enseignement religieux soit modernisé et réformé, il faut que "l’élève doit étudier la religion à l’aide des sciences modernes : l’histoire comparée des religions, la sociologie des religions, la psychologie, l’anthropologie religieuse, l’interprétation des textes sacrés et la philosophie - ceci afin de développer la pensée critique des générations futures.
En Tunisie", explique-t-il, "les étudiants de l’université religieuse Al-Zaytouna apprennent la philosophie islamique moderne tout au long de leurs quatre années d’études. Rien de tel que la philosophie et les sciences humaines pour renforcer la pensée contre la propagande politico-religieuse des islamistes. L’éducation religieuse moderne réformée n’est pas seulement souhaitable pour l’Etat laïque dans la région arabe et islamique, c’est une nécessité." Une telle éducation constituerait, selon lui, un antidote à l’extrémisme religieux.
Lafif Lakhdar souligne que la laïcité n’implique pas de rupture avec l’islam. S’il est vrai qu’elle implique en effet une rupture avec l’autocratie et la théocratie dans le monde musulman, elle permet de revenir à d’autres facettes de l’islam, comme la théologie rationaliste des Mu’tazila, pensée philosophique musulmane qui soumet les textes saints à l’interprétation humaine, et le soufisme - ou mysticisme islamique.
Lakhdar, laïque autoproclamé, ne nie pas que la religion a un rôle à jouer dans la vie moderne, tant qu’il s’agit d’une religion individuelle, limitée au domaine privé, résultant de la volonté des individus. Il affirme avoir de l’admiration pour l’expérience mystique en règle générale, et plus particulièrement pour les écrits du grand mystique musulman de l’époque médiévale, Muhyi al-Din Ibn al-Arabi. En cela, Lakhdar rappelle le Nobel égyptien de littérature Naguib Mahfouz.
Les musulmans européens devraient s’intégrer aux sociétés européennes et adopter les valeurs culturelles modernes
Dans un récent entretien, Lafif Lakhdar a résumé sa position face au problème crucial de l’intégration et du multiculturalisme auquel sont confrontés l’Europe et les musulmans d’Europe : "Il existe deux tendances contradictoires de l’islam en Europe. La première met l’accent sur l’indépendance culturelle des musulmans, prône l’éloignement des sociétés européennes et la préservation de toutes les coutumes islamiques - y compris celles qui entrent en contradiction avec les valeurs universelles prédominantes dans les sociétés actuelles, notamment européennes. L’autre tendance, à laquelle j’appartiens, prône le contraire : elle encourage l’intégration culturelle des musulmans européens aux sociétés européennes et l’adoption des valeurs culturelles universelles de l’Europe, afin de moderniser leurs valeurs traditionnelles, qui pour la plupart ne sont pas adaptées aux exigences de notre temps.
Cette nécessaire intégration ne signifie pas que les musulmans doivent renoncer à leurs valeurs spirituelles, mais uniquement aux coutumes contraires à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et aux conventions internationales qui en découlent..."
Lakhdar estime que la première de ces deux tendances, qui pourrait être appelée "communautariste", est prédominante. Ses adeptes refusent de parler de "musulmans européens", préférant l’expression "musulmans en Europe", afin de souligner la séparation entre les identités culturelles européenne et musulmane, tandis que Lakhdar parle volontairement d’"Islam européen".
Selon Lakhdar, la forte influence des islamistes sur les musulmans d’Europe est à imputer à la monopolisation des médias - non seulement des médias arabes, mais aussi des médias français et européens, qui privilégient les adeptes d’une vision communautaire - tels que Tariq Ramadan -, ignorant complètement les nombreux intellectuels arabes favorables à l’intégration (tels Taher Ben Jelloun, Mohammed Arkoun, Malek Chebel et Lafif Lakhdar lui-même.) Le flux des pétrodollars donne du poids aux ennemis de l’intégration, leur permettant de créer leurs propres médias, de publier des traductions de prédicateurs islamistes en langues européennes et de dépêcher des prédicateurs islamiques dans toutes les banlieues pauvres à forte population musulmane.
Un autre facteur joue en faveur de la tendance islamiste anti-intégrationniste : l’attitude des intellectuels libéraux occidentaux. Lakhdar évoque le problème en ces termes : "Comment se fait-il que certains intellectuels européens et médias anglais et américains appuient la tendance opposée à l’intégration ?"
Il propose la réponse suivante :
"La première explication est que c’est là le résultat de la démagogie politique : quand la droite est au pouvoir, qu’elle adopte une décision ou une position donnée, la gauche, c’est-à-dire l’opposition, adopte automatiquement la position adverse, non par conviction, mais parce qu’elle se sent obligée d’avoir une position différente de la droite.
Deuxièmement, le sentiment de culpabilité (né du colonialisme européen)... qui affecte de nombreux intellectuels européens les pousse à soutenir (les exigences des islamistes pour que les jeunes filles portent) le hijab à l’école ou à accepter que les musulmans abattent des moutons dans leurs salles de bain à l’occasion de la fête musulmane du sacrifice, ou encore le droit des familles musulmanes à pratiquer l’excision."
Lafif Lakhdar qualifie de "pathologique" cette approche motivée par un sentiment de culpabilité.
"La troisième raison est le relativisme culturel, encore plus dangereux que les deux premiers facteurs, puisqu’il provient d’une conviction philosophique qui prédomine en Europe et dans le monde occidental."
Lakhdar s’indigne :
"Un esprit sain accepte l’existence de valeurs universelles telles que les Droits de l’Homme ; en leur absence, toute société risque de devenir une société darwinienne, gouvernée par la sélection naturelle, et le monde entier une jungle ou règne la loi de la jungle."
Lakhdar explique que la base religieuse et idéologique de l’approche séparatiste communautaire est la doctrine islamiste d’al-wala w’al-bara’. Celle-ci affirme que les musulmans ne doivent s’allier qu’avec des musulmans et ne se montrer loyaux qu’envers des musulmans, qu’ils devraient se dissocier de tous les non musulmans. Le port du hijab, cher aux islamistes, est l’une des expressions de cette doctrine : l’apparence des musulmans doit permettre de les différencier de leur entourage. Lakhdar estime que le hijab, en Europe comme dans les pays musulmans, est une manifestation claire de l’assujettissement et de l’humiliation des femmes - une attitude qu’il convient de modifier pour permettre le progrès des sociétés musulmanes.
Lakhdar désapprouve les critiques adressées au gouvernement français au sujet de la loi interdisant le port du hijab dans les écoles. Il note que les détracteurs de la politique française font comme si celle-ci avait totalement interdit le port du voile - ce qui n’est, bien sûr, pas le cas, l’interdiction ne s’appliquant qu’aux écoles. Selon Lakhdar, le port du voile dans les écoles est une forme de propagande religieuse et devrait en effet être interdit.
Conclusion
La vision qu’a Lafif Lakhdar de l’islam en Europe est ancrée dans les valeurs universelles qu’il a faites siennes : valeurs d’humanisme, de libéralisme, de démocratie, lesquelles impliquent toutes l’égalité des femmes et le refus de la discrimination religieuse et ethnique. Il ne cache pas qu’il considère les sociétés européennes comme plus avancées dans ce domaine que les sociétés arabes musulmanes ; il estime donc que le monde musulman devrait adopter le modèle européen. C’est pourquoi il est entièrement favorable à la pleine intégration des musulmans à la société européenne. Dans un récent entretien, il propose une source intéressante : il conseille aux musulmans d’adopter le principe talmudique de dina d’malkhuta dina, ("la loi du pays est celle qui doit être suivie") comme base d’une loi pour les minorités islamiques en Europe - un choix osé en effet. Dans la forme comme dans le contenu, il apparaît donc que Lafif Lakhdar représente une voix courageuse et originale de la pensée contemporaine arabe, un réformiste qui ne cherche en aucune façon à justifier les pratiques islamiques.
(Conférence donnée le 10 décembre 2006 à la Conférence internationale sur "L’islam en Europe", à l’Université hébraïque de Jérusalem).
Le 10 décembre 2006, à l’occasion de la Conférence internationale sur l’islam en Europe, tenue à l’Université hébraïque de Jérusalem, le Professeur Menahem Milson a présenté les vues du penseur réformiste Lafif Lakhdar sur la question de l’intégration, en opposition à la vision communautariste ethnique que certains ont des musulmans en Europe. Ci-dessous le texte de sa conférence :
Introduction : courte biographie
Lafif Lakhdar est un intellectuel tunisien vivant à Paris.
"Lafif Lakhdar" est la transcription française du nom arabe "Al-Afif Al-Akhdar". Il est l’un des plus grands intellectuels arabes réformistes de l’époque actuelle.
Ses articles paraissent régulièrement sur les sites libéraux Elaph et Middle-East Transparent, avant d’être repris par des dizaines d’autres sites de tendance réformiste. Ses critiques à l’encontre de l’islamisme et du terrorisme islamique sont claires et sans concessions.
Le 2 octobre 2004, les sites arabes libéraux http://www.elaph.com et http://www.metransparent.com ont publié un manifeste signé par des intellectuels arabes, dont Lafif Lakhdar, sous forme de pétition adressée à l’ONU, réclamant la création d’une Cour internationale destinée à la poursuite en justice des personnes et des institutions incitant au terrorisme.
La spécificité de cette pétition est que ses auteurs ne se sont pas contentés d’évoquer le terrorisme et les terroristes en termes généraux, mais ont mentionné les noms de certains dignitaires religieux islamistes, accusés de promouvoir le terrorisme, comme devant être poursuivis dans le cadre de cette Cour. Parmi ces derniers figure l’éminent et très médiatisé Cheikh islamiste Youssouf al-Qaradhawi, dignitaire religieux des Frères musulmans.
Il n’est guère surprenant que le mouvement islamiste tunisien interdit Al-Nahdha, dirigé par le cheikh Rachid al-Ghannushi, ait qualifié Lafif Lakhdar d’apostat, ce que de nombreux islamistes comprennent comme un appel au meurtre.
Lafif Lakhdar est né en 1934 dans une famille paysanne indigente du nord-est de la Tunisie. Parmi les neuf enfants de sa famille, sept sont morts en bas âge et seuls deux ont survécu : lui-même et un frère. Par manque de moyens, Lakhdar n’a fréquenté l’école que six mois (une école française) et a suivi des études coraniques dans son village. Plus tard, il a intégré l’université religieuse Al-Zaytouna, qui lui a accordé la gratuité des études, une chambre d’étudiant et une petite bourse. Il a suivi des études de droit et exercé le métier d’avocat pendant plusieurs années.
En 1958, il a ainsi été l’avocat d’un Tunisien affilié à l’opposition, lequel a été condamné et mis à mort. Suite à cet incident, la marge de manoeuvre de Lafif Lakhdar a été réduite par la police du pays. En 1961, il a fui la Tunisie pour Paris, où il a rejoint les partisans du FLN, et lorsque plus tard Ben Bella a été élu président, Lakhdar est devenu l’un de ses plus proches conseillers en Algérie. Après la destitution de Ben Bella, en 1965, Lakhdar a fui l’Algérie, et a passé plusieurs années à errer à travers l’Europe et le Moyen-Orient.
A la fin des années 1960, Lafif Lakhdar se trouvait en Jordanie, où il entretenait des relations avec la direction de l’OLP. En 1970, il est parti pour Beyrouth, où il est devenu une figure marquante des milieux de gauche. Il aime à dire que c’est la faim qui a fait de lui un socialiste. Toutefois, la guerre civile au Liban a révélé des désaccords entre lui et ses associés de gauche ; Lakhdar ne pouvait accepter de les voir soutenir les forces qui menaçaient la seule démocratie du monde arabe. Il est alors retourné à Paris, où il se trouve jusqu’à ce jour.
En 2005, une étude a été publiée sur Lafif Lakhdar à Beyrouth sous le titre L’Avocat du Diable. L’auteur, Dr Shaker Naboulsi, un penseur politique américano-jordanien, explique qu’il a emprunté ce titre à l’un des articles de Lakhdar où ce dernier se définit comme étant l’avocat du Diable, expliquant qu’il est non seulement prêt à mettre à l’épreuve le bon sens commun, mais qu’il est tout aussi disposé, dans sa perpétuelle quête de vérité, à mettre à l’épreuve ses propres convictions.
L’éducation islamique arabe transforme les amoureux de la paix en agresseurs et les agresseurs en terroristes
La vision qu’a Lakhdar de l’islam et des musulmans d’Europe découle de sa conception du rapport entre religion et Etat d’un part, et de sa conviction de la nécessité de réformer l’islam de l’autre. Un document envoyé pour lecture à la Conférence sur la modernité et la modernisation des pays arabes, tenue à Beyrouth les 30 avril-2 mai 2004, résume bien sa position. L’article se focalise essentiellement sur la nécessité de réformer l’éducation dans le monde arabe - l’éducation en général et l’éducation religieuse en particulier, à tous les niveaux. L’éducation est au centre de la pensée de Lafif Lakhdar. S’inspirant du mot d’esprit de Jean Piaget qui affirmait que le système éducatif français transforme les génies en éléments talentueux et les éléments talentueux en éléments médiocres, il affirme que l’éducation islamique arabe - à l’exception du système éducatif tunisien - transforme les amoureux de la paix en agresseurs et les agresseurs en terroristes.
Selon Lakhdar, si les élites islamiques arabes optent, dans les pays arabes, pour ce type d’éducation religieuse, c’est parce que les élites politiques de ces pays compensent leur totale absence de légitimité sociale et démocratique par une éducation de type islamiste, par nature anti-moderne et anti-rationaliste.
Pour Lakhdar, la laïcité est le fondement de toute société saine. Elle n’en est bien sûr pas la seule condition, mais assurément une condition indispensable. Il définit la laïcité comme la séparation de la religion et de la politique, distinguant trois types d’Etats : les théocraties, les Etats laïques et les Etats en voie de laïcisation. Lakhdar affirme que si les théocraties étaient répandues dans le monde chrétien au Moyen-Âge, aujourd’hui le seul vestige qui en reste est le Vatican. En revanche, les théocraties sont nombreuses dans le monde islamique : la République islamique d’Iran, l’Arabie saoudite, le Soudan et jusqu’en 2002, l’Etat taliban en Afghanistan. La plupart des Etats islamiques sont toutefois en voie de laïcisation.
Selon Lakhdar, "un Etat en voie de laïcisation est un Etat dont la constitution fait de la Sharia (loi islamique) la première source de législation.
Dans cet état de transition, les femmes et les non-musulmans sont des citoyens de seconde classe et parfois des citoyens exclus de toutes les classes. Ainsi, une femme n’a pas le droit d’être candidate à la présidence, ni même à un poste [à responsabilité] moins important, vu que dans de nombreux Etats islamiques, les femmes sont encore considérées comme n’ayant pas l’intelligence requise pour gouverner ni le statut religieux requis pour assurer le rituel religieux. Les citoyens non musulmans sont encore traités comme des dhimmis..."
Comme le reste de l’humanité, les musulmans sont destinés à embrasser la modernité et donc la laïcité.
Selon Lakhdar Lakhdar, les pays arabes et musulmans ne pourront échapper à la laïcité. L’histoire évolue vers la laïcité, qui est la marque de la modernité. Comme le reste de l’humanité, les musulmans sont destinés à embrasser la modernité et donc la laïcité.
"La séparation entre le sacré et le profane est une conséquence de la modernité. Plus nous remontons le cours de l’histoire, plus les cas de séparation de ce type sont rares, la règle étant que le sacré et le profane sont confondus, notamment au sein des tribus primitives.
L’esclavage psychologique des islamistes à l’égard de leurs ancêtres (du Prophète, de ses Compagnons et de leurs disciples) ne paralyse pas moins leurs esprits que le culte des ancêtres celui des tribus primitives. La raison divine héritée des ancêtres est tout, tandis que la raison rationnelle de l’esprit humain n’est rien (...)
Jusqu’à présent, la laïcité n’a pas réussi à faire son chemin dans le monde arabe parce que l’islam n’a pas encore connu la réforme religieuse nécessaire, contrairement au judaïsme et au christianisme en Europe. Une religion qui a traversé des réformes est une religion moderne qui accepte la séparation de la religion et de l’Etat et consent à limiter son influence au domaine spirituel, l’Etat étant chargé des affaires profanes.
La deuxième raison pour laquelle la laïcité comme système politique n’a pas réussi à percer [dans le monde arabe] est la lâcheté de la classe politique. L’islam n’a pas été réformé en Turquie (...) et malgré cela, sous la direction du musulman Kemal Atatürk, la théocratie ottomane - le califat - a touché à sa fin, et sur ses ruines s’est érigé un Etat qui assume son identité laïque."
Lakhdar insiste sur le rôle du dirigeant Kemal Atatürk, qui a extirpé son pays d’un régime moyenâgeux pour le faire entrer dans la modernité. En d’autres termes, Lakhdar laisse entendre que les pays arabes se porteraient mieux si leurs dirigeants avaient le courage d’instaurer des régimes laïques, à l’instar de Kemal Atatürk. Nous constatons ici le double rôle de Lakhdar : d’une part, c’est un observateur érudit de l’histoire des hommes, qui constate que les sociétés humaines se dirigent inéluctablement vers la laïcité ; et de l’autre côté, c’est un réformiste passionné pressé d’assister à l’avènement de la laïcité et critiquant durement les dirigeants arabes qui ne choisissent pas la voie du progrès.
La laïcité n’est pas contre la religion
Lafif Lakhdar récuse l’opinion qui veut que la laïcité soit anti-religieuse. Il qualifie d’ignorants, ou de peu astucieux, ceux qui voient les choses de cette manière - comme certains dirigeants islamistes. La France laïque, par exemple, n’interdit pas la construction de mosquées sur son sol.
De même, il affirme que rien n’empêche l’Etat laïque de permettre le choix d’un enseignement religieux, si celui-ci a été réformé. Pour que l’enseignement religieux soit modernisé et réformé, il faut que "l’élève doit étudier la religion à l’aide des sciences modernes : l’histoire comparée des religions, la sociologie des religions, la psychologie, l’anthropologie religieuse, l’interprétation des textes sacrés et la philosophie - ceci afin de développer la pensée critique des générations futures.
En Tunisie", explique-t-il, "les étudiants de l’université religieuse Al-Zaytouna apprennent la philosophie islamique moderne tout au long de leurs quatre années d’études. Rien de tel que la philosophie et les sciences humaines pour renforcer la pensée contre la propagande politico-religieuse des islamistes. L’éducation religieuse moderne réformée n’est pas seulement souhaitable pour l’Etat laïque dans la région arabe et islamique, c’est une nécessité." Une telle éducation constituerait, selon lui, un antidote à l’extrémisme religieux.
Lafif Lakhdar souligne que la laïcité n’implique pas de rupture avec l’islam. S’il est vrai qu’elle implique en effet une rupture avec l’autocratie et la théocratie dans le monde musulman, elle permet de revenir à d’autres facettes de l’islam, comme la théologie rationaliste des Mu’tazila, pensée philosophique musulmane qui soumet les textes saints à l’interprétation humaine, et le soufisme - ou mysticisme islamique.
Lakhdar, laïque autoproclamé, ne nie pas que la religion a un rôle à jouer dans la vie moderne, tant qu’il s’agit d’une religion individuelle, limitée au domaine privé, résultant de la volonté des individus. Il affirme avoir de l’admiration pour l’expérience mystique en règle générale, et plus particulièrement pour les écrits du grand mystique musulman de l’époque médiévale, Muhyi al-Din Ibn al-Arabi. En cela, Lakhdar rappelle le Nobel égyptien de littérature Naguib Mahfouz.
Les musulmans européens devraient s’intégrer aux sociétés européennes et adopter les valeurs culturelles modernes
Dans un récent entretien, Lafif Lakhdar a résumé sa position face au problème crucial de l’intégration et du multiculturalisme auquel sont confrontés l’Europe et les musulmans d’Europe : "Il existe deux tendances contradictoires de l’islam en Europe. La première met l’accent sur l’indépendance culturelle des musulmans, prône l’éloignement des sociétés européennes et la préservation de toutes les coutumes islamiques - y compris celles qui entrent en contradiction avec les valeurs universelles prédominantes dans les sociétés actuelles, notamment européennes. L’autre tendance, à laquelle j’appartiens, prône le contraire : elle encourage l’intégration culturelle des musulmans européens aux sociétés européennes et l’adoption des valeurs culturelles universelles de l’Europe, afin de moderniser leurs valeurs traditionnelles, qui pour la plupart ne sont pas adaptées aux exigences de notre temps.
Cette nécessaire intégration ne signifie pas que les musulmans doivent renoncer à leurs valeurs spirituelles, mais uniquement aux coutumes contraires à la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et aux conventions internationales qui en découlent..."
Lakhdar estime que la première de ces deux tendances, qui pourrait être appelée "communautariste", est prédominante. Ses adeptes refusent de parler de "musulmans européens", préférant l’expression "musulmans en Europe", afin de souligner la séparation entre les identités culturelles européenne et musulmane, tandis que Lakhdar parle volontairement d’"Islam européen".
Selon Lakhdar, la forte influence des islamistes sur les musulmans d’Europe est à imputer à la monopolisation des médias - non seulement des médias arabes, mais aussi des médias français et européens, qui privilégient les adeptes d’une vision communautaire - tels que Tariq Ramadan -, ignorant complètement les nombreux intellectuels arabes favorables à l’intégration (tels Taher Ben Jelloun, Mohammed Arkoun, Malek Chebel et Lafif Lakhdar lui-même.) Le flux des pétrodollars donne du poids aux ennemis de l’intégration, leur permettant de créer leurs propres médias, de publier des traductions de prédicateurs islamistes en langues européennes et de dépêcher des prédicateurs islamiques dans toutes les banlieues pauvres à forte population musulmane.
Un autre facteur joue en faveur de la tendance islamiste anti-intégrationniste : l’attitude des intellectuels libéraux occidentaux. Lakhdar évoque le problème en ces termes : "Comment se fait-il que certains intellectuels européens et médias anglais et américains appuient la tendance opposée à l’intégration ?"
Il propose la réponse suivante :
"La première explication est que c’est là le résultat de la démagogie politique : quand la droite est au pouvoir, qu’elle adopte une décision ou une position donnée, la gauche, c’est-à-dire l’opposition, adopte automatiquement la position adverse, non par conviction, mais parce qu’elle se sent obligée d’avoir une position différente de la droite.
Deuxièmement, le sentiment de culpabilité (né du colonialisme européen)... qui affecte de nombreux intellectuels européens les pousse à soutenir (les exigences des islamistes pour que les jeunes filles portent) le hijab à l’école ou à accepter que les musulmans abattent des moutons dans leurs salles de bain à l’occasion de la fête musulmane du sacrifice, ou encore le droit des familles musulmanes à pratiquer l’excision."
Lafif Lakhdar qualifie de "pathologique" cette approche motivée par un sentiment de culpabilité.
"La troisième raison est le relativisme culturel, encore plus dangereux que les deux premiers facteurs, puisqu’il provient d’une conviction philosophique qui prédomine en Europe et dans le monde occidental."
Lakhdar s’indigne :
"Un esprit sain accepte l’existence de valeurs universelles telles que les Droits de l’Homme ; en leur absence, toute société risque de devenir une société darwinienne, gouvernée par la sélection naturelle, et le monde entier une jungle ou règne la loi de la jungle."
Lakhdar explique que la base religieuse et idéologique de l’approche séparatiste communautaire est la doctrine islamiste d’al-wala w’al-bara’. Celle-ci affirme que les musulmans ne doivent s’allier qu’avec des musulmans et ne se montrer loyaux qu’envers des musulmans, qu’ils devraient se dissocier de tous les non musulmans. Le port du hijab, cher aux islamistes, est l’une des expressions de cette doctrine : l’apparence des musulmans doit permettre de les différencier de leur entourage. Lakhdar estime que le hijab, en Europe comme dans les pays musulmans, est une manifestation claire de l’assujettissement et de l’humiliation des femmes - une attitude qu’il convient de modifier pour permettre le progrès des sociétés musulmanes.
Lakhdar désapprouve les critiques adressées au gouvernement français au sujet de la loi interdisant le port du hijab dans les écoles. Il note que les détracteurs de la politique française font comme si celle-ci avait totalement interdit le port du voile - ce qui n’est, bien sûr, pas le cas, l’interdiction ne s’appliquant qu’aux écoles. Selon Lakhdar, le port du voile dans les écoles est une forme de propagande religieuse et devrait en effet être interdit.
Conclusion
La vision qu’a Lafif Lakhdar de l’islam en Europe est ancrée dans les valeurs universelles qu’il a faites siennes : valeurs d’humanisme, de libéralisme, de démocratie, lesquelles impliquent toutes l’égalité des femmes et le refus de la discrimination religieuse et ethnique. Il ne cache pas qu’il considère les sociétés européennes comme plus avancées dans ce domaine que les sociétés arabes musulmanes ; il estime donc que le monde musulman devrait adopter le modèle européen. C’est pourquoi il est entièrement favorable à la pleine intégration des musulmans à la société européenne. Dans un récent entretien, il propose une source intéressante : il conseille aux musulmans d’adopter le principe talmudique de dina d’malkhuta dina, ("la loi du pays est celle qui doit être suivie") comme base d’une loi pour les minorités islamiques en Europe - un choix osé en effet. Dans la forme comme dans le contenu, il apparaît donc que Lafif Lakhdar représente une voix courageuse et originale de la pensée contemporaine arabe, un réformiste qui ne cherche en aucune façon à justifier les pratiques islamiques.
(Conférence donnée le 10 décembre 2006 à la Conférence internationale sur "L’islam en Europe", à l’Université hébraïque de Jérusalem).
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re: Lettre ouverte à Barack Hussein Obama

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Re: Barack Hussein Obama : Un apostat de l'Islam
Obama :”les musulmans sont nos amis et nos partenaires contre l’injustice” + [mise à jour]
Par Melba le 6 avril 2009
Après l’inquiétant signe de soumission que fut la courbette du Président des Etats-Unis lors du G20 pour embrasser la main du monarque saoudien Abdullah, l’islamophilie de Barack Obama se confirme. Hier, il s’est clairement fait l’avocat du monde islamique devant l’Union Européenne tout en poussant l’adhésion de la Turquie dans l’Europe.
Barack Obama a profité de son premier sommet réunissant l’Union Européenne et les États-Unis, à la veille de sa visite en Turquie, pour encourager les dirigeants européens à adopter ce pays musulman et le rattacher à l’Europe. Toutefois, M. Sarkozy, un opposant de longue date à la pleine adhésion de la Turquie, a rejeté fermement la demande d’Obama en des termes qui pourraient ternir la relance des relations franco-américaines.
M. Obama, a déclaré : ”Les États-Unis et l’Europe doivent considérer les musulmans comme nos amis, nos voisins et nos partenaires dans la lutte contre l’injustice, l’intolérance et la violence.”
“Aller de l’avant vers l’adhésion de la Turquie dans l’UE serait un signal fort de votre engagement dans ce sens et permettrait d’ancrer fermement la Turquie à l’Europe.” a t-il dit.
M Sarkozy, qui a parlé d’offrir à la Turquie un partenariat privilégié plutôt que l’adhésion, n’a pas attendu pour riposter. “J’ai travaillé main dans la main avec le président Obama, mais quand il s’agit de l’Union européenne, il appartient aux États membres de l’Union européenne de décider [des adhésions]», M. Sarkozy a déclaré dans une interview à la télévision française. “J’ai toujours été opposé à cette entrée et je reste opposé”, a t-il ajouté.
Source : Times on Line traduction Bivouac-id.
MISE A JOUR : (merci à V12)
Troisième couche de cirage de babouches :
Le président américain Barack Obama a affirmé dans un discours devant le parlement turc que “les USA ne sont pas en guerre contre l’Islam et ne le seront jamais”.
Il affirmé qu’un “partenariat avec le monde musulman” était “fondamental”. Il a précisé que les Etats-Unis étaient en “lutte contre les idéologies violentes qu’elle que soit leur foi”. Il a ajouté que “la culture islamique a beaucoup fait pour faire le monde d’aujourd’hui” et précisé que “beaucoup d’Américains ont des Musulmans dans leur famille. Je le sais car je suis de ceux là“.
Source : Le Figaro
http://img110.imageshack.us/img110/1341/obow.jpg
Par Melba le 6 avril 2009
Après l’inquiétant signe de soumission que fut la courbette du Président des Etats-Unis lors du G20 pour embrasser la main du monarque saoudien Abdullah, l’islamophilie de Barack Obama se confirme. Hier, il s’est clairement fait l’avocat du monde islamique devant l’Union Européenne tout en poussant l’adhésion de la Turquie dans l’Europe.
Barack Obama a profité de son premier sommet réunissant l’Union Européenne et les États-Unis, à la veille de sa visite en Turquie, pour encourager les dirigeants européens à adopter ce pays musulman et le rattacher à l’Europe. Toutefois, M. Sarkozy, un opposant de longue date à la pleine adhésion de la Turquie, a rejeté fermement la demande d’Obama en des termes qui pourraient ternir la relance des relations franco-américaines.
M. Obama, a déclaré : ”Les États-Unis et l’Europe doivent considérer les musulmans comme nos amis, nos voisins et nos partenaires dans la lutte contre l’injustice, l’intolérance et la violence.”
“Aller de l’avant vers l’adhésion de la Turquie dans l’UE serait un signal fort de votre engagement dans ce sens et permettrait d’ancrer fermement la Turquie à l’Europe.” a t-il dit.
M Sarkozy, qui a parlé d’offrir à la Turquie un partenariat privilégié plutôt que l’adhésion, n’a pas attendu pour riposter. “J’ai travaillé main dans la main avec le président Obama, mais quand il s’agit de l’Union européenne, il appartient aux États membres de l’Union européenne de décider [des adhésions]», M. Sarkozy a déclaré dans une interview à la télévision française. “J’ai toujours été opposé à cette entrée et je reste opposé”, a t-il ajouté.
Source : Times on Line traduction Bivouac-id.
MISE A JOUR : (merci à V12)
Troisième couche de cirage de babouches :
Le président américain Barack Obama a affirmé dans un discours devant le parlement turc que “les USA ne sont pas en guerre contre l’Islam et ne le seront jamais”.
Il affirmé qu’un “partenariat avec le monde musulman” était “fondamental”. Il a précisé que les Etats-Unis étaient en “lutte contre les idéologies violentes qu’elle que soit leur foi”. Il a ajouté que “la culture islamique a beaucoup fait pour faire le monde d’aujourd’hui” et précisé que “beaucoup d’Américains ont des Musulmans dans leur famille. Je le sais car je suis de ceux là“.
Source : Le Figaro
http://img110.imageshack.us/img110/1341/obow.jpg
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
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"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Re: Barack Hussein Obama : Un apostat de l'Islam
Khouri-Dagher : «Il y a un immense espoir que la politique américaine change vis-à-vis des pays arabes»
Barack Obama suscite un grand espoir parmi les tenants d’un islam modéré, explique Nadia Khouri-Dagher auteur de «l’Islam moderne, des musulmans contre l’intégrisme» (1)
La Croix. Lundi 6 avril en Turquie, le président Barack Obama a annoncé un programme pour venir en aide aux pays musulmans. Comment est-il perçu et quelles sont les attentes à son égard dans le monde arabe ?
Nadia KhourI-Dagher : Il y a un immense espoir que la politique américaine change vis-à-vis des pays arabes. George W. Bush était haï à cause de la destruction de l’Irak et de son inaction pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Barack Obama, qui est de père musulman – son second prénom est Hussein – est considéré un peu comme un « des leurs ». Et, de par son passé, son travail dans les banlieues, il est vu comme ayant plus de compassion et d’intérêt pour les pauvres. L’islam moderne représente un courant connu aux États-Unis. Beaucoup de ses penseurs y sont réfugiés, organisant des colloques sur les campus.
Comment les tenants de l’islam moderne se font-ils entendre dans les pays arabes ?
À travers la presse écrite et surtout les médias en français, plus libres que ceux en arabe. Bien qu’ils s’adressent à une élite, ils sont influents. En Algérie, des journaux comme El Watan, Le Matin, au Maroc, TelQuel, qui a sorti une version en arabe, Nichane, le journal Hebdomadaire, l’hebdo Réalités, en Tunisie : tous prônent un islam modéré. L’autre moyen d’expression est Internet où sont rediffusées des informations de la presse occidentale reprises par les médias au Maghreb.
La sociologue tunisienne, figure de l’opposition, Khadija Chérif, qui n’a pas accès aux médias à cause de la censure, s’exprime sur Internet, via des interviews données à des médias français, mises ensuite sur le Net. La France joue un rôle clé au Maghreb. Tout comme les résistants français étaient aidés par l’Amérique pendant la Seconde Guerre mondiale, les musulmans modérés et laïques sont aidés par l’Occident et les médias français. Ils ne sont plus clandestins. En Algérie, au Maroc ou en Tunisie, les sociétés civiles réagissent de façon assez forte parce qu’avant d’être touchées par l’islamisme, elles étaient engagées dans le modernisme. C’est au Maroc que les associations ont le plus de liberté pour agir. Le roi Mohammed VI suit une politique dans ce sens. Avec des limites certes.
Quel est le rôle des femmes ?
Elles ont des réseaux très puissants pour combattre les intégristes et des soutiens financiers des organisations internationales. Les ONG de femmes au Maghreb, nées il y a trente ans, après la conférence des Nations unies à Mexico sur les femmes, en 1975, pénètrent toutes les couches de la société et rassemblent aussi bien des juristes, des médecins, des militantes que des paysannes illettrées. Elles ont été les premières à réagir contre l’islamisme qui les a prises pour cible. Au Maroc, par exemple, la Ligue démocratique des droits des femmes, qui regroupe des dizaines de milliers d’adhérentes, fait un travail formidable. Comme les islamistes, ses membres vont dans les villages où elles distribuent des cassettes audio en arabe dialectal marocain, contenant des prêches modernes des nouveaux penseurs.
Comment interpréter la recrudescence du port du voile ?
À Casablanca comme au Caire, les femmes dans leur majorité sont soit des femmes de migrants ruraux, soit migrantes rurales elles-mêmes. Pour elles, le voile est une façon de se protéger contre la ville, contre le harcèlement. Il y a vingt ans, les filles étaient moins voilées, mais aussi moins actives. Aujourd’hui, 60 % des étudiants à la fac d’Alger sont des étudiantes. Des femmes médecins, des docteurs en biologie sont voilées, une championne de box au Maroc est voilée. Pour ces femmes, le voile n’est pas un signe d’appartenance idéologique. C’est un signe de transition sociologique de la campagne à la ville. »
Recueilli par Agnès ROTIVEL
(1) Éditions Hugo & Cie, 254 p., 17,95 €.
Barack Obama suscite un grand espoir parmi les tenants d’un islam modéré, explique Nadia Khouri-Dagher auteur de «l’Islam moderne, des musulmans contre l’intégrisme» (1)
La Croix. Lundi 6 avril en Turquie, le président Barack Obama a annoncé un programme pour venir en aide aux pays musulmans. Comment est-il perçu et quelles sont les attentes à son égard dans le monde arabe ?
Nadia KhourI-Dagher : Il y a un immense espoir que la politique américaine change vis-à-vis des pays arabes. George W. Bush était haï à cause de la destruction de l’Irak et de son inaction pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Barack Obama, qui est de père musulman – son second prénom est Hussein – est considéré un peu comme un « des leurs ». Et, de par son passé, son travail dans les banlieues, il est vu comme ayant plus de compassion et d’intérêt pour les pauvres. L’islam moderne représente un courant connu aux États-Unis. Beaucoup de ses penseurs y sont réfugiés, organisant des colloques sur les campus.
Comment les tenants de l’islam moderne se font-ils entendre dans les pays arabes ?
À travers la presse écrite et surtout les médias en français, plus libres que ceux en arabe. Bien qu’ils s’adressent à une élite, ils sont influents. En Algérie, des journaux comme El Watan, Le Matin, au Maroc, TelQuel, qui a sorti une version en arabe, Nichane, le journal Hebdomadaire, l’hebdo Réalités, en Tunisie : tous prônent un islam modéré. L’autre moyen d’expression est Internet où sont rediffusées des informations de la presse occidentale reprises par les médias au Maghreb.
La sociologue tunisienne, figure de l’opposition, Khadija Chérif, qui n’a pas accès aux médias à cause de la censure, s’exprime sur Internet, via des interviews données à des médias français, mises ensuite sur le Net. La France joue un rôle clé au Maghreb. Tout comme les résistants français étaient aidés par l’Amérique pendant la Seconde Guerre mondiale, les musulmans modérés et laïques sont aidés par l’Occident et les médias français. Ils ne sont plus clandestins. En Algérie, au Maroc ou en Tunisie, les sociétés civiles réagissent de façon assez forte parce qu’avant d’être touchées par l’islamisme, elles étaient engagées dans le modernisme. C’est au Maroc que les associations ont le plus de liberté pour agir. Le roi Mohammed VI suit une politique dans ce sens. Avec des limites certes.
Quel est le rôle des femmes ?
Elles ont des réseaux très puissants pour combattre les intégristes et des soutiens financiers des organisations internationales. Les ONG de femmes au Maghreb, nées il y a trente ans, après la conférence des Nations unies à Mexico sur les femmes, en 1975, pénètrent toutes les couches de la société et rassemblent aussi bien des juristes, des médecins, des militantes que des paysannes illettrées. Elles ont été les premières à réagir contre l’islamisme qui les a prises pour cible. Au Maroc, par exemple, la Ligue démocratique des droits des femmes, qui regroupe des dizaines de milliers d’adhérentes, fait un travail formidable. Comme les islamistes, ses membres vont dans les villages où elles distribuent des cassettes audio en arabe dialectal marocain, contenant des prêches modernes des nouveaux penseurs.
Comment interpréter la recrudescence du port du voile ?
À Casablanca comme au Caire, les femmes dans leur majorité sont soit des femmes de migrants ruraux, soit migrantes rurales elles-mêmes. Pour elles, le voile est une façon de se protéger contre la ville, contre le harcèlement. Il y a vingt ans, les filles étaient moins voilées, mais aussi moins actives. Aujourd’hui, 60 % des étudiants à la fac d’Alger sont des étudiantes. Des femmes médecins, des docteurs en biologie sont voilées, une championne de box au Maroc est voilée. Pour ces femmes, le voile n’est pas un signe d’appartenance idéologique. C’est un signe de transition sociologique de la campagne à la ville. »
Recueilli par Agnès ROTIVEL
(1) Éditions Hugo & Cie, 254 p., 17,95 €.
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928
https://www.facebook.com/georges.hulot.18
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Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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