someonedifferent a écrit :Salut Krinou,
Très beau tableau, relativement caricaturé, mais beau quand même
Bonjour Someone
Oui, je l'avoue humblement, j'ai un peu forcé le trait, ceci dit, hormis MC Solar, je n'ai, jusqu'ici, vu que ce genre de rap, mais je reconnais volontiers qu'il est tout à fait possible qu'il puisse exister un rap "des Lumières".
Etant donné que c'est un style musical qui ne m'attire pas, je n'ai jamais cherché à approfondir mes connaissances dans ce domaine, ceci dit, je te remercie pour le compliment.
someonedifferent a écrit :
En Belgique la scolarité est obligatoire jusqu'à 18 ans.

Mais ça ne fait pas une meilleure société, enfin je pense. (J'ai fait un effort surhumain pour ne pas dire que
les belges sont supérieurs, oups je l'ai dit!

)
Lorsque je vois les lacunes de certains jeunes, je me dis que la scolarité à 18 ans est une très bonne chose, j'ignore pourquoi elle est fixée à 16 ans chez-nous.
someonedifferent a écrit :
Accessible à tous, volonté, je suis d'accord avec toi, mais ce dont tu parles, c'est le cas idéal. Et puis il y a d'autres facteurs qui peuvent entrer en compte, comme le degré d'éducation des parents et donc l'importance qu'ils attribuent à la scolarité de leur môme, la psychologie de l'enfant, ou encore les moyens, l'espace...
Non Someone, ce n'est pas le "cas idéal" mais la réalité, l'instruction est accessible à tous, point !
Ton argument concernant l'instruction des parents n'est pas valable, pas besoin d'être diplômé pour s'assurer que son gamin va bien à l'école où il pourra y suivre les cours que ne peuvent pas lui fournir ses parents.
Je suis désolée de te le dire, mais le niveau d'instruction des parents, la psychologie de l'enfant, l'espace (?), ou encore, les moyens ne sont pas un argument pour que l'enfant n'aille pas à l'école.
En France, la scolarité est gratuite, il existe des aides financières pour les fournitures scolaires, donc, l'argument financier n'est pas valable, de plus, quelle que soit la psychologie de l'enfant, à moins d'un grave problème cognitif, je ne vois, là encore, aucune raison pour que l'enfant n'aille pas à l'école et même dans ce cas, l'enfant se verra proposer une instruction adaptée à ses problèmes, à domicile, si nécessaire, dans le cas d'un enfant avec un lourd handicap moteur.
someonedifferent a écrit :
Tu as parlé de "le vouloir". Je pense qu'il n'y a pas de gamin qui naisse, en banlieue ou pas, qui ait pour objectif dans la vie d'être un hors-la-loi ou d'être un inculte, tous cherchent à répondre aux besoins de leur corps et à être heureux, le tout en empruntant la voie royale! C'est la quête initiale, seulement les circonstances de la vie peuvent faire que l'individu concerné n'arrive pas à l'objectif visé, ou alors qu'il y arrive, mais pas par les moyens qu'il aurait voulu employer. J'ai la faiblesse de croire, peut-être à tort, que tous les hommes, fondamentalement, partagent le même objectif dans la vie. On a souvent tendance avec la distance, et moi le premier, à dire des choses blâmant l'individu qui aurait fait de "mauvais choix" (je mets des guillemets car bon/mauvais reste quand même super subjectif), mais pour pouvoir le blâmer, il aurait fallu vivre dans ses chaussures, et cela depuis le début de sa vie.
Exactement ! Et c'est bien ce que je leur reproche, vouloir emprunter la voie royale.
Ils veulent tous les avantages que la société peut leur apporter mais pas ses obligations, hors, c'est ça la société, si on a des droits, on a aussi des devoirs.
Tout le monde a des difficultés, les jeunes des banlieues n'en ont pas plus que d'autres, je dirais même qu'ils en ont bien moins que le type qui bosse tous les jours pour un salaire de misère à se demander comment il va finir le mois.
Les jeunes de banlieues, et là, je vais encore caricaturer, leur seule préoccupation, c'est de s'assurer qu'ils possèdent bien la dernière paire de Nike en vogue histoire de frimer devant les copains.
Après, c'est sur que ce n'est pas en regardant la Star Académie et toutes ces conneries made in TF1 qui te vendent du rêve que tu peux avoir une vision objective de la réalité de la vie et de ses difficultés. Aujourd'hui, quand tu demandes à un jeune ce qu'il veut faire comme métier, il te répond "Zlatane" ou "Nabilla" pour les filles.
someonedifferent a écrit :
Victime? Tu parles des mecs de cités et de banlieue je suppose. Le magnifique concept qui s'appelle cité, très présent en France, notamment dans la périphérie des grandes villes, mais je ne t'apprends rien, a certainement dû laisser penser le petit gamin lambda, dès qu'il fut en mesure de comparer son lieu de résidence au reste du pays, qu'il ne faisait pas autant partie de la "société" que les autres. Je ne crois pas que ce soit se faire passer pour une victime que de se ressentir en quelque sorte rejeté, les sentiments étant incontrôlables, mais le concept même de cité engendre que l'on se sente mis à l'écart, enfin j'imagine, c'est probablement ce que je ressentirais à leur place... Enfin je ne suis pas du tout sûr que ce soit ce dont quoi tu as souhaité parler. ^^
Oui, c'est bien d'eux que je parle, les jeunes des banlieues.
Le terme "cité" ou 6T, c'est eux-même qui ont inventé ce concept, avant on disait banlieue, tout simplement, il n'y avait rien de péjoratif dans ce mot.
En France, les "cités", pour employer leur vocabulaire, ont été créés pour répondre à une forte demande suite à l'indépendance de l'Algérie, français de "souche", pieds-noirs, maghrébins, tous vivaient en bonne harmonie, la vie n'était pas facile, mais il n'y avait pas les problèmes que l'on rencontre maintenant.
Tu parles de conditions de vie, mais c'est eux-même qui mettent à mal leur lieu de vie (urine, crachat, dégradation des parties communes, trafic en tout genre, vol, injures, squatte...) et ceux qui en souffrent le plus, ce n'est pas eux, mais les habitants qui sont obligés de les supporter.
Alors oui, vivre dans une "cité" ce n'est pas l'idéal, j'en conviens, mais ce genre de comportement ne peux qu'aggraver ces conditions de vie, simple question de bon sens.
Si ces jeunes veulent être respectés, qu'ils commencent déjà par se respecter eux-même et ceux qui les entourent.
Pour finir, je vais te prendre un exemple, chez-nous, en France, le métier de pompier était un des plus respectés pour le courage et l'abnégation de ces hommes, aujourd'hui, lorsqu'il interviennent en banlieues, on leur jette des pierres, rendant difficile leur métier et mettant en péril la vie de celui qu'ils étaient venus secourir.
Je suis désolée, je ne trouve absolument aucune excuse à ces jeunes parce qu'ils n'en ont pas !