Preuve d'existence de dieu

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mario
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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

Message non lu par mario »

zOUnOUrs a écrit :Le sens commun dit de la merde. Le sens commun n'est ni un argument ni un élément auquel se fier. Le sens commun disait que le courant électrique allait du - au + alors que c'est l'inverse. Le sens commun pensait que la terre était plate parce que l'oeil humain était incapable de percevoir un objet sphérique si grand qu'on a l'impression d'être sur du plat. Le sens commun dit que les homosexuels sont une erreur de la nature.

Ton fameux sens commun a souvent dit des grosses conneries !!!

Alors tu te le gardes ton sens commun et tout ce qu'il implique parce qu'il n'est NI fiable NI pertinent.

Je suis incapable de répondre à tes Pourquoi, tu sais très bien pourquoi d'ailleurs, parce qu'ils n'ont aucune raison d'être.

Le Comment seul satisfait pleinement notre besoin de compréhension de l'Univers car lui seul est en action.
OK. pour le sens commun ... Je retire !

Ceci admis, je t'avoue que le "comment ? " ne me satisfait pas, car j'aime comprendre ! Pas toi ???

zOUnOUrs a écrit :
mario a écrit :Comment peux-tu admettre que cette amibe est devenue être humain pensant et conscient par le seul fait du hasard ???
Tout d'abord je crois que tu as une mauvaise définition du hasard naturel, ce n'est pas le hasard du jeu de casino. Rien à voir.
Ensuite, comment ? Simplement parceque les réponses de la science sont pleinement satisfaisante.
Je pense que tu as raison et que j'ai en tête une fausse définition du hasard .

Peux-tu donc me donner la vraie définition scientifique du hasard, et non pas celle du "sens commun" !!! Merci d'avance .

zOUnOUrs a écrit :
mario a écrit :mais selon une ligne directrice inscrite dans les "gênes"
Hein ??? Mais qu'est-ce que tu racontes ? La formation des galaxies, des systèmes solaires, des planètes et des mouvements de la tectonique des plaques n'ont absolument rien à voir avec des gênes !
J'avais mis "gênes" entre guillemets, tu ne l'avais pas remarqué !!!

zOUnOUrs a écrit :
mario a écrit :]dans les informations données à la matière originelle
Inscrite dans la matière originelle ? T'as fumé un joint en écrivant ça ? Tu dis n'importe quoi là. Il n'y a pas de données genre des plans d'assemblage dans la matière. Il y a des lois de la physique qui ici sont viables et selon la théorie des cordes on prédit une infinité d'univers dont les lois n'étaient pas viables et qui ont donc donné des micro-univers s'éfondrant sur eux-mêmes jusqu'à ce que la donne soit cohérente et qu'on puisse attendre l'apparition de formes de vies. Il n'y a pas de données originelles à part ces lois et cela n'est pas inscrit dans la matière.


Ce que tu appelles "lois de la physique", je l'avais appelé "informations données à la matière originelle". Et ma question est toute simple : d'où sont sorties ces lois de la physique ?

zOUnOUrs a écrit :
mario a écrit :cette ligne directrice n'a pu être donnée que par une Conscience
Et bim, la sentence tombe. Le raccourcis frauduleux arrive comme un cheveux sur la soupe. Tout à coup cette Conscience est là et sort de nul part, appele la Dieu ca sera plus simple parce que tu te noies dans tes nouveaux mots. Donc Dieu arrive tout à coup, de je ne sais où, mais la voilà la Grande Réponse. Et explique moi d'où peut bien provenir ce magnifique être tout puissant ? Qu'est-ce qui te fait être aussi affirmatif avec cette grande Conscience ? Tu cherches une réponse et Conscience (c'est mignon en fait comme prénom) apparaît et résoud tous tes soucis ? Mais quelle preuve ? Quelle démonstration fais-tu pour appuyez ce postulat ?

Tu l'affirmes, point barre. Il Faut, donc il y A. Et l'Homme créa Dieu.
De même que tu affirmes qu' il y avait de toute éternité ces lois physiques adéquates et point barre, moi j'affirme que ces lois adéquates ne sont pas venues toutes seules, comme ça , puisqu'elles auraient pu ne pas exister, or elles ont existé, et ce hasard providentiel qui a fait que la matière se trouve les lois adéquates au millimètre près, moi je l'appelle "Dessein intelligent" . Chacun son vocabulaire !

Deux possibilités, à mon sens : ou bien ce "Dessein intelligent " ( j'emploie ce terme car tu as récusé le mot "Conscience", que j'avais employé plus haut !) est intime à la nature : la Nature est essentiellement intelligence et projet ;

ou bien ce "Dessein intelligent" est extérieur à la Nature et peut être confondu avec la Divinité.



Cordialement.
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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

Message non lu par mario »

david a écrit :Mario si tu veux douter de la théorie de l'évolution ou y trouver une origine divine, essaye au moins de te renseigner un peu.
Les mutations se font au hasard et aprés des millions d'essais il y en a une qui en plus d'être viable augmente l'espérance de vie de l'animal ce qui propage le gène.
Certaines de ces mutations augmentent ce qu'on appelle l'intelligence et d'autres la force ou la rapidité par exemple.
Ce n'est pas un gène dont la programmation initiale conduit à l'humain. La preuve c'est que cette amibe a donné des millions d'espèces différentes.

David, je ne doute pas de la théorie de l'évolution , je n'ai jamais écrit une telle chose ! Mais cette évolution, et non seulement des espèces, mais de l'univers en son entier depuis le BigBang, a évolué dans un sens observable, et selon des lois physico-chimiques établies .

Or, selon moi, ces lois physico-chimiques et l'énergie qui a présidé au "lancement" du BigBang sont Oeuvre de Dieu !



Cordialelemnt.
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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

Message non lu par mario »

david a écrit :Mario si tu veux douter de la théorie de l'évolution ou y trouver une origine divine, essaye au moins de te renseigner un peu.
Les mutations se font au hasard et aprés des millions d'essais il y en a une qui en plus d'être viable augmente l'espérance de vie de l'animal ce qui propage le gène.
Certaines de ces mutations augmentent ce qu'on appelle l'intelligence et d'autres la force ou la rapidité par exemple.
Ce n'est pas un gène dont la programmation initiale conduit à l'humain. La preuve c'est que cette amibe a donné des millions d'espèces différentes.

David, je ne doute pas de la théorie de l'évolution , je n'ai jamais écrit une telle chose ! Mais cette évolution, et non seulement des espèces, mais de l'univers en son entier depuis le BigBang, a évolué dans un sens observable, et selon des lois physico-chimiques établies .

Or, selon moi, ces lois physico-chimiques et l'énergie qui a présidé au "lancement" du BigBang sont Oeuvre de Dieu !



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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

Message non lu par mario »

A propos d'évolution, et du 200ème anniversaire de DARWIN, cet article d'un évêque, Mgr Leonard :

Editorial de Mgr Leonard sur la pensée de Darwin

Namur, janvier 2009
Source : « Communications », bulletin du diocèse de Namur
***

Le 12 février de cette année marque le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Darwin et cette même année est le 150ème anniversaire de la publication de son ouvrage décisif : De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle. Autant dire que, dans les journaux et les revues, nous allons être abreuvés de considérations darwiniennes, néo-darwiniennes et anti-darwiniennes, même si ces dernières seront probablement censurées. En fait, il ne s’agit ni d’être pro-darwinien sans nuances, de manière dogmatique, ni d’être antidarwinien de manière fondamentaliste, mais d’accueillir la théorie de Darwin avec l’ouverture d’esprit et le sens critique qu’appelle toute théorie scientifique. D’où les quelques réflexions qui suivent, que j’emprunte à mon récent ouvrage : Les raisons d’espérer, Paris, Presses de la Renaissance, 2008, p. 107-111. Je les ai déjà publiées ici il y a deux ans, mais je crois indispensable de rafraîchir les mémoires sur un sujet d’importance capitale. J’y ajoute d’ailleurs un petit complément. Je laisse à d’autres, bien plus compétents que moi en la matière, le soin d’entrer davantage dans les détails de la question.

La doctrine de l’évolution des espèces vivantes est plus qu’une hypothèse. Elle est corroborée par la convergence d’innombrables observations portant sur les fossiles et sur la structure des gènes. L’arbre généalogique de toutes les espèces vivantes, y compris l’espèce humaine, est loin d’être complètement inventorié, mais tout ce que nous en connaissons confirme que nous comptons bien des invertébrés, des poissons, des batraciens et des singes parmi nos ancêtres biologiques (je précise « biologique », car notre origine en tant que personnes n’est pas seulement biologique).

Les fondamentalistes et les créationnistes naïfs (car il existe un créationnisme métaphysique intelligent) rendent un très mauvais service à la philosophie, à la foi et à la théologie en remettant massivement en cause la théorie globale de l’évolution au nom d’une exégèse infantile de la Bible et en voulant à tout prix établir que sur certains points précis – et ce n’est pas totalement exclu – une interprétation littérale de certaines affirmations bibliques à portée apparemment scientifique serait parfois défendable. L’intention est probablement généreuse, mais la démarche est épistémologiquement déficiente et, du point de vue théologique, contreproductive. Ceci dit, le dogmatisme non critique ne se trouve pas que du côté des fondamentalistes de tout poil.


Aujourd’hui encore, il existe nombre de darwiniens et de néo-darwiniens qui traitent la doctrine de Darwin, non pour ce qu’elle est, à savoir une théorie par nature révisable et perfectible, mais comme un dogme intouchable et ne supportent aucune critique, même venant des spécialistes en matière de biologie. C’est ainsi qu’à notre époque la plupart des théoriciens de l’évolution adhèrent encore au dogme darwinien selon lequel le jeu des mutations aléatoires et de la sélection naturelle des plus performantes d’entre elles suffirait à expliquer l’évolution biologique au cours des âges géologiques, quelle que soit d’ailleurs la durée exacte de ceux-ci. Or les derniers développements de la science – même s’ils sont souvent occultés par les pontifes du darwinisme pur et dur – remettent ce dogme en question ! Ils suggèrent plutôt que nous allons vers un nouveau paradigme des sciences de l’évolution.


De plus en plus aujourd’hui, des biologistes sont, en effet, sensibles au fait que, si les mutations aléatoires et la sélection naturelle jouent bien un rôle dans l’évolution, elles ne suffisent pas à rendre compte de tous ses aspects. Cela introduit des perspectives nouvelles qui, tout en respectant l’intuition fondamentale de Darwin, la corrigent considérablement. Ces nouvelles perspectives se traduisent par les thèses suivantes, étayées par des faits incontournables :

- La plupart des mutations sont bien aléatoires, comme le pensent les darwiniens, surtout sur le plan des microévolutions à l’intérieur d’un type biologique donné. Mais certains faits donnent à penser qu’il existe aussi, spécialement sur le plan des macroévolutions d’un type à l’autre, des mutations qui ne sont pas purement aléatoires.
- En effet, nombre d’observations embryologiques et paléontologiques suggèrent clairement que l’évolution est orientée a priori dans certaines directions et vers certaines formes. Cela revient à diminuer le rôle du pur hasard dans l’évolution et à donner un nouveau crédit à la célèbre doctrine des formes (Gestalte) de Goethe, selon laquelle la nature produit par nécessité des formes manifestant entre elles et à l’intérieur d’elles-mêmes une certaine cohérence intelligible.
Ce ne serait donc pas par pur hasard, par exemple, que de multiples animaux d’espèces différentes ont des organes ou membres doubles (deux yeux, deux oreilles, etc.) ou une segmentation similaire de leur corps (tête, tronc, etc.)1 .
- Divers indices suggèrent que l’évolution ne s’est pas faite simplement par développement continu, mais aussi, parfois, par sauts brusques d’un type à l’autre sans la médiation de nombreux chaînons intermédiaires. Des biologistes mathématiciens, comme D’Arcy Thompson, ont montré que les formes animales sont portées par une logique interne et que, de même qu’on ne passe pas graduellement d’une forme mathématique à une autre, ainsi la transition d’un plan d’organisation du vivant à un autre se fait de manière non graduelle, à la différences des microévolutions qui, elles, se produisent de manière darwinienne.


De cette manière, les plans fondamentaux d’organisation du vivant correspondraient, sur le plan de la macroévolution, à des formes quasi platoniciennes, à des structures archétypales inscrites dans les lois de la nature, un peu à la manière dont sont prédéterminées les structures des flocons de neige. La matière inorganique et ensuite vivante serait ainsi douée d’une extraordinaire capacité d’auto-organisation.
- Cette impressionnante convergence d’indices n’est pas encore une preuve formelle, mais l’on peut raisonnablement penser que le 21ème sera celui de la mise au point d’un nouveau paradigme pour comprendre l’évolution, un paradigme qui ne reniera pas la valeur explicative du néodarwinisme pour comprendre les microévolutions à l’intérieur d’un type, mais révisera en profondeur l’intelligence de la macroévolution, en faisant la part beaucoup moins belle que le darwinisme pur et dur à la contingence.



En conclusion, les sciences de la vie – qui ont toujours un certain retard temporel sur celles de la nature physique – vont très probablement établir au cours de ce siècle que le surgissement de la vie et de l’espèce humaine obéit beaucoup moins que ne le pensait le darwinisme dogmatique au simple jeu du hasard et de la sélection. La vie et la conscience étaient en quelque manière « programmées » dans les conditions initiales et les constantes fondamentales de la matière (si tant est que celle-ci « existe » vraiment…), par où la biologie et les sciences de l’évolution pourraient peut-être rejoindre le principe anthropique de certains physiciens. N’est-ce pas là une nouvelle raison d’espérer dans le caractère « sensé » de notre aventure de personnes conscientes dans le royaume de la vie et l’univers physique ? Ou, de manière plus précise, n’est-ce pas une raison d’espérer que ce que nous pouvons tenir à bon droit par la foi et la philosophie ne sera plus contredit par un scientisme primaire, mais plutôt suggéré discrètement par la science elle-même, encore que celle-ci soit incapable de le prouver dans son ordre propre ? Je prends une comparaison pour illustrer mon propos, une comparaison déficiente, comme toute comparaison, mais éclairante quand même, je l’espère.

Supposons qu’un professeur de mathématique envoie un élève au tableau noir pour y démontrer que la somme des angles d’un triangle est toujours égale à deux droits. L’étudiant va, avec sa craie blanche, tracer une figure au tableau, y ajouter des constructions et y écrire les démarches de la preuve.

Vue de l’extérieur, cette démonstration s’explique intégralement par des processus cérébraux, neuronaux, électriques et physicochimiques aboutissant à ce qu’un peu de poussière de craie,
grâce à la contraction de divers muscles, se dépose sur le tableau.
Rien de miraculeux en tout cela !


Mais, en même temps, nous savons pertinemment bien que cet ensemble de processus se déroulant dans le monde physique s’accompagne d’un effort de réflexion de la part de l’étudiant. Effort qui, certes, n’est pas possible sans le support du cerveau et de ses opérations, mais qui, dans son contenu intellectuel ou logique, est d’un autre ordre que celui des phénomènes physiques, tout en accompagnant ceux-ci et en expliquant leur véritable portée.
De plus, par-delà les phénomènes physiques sous-jacents à la démonstration et par-delà le phénomène intérieur de la réflexion de l’élève, il y a la vérité géométrique éternelle, à savoir qu’en géométrie euclidienne la somme des angles d’un triangle est égale à deux droits, vérité qui n’est évidemment pas produite comme telle par les signes s’inscrivant au tableau ni même par l’effort de l’étudiant, mais qui s’est en quelque sorte servie des premiers et du second pour manifester sa vérité dans le monde.

Semblablement – mais comparaison n’est pas raison – on peut très bien accepter sur le plan scientifique que la vie humaine naît biologiquement de la longue évolution de la biosphère, selon des mécanismes darwiniens et selon d’autres formes plus subtiles d’autoorganisation de la vie, sans y faire jouer la moindre intervention d’un divin quelconque. Mais cela n’empêche pas, sur un autre plan, de discerner dans le processus de l’évolution cosmique et biologique la présence d’un dynamisme intelligible et peut-être même intelligent et d’y discerner, sur un autre plan encore, d’ordre proprement métaphysique, le déploiement de l’Énergie créatrice, qu’elle soit de nature impersonnelle (comme elle l’est pour un certain nombre de physiciens, de cosmologues ou de biologistes spiritualistes ou déistes) ou de nature personnelle (comme c’est le cas pour les penseurs juifs, chrétiens ou musulmans). Affaire à suivre…


1 Sur les capacités d’auto-organisation de la vie dans un équilibre délicat entre robustesse et malléabilité, cf. l’ouvrage passionnant, mais ardu (en dépit de son titre alléchant…) de D. Lambert et R. Rezsöhazy, Comment les pattes viennent au serpent. Essai sur l’étonnante plasticité du vivant, Paris, Flammarion, 2004.



Cordialement.
mario

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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

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A propos d'évolution, et du 200ème anniversaire de DARWIN, cet article d'un évêque, Mgr Leonard :

Editorial de Mgr Leonard sur la pensée de Darwin

Namur, janvier 2009
Source : « Communications », bulletin du diocèse de Namur
***

Le 12 février de cette année marque le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Darwin et cette même année est le 150ème anniversaire de la publication de son ouvrage décisif : De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle. Autant dire que, dans les journaux et les revues, nous allons être abreuvés de considérations darwiniennes, néo-darwiniennes et anti-darwiniennes, même si ces dernières seront probablement censurées. En fait, il ne s’agit ni d’être pro-darwinien sans nuances, de manière dogmatique, ni d’être antidarwinien de manière fondamentaliste, mais d’accueillir la théorie de Darwin avec l’ouverture d’esprit et le sens critique qu’appelle toute théorie scientifique. D’où les quelques réflexions qui suivent, que j’emprunte à mon récent ouvrage : Les raisons d’espérer, Paris, Presses de la Renaissance, 2008, p. 107-111. Je les ai déjà publiées ici il y a deux ans, mais je crois indispensable de rafraîchir les mémoires sur un sujet d’importance capitale. J’y ajoute d’ailleurs un petit complément. Je laisse à d’autres, bien plus compétents que moi en la matière, le soin d’entrer davantage dans les détails de la question.

La doctrine de l’évolution des espèces vivantes est plus qu’une hypothèse. Elle est corroborée par la convergence d’innombrables observations portant sur les fossiles et sur la structure des gènes. L’arbre généalogique de toutes les espèces vivantes, y compris l’espèce humaine, est loin d’être complètement inventorié, mais tout ce que nous en connaissons confirme que nous comptons bien des invertébrés, des poissons, des batraciens et des singes parmi nos ancêtres biologiques (je précise « biologique », car notre origine en tant que personnes n’est pas seulement biologique).

Les fondamentalistes et les créationnistes naïfs (car il existe un créationnisme métaphysique intelligent) rendent un très mauvais service à la philosophie, à la foi et à la théologie en remettant massivement en cause la théorie globale de l’évolution au nom d’une exégèse infantile de la Bible et en voulant à tout prix établir que sur certains points précis – et ce n’est pas totalement exclu – une interprétation littérale de certaines affirmations bibliques à portée apparemment scientifique serait parfois défendable. L’intention est probablement généreuse, mais la démarche est épistémologiquement déficiente et, du point de vue théologique, contreproductive. Ceci dit, le dogmatisme non critique ne se trouve pas que du côté des fondamentalistes de tout poil.


Aujourd’hui encore, il existe nombre de darwiniens et de néo-darwiniens qui traitent la doctrine de Darwin, non pour ce qu’elle est, à savoir une théorie par nature révisable et perfectible, mais comme un dogme intouchable et ne supportent aucune critique, même venant des spécialistes en matière de biologie. C’est ainsi qu’à notre époque la plupart des théoriciens de l’évolution adhèrent encore au dogme darwinien selon lequel le jeu des mutations aléatoires et de la sélection naturelle des plus performantes d’entre elles suffirait à expliquer l’évolution biologique au cours des âges géologiques, quelle que soit d’ailleurs la durée exacte de ceux-ci. Or les derniers développements de la science – même s’ils sont souvent occultés par les pontifes du darwinisme pur et dur – remettent ce dogme en question ! Ils suggèrent plutôt que nous allons vers un nouveau paradigme des sciences de l’évolution.


De plus en plus aujourd’hui, des biologistes sont, en effet, sensibles au fait que, si les mutations aléatoires et la sélection naturelle jouent bien un rôle dans l’évolution, elles ne suffisent pas à rendre compte de tous ses aspects. Cela introduit des perspectives nouvelles qui, tout en respectant l’intuition fondamentale de Darwin, la corrigent considérablement. Ces nouvelles perspectives se traduisent par les thèses suivantes, étayées par des faits incontournables :

- La plupart des mutations sont bien aléatoires, comme le pensent les darwiniens, surtout sur le plan des microévolutions à l’intérieur d’un type biologique donné. Mais certains faits donnent à penser qu’il existe aussi, spécialement sur le plan des macroévolutions d’un type à l’autre, des mutations qui ne sont pas purement aléatoires.
- En effet, nombre d’observations embryologiques et paléontologiques suggèrent clairement que l’évolution est orientée a priori dans certaines directions et vers certaines formes. Cela revient à diminuer le rôle du pur hasard dans l’évolution et à donner un nouveau crédit à la célèbre doctrine des formes (Gestalte) de Goethe, selon laquelle la nature produit par nécessité des formes manifestant entre elles et à l’intérieur d’elles-mêmes une certaine cohérence intelligible.
Ce ne serait donc pas par pur hasard, par exemple, que de multiples animaux d’espèces différentes ont des organes ou membres doubles (deux yeux, deux oreilles, etc.) ou une segmentation similaire de leur corps (tête, tronc, etc.)1 .
- Divers indices suggèrent que l’évolution ne s’est pas faite simplement par développement continu, mais aussi, parfois, par sauts brusques d’un type à l’autre sans la médiation de nombreux chaînons intermédiaires. Des biologistes mathématiciens, comme D’Arcy Thompson, ont montré que les formes animales sont portées par une logique interne et que, de même qu’on ne passe pas graduellement d’une forme mathématique à une autre, ainsi la transition d’un plan d’organisation du vivant à un autre se fait de manière non graduelle, à la différences des microévolutions qui, elles, se produisent de manière darwinienne.


De cette manière, les plans fondamentaux d’organisation du vivant correspondraient, sur le plan de la macroévolution, à des formes quasi platoniciennes, à des structures archétypales inscrites dans les lois de la nature, un peu à la manière dont sont prédéterminées les structures des flocons de neige. La matière inorganique et ensuite vivante serait ainsi douée d’une extraordinaire capacité d’auto-organisation.
- Cette impressionnante convergence d’indices n’est pas encore une preuve formelle, mais l’on peut raisonnablement penser que le 21ème sera celui de la mise au point d’un nouveau paradigme pour comprendre l’évolution, un paradigme qui ne reniera pas la valeur explicative du néodarwinisme pour comprendre les microévolutions à l’intérieur d’un type, mais révisera en profondeur l’intelligence de la macroévolution, en faisant la part beaucoup moins belle que le darwinisme pur et dur à la contingence.



En conclusion, les sciences de la vie – qui ont toujours un certain retard temporel sur celles de la nature physique – vont très probablement établir au cours de ce siècle que le surgissement de la vie et de l’espèce humaine obéit beaucoup moins que ne le pensait le darwinisme dogmatique au simple jeu du hasard et de la sélection. La vie et la conscience étaient en quelque manière « programmées » dans les conditions initiales et les constantes fondamentales de la matière (si tant est que celle-ci « existe » vraiment…), par où la biologie et les sciences de l’évolution pourraient peut-être rejoindre le principe anthropique de certains physiciens. N’est-ce pas là une nouvelle raison d’espérer dans le caractère « sensé » de notre aventure de personnes conscientes dans le royaume de la vie et l’univers physique ? Ou, de manière plus précise, n’est-ce pas une raison d’espérer que ce que nous pouvons tenir à bon droit par la foi et la philosophie ne sera plus contredit par un scientisme primaire, mais plutôt suggéré discrètement par la science elle-même, encore que celle-ci soit incapable de le prouver dans son ordre propre ? Je prends une comparaison pour illustrer mon propos, une comparaison déficiente, comme toute comparaison, mais éclairante quand même, je l’espère.

Supposons qu’un professeur de mathématique envoie un élève au tableau noir pour y démontrer que la somme des angles d’un triangle est toujours égale à deux droits. L’étudiant va, avec sa craie blanche, tracer une figure au tableau, y ajouter des constructions et y écrire les démarches de la preuve.

Vue de l’extérieur, cette démonstration s’explique intégralement par des processus cérébraux, neuronaux, électriques et physicochimiques aboutissant à ce qu’un peu de poussière de craie,
grâce à la contraction de divers muscles, se dépose sur le tableau.
Rien de miraculeux en tout cela !


Mais, en même temps, nous savons pertinemment bien que cet ensemble de processus se déroulant dans le monde physique s’accompagne d’un effort de réflexion de la part de l’étudiant. Effort qui, certes, n’est pas possible sans le support du cerveau et de ses opérations, mais qui, dans son contenu intellectuel ou logique, est d’un autre ordre que celui des phénomènes physiques, tout en accompagnant ceux-ci et en expliquant leur véritable portée.
De plus, par-delà les phénomènes physiques sous-jacents à la démonstration et par-delà le phénomène intérieur de la réflexion de l’élève, il y a la vérité géométrique éternelle, à savoir qu’en géométrie euclidienne la somme des angles d’un triangle est égale à deux droits, vérité qui n’est évidemment pas produite comme telle par les signes s’inscrivant au tableau ni même par l’effort de l’étudiant, mais qui s’est en quelque sorte servie des premiers et du second pour manifester sa vérité dans le monde.

Semblablement – mais comparaison n’est pas raison – on peut très bien accepter sur le plan scientifique que la vie humaine naît biologiquement de la longue évolution de la biosphère, selon des mécanismes darwiniens et selon d’autres formes plus subtiles d’autoorganisation de la vie, sans y faire jouer la moindre intervention d’un divin quelconque. Mais cela n’empêche pas, sur un autre plan, de discerner dans le processus de l’évolution cosmique et biologique la présence d’un dynamisme intelligible et peut-être même intelligent et d’y discerner, sur un autre plan encore, d’ordre proprement métaphysique, le déploiement de l’Énergie créatrice, qu’elle soit de nature impersonnelle (comme elle l’est pour un certain nombre de physiciens, de cosmologues ou de biologistes spiritualistes ou déistes) ou de nature personnelle (comme c’est le cas pour les penseurs juifs, chrétiens ou musulmans). Affaire à suivre…


1 Sur les capacités d’auto-organisation de la vie dans un équilibre délicat entre robustesse et malléabilité, cf. l’ouvrage passionnant, mais ardu (en dépit de son titre alléchant…) de D. Lambert et R. Rezsöhazy, Comment les pattes viennent au serpent. Essai sur l’étonnante plasticité du vivant, Paris, Flammarion, 2004.



Cordialement.
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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

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En conclusion, les sciences de la vie – qui ont toujours un certain retard temporel sur celles de la nature physique – vont très probablement établir au cours de ce siècle que le surgissement de la vie et de l’espèce humaine obéit beaucoup moins que ne le pensait le darwinisme dogmatique au simple jeu du hasard et de la sélection. La vie et la conscience étaient en quelque manière « programmées » dans les conditions initiales et les constantes fondamentales de la matière (si tant est que celle-ci « existe » vraiment…), par où la biologie et les sciences de l’évolution pourraient peut-être rejoindre le principe anthropique de certains physiciens.
Affabulation totalement gratuite ici. Le reste est bien, mais ce passage est justement le plus subjectif et le plus criticable.
Mais cela n’empêche pas, sur un autre plan, de discerner dans le processus de l’évolution cosmique et biologique la présence d’un dynamisme intelligible et peut-être même intelligent et d’y discerner, sur un autre plan encore, d’ordre proprement métaphysique, le déploiement de l’Énergie créatrice, qu’elle soit de nature impersonnelle (comme elle l’est pour un certain nombre de physiciens, de cosmologues ou de biologistes spiritualistes ou déistes) ou de nature personnelle (comme c’est le cas pour les penseurs juifs, chrétiens ou musulmans). Affaire à suivre…
Non... les gens peuvent penser ce qu'ils veulent en effet. Mais est-ce un argument ?
Impersonnelle ou personnelle, les deux sont ultra minoritaire dans le milieu scientifique.
pour un certain nombre de physiciens
Certains... Certains suggèrent, certains pensent, certains croient. Certains disent des conneries. Certains ne veux rien dire ici.
penseurs juifs, chrétiens ou musulmans
Que les penseurs se cantonnent à penser, et ne sortent pas de leurs domaine de "pensée"
" L'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-même. " Voltaire
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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

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En conclusion, les sciences de la vie – qui ont toujours un certain retard temporel sur celles de la nature physique – vont très probablement établir au cours de ce siècle que le surgissement de la vie et de l’espèce humaine obéit beaucoup moins que ne le pensait le darwinisme dogmatique au simple jeu du hasard et de la sélection. La vie et la conscience étaient en quelque manière « programmées » dans les conditions initiales et les constantes fondamentales de la matière (si tant est que celle-ci « existe » vraiment…), par où la biologie et les sciences de l’évolution pourraient peut-être rejoindre le principe anthropique de certains physiciens.
Affabulation totalement gratuite ici. Le reste est bien, mais ce passage est justement le plus subjectif et le plus criticable.
Mais cela n’empêche pas, sur un autre plan, de discerner dans le processus de l’évolution cosmique et biologique la présence d’un dynamisme intelligible et peut-être même intelligent et d’y discerner, sur un autre plan encore, d’ordre proprement métaphysique, le déploiement de l’Énergie créatrice, qu’elle soit de nature impersonnelle (comme elle l’est pour un certain nombre de physiciens, de cosmologues ou de biologistes spiritualistes ou déistes) ou de nature personnelle (comme c’est le cas pour les penseurs juifs, chrétiens ou musulmans). Affaire à suivre…
Non... les gens peuvent penser ce qu'ils veulent en effet. Mais est-ce un argument ?
Impersonnelle ou personnelle, les deux sont ultra minoritaire dans le milieu scientifique.
pour un certain nombre de physiciens
Certains... Certains suggèrent, certains pensent, certains croient. Certains disent des conneries. Certains ne veux rien dire ici.
penseurs juifs, chrétiens ou musulmans
Que les penseurs se cantonnent à penser, et ne sortent pas de leurs domaine de "pensée"
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AliadArrakis
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Re: ET SI DIEU EXISTAIT ???

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De plus en plus aujourd’hui, des biologistes sont, en effet, sensibles au fait que, si les mutations aléatoires et la sélection naturelle jouent bien un rôle dans l’évolution, elles ne suffisent pas à rendre compte de tous ses aspects. Cela introduit des perspectives nouvelles qui, tout en respectant l’intuition fondamentale de Darwin, la corrigent considérablement. Ces nouvelles perspectives se traduisent par les thèses suivantes, étayées par des faits incontournables :

- La plupart des mutations sont bien aléatoires, comme le pensent les darwiniens, surtout sur le plan des microévolutions à l’intérieur d’un type biologique donné. Mais certains faits donnent à penser qu’il existe aussi, spécialement sur le plan des macroévolutions d’un type à l’autre, des mutations qui ne sont pas purement aléatoires.
- En effet, nombre d’observations embryologiques et paléontologiques suggèrent clairement que l’évolution est orientée a priori dans certaines directions et vers certaines formes. Cela revient à diminuer le rôle du pur hasard dans l’évolution et à donner un nouveau crédit à la célèbre doctrine des formes (Gestalte) de Goethe, selon laquelle la nature produit par nécessité des formes manifestant entre elles et à l’intérieur d’elles-mêmes une certaine cohérence intelligible.
Ce ne serait donc pas par pur hasard, par exemple, que de multiples animaux d’espèces différentes ont des organes ou membres doubles (deux yeux, deux oreilles, etc.) ou une segmentation similaire de leur corps (tête, tronc, etc.)1 .
- Divers indices suggèrent que l’évolution ne s’est pas faite simplement par développement continu, mais aussi, parfois, par sauts brusques d’un type à l’autre sans la médiation de nombreux chaînons intermédiaires. Des biologistes mathématiciens, comme D’Arcy Thompson, ont montré que les formes animales sont portées par une logique interne et que, de même qu’on ne passe pas graduellement d’une forme mathématique à une autre, ainsi la transition d’un plan d’organisation du vivant à un autre se fait de manière non graduelle, à la différences des microévolutions qui, elles, se produisent de manière darwinienne.
Ce qui me fait sourire, c'est qu'à partir de ces faits, certains (surtout des religieux) cherchent toutes sortes d'explications qui leur conviennent. Mais si ces permettraient d'affiner la théorie de l'évolution, le reste n'est que suppositions tant que les observations ne peuvent pas confirmer les faits (l'Intelligent Design est trop théologico-philosophique pour être accepté comme alternative). On peut limiter le hasard par autre chose qu'une Intelligence dont il est quasi-impossible de démontrer scientifiquement l'existence (sûrement pas au cours de ce siècle).
"L'esprit est comme le bois et la pierre. C'est comme si quelqu'un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s'effrayait à leur vue."
Traité de Bodhidharma, Mélanges I, L'esprit créateur
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AliadArrakis
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De plus en plus aujourd’hui, des biologistes sont, en effet, sensibles au fait que, si les mutations aléatoires et la sélection naturelle jouent bien un rôle dans l’évolution, elles ne suffisent pas à rendre compte de tous ses aspects. Cela introduit des perspectives nouvelles qui, tout en respectant l’intuition fondamentale de Darwin, la corrigent considérablement. Ces nouvelles perspectives se traduisent par les thèses suivantes, étayées par des faits incontournables :

- La plupart des mutations sont bien aléatoires, comme le pensent les darwiniens, surtout sur le plan des microévolutions à l’intérieur d’un type biologique donné. Mais certains faits donnent à penser qu’il existe aussi, spécialement sur le plan des macroévolutions d’un type à l’autre, des mutations qui ne sont pas purement aléatoires.
- En effet, nombre d’observations embryologiques et paléontologiques suggèrent clairement que l’évolution est orientée a priori dans certaines directions et vers certaines formes. Cela revient à diminuer le rôle du pur hasard dans l’évolution et à donner un nouveau crédit à la célèbre doctrine des formes (Gestalte) de Goethe, selon laquelle la nature produit par nécessité des formes manifestant entre elles et à l’intérieur d’elles-mêmes une certaine cohérence intelligible.
Ce ne serait donc pas par pur hasard, par exemple, que de multiples animaux d’espèces différentes ont des organes ou membres doubles (deux yeux, deux oreilles, etc.) ou une segmentation similaire de leur corps (tête, tronc, etc.)1 .
- Divers indices suggèrent que l’évolution ne s’est pas faite simplement par développement continu, mais aussi, parfois, par sauts brusques d’un type à l’autre sans la médiation de nombreux chaînons intermédiaires. Des biologistes mathématiciens, comme D’Arcy Thompson, ont montré que les formes animales sont portées par une logique interne et que, de même qu’on ne passe pas graduellement d’une forme mathématique à une autre, ainsi la transition d’un plan d’organisation du vivant à un autre se fait de manière non graduelle, à la différences des microévolutions qui, elles, se produisent de manière darwinienne.
Ce qui me fait sourire, c'est qu'à partir de ces faits, certains (surtout des religieux) cherchent toutes sortes d'explications qui leur conviennent. Mais si ces permettraient d'affiner la théorie de l'évolution, le reste n'est que suppositions tant que les observations ne peuvent pas confirmer les faits (l'Intelligent Design est trop théologico-philosophique pour être accepté comme alternative). On peut limiter le hasard par autre chose qu'une Intelligence dont il est quasi-impossible de démontrer scientifiquement l'existence (sûrement pas au cours de ce siècle).
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Georges
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"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Je l'ai acheté et lut ce bouquin, je le conseille fortement !
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Georges
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Le principe d’incertitude ou de l’inutilité des religions

Article rédigé par Zawgyi le vendredi 20 février 2009

lu par la technologie vocale Readspeaker

Le principe d’incertitude d’Heisenberg stipule que le simple fait d’observer un objet modifie ce dernier. Or, inverser les points de vue nous révèle que le principe de l’incertitude s’applique sans doute avec plus de force sur l’observateur que sur l’objet observé.

Le principe d’incertitude qu’Heisenberg, père de la physique quantique, énonce en 1927, stipule que le simple fait d’observer un objet modifie ce dernier. Depuis, cette loi a fait son chemin jusque dans le champ des sciences sociales, l’étude d’un groupe d’individus modifiant inévitablement le comportement de ceux qui le composent.
Or, inverser les points de vue nous révèle que le principe de l’incertitude s’applique sans doute avec plus de force sur l’observateur que sur l’objet observé. En effet, une étude de l’histoire de l’humanité nous montrerait que l’incertitude a depuis toujours été le fil conducteur qui lie les balbutiements de la civilisation à notre monde moderne. Pour emprunter une terminologie à la psychologie, l’homme souffre depuis tous temps d’une «aversion à l’incertitude».
Cette peur est au fondement même du progrès. L’agriculture et l’élevage ne permettent-ils pas de mieux contrôler son alimentation, en assurant une régularité que refusaient une chasse et une cueillette plus aléatoires? Idem avec les outils permettant de recréer le feu, de construire un abri, etc. Sont venues s’ajouter la médecine –si possible préventive, la météorologie, la logistique, l’information en continue et toute la technologie qui nous entoure aujourd’hui. Si la proportion de ménages propriétaires en France et le succès du Livret A nous montrent quelque chose, c’est que nous voulons autant que possible vivre dans un monde «certain».
La religion n’échappe pas à ce modèle. Dieu n’est en fait qu’une réaction allergique, une production inconsciente pour faire face à une réalité que nous ne comprenions ni ne contrôlions. C’est ce qui explique la relation antagoniste qu’entretiennent sciences et religions: le champ libre où peuvent s’exprimer ces dernières dépend entièrement des avancées des premières.
Aux origines, lorsque les sciences n’existaient pas en tant que telles, la religion était partout. Elle expliquait tout, imbibait le quotidien. Sans médecin ou Laurent Romejko, le chaman, la pythie ou le prêtre soignaient, prédisaient, lisaient les signes, tout en priant. Les moissons, la chasse, la naissance ou la mort: tout était religieux ou n’était pas.
Comme les cultures ou la pensée, les religions se sont construites par phénomène d’agglutination, piochant à droite et à gauche, adaptant des mythes plus anciens. L’histoire des religions est là pour nous prouver que les croyances n’échappent pas à la théorie de Darwin. Avec le progrès de la civilisation, seules ont survécu les religions qui parvenaient à s’adapter, à se complexifier suffisamment pour donner encore des explications qui satisfaisaient les hommes évoluant dans un monde moderne. Survival of the fittest.
Si la multitude des religions et des formes de croyances nous enseigne quelque chose, ce n’est pas qu’il existerait un seul et même dieu qui porterait plusieurs noms, comme les sophistes et agnostiques d’aujourd’hui voudraient nous le faire croire pour réconcilier leurs doutes avec le relativisme ambiant. C’est plutôt que les religions répondent toutes à un besoin commun de l’humanité, chacune sous une forme adaptée à la culture et à l’environnement naturel concernés.
Finalement, l’extrémisme religieux que l’on peut observer actuellement correspond sans doute au sursaut de désespoir de systèmes de croyances qui perdent pied et dont les dogmes sont remis chaque jour un peu plus en question par les découvertes scientifiques. Comme un animal acculé, elles en sont réduites à l’agressivité, attaquant comme à chaque fois qu’elles se sont senties menacées. Pirouettes et galipettes se succèdent pour nous expliquer que la Bible n’est plus à prendre au premier sens, mais qu’elle possède une dimension poétique et allégorique. Ce que l’on pourrait dire à propos de n’importe quelle œuvre littéraire finalement. Mais n’en déplaise aux Tartuffes, rien ne vaut Tolkien en termes d’heroic fantasy. Darwin aurait plus ou moins raison, mais ce serait Dieu qui aurait édicté les règles de l’évolution. In excelsis Deo! Ainsi sont nés le créationnisme et l’intelligent design que n’importe quel spécialiste de l’évolution démonterait point par point sans trop de difficulté.
«Car, c’est là qu’est l’os, hélas». La difficulté se trouve malheureusement dans le fait que les religions ont toujours fait état de leur méfiance pour la raison. Heureux celui qui croit sans avoir vu! Ainsi sont posés les jalons d’une idéologie fondée sur la foi et sur la passion, interdisant toute rationalisation, toute réflexion, toute remise en cause. Absolutisme auquel se refuserait tout scientifique, se souvenant que tout postulat n’est vrai que tant qu’il n’a pas été réfuté. A l’inverse des religions, méfiantes face à l’intelligence, pourtant divine si nous avons été faits à Son image, non? Un peu de logique, que Diable! Ainsi continuent-elles à en appeler à nos sentiments, pour le meilleur et souvent pour le pire.
L’inconscient, c’est ce qui permet aujourd’hui aux religions d’exister. Le seul champ d’action que la science leur offre encore: l’aversion de l’incertitude, la peur de l’inconnu. Et il en sera ainsi tant que subsisteront ces questions: n’y a-t-il vraiment rien après la mort? Qu’y avait-il avant le Big Bang? L’univers est-il infini? Si oui, comment est-ce possible? Si non, qu’y a-t-il au-delà? Autant d’interrogations aberrantes pour nos esprits limités, autant de frayeurs qui fournissent aux religions leur terreau. Ce n’est pas que nous voulons croire, c’est juste que nous en avons besoin.
Pourtant, en avons-nous vraiment besoin? D’aucun diraient que les religions sont utiles socialement: elles fournissent un cadre moral qui maintient un équilibre. Vraiment? Ne sont-elles pas autant sources de déséquilibres, si l’on étudie l’histoire? Ne sont-elles pas porteuses de mort en interdisant le port du préservatif, en justifiant la lapidation, les castes, les croisades, etc.? Une idéologie fondée sur des croyances ésotériques et par conséquent sur l’exclusion du non initié, ne sont-elles pas intrinsèquement porteuses de conflits?
D’un autre côté, si l’on part du postulat que Dieu n’existe pas, nous observons que l’homme est parvenu de tout temps à créer de lui-même une morale, certes fondée sur le divin, mais qui a permis à la civilisation de progresser. Avons-nous encore besoin du divin pour justifier cette morale? Rappelons que les Droits de l’Homme ne sont le produit d’aucune religion mais d’une morale civique et laïque. Et ne sont-ce pas justement les religions qui remettent aujourd’hui en question ces principes humanistes? Pourquoi ne pas nous débarrasser dès maintenant du dernier carcan qui nous retient? Avons-nous vraiment besoin de croire pour vivre pacifiquement?
Quel moment de l’histoire nous parle d’une intervention divine venue sauver le monde? Ce ne sont pourtant pas les occasions qui auraient manqué de le faire? Nous nous sommes passés de Dieu jusqu’à présent, nous pouvons très bien continuer ainsi. Ce serait d’ailleurs plutôt les divinités qui auraient besoin de nous pour croire en elles, et non l’inverse. Alors, écoutons Nietzsche et tuons-les une bonne fois pour toute, pour atteindre le statut de «surhomme» qu’il introduit dans «Par delà le Bien et le Mal». A la différence qu’il ne s’agirait pas ici d’une humanité amorale mais à la moralité civique, choisie, rationnelle. Une humanité qui répondrait à ses propres questions, sans laisser de «pourquoi?» flotter dans l’air en suspens.
La religion infantilise en ce qu’elle nous pousse à regarder vers le haut, avec l’espoir qu’une divinité transcendantale viendra réparer nos égarements, sauver nos âmes et notre monde. Elle nous fait oublier que l’intelligence que nous a offerte l’évolution ne nous donne pas des droits mais bien des responsabilités sur la biosphère. Nous devons prendre nos responsabilités comme une espèce adulte et non attendre le salut comme des enfants. Après tout, si l’on en croit les théologiens, ne sommes nous pas les jouets d’un garnement qui construit puis détruit à l’envi. N’est-ce pas l’enseignement du Déluge, de l’Apocalypse? N’y a-t-il rien de moins sacré que la vie si on la considère ainsi: faite et défaite selon le bon plaisir d’une volonté supérieure?
En revanche, considérer le monde d’un point de vue naturaliste c’est prendre toute la mesure de la fragilité, de la beauté de la vie. Prendre pleinement conscience des infimes probabilités qui nous ont conduits là où nous sommes. Tout ne s’est joué qu’à un cheveu et rien n’aurait dû se passer. Notre planète est notre seul vaisseau, une nef que nous détruisons comme dans un vaste suicide collectif. Soyons-en certains, personne ne viendra nous sauver. Notre Terre exploserait-elle subitement que cela n’affecterait même pas l’équilibre gravitationnel de la Voie Lactée. Nous ne sommes rien.
Alors abandonnons nos incertitudes et affrontons nos peurs. Nous vivrons mieux ainsi et nous en sortirons grandis.
Nous sommes seuls. Acceptons cette certitude. Cette pensée peut-être effrayante en soi. Mais elle peut également nous aider à trouver la paix avec nous-mêmes, avec ce que nous sommes: des animaux intelligents perdus sur un minuscule caillou. Abandonnons cette pression contre-productive sur ce que deviendront nos âmes une fois que nous ne serons plus là et ce qu’il adviendra de nous si nous utilisons un préservatif ou si nous mangeons de la viande de porc. C’est ce que nous faisons aujourd’hui et maintenant qui compte. Mais, soyons-en certains, nous serons jugés. Par les autres espèces que nous tuons, par les générations futures que nous spolions. Il est temps de nous sauver nous-mêmes.
Adoptons dès lors une vision rationnelle du sacré fondée non plus sur une croyance surnaturelle plaçant l’homme au centre de la biosphère, mais sur une compréhension de sa simple appartenance à un système vivant plus vaste, au sein duquel nous sommes tous interdépendants. Adoptons une vision du sacré où chaque vie animale et végétale à un sens. Acceptons la vacuité et réduisons nos désirs, comme le préconisaient les épicuriens ou les Bouddhistes, en retenant que nous n’emporterons rien avec nous et que l’accumulation est avant tout un produit de la destruction.
Et pour ceux qui croiraient malgré tout: «Aide-toi et le ciel t’aidera».
Pour tous ceux qui partagent une vision naturaliste du monde, rendez-vous sur: www.the-brights.net
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Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
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Le principe d’incertitude ou de l’inutilité des religions

Article rédigé par Zawgyi le vendredi 20 février 2009

lu par la technologie vocale Readspeaker

Le principe d’incertitude d’Heisenberg stipule que le simple fait d’observer un objet modifie ce dernier. Or, inverser les points de vue nous révèle que le principe de l’incertitude s’applique sans doute avec plus de force sur l’observateur que sur l’objet observé.

Le principe d’incertitude qu’Heisenberg, père de la physique quantique, énonce en 1927, stipule que le simple fait d’observer un objet modifie ce dernier. Depuis, cette loi a fait son chemin jusque dans le champ des sciences sociales, l’étude d’un groupe d’individus modifiant inévitablement le comportement de ceux qui le composent.
Or, inverser les points de vue nous révèle que le principe de l’incertitude s’applique sans doute avec plus de force sur l’observateur que sur l’objet observé. En effet, une étude de l’histoire de l’humanité nous montrerait que l’incertitude a depuis toujours été le fil conducteur qui lie les balbutiements de la civilisation à notre monde moderne. Pour emprunter une terminologie à la psychologie, l’homme souffre depuis tous temps d’une «aversion à l’incertitude».
Cette peur est au fondement même du progrès. L’agriculture et l’élevage ne permettent-ils pas de mieux contrôler son alimentation, en assurant une régularité que refusaient une chasse et une cueillette plus aléatoires? Idem avec les outils permettant de recréer le feu, de construire un abri, etc. Sont venues s’ajouter la médecine –si possible préventive, la météorologie, la logistique, l’information en continue et toute la technologie qui nous entoure aujourd’hui. Si la proportion de ménages propriétaires en France et le succès du Livret A nous montrent quelque chose, c’est que nous voulons autant que possible vivre dans un monde «certain».
La religion n’échappe pas à ce modèle. Dieu n’est en fait qu’une réaction allergique, une production inconsciente pour faire face à une réalité que nous ne comprenions ni ne contrôlions. C’est ce qui explique la relation antagoniste qu’entretiennent sciences et religions: le champ libre où peuvent s’exprimer ces dernières dépend entièrement des avancées des premières.
Aux origines, lorsque les sciences n’existaient pas en tant que telles, la religion était partout. Elle expliquait tout, imbibait le quotidien. Sans médecin ou Laurent Romejko, le chaman, la pythie ou le prêtre soignaient, prédisaient, lisaient les signes, tout en priant. Les moissons, la chasse, la naissance ou la mort: tout était religieux ou n’était pas.
Comme les cultures ou la pensée, les religions se sont construites par phénomène d’agglutination, piochant à droite et à gauche, adaptant des mythes plus anciens. L’histoire des religions est là pour nous prouver que les croyances n’échappent pas à la théorie de Darwin. Avec le progrès de la civilisation, seules ont survécu les religions qui parvenaient à s’adapter, à se complexifier suffisamment pour donner encore des explications qui satisfaisaient les hommes évoluant dans un monde moderne. Survival of the fittest.
Si la multitude des religions et des formes de croyances nous enseigne quelque chose, ce n’est pas qu’il existerait un seul et même dieu qui porterait plusieurs noms, comme les sophistes et agnostiques d’aujourd’hui voudraient nous le faire croire pour réconcilier leurs doutes avec le relativisme ambiant. C’est plutôt que les religions répondent toutes à un besoin commun de l’humanité, chacune sous une forme adaptée à la culture et à l’environnement naturel concernés.
Finalement, l’extrémisme religieux que l’on peut observer actuellement correspond sans doute au sursaut de désespoir de systèmes de croyances qui perdent pied et dont les dogmes sont remis chaque jour un peu plus en question par les découvertes scientifiques. Comme un animal acculé, elles en sont réduites à l’agressivité, attaquant comme à chaque fois qu’elles se sont senties menacées. Pirouettes et galipettes se succèdent pour nous expliquer que la Bible n’est plus à prendre au premier sens, mais qu’elle possède une dimension poétique et allégorique. Ce que l’on pourrait dire à propos de n’importe quelle œuvre littéraire finalement. Mais n’en déplaise aux Tartuffes, rien ne vaut Tolkien en termes d’heroic fantasy. Darwin aurait plus ou moins raison, mais ce serait Dieu qui aurait édicté les règles de l’évolution. In excelsis Deo! Ainsi sont nés le créationnisme et l’intelligent design que n’importe quel spécialiste de l’évolution démonterait point par point sans trop de difficulté.
«Car, c’est là qu’est l’os, hélas». La difficulté se trouve malheureusement dans le fait que les religions ont toujours fait état de leur méfiance pour la raison. Heureux celui qui croit sans avoir vu! Ainsi sont posés les jalons d’une idéologie fondée sur la foi et sur la passion, interdisant toute rationalisation, toute réflexion, toute remise en cause. Absolutisme auquel se refuserait tout scientifique, se souvenant que tout postulat n’est vrai que tant qu’il n’a pas été réfuté. A l’inverse des religions, méfiantes face à l’intelligence, pourtant divine si nous avons été faits à Son image, non? Un peu de logique, que Diable! Ainsi continuent-elles à en appeler à nos sentiments, pour le meilleur et souvent pour le pire.
L’inconscient, c’est ce qui permet aujourd’hui aux religions d’exister. Le seul champ d’action que la science leur offre encore: l’aversion de l’incertitude, la peur de l’inconnu. Et il en sera ainsi tant que subsisteront ces questions: n’y a-t-il vraiment rien après la mort? Qu’y avait-il avant le Big Bang? L’univers est-il infini? Si oui, comment est-ce possible? Si non, qu’y a-t-il au-delà? Autant d’interrogations aberrantes pour nos esprits limités, autant de frayeurs qui fournissent aux religions leur terreau. Ce n’est pas que nous voulons croire, c’est juste que nous en avons besoin.
Pourtant, en avons-nous vraiment besoin? D’aucun diraient que les religions sont utiles socialement: elles fournissent un cadre moral qui maintient un équilibre. Vraiment? Ne sont-elles pas autant sources de déséquilibres, si l’on étudie l’histoire? Ne sont-elles pas porteuses de mort en interdisant le port du préservatif, en justifiant la lapidation, les castes, les croisades, etc.? Une idéologie fondée sur des croyances ésotériques et par conséquent sur l’exclusion du non initié, ne sont-elles pas intrinsèquement porteuses de conflits?
D’un autre côté, si l’on part du postulat que Dieu n’existe pas, nous observons que l’homme est parvenu de tout temps à créer de lui-même une morale, certes fondée sur le divin, mais qui a permis à la civilisation de progresser. Avons-nous encore besoin du divin pour justifier cette morale? Rappelons que les Droits de l’Homme ne sont le produit d’aucune religion mais d’une morale civique et laïque. Et ne sont-ce pas justement les religions qui remettent aujourd’hui en question ces principes humanistes? Pourquoi ne pas nous débarrasser dès maintenant du dernier carcan qui nous retient? Avons-nous vraiment besoin de croire pour vivre pacifiquement?
Quel moment de l’histoire nous parle d’une intervention divine venue sauver le monde? Ce ne sont pourtant pas les occasions qui auraient manqué de le faire? Nous nous sommes passés de Dieu jusqu’à présent, nous pouvons très bien continuer ainsi. Ce serait d’ailleurs plutôt les divinités qui auraient besoin de nous pour croire en elles, et non l’inverse. Alors, écoutons Nietzsche et tuons-les une bonne fois pour toute, pour atteindre le statut de «surhomme» qu’il introduit dans «Par delà le Bien et le Mal». A la différence qu’il ne s’agirait pas ici d’une humanité amorale mais à la moralité civique, choisie, rationnelle. Une humanité qui répondrait à ses propres questions, sans laisser de «pourquoi?» flotter dans l’air en suspens.
La religion infantilise en ce qu’elle nous pousse à regarder vers le haut, avec l’espoir qu’une divinité transcendantale viendra réparer nos égarements, sauver nos âmes et notre monde. Elle nous fait oublier que l’intelligence que nous a offerte l’évolution ne nous donne pas des droits mais bien des responsabilités sur la biosphère. Nous devons prendre nos responsabilités comme une espèce adulte et non attendre le salut comme des enfants. Après tout, si l’on en croit les théologiens, ne sommes nous pas les jouets d’un garnement qui construit puis détruit à l’envi. N’est-ce pas l’enseignement du Déluge, de l’Apocalypse? N’y a-t-il rien de moins sacré que la vie si on la considère ainsi: faite et défaite selon le bon plaisir d’une volonté supérieure?
En revanche, considérer le monde d’un point de vue naturaliste c’est prendre toute la mesure de la fragilité, de la beauté de la vie. Prendre pleinement conscience des infimes probabilités qui nous ont conduits là où nous sommes. Tout ne s’est joué qu’à un cheveu et rien n’aurait dû se passer. Notre planète est notre seul vaisseau, une nef que nous détruisons comme dans un vaste suicide collectif. Soyons-en certains, personne ne viendra nous sauver. Notre Terre exploserait-elle subitement que cela n’affecterait même pas l’équilibre gravitationnel de la Voie Lactée. Nous ne sommes rien.
Alors abandonnons nos incertitudes et affrontons nos peurs. Nous vivrons mieux ainsi et nous en sortirons grandis.
Nous sommes seuls. Acceptons cette certitude. Cette pensée peut-être effrayante en soi. Mais elle peut également nous aider à trouver la paix avec nous-mêmes, avec ce que nous sommes: des animaux intelligents perdus sur un minuscule caillou. Abandonnons cette pression contre-productive sur ce que deviendront nos âmes une fois que nous ne serons plus là et ce qu’il adviendra de nous si nous utilisons un préservatif ou si nous mangeons de la viande de porc. C’est ce que nous faisons aujourd’hui et maintenant qui compte. Mais, soyons-en certains, nous serons jugés. Par les autres espèces que nous tuons, par les générations futures que nous spolions. Il est temps de nous sauver nous-mêmes.
Adoptons dès lors une vision rationnelle du sacré fondée non plus sur une croyance surnaturelle plaçant l’homme au centre de la biosphère, mais sur une compréhension de sa simple appartenance à un système vivant plus vaste, au sein duquel nous sommes tous interdépendants. Adoptons une vision du sacré où chaque vie animale et végétale à un sens. Acceptons la vacuité et réduisons nos désirs, comme le préconisaient les épicuriens ou les Bouddhistes, en retenant que nous n’emporterons rien avec nous et que l’accumulation est avant tout un produit de la destruction.
Et pour ceux qui croiraient malgré tout: «Aide-toi et le ciel t’aidera».
Pour tous ceux qui partagent une vision naturaliste du monde, rendez-vous sur: www.the-brights.net
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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