Ayaan Hirsi Ali déchue de sa nationalité néerlandaise

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yacoub
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Re : Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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C'est une athée pure et dure. Elle a refusé de visiter Notre Dame
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Victorien2
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Re : Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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http://www.liberation.fr/actualite/inst ... 719.FR.php

Taslima Nasreen faite «citoyenne d’honneur» de Paris

Après Ingrid Betancourt, la romancière bangladaise menacée de mort par des islamistes est honorée sur proposition de Bertrand Delanoë.
AFP - LIBERATION.FR : mardi 8 juillet 2008

La romancière bangladaise Taslima Nasreen, menacée de mort par des militants islamistes, est devenue «citoyenne d’honneur» de la ville de Paris sur proposition de Bertrand Delanoë. Le maire de Paris a salué hier lundi devant le Conseil de Paris cette «femme d’un courage exemplaire, combattante de la liberté».
«Vous avez été chassée de chez vous parce que vous vous êtes élevée contre l’inhumanité du fanatisme. Vous êtes ici chez vous, dans la ville où il fut proclamé que les hommes naissent et demeurent libres et égaux, et que nul ne peut être condamné pour ses opinions», a lancé Bertrand Delanoë à Taslima Nasreen, présente pour l’occasion au Conseil de Paris.

Le maire a remercié «tous les groupes» de s’être associés à sa démarche. Delanoë a ajouté: «A l’image d’une autre citoyenne d’honneur de la Ville de Paris, Ingrid Betancourt, vous avez décidé de ne jamais vous résigner à ce que les femmes puissent avoir à souffrir d’être femmes».
«Votre cause est celle de Paris, parce qu’elle est universelle. (…) Vous incarnez la femme libre et vous renvoyez ceux-là mêmes qui vous persécutent à leur propre enfermement. Jamais ils ne confisqueront votre liberté d’expression. Ils brûlent vos livres mais les mots sont posés, à jamais.»
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Georges
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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, Robert Spencer

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Entretien réalisé et traduit par ANNIKA pour le compte du blog drzz


Nom :

Robert SPENCER

CV

Titulaire d'un Master en sciences des religions de l'Université de Caroline du Nord, Chapell Hill /

Auteur de sept livres sur l'islam et la menace terroriste, dont au moins trois best-sellers /

Créateur de Jihadwatch.org et Dhimmiwatch.org /

Ses écrits ont paru sur Frontpagemag, le Washington Times, Dallas Morning News et il a été invité par CNN, Fox News et MSNBC, notamment.

Mr. Spencer a donné des conférences dans plus de trente pays, ainsi que pour le Département d'Etat américain, le CENTCOM (commandement central de l'US army) et la CIA.

Les livres de Mr Spencer sont bannis au Pakistan et il a été nommément cité par Al-Qaeda comme étant une menace pour les fondamentalistes musulmans.




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ANNIKA : L’Islam fondamentaliste dit puiser ses racines dans le Coran, on pourrait en déduire que le livre sacré lui-même détient des directives irréconciliables avec les valeurs démocratiques, le premier amendement de la constitution (américaine), l’égalité des sexes, et le système judiciaire. Etes-vous d’accord ?





SPENCER : Bien entendu. Au travers de l’histoire de l’islam, il est déduit par une grande majorité de commentateurs orthodoxe et théologiens ainsi que par les écoles de jurisprudence islamique qui forment diverses sectes, que l’Islam nourrit des directives irréconciliables avec les valeurs démocratiques, l’égalité des droits homme-femme, et le système judiciaire. Ceci permet aux djihadistes contemporains de plaider avec succès parmi les musulmans paisibles et les personnes de culture musulmane que le fondamentalisme représente l’islam pur et vrai. Ainsi, celui qui veut vivre un islam authentique doit faire ce que font les djihadistes. Les musulmans qui affirment ne pas partager cette opinion n’ont pas formulé de réponse islamique efficace. Ce n'est peut-être pas complètement impossible pour eux d'agir, mais ils ne l’ont pas encore fait. Formuler une répartie efficace exigerait une rejection explicite du sens coranique littéral dans bien des détails.



ANNIKA : Dans l’effort de démontrer l’existence de « différences irréconciliables » entre les valeurs démocratiques et le Coran, certains décrets constitutionnels furent écrits par la cour turque ainsi que la cour européenne. Quelles sont les autres mesures qui devraient être entretenues pour affirmer cette vérité – et comment s’y prendre ?



SPENCER : On ne pourra jamais établir cette vérité sans un changement radical de notre courant politique et de notre environnement culturel. De plus, si la vérité objective était le critère primordial, ce qu’il n’est certainement pas aujourd’hui, on devrait pouvoir faire appel aux multiples versets coraniques ainsi qu’aux interprétations de la théologie et loi islamique. Nous pourrions alors établir que la loi islamique (Charia) est un système global qui ne laisse aucune place aux valeurs démocratiques sur bien des détails. La Charia nie l’égalité des droits devant la loi pour les femmes et les non musulmans. Elle s’oppose à la liberté de conscience (autrement dit : croire en ce que l’on veut, ou ne pas croire), ainsi que le droit à la liberté expression.



Le débat devrait finalement se tenir en lieu publique, les musulmans d’Occident devraient être appelés a rejeter explicitement ces éléments de tradition islamique ; et afin d’appuyer leur rejet, ils devraient mettre en place des procédures transparentes et gérables qui décrédibilisent l’islam politique. Finalement, quoique les Européens ou Américains fassent, ils devront confronter leurs valeurs démocratiques avec le Coran, car le déni des apologistes de l'islam cèdera un jour devant la réalité.



ANNIKA : Le Jihad est un terme mentionné à plusieurs reprises dans le coran. Est-ce que le sens du terme signifie un « combat intérieur » pour surmonter la tentation, ainsi que cela est revendiqué par des apologistes musulmans ? Quel est le sens du terme ?



SPENCER : Ce mot signifie « lutte » et contient autant de connotations que le terme français. La République Islamique d‘Iran a un Département de la Lutte Agricole, ceci traite de sa lutte pour augmenter les récoltes. Mais le sens principal de « jihad » dans le Coran, les Hadith, et la loi islamique, définit la guerre contre les non-musulmans afin de les asservir sous l’hégémonie de la loi islamique. Ce terme peut se rapporter à une guerre passionnée, mais pas nécessairement. Mohammed explique dans un hadith (Sahih Muslim 4294) que les musulmans devraient inviter les non-musulmans à se convertir a l’islam ou alors à entrer dans l’ordre social islamique en tant qu’inférieurs payant l'impôt local (jizya) et soumis a diverses discriminations institutionnalisées. Si les non-musulmans refuse, les musulmans devraient aller en guerre contre eux.



Des théoriciens jihadistes tels qu’Hassan Al-Banna et Abdullah Azzam ont déclaré fausse l'interprétation de Mohammed selon laquelle le jihad est essentiellement un combat intérieur pour surmonter la tentation. Effectivement, cette version ne figure dans aucune des collections de hadith (traditions des mots et faits de Mohammed) que les musulmans estiment le plus authentique.



ANNIKA : Le coran précise clairement (2:106, 16:101) que les paroles antérieures de Mohammed (jugées pacifiques) sont annulées par ses écrits ultérieurs (jugés hostiles). Est-ce que cette analyse est exacte ?



SPENCER : Certes, les passages chronologiquement antérieurs du coran, tel que sura 109, enseignent la tolérance envers d’autres religions, tandis que les passages ultérieurs enseignent la guerre envers les non musulmans –même envers Juifs et Chrétiens tel 9:29. En cas de désaccord, c’est la doctrine islamique fondamentale qui l’emporte ; cette doctrine, partagée par toutes les sectes et écoles orthodoxes, revendique que les passages chronologiquement les plus tardifs du coran ont priorité sur les précédents.



ANNIKA : Depuis le 11 Septembre 2001, on appelle couramment l’Islam la « Religion De Paix » en occident. Qualifiez vous l’Islam de « Religion De Paix » ? Et pourriez vous nous expliquer comment vous etes arrivé a ce raisonnement.



SPENCER : Non, l’islam n’est pas une « Religion De Paix ». C’est la seule religion au monde avec une doctrine développée – aussi bien en théologie qu’en système juridique - qui mandate la guerre contre les non-croyants. Il y a, bien sur, des millions de musulmans qui n’y prennent pas part et qui ne sont pas intéressés par elle, mais ceux qui le sont le revendiquent et peuvent se cacher derrière le manteau de l’authenticité islamique. Je suis arrivé à ce raisonnement en étudiant les textes et enseignements de cette religion.



ANNIKA : Les Occidentaux experts islamiques, ainsi que certains musulmans, préconisent la reformation ou modernisation du Coran. Après tout, d’autres religions monothéistes du moyen Orient ont changé et évolué avec le temps. Croyez vous que l’islam puisse être modernisé, et si oui, comment ?



SPENCER : Ce serait difficile car le Coran dit représenter en lui-même le mot de Dieu, parfait et inaltérable. L’islam ne pourrait être modernisé que par un rejet catégorique de la transcription littérale du Coran.



ANNIKA : Quelle est votre opinion sur lesdites archives secrètes des anciens textes islamiques qui, dit-on, auraient fait surface après 60 ans de suppression (Andrew Higgins, Wall Street Journal – ‘The Lost Archives’). Sont elles authentiques ?



SPENCER : Je ne les ai pas étudiées, mais ne vois aucune raison de douter de leur authenticité. Les apologistes islamiques affirment fréquemment qu’il n’y a pas de textes coraniques à interprétations variables, et qu'il s'agit d'une preuve de la protection divine du Coran, ce qui est faux si l’on s’en tient aux faits. Il existe déjà des variances connues, et d'autres textes alternatifs peuvent refaire surface dans un futur proche.



ANNIKA : Y a-t-il des preuves tangibles qui attestent que Mahomet a bel et bien existé?



SPENCER : Non. La biographie la plus ancienne sur lui date de 150 ans après sa mort. Le Coran ne contient presque aucun détail sur Mahomet. Il est possible que le personnage ait été fabriqué à partir de traditions sur d’autres personnes, ceci afin de donner à la nouvelle religion arabe une image fondatrice et unifiante.



ANNIKA : Il existe une ‘anarchie’ relative dans le système clérical islamique (Oulémas) et il est difficile d’identifier une vrai hiérarchie ou organisation. Serait-ce Al Azar en Egypte, La Mecque, Nadjaf, Qom ? Où sont les lieux principaux de l’influence islamique ? Quel est leur pouvoir, et pour qui ?



SPENCER : Il n’y a pas de hiérarchie unique avec un chef en tête, comme l’Eglise catholique. Il y a plutôt des centres d’érudition – Al-Azhar pour les Sunnites, Najaf et Qom pour les Chiites, les centres de piété et les villes saintes telle La Mecque. Elles exercent toutes leur influence, mais il n’y a pas une seule voix qui commande la loyauté de tous les fidèles musulmans. En théologie islamique, ‘ijma’ (accord général) porte une grande valeur et une entente parmi les érudits donne du poids à un enseignement particulier. Malheureusement, il y a un consensus parmi les érudits classiques sur la nécessité d’une guerre djihadiste contre les non musulmans.




ANNIKA: En Europe les problèmes d’intégration ne sont pas de nature ‘raciale’, elles sont symptomatique d’un choc entre civilisations. Etes-vous d’accord avec cette déclaration ?

SPENCER : Oui, ces problèmes n’ont rien a voir avec ‘les races’ ; ils ont tout a voir avec l’idéologie islamique qui considère la culture et civilisation européenne comme étant inférieure, et se devant d’être remplacées par la Charia islamique.

ANNIKA: En tant que groupe d’immigrés, les musulmans d’Europe ne s'entendent pas entre eux (Turcs/Arabes, Kurdes/Turcs, Arabes/Maghrébins, etc). Pourquoi ? Après tout, ils partagent la même religion...

SPENCER : Oui, mais la religion est une chose ; sa place et son influence dans la vie d’une personne est une autre histoire. Nous avons tous de nombreuses loyautés et priorités dans la vie. Les conflits dont vous parlez proviennent de conflits culturels et politiques dans leurs pays d’origine, et qui finissent pas être importés en Europe.

ANNIKA: Dans l’histoire humaine, y a-t-il déjà eu des groupes musulmans qui se sont intégrés de plein gré, et ont adopté les valeurs culturelles d’un pays d’accueil non-musulman?

SPENCER : Non.

ANNIKA: Qu’est que l’avenir réserve a l’Europe ? Avez-vous un message pour nos dirigeants européens sur une démarche à long terme qui engendrerait une intégration harmonieuse des musulmans ?

SPENCER : Sans un renversement des politiques actuelles sur de nombreux problèmes, l’Europe sera islamique d’ici la fin du siècle ainsi que Bernard Lewis l’a prédit. Les dirigeants européens se rendront compte que dans l’ensemble, les musulmans refuserons l’intégration harmonieuse qu'elle qu'elle soit ; seule primera l'imposition de la loi islamique en Europe.

ANNIKA: Je vous remercie Mr. Spencer d’avoir pris le temps de nous répondre. C’est un privilège de vous interviewer….
"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Victorien2
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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... paris-.php

Taslima Nasreen bientôt logée par la Mairie de Paris
Delphine de Mallevoüe
02/01/2009 |
Sans revenus, Taslima Nasreen avait demandé la «protection» de Bertrand Delanoë au titre de «citoyenne d'honneur de la Ville». ici, elle est en compagnie de la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, qui a appuyé sa demande auprès du Maire de Paris.

Contrainte à l'errance depuis des années, elle va poser ses valises dans la capitale le 1er février.
Paris va enfin mettre un terme à l'errance de Taslima Nasreen, cet écrivaine au parcours jalonné d'honneurs qui se retrouve aujourd'hui à la rue. Sous le coup de plusieurs fatwas, cette féministe qui se bat contre l'oppression des minorités non islamiques dans les sociétés islamiques comme le Bangladesh, son pays d'origine, vient de faire appel au maire de Paris pour trouver un logement.
Dans une situation précaire, sans revenus, Taslima Nasreen a demandé à Bertrand Delanoë de bénéficier de sa «protection» au titre de la «citoyenne d'honneur de la Ville» qu'elle est récemment devenue. «Paris est la ville qui s'occupe le mieux des artistes, des écrivains et des femmes. La France est l'un des pays où je me suis sentie le plus soutenue», a-t-elle déclaré il y a quelque temps.
Stockholm, Berlin, New York, Kolkata…les prises de position de cet ancien médecin en faveur de l'émancipation des femmes la contraignent aujourd'hui encore à un long exil, émaillé de menaces de mort. Persécutée comme «apostate» (hérétique) par un comité d'intégristes nommé «Détruisez Taslima», sa tête a même été mise à prix en Inde en 2007 pour 500 000 roupies, soit environ 7 400 euros. «J'écris. Je me bats pour la condition féminine, pas contre le Coran», explique-t-elle toujours.

«Tout le monde s'est mobilisé»
Au cabinet du maire de la capitale, on assure que, après avoir étudié «plusieurs propositions», une solution est en voie d'être trouvée. «La difficulté de ce dossier est qu'elle demandait un logement de droit commun à une administration qui n'a plus de logements privés mais seulement sociaux. Sans compter qu'elle n'a pas de revenus… Pas facile, dans ces conditions, de trouver un bailleur…», explique Nicolas Revel, directeur de cabinet de Bertrand Delanoë.
Aussi Taslima Nasreen devrait-elle élire domicile, grâce à son statut d'écrivain, dans une résidence d'artistes, le couvent des Récollets dans le Xe arrondissement. «Une résidence entièrement rénovée», vante Nicolas Revel, qui précise qu'il s'agit d'«un 30 m²» dont elle pourrait disposer «dès le 1er février». La Ville va prendre le loyer à sa charge pendant une durée déterminée, non précisée.
«Tout le monde s'est mobilisé, se félicite l'amie et éditrice du dernier ouvrage * de Taslima Nasreen, Delphine Mozin. La Ville de Paris mais aussi le cabinet de Rama Yade qui a appuyé notre demande auprès du maire. Les choses bougent : je vais visiter le studio dans les jours prochains.»
Le 21 mai 2008, l'auteur de Lajja (La Honte) et de Vent en rafales avait reçu le prix Simone de Beauvoir des mains de Rama Yade, la secrétaire d'État aux Droits de l'homme. Une récompense destinée aux personnes dont le jury a estimé qu'elles se sont illustrées, par leur œuvre artistique et leur action, à promouvoir la liberté des femmes dans le monde.
En France, Taslima Nasreen a toujours bénéficié du soutien des intellectuels médiatiques, tout particulièrement en 1994, au lendemain de son expulsion du Bangladesh et de l'interdiction de son roman Lajja par le gouvernement. Bernard-Henri Lévy était alors le plus ardent de ses défenseurs. Une amitié qu'elle trouverait aujourd'hui trop discrète, pour quelqu'un qui, à l'époque, lui aurait «promis son aide».
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Georges
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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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Le point de vue de Wafa Sultan (Aafaq.org)

Gaza, ou l’hypocrisie inégalée
dimanche 11 janvier 2009 - 22h51, par Chawki Freïha - Beyrouth


La célèbre sociologue d’origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l’un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l’islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s’appuie sur des exemples de l’histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares... En voici les extraits les plus significatifs, traduits par Chawki Freïha.

(…) Puisqu’il m’importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d’éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n’est qu’une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l’égard de sa population l’empêche de se hisser au niveau du gouvernement. Mais ceci est conforme à l’habitiude, puisque, à travers l’histoire de l’islam, jamais une bande de criminels islamistes n’a respecté ses adminsitrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m’ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S’ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés et de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c’est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

Avant la création de l’Etat d’Israël, l’histoire n’a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d’exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s’ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s’entretuent entre eux.

Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d’enseigner en même temps l’amour de la vie. La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu’ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ?

(…) Depuis le début de l’opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s’y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m’écrivent. Je suis convaincue que ce qui les motive n’est pas la condamnation de l’horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d’autres occasions où la vie était menacée.

Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose réagir et dénoncer ces crimes.

Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.

Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.

(…) CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu’on fait nos enfants pour être tués comme ça ? Mais qui sait. Peut-être qu’il s’agit de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l’un de ses fils s’était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et devenir martyrs.

Mais quand l’idéologie et l’endoctrinement sont d’une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute valeur à la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon qu’ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes. Car, la mort est la même qu’elle qu’en soient les circonstances, et elle demeure rejetée, et au contraire, la vie mérite d’être vécue et pleurée.

Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, et elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ? Mais l’idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu’ils n’ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?

(…) Après ce qui précède, je suis certaine que ceux qui m’écrivent et me demandent mon avis sur ce qui se passe à Gaza cherchent à me faire dire ce qu’ils peuvent utiliser pour m’incriminer et me condamner, ou pour me faire dire ce qu’ils ne peuvent exprimer eux-mêmes.

(…) Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d’années ses bras, ses jambes et la vue dans l’explosion d’une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis s’est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l’espoir de sauver ce qui pouvait l’être. Lors d’un diner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis s’est présenté en grande fourrure, et a qualifié Borhane de héros. Elle s’est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer… Mais l’hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l’empêche d’envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes. Exactement à l’image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l’abri à Damas et à Beyrouth.

(…) La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalé dans l’histoire récente de l’humanité. Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d’opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d’oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l’un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l’égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire.

(…) Essayons d’imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s’il possédait la technologie et les armes d’Israël ? Essayons d’imaginer ce que l’Iran aurait fait des sunnites de la région, s’il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti.

(…) J’ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d’une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m’a dit : « toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N’ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications. Il m’a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s’entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».

Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu’Israël contribue aujourd’hui, inconsciemment, au succès de l’islam. En s’attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu’aucun militaire israélien n’a eu à Gaza. Aussi, pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs : Allah Akbar, gloire à l’islam. Je n’ai jamais entendu qu’un juif ait écrit avec le sang d’un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l’humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu’il laisse les musulmans s’entretuer.

(…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps, et le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd’hui.

Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune valeur.

(…) Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n’aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu’au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l’idéologisation de la mort.

Les musulmans doivent commencer par se changer, pour prétendre changer la vie. Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C’est seulement quand ils y parviendront qu’ils n’auront plus d’ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu’à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Aussi, jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre. Mais paradoxalement, c’est le peuple qui déteste le plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation et commenceront-ils à aimer la vie ?

Traduction de Chawki Freïha

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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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J'ai récemment eu une conversation avec un ami libanais chiite que je connais depuis des lustres .. et je le rappelle il est chiite !!!!

Pour la petite histoire sa femme et sa fille étaient en vacances dans le sud liban quand la guerre de 2006 a commencé .. 3 mois pour rentrer !!!

Il n'a jamais été tendre avec les israéliens .. ni avec moi d'ailleurs .. mais c'est un homme de discussion et qui aime le thé à la menthe et le taboulé libanais et qui aime particulièrement mélangé le tout avec ses amis .. de tous bords d'ailleurs ..

Sa maison est un grand bazar de discussions à tous les niveaux .. bref ..

Nous avons donc eu une soirée "taboulé-thé à la menthe-discussion-amis" .. et pour la première fois il soutient ISRAEL !!! Pourquoi ??? non pas parce qu'Israël risque de disparaitre .. ce qu'il n'a jamais voulu même au plus fort des combats .. mais bien parce qu'il sait ce que veut dire vivre sous les roquettes permanentes ..

Il est chiite certes mais il n'a jamais pu comprendre le hamas qui sacrifie honteusement son peuple .. il a fait le reproche aussi au hezbollah car sa femme et sa fille ont fait les frais de cette politique !!

Il sait ce que veut dire "boucliers humains" .. et cela il ne peut l'admettre .. il sait ce que veut dire "sacrifiez vos enfants .. vous en referez d'autres" ..

Du coup à cette soirée j'ai été la plus dure avec ce pays que j'aime tant alors que des gens qui auraient pu être mes "ennemis" au moins de pensée .. étaient là à soutenir ce pays qu'ils détestent tant !!

Pour lui cette fois cela doit passer ou casser .. il faut en finir avec toute cette hypocrisie .. il faut en finir avec tout ces mensonges !!!

Le hamas est un mouvement terroriste et ce n'est pas Israël qui l'a déclaré ainsi mais la communauté mondiale !!! ..


Il faut arrêter de faire croire que le hamas serait un partenaire de discussion .. le hamas tue des gens et tuent son peuple .. tout le monde semble avoir oublié les massacres de ce même hamas au fatah .. massacre qui a fait encore plus de victimes et dont personne n'a bougé pour dire stop !!

Ce n'est pas à Israël d'assurer la sécurité du peuple palestinien .. mais à son gouvernement .. !!!

Les morts sont regrettables et ignobles mais ce n'est pas à Israël d'en faire les frais .. ce n'est pas lui qui prends son peuple en otage .. ce n'est pas lui qui transforme les universités en stock d'armes .. ce n'est pas Israël qui se sert des ambulances pour transporter des armes .. nous avons tous vu ces images surréalistes d'ambulances servant de transport aux armes ..

Les gens ont une mémoire sélective et je suis bien contente que des gens comme Taslima ou comme Sarfaoui se révoltent et disent ouvertement la réalité des choses ..

N'en déplaise à certains !!!



PS .. on parle du respect des conventions de genève .. alors que le hamas a déclaré ne rien faire pour la sécurité du soldat retenu depuis 2 ans .. et là personne ne proteste .. silence radio !!!
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Georges
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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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France -Talisma Nasreen - Entretien - L'Humanité
Entretien réalisé par Dominique Bari et Rosa Moussaoui pour l'Humanité, 09/04/2009

« Aucune religion ne prône l’égalité entre les hommes et les femmes »

Taslima Nasreen, réfugiée en France, appelle les forces de gauche, partout dans le monde, à réinvestir les combats laïque et féministe pour élever une digue face aux fondamentalismes.
Contrainte de quitter son pays, puis l’Inde où elle avait trouvé refuge, sous la pression des fondamentalistes, l’écrivaine bangladaise Taslima Nasreen, figure du combat contre l’intégrisme, participait, samedi dernier, aux Rencontres laïques internationales, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Votre combat contre le fondamentalisme ne s’arrête pas à l’islamisme. Vous dénoncez également les intégrismes chrétien, juif, hindou. Quels sont leurs points communs ?
Taslima Nasreen. Je m’élève en effet contre les intégrismes de tous bords. En ce qui me concerne, j’ai souffert toute ma vie du fondamentalisme musulman. Je suis née, j’ai grandi dans un pays musulman. Lorsque je critique les fondamentalismes, mais aussi les religions en tant que telles, qu’il s’agisse de l’hindouisme, du christianisme, du judaïsme, du bouddhisme, parce qu’elles oppressent les femmes, personne ne me menace de mort. Mais lorsque je parle de l’islam, alors les fondamentalistes musulmans profèrent des fatwas demandant mon exécution, ma pendaison. Ma tête est mise à prix. C’est ainsi que j’ai été expulsée de mon propre pays, le Bangladesh. Après avoir vécu dix ans en Europe, je suis partie en Inde, à Calcutta. Là encore, j’ai été visée par des fatwas. Mes livres ont été brûlés sur la place publique. Lors de la présentation de l’un de mes livres, j’ai été agressée par des fondamentalistes musulmans à Hyderabad. À Calcutta, ils sont descendus dans la rue pour exiger mon expulsion. En réponse, le gouvernement indien de gauche m’a placée en résidence surveillée à New Delhi, avant de m’expulser. À cause de ces intégristes, je suis aujourd’hui contrainte à un nouvel exil. C’est difficile à vivre. Je suis une écrivaine bangladaise. Je vis douloureusement cet éloignement de mon pays, où je pourrais encourager les femmes à poursuivre leur combat pour le droit à la liberté.

Pourquoi les fondamentalistes font-ils des droits des femmes leur cible privilégiée ?
Taslima Nasreen. Dans leur vision, le pouvoir des hommes se mesure à l’oppression exercée sur les femmes. La religion est la source du fondamentalisme. Or aucune religion ne prône l’égalité entre les hommes et les femmes. Toutes sont hostiles aux femmes. Ce sont bien les religions qui encouragent l’oppression des femmes, qui les empêchent de jouir des mêmes droits que les hommes. Elles pérennisent le système patriarcal, incompatible avec la liberté des femmes.

Quel jugement portez-vous sur les confrontations, ces dernières années, en France et en Europe, sur le port de signes religieux à l’école et dans la sphère publique ?
Taslima Nasreen. Je suis très favorable à la loi française qui interdit le port de signes religieux dans l’enceinte des écoles publiques. Il est essentiel, pour une société laïque, de préserver l’école comme espace de liberté de conscience où les signes religieux n’ont pas leur place. Quant au voile, sur lequel se sont focalisés ces débats, il est pour moi un symbole d’oppression. Les femmes devraient refuser le port du voile. Si toutefois elles acceptent de le porter, ce devrait être une affaire privée. Toute société laïque devrait préserver l’école et plus largement la sphère publique de tous les signes religieux.

Les tentatives de reprise en main des sphères publique et politique par le religieux, en Europe, vous surprennent-elles ?
Taslima Nasreen. Cela prouve que cette question ne se pose pas uniquement dans les pays musulmans. Les fondamentalistes progressent aussi en Europe. Pas seulement les intégristes musulmans, mais aussi les intégristes chrétiens. Aux États-Unis, ceux-ci n’hésitent pas à agresser, à menacer de mort les médecins pratiquant l’IVG. Dans la première puissance mondiale, les chrétiens évangéliques se sont infiltrés jusque dans les sphères du pouvoir. En Angleterre, les fondamentalistes musulmans revendiquent la possibilité d’appliquer la charia (la loi islamique - NDLR) aux citoyens de confession musulmane. Des évêques anglicans et des hommes politiques ont indiqué qu’ils n’y étaient pas opposés. Si nous ne mettons pas un frein à cette expansion des fondamentalistes, si nous les laissons agir sans contrôle, si la gauche et les progressistes n’apportent pas leur soutien au combat laïque et humaniste contre toutes les formes d’intégrisme, alors de grands reculs de civilisation deviendront possibles.

Jugez-vous les forces de gauche trop complaisantes vis-à-vis des fondamentalistes ?
Taslima Nasreen. Les citoyens de confession musulmane sont minoritaires en Europe. Dès lors, certains, à gauche, s’interdisent toute critique de la religion musulmane et font même preuve de complaisance envers les dérives fondamentalistes, croyant assurer ainsi la défense de minorités victimes de discriminations. C’est à mon avis une très lourde erreur. Sans la gauche, comment serait-il possible de mener le combat laïque, le combat pour les droits des femmes ?
Laisser la droite se saisir de ces questions et nous soutenir serait mortifère. La droite déteste l’islam et les musulmans. Elle tente d’instrumentaliser les laïques pour conforter ses visées racistes. Mais nos convictions sont de gauche. Nous voulons une transformation progressiste des sociétés. Nous ne pouvons donc pas laisser la droite dévoyer notre combat laïque.

Pensez-vous que la prétendue « guerre contre le terrorisme » conduite ces dernières années par les États-Unis a renforcé les fondamentalistes musulmans en leur offrant des arguments ?
Taslima Nasreen. Les fondamentalistes ne sont jamais à court d’arguments. Lorsque l’URSS existait, leur croisade était dirigée contre les communistes, accusés d’être les ennemis de la religion. Après la chute de l’URSS, ils se sont retournés contre les États-Unis, accusés d’être les ennemis de l’islam.
Les fondamentalistes, quelle que soit leur cible, ne méritent aucune sympathie. Ils doivent être combattus sans relâche, sans considération des raisons qu’ils invoquent pour justifier leur idéologie destructrice. Au fond, les ennemis qu’ils désignent importent peu. Les justifications de leurs visées et de leurs actes, ils les puisent dans la religion elle-même. C’est la religion qui inspire leur intransigeance, c’est au nom de celle-ci qu’ils menacent et tuent ceux qui ne partagent pas leur vision du monde. Ce n’est pas la guerre menée par les États-Unis qui pousse les intégristes à opprimer les femmes. Cette oppression existait déjà auparavant. C’est donc bien la religion qui est en cause comme source du fondamentalisme.
La guerre américaine relève d’un autre débat. On peut la contester, s’y opposer. Mais l’activisme des fondamentalistes serait une réalité même sans les guerres d’Irak et d’Afghanistan. Ils n’ont pas attendu ces guerres pour combattre les droits des femmes, les frapper, les torturer, les flageller, les lapider à mort au nom de l’islam. Dans les pays musulmans, les femmes souffrent depuis très longtemps.

Croyez-vous qu’une négociation avec les talibans puisse rendre la paix possible en Afghanistan ?
Taslima Nasreen. Si c’est possible, pourquoi ne pas essayer ? Mais aucune solution durable n’émergera sans un changement radical du système qui fabrique les talibans. Il faut fermer ces madrasa, qui sont des usines à fondamentalistes, et promouvoir une éducation laïque, scientifique. C’est primordial. Que l’on négocie avec les talibans ou qu’on les traque revient au même, si ce système reste en place. Il faut saisir le problème à la racine. En réalité, je ne rejette pas la responsabilité du chaos afghan sur les talibans. Lorsque vous envoyez des jeunes garçons dès l’âge de deux ans dans des madrasa (écoles coraniques - NDLR) où ils apprennent le maniement des armes, avec pour seul horizon éducatif la récitation du Coran, les prêches exhortant à l’instauration d’un État islamique ou au meurtre des femmes et des non-musulmans, il n’est pas étonnant qu’ils deviennent des extrémistes. Ces enfants n’ont aucune autre fenêtre sur le monde. Ils n’ont aucune possibilité de bénéficier d’une instruction publique et laïque. Ce n’est donc pas à eux que j’en veux, mais aux promoteurs de ce système qui transforme des innocents en talibans.
Dans le monde musulman, les madrasa poussent comme des champignons, avec la complicité de gouvernements qui veulent s’assurer l’appui électoral des fondamentalistes. Il faut cesser d’abandonner l’éducation des enfants à des imams radicaux qui les endoctrinent. Les États doivent assumer leur mission, en créant des écoles où les enfants entendent parler d’égalité, de démocratie, de liberté d’expression. Si personne ne leur transmet ces valeurs, comment pourraient-ils un jour s’en réclamer ? L’éducation laïque est la seule arme efficace contre les fondamentalismes.
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Georges
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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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LE MENTIR-VRAI DE TASLIMA
vendredi 10 avril 2009


Lettre ouverte à Dominique Bari et Rosa Moussaoui du journal « L’Humanité »

Marié à une citoyenne indienne et lisant les magazines indiens, j’ai eu mal à reconnaître les traits et la voix de Taslima Nasreen, dans les pages intérieures de « L’Humanité ».

Entretien publié, page 13, le 9 avril 2009.

Les propos de l’écrivaine comme la photo ont-ils étés « retouchés » afin que son image corresponde à la ligne éditoriale du journal ?

Madame Nasreen - qui ne parle pas français - est connue, sur le sous-continent, pour autre chose que la séduction, « le communisme » et son amour de la laïcité.

Elle s’est mis à dos non seulement les modérés de la communauté musulmane, à Calcutta ou à New Delhi, mais, par ses outrances, une majorité des partis de gauche.

Son islamophobie, son alignement sur les néo-conservateurs américains lui ont aliéné la sympathie de personnalité comme Arundhati Roy, Tarun Tejpal, Brinda Karat, qui, par ailleurs, défendent son droit à la liberté d’expression.

Les lecteurs de « L’Huma » savent-ils que le seul dirigeant indien a lui accordé l’hospitalité s’appelle Narendra Modi, Chief Minister du Gujarat, responsable des pogroms antimusulmans de mars et février 2002 ?

Si Madame Nasreen dénonce, avec raison, le sort des femmes et des minorités religieuses, au Bengladesh, elle est beaucoup moins critique quant aux bombardements US au Pakistan et en Afghanistan.

Sans doute un tel positionnement aurait-elle gêné son installation à Paris…

Dans son discours, elle élude la question de l’impérialisme pour se focaliser sur la dénonciation du fondamentalisme.

Or, ce sont les Américains et les Anglais* qui ont créé et encouragé le phénomène taliban, dans la région.

Les communistes indiens ne disent pas autre chose.

Mais au-delà de son inclination politique, le problème fondamental de Madame Nasreen me semble le suivant :

Toute son éducation l’a construite paradoxalement contre son milieu d’origine.

C’est la raison profonde de son exil…

Comme du temps de la Guerre froide, l’Occident offre, aujourd’hui, visa, tribune et sinécure à ce genre de transfuge.

Les propos de l’écrivain, « traduits » par les journalistes Barri et Moussaoui comme « Aucune religion ne prône l’égalité entre les hommes et les femmes » sont doux à entendre ; mais ils sonnent faux dans les bidonvilles de Dakka où seuls les madrasas offrent nourritures et lectures aux populations.

Taslima Nasreen, héros de la cause des femmes, ici, ferait un très mauvais Prix Nobel, là-bas.

La lutte contre les madrasas cache mal, chez elle, son adhésion à « la mission civilisatrice » de l’OTAN.

Himalove

*Lire le livre de Marc Gaborieau, « Un autre islam » ; chapitre III, l’auteur explique comment les britanniques sont aux origines de la Sharîa…
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Re: Ayaan Hirsi Ali ....

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Re: Ayaan Hirsi Ali ....

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Re: Ayaan Hirsi Ali ....

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Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam, par Ayaan Hirsi Ali

lundi 11 mai 2009, par Annie Lessard, Marc Lebuis


« Les musulmans se servent des structures démocratiques libérales de l’Europe pour renverser nos libertés durement gagnées. Si l’Europe tombe, ce n’est pas à cause de l’islam. C’est parce que les Européens d’aujourd’hui, contrairement à leurs prédécesseurs de la Deuxième guerre mondiale, n’acceptent pas de mourir pour défendre les valeurs ou l’avenir de l’Europe. Même si on leur demandait le sacrifice ultime, beaucoup de ces Européens post-modernes et trouillards se réfugieraient dans un obscur argumentaire d’objection de conscience. Il ne reste à l’islam qu’à occuper la place laissée vide. »

Récipiendaire en 2008 du premier Prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes marquant sa contribution exceptionnelle à la liberté des femmes dans le monde, l’ex musulmane Ayaan Hirsi Ali a été qualifiée de « Voltaire noire » par un journaliste néerlandais pour sa critique du cléricalisme.

Son article dénonce la couardise de l’Europe, mais ses commentaires sont tout aussi pertinents pour le Québec et le Canada.

À ceux qui seraient tentés de coller à Ayaan Hirsi Ali, une Somalienne naturalisée hollandaise, une étiquette d’islamophobe d’extrême-droite (à défaut de pouvoir la traiter de « raciste »), nous recommandons cet article complémentaire : Auteurs musulmans progressistes : Les groupes musulmans d’Europe exploitent l’ouverture d’esprit des Européens.

***

Une Europe de poltrons s’est livrée à l’Islam. Version originale anglaise : Lily-livered Europe has surrendered to Islam, par Ayaan Hirsi Ali, The First Post UK, 5 mai 2009. Adaptation française : Jean-Marc Léger

Les musulmans se servent des structures démocratiques libérales de l’Europe pour renverser nos libertés durement gagnées

En 2006, j’ai débattu avec Tariq Ramadan, l’auteur du livre Les musulmans d’Occident et l’avenir de l’islam. Et je lui ai demandé, dans l’hypothèse d’une guerre entre l’Egypte et la Suisse, pour laquelle des deux sociétés il serait prêt à mourir.

Mr Ramadan a la double nationalité : il est Egyptien de naissance, et Suisse par naturalisation. Sa réponse a été une réaction de rage à divers niveaux. Par dessus tout, je pense qu’il s’est senti outragé que quelqu’un puisse poser une pareille question. Il a refusé de répondre.

Mr Ramadan, comme de nombreux autres musulmans, peut avoir deux nationalités ou plus. À voir tout ce qu’il dit, oralement et sur le papier, il est clair qu’il est avant tout loyal à l’islam. Je ne doute pas qu’il accepterait de mourir pour l’islam, comme la plupart des musulmans, et c’est son droit. Mais ce que les pays européens ont fait, c’est d’accorder la citoyenneté à des gens qui ne se sentent aucunement liés à leurs sociétés pour le meilleur et pour le pire, pour la prospérité ou la misère, et pour le sacrifice en cas de catastrophe.

Aucun débat n’est plus explosif que celui sur l’avenir de l’islam en Europe

Mais ces gens se libèrent ainsi de l’un des critères principaux qui fondent la citoyenneté. L’allégeance politique à la constitution de votre pays est le minimum exigible. C’est cet état de fait qui est au cœur du terrible livre de Christopher Caldwell, Réflexions sur la révolution en Europe : l’immigration et l’Occident (Reflections on the Revolution in Europe : Immigration and the West, Allen Lane, £17.99), qui s’ouvre sur cette phrase : « L’Europe occidentale est devenue une société multi-ethnique sous l’effet d’un accès d’égarement ».

Cet égarement, que Caldwell met à nu, se traduit dans les politiques d’immigration de l’Europe et très particulièrement dans sa réaction à l’islam. Aucun débat, aujourd’hui, n’est plus explosif, plus sensible, plus embarrassant et plus effrayant que celui sur l’avenir de l’islam en Europe.

En mars dernier, j’ai parlé du livre de Caldwell avec l’intellectuel français Pascal Bruckner. Pour lui, « les Américains [comme Caldwell] ne comprennent pas l’Europe. Il y a beaucoup de musulmans qui, dans leur vie quotidienne, sont plutôt agnostiques et même athées si on s’en tient à leur pratique, et ne sont musulmans que de nom. »

Cela paraît rassurant. Mais ces musulmans agnostiques et non pratiquants, si la situation devenait intenable, mourraient-ils pour l’islam ou pour la France ? À mon sens, le plus probable est qu’ils mourraient pour l’islam.

Caldwell aborde ce point sous un éclairage intéressant. Il ne néglige pas les Européens qui perçoivent l’islam comme un danger pour les valeurs européennes, mais il demande : « Comment peut-on se battre pour quelque chose que l’on ne peut pas définir ? ». Et c’est le problème de l’Europe : incertitude sur ce que nous sommes, sur ce que signifient nos divers drapeaux, incertitude aussi sur les raisons pour lesquelles, à chaque étape, nous réduisons nos dépenses militaires.

L’Europe est devenue le lieu de nouvelles religions, de nouvelles croyances, du multiculturalisme, du cosmopolitisme, du transnationalisme. Tout devient donc relatif. Mais cette incertitude ne touche pas les musulmans. Dans la guerre, l’éthique et l’esprit tribal des musulmans sont bien plus résistants et violents que l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.

Les chiffres et les idées réunis par Caldwell dans ce livre sont évidents pour de nombreux Européens. Quand je vivais en Hollande, et quand j’y suis retournée, j’ai parlé à des intellectuels européens qui voient la révolution que Caldwell décrit si bien dans son ouvrage. Ils ne parlent pas toujours d’une révolution, ils ne la perçoivent pas forcément comme aussi complète, mais ils voient la crise d’identité européenne.

Prenons le débat sur la liberté d’expression. En 1989 et après, les provocations au nom de l’islam étaient accueillies sans inquiétude : « Pas de problème ! Nous sommes en Europe, et vous pouvez dire ce que vous voulez, écrire ce qui vous plaît », et ainsi de suite.

Vingt ans plus tard, les Européens ne sont plus tout à fait aussi certains de la valeur de la liberté d’expression. La plupart des membres des médias s’autocensurent. Les livres de classe et les manuels universitaires ont été modifiés de manière à ne pas offenser les musulmans. Et si des mesures législatives punissant le « blasphème » n’ont pas été adoptées, elles ont été envisagées dans la plupart des pays, et on réactive des lois anciennes jamais appliquées.

Aujourd’hui, on vandalise des synagogues au nom de l’islam

Prenons l’antisémitisme en Europe. La sensibilité et le sentiment de culpabilité des Européens à propos de l’Holocauste sont comparables à ceux des Américains à l’égard des Noirs américains. Il y a dix ou vingt ans, il était impensable que des juifs se fassent ouvertement insulter ou prendre pour cible au seul motif qu’ils sont juifs.

Aujourd’hui, au nom de l’islam, on vandalise des synagogues. L’Holocauste est ouvertement nié. Il existe un réseau actif d’organisations musulmanes qui poussent au retour d’Israël à ses frontières antérieures, voire à sa disparition. Des juifs sont harcelés, battus, voire tués. À tout cela ne répondent qu’un silence lugubre et des rationalisations expliquant qu’il ne s’agit pas d’antisémitisme mais de réactions anti-israéliennes. Peut-on imaginer que des choses de ce genre arrivent aujourd’hui en Amérique à des Noirs et ne rencontrent que le silence ?

Prenons l’histoire de la libération des femmes en Europe. Dans les années 1970, les femmes ont brûlé les soutien-gorges, l’avortement a été légalisé presque partout, et le viol entre époux est devenu un crime. Aujourd’hui, de plus en plus d’élites européennes, dont des féministes, nous expliquent qu’il vaudrait peut-être mieux tout simplement respecter la culture et la religion d’une minorité.

Les refuges pour femmes se sont adaptés : au lieu d’apprendre aux femmes qui se présentent comment devenir indépendantes, ils installent des salles de prière et emploient des médiateurs issus de la communauté musulmane. Toute cette médiation ne vise qu’un seul objectif, faire retourner la femme à la situation d’abus qu’elle avait fuie.

Voilà donc un système qui avait été mis sur pied pour servir d’outil d’aide à l’émancipation, et qui a été complètement dévoyé au service de l’objectif d’obéissance des musulmans. Si la femme obéit, le mari n’a plus besoin de la frapper. L’affaire est close.

C’est la même chose pour les homosexuels. Il y a dix ans, il aurait été impensable qu’un sentiment anti-gay puisse s’exprimer sans être condamné. En Hollande, par exemple, nous sommes fiers d’avoir permis aux gays de bénéficier exactement des mêmes droits que les hétérosexuels. Pourtant, aujourd’hui, ils se font agresser dans les rues d’Amsterdam. Pour rester en sécurité dans certains coins d’Europe, les gays et les lesbiennes ont intérêt à masquer leur identité sexuelle.

Les musulmans utilisent le vocabulaire de la liberté pour tenter d’abolir la liberté d’expression

Le paradoxe terrifiant, à propos de ces évolutions, c’est que les immigrants musulmans ont été admis sur le territoire européen au nom des droits et libertés universels que beaucoup d’entre eux piétinent aujourd’hui, alors que les autres se contentent d’observer passivement ou défendent exclusivement l’image de l’islam.

Pire encore, ceux qui agissent pour abolir la liberté d’expression et pour discriminer les juifs, les femmes et les homosexuels le font en utilisant le vocabulaire de la liberté et en passant par des institutions comme le parlement ou les tribunaux, qui ont été créées pour protéger les droits de tous.

Les observateurs américains comme Caldwell, Bruce Bawer, Walter Laqeur et beaucoup d’autres, qui viennent en Europe et écrivent sans œillères sur ces questions, peuvent retourner en Amérique, où ils passeront à un autre sujet et conserveront leur emploi et leur réseau social.

Les Européens qui font la même chose que Caldwell doivent souvent faire face à une campagne d’ostracisme de la part de leurs compatriotes eux-mêmes. Ils courent le risque de perdre leur emploi, d’être bloqués dans leur avancement, ou de n’être plus invités dans les cercles dont ils font partie. Les plus entêtés, comme Geert Wilders, sont poursuivis en justice et on va même jusqu’à leur refuser l’accès à un pays voisin.

En réalité, si l’Europe tombe, ce n’est pas à cause de l’islam. C’est parce que les Européens d’aujourd’hui - contrairement à leurs prédécesseurs de la Deuxième guerre mondiale - n’acceptent pas de mourir pour défendre les valeurs ou l’avenir de l’Europe. Même si on leur demandait le sacrifice ultime, beaucoup de ces Européens post-modernes et trouillards se réfugieraient dans un obscur argumentaire d’objection de conscience. Il ne reste à l’islam qu’à occuper la place laissée vide.

http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article1102

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Re: Ayaan Hirsi Ali ....

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"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
"l' islam est une loi pour les pourceaux" Ibn Roshd
"Je suis le prophète du carnage. Je suis le rieur sanglant" Mahomet
"le paradis est à l' ombre des épées" Mahomet
Les peuples non civilisés sont condamnés à rester dans la dépendance de ceux qui le sont.
Et la civilisation, c'est l'Occident, le Monde Moderne, dont la Turquie doit faire partie si elle veut survivre.
Mustafa Kemal, discours de 1928

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Georges
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Re: Taslima Nasreen, Ayaan Hirsi Ali, etc.

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"La où l'islam passe, la civilisation trépasse" Ibn Khaldoun
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yacoub
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