Je rajoute, l'exégèse de Tabari à celui de Ibn Kathir:
Je cite:
Allah dit: (Elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées) :
Elles ne doivent pas ressembler aux esclaves dans leurs habits. Si elles devraient sortir de chez elle pour leurs besoins (ou affaires) elles doivent couvrirent leurs cheveux et leurs visages (de ramener sur elles leurs grands voiles) pour qu’elles ne soient pas offensées. Fin de citation
http://www.qurancomplex.org/Quran/tafse ... SecOrder=1
Jusqu’au règne du 2ème calife les esclaves (femmes) n’avaient pas le DROIT de porter le voile.
On voit bien que dans ce que dit Omar il est question de ressembler aux femmes libres.
D’après l’apôtre Anas: Une esclave voilée passa près de Omar (2ème calife), il la frappa et lui dit: découvre toi, tu veux ressembler à une femme libre ?
http://islamweb.net/hadith/display_hboo ... pid=456216
Toujours d'après Anas Ibn Malik: les esclaves de Omar étaient à notre service, les cheveux découverts et avaient les seins qui bougeaient.
Rapporté par Al Bayhaqi , authentifié par Al Albany
Je pense qu'il y avait ''aussi'', en plus de la discrimination, la vente des femmes, qui devraient être découverts pour être vendues.
Un récit rapporte qu’au marché aux esclaves, Ibn Omar (fils de Omar ibn khattab) mettait sa main entre les seins de la femme et la secouait.
http://www.islamweb.net/hadith/display_ ... &hid=12838
Quand Ibn Omar, apôtre et fils de Omar Ibn KHattab, était au souk des esclaves (femmes) il tâtait leur corps avant d‘acheter.
http://www.islamweb.net/newlibrary/disp ... 10&ID=2509
Mohamed a dit: Si l’un d’entre vous marie son esclave ou serviteur qu’il ne regarde pas entre le nombril et au dessus des genoux. Ce qui est sous le nombril et au dessus des genoux est illicite (Awra). Rapporté Abou Dawoud.
http://www.islamweb.net/fatwa/index.php ... d&Id=17830
Là où il est autorisé de toucher, n'est pas considéré comme ""awra'' partie intime (zone interdite).
Ce qui est autorisé de regarder est aussi autorisé de toucher.
Il existe chez les juristes deux genre de awra : la grosse et la légère (ghalida, khafifa)
D'où la fatwa du Cheikh wahhabite Ibn Uthaymin, qui n'avait pas tord d'ailleurs, islamiquement parlant :
Les limites de la parties intimes de la femme esclaves sont similaires à celle de l'homme, c'est à dire du nombril aux genoux.
De ce fait ci après la fatwa du théologien Saoudien Ibn Uthaymin* (1926-2001)
Si une esclave musulmane fait sa prière en se couvrant seulement du nombril au genoux, sa prière serait valable.
PS: Dans la prière, la femme libre n'a le droit de découvrir que son visage et ses mains, sinon sa prière ne serait pas valide. Découvrir les pieds restent une divergence entre les écoles juridiques musulmanes.
Lauter versets qui est le plus iterprété est ouvert à toutes les spéculation:
S24V31. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Dieu, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.
Ca parle de pudeur dans ce cas.
Certaines femmes découvraient la fente de leurs poitrines, Mohamed réagit à ça et édita le verset pour qu'elles cache leurs poitrines.
Vu l'importance donné aujourd'hui au voile, pourquoi n'y a t il pas eut un verset claire sur le voile.
Il faut interpréter et jouer sur le sens des mots, voire rogner les versets. (voir lien ci-dessous)
http://img11.hostingpics.net/pics/824792hijab.jpg
Par ailleurs, il existe deux récits authentifiés sur le voile. Bizarrement, ils sont tous deux de source unique et contradictoires.
Source unique veut dire en gros, que le récit à été rapporté par un seul témoin (hadith aha’d).
Dans notre cas, c’est Aïcha qui rapporte ces deux récits qui donnent les limites de la awra chez la femme libre: les mains et le visage.