L'horreur recommence pour les chrtiens libanais ...
Publié : mar. 21 nov. 2006 18:51
mardi 21 novembre 2006, 17h53
Liban: le ministre anti-syrien Pierre Gemayel assassiné près de Beyrouth
Par Pierre SAWAYA
BEYROUTH (AFP) - Le député et ministre de l'Industrie, Pierre Gemayel, a été assassiné mardi près de Beyrouth dans le dernier attentat d'une série visant des personnalités anti-syriennes, alors que le Liban est plongé dans une grave crise politique.
Le chef de la majorité parlementaire anti-syrienne, Saad Hariri, a immédiatement accusé le régime de Damas de vouloir "tuer tout homme libre" au Liban.
"M. Gemayel a été grièvement blessé dans l'attentat. Evacué vers un hôpital, il a succombé à ses blessures", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire.
Selon l'agence officielle ANI, des inconnus ont ouvert le feu sur le convoi du ministre à Jdeideh, au nord de Beyrouth.
Agé de 34 ans, le ministre, issu d'une grande famille maronite qui a marqué l'histoire du Liban, a été abattu à bout portant alors qu'il était au volant de sa voiture sur la route de Jdeideh, a indiqué un témoin.
Trois hommes ont d'abord immobilisé sa voiture avant de faire feu, l'atteignant à la tête, a-t-il ajouté.
Peu après l'attentat, l'armée libanaise s'est déployée en force dans la capitale, alors que les proches de la victime se ruaient à l'hôpital, en criant leur colère. La population a été prise d'un mouvement de panique, et les rues de la capitale ont connu des embouteillages monstres.
Les télévisions locales ont interrompu leurs programmes et diffusé de la musique classique, dès la confirmation de la mort du ministre.
Pierre Gemayel est le fils de l'ancien président Amine Gemayel et neveu du président élu assassiné en 1982 Bachir Gemayel. Il fait partie de la majorité parlementaire anti-syrienne.
Le chef de cette majorité, Saad Hariri, a accusé la Syrie de cet assassinat. "Nous sommes convaincus que les mains de la Syrie sont partout", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision américaine CNN, alors que Damas condamnait l'attentat.
"Le cycle (des assassinats) a repris", a-t-il dit. Il faisait référence aux 14 attentats, visant en grande majorité des personnalités anti-syriennes, depuis octobre 2004 et la tentative d'assassinat du ministre démissionnaire druze anti-syrien, Marwan Hamadé.
La majorité parlementaire avait mis en garde contre des tentatives d'assassinat visant les personnalités anti-syriennes.
Cet assassinat intervient alors que le Liban est plongé dans une grave crise politique, exacerbée par la démission de six ministres pro-syriens, dont cinq chiites du Hezbollah et d'Amal, deux partis soutenus par Damas, qui réclament un cabinet d'union nationale.
Officiellement, ces démissions ont été provoquées par l'échec des consultations sur la formation d'un gouvernement d'union au sein duquel l'opposition exige d'élargir son assise à travers une "minorité de blocage".
Mais la majorité considère qu'elles ont été suscitées par l'approche de la date de la mise sur pied du tribunal international pour le Liban.
Il intervient aussi quelques heures avant l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU du projet de création du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri, tué en février 2005.
Une commission d'enquête de l'ONU avait mis en cause, dans des rapports d'étape, des responsables syriens et libanais dans l'assassinat de Hariri. La Syrie a nié toute implication.
Les Etats-Unis ont dénoncé l'assassinat de Gemayel, le qualifiant d'"acte de terrorisme". "Nous avons été choqués par cet assassinat, nous le considérons comme un acte de terrorisme", a déclaré lors d'une conférence de presse le numéro trois du Département d'Etat, Nicholas Burns.
La Syrie a également condamné mardi le meurtre de Pierre Gemayel, un antisyrien, dénonçant un "crime qui vise à déstabiliser le Liban et perturber la paix civile dans ce pays".
Le président français Jacques Chirac a condamné dans un communiqué "l'odieux attentat", alors que Londres s'est dit "consterné".

Liban: le ministre anti-syrien Pierre Gemayel assassiné près de Beyrouth
Par Pierre SAWAYA
BEYROUTH (AFP) - Le député et ministre de l'Industrie, Pierre Gemayel, a été assassiné mardi près de Beyrouth dans le dernier attentat d'une série visant des personnalités anti-syriennes, alors que le Liban est plongé dans une grave crise politique.
Le chef de la majorité parlementaire anti-syrienne, Saad Hariri, a immédiatement accusé le régime de Damas de vouloir "tuer tout homme libre" au Liban.
"M. Gemayel a été grièvement blessé dans l'attentat. Evacué vers un hôpital, il a succombé à ses blessures", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire.
Selon l'agence officielle ANI, des inconnus ont ouvert le feu sur le convoi du ministre à Jdeideh, au nord de Beyrouth.
Agé de 34 ans, le ministre, issu d'une grande famille maronite qui a marqué l'histoire du Liban, a été abattu à bout portant alors qu'il était au volant de sa voiture sur la route de Jdeideh, a indiqué un témoin.
Trois hommes ont d'abord immobilisé sa voiture avant de faire feu, l'atteignant à la tête, a-t-il ajouté.
Peu après l'attentat, l'armée libanaise s'est déployée en force dans la capitale, alors que les proches de la victime se ruaient à l'hôpital, en criant leur colère. La population a été prise d'un mouvement de panique, et les rues de la capitale ont connu des embouteillages monstres.
Les télévisions locales ont interrompu leurs programmes et diffusé de la musique classique, dès la confirmation de la mort du ministre.
Pierre Gemayel est le fils de l'ancien président Amine Gemayel et neveu du président élu assassiné en 1982 Bachir Gemayel. Il fait partie de la majorité parlementaire anti-syrienne.
Le chef de cette majorité, Saad Hariri, a accusé la Syrie de cet assassinat. "Nous sommes convaincus que les mains de la Syrie sont partout", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision américaine CNN, alors que Damas condamnait l'attentat.
"Le cycle (des assassinats) a repris", a-t-il dit. Il faisait référence aux 14 attentats, visant en grande majorité des personnalités anti-syriennes, depuis octobre 2004 et la tentative d'assassinat du ministre démissionnaire druze anti-syrien, Marwan Hamadé.
La majorité parlementaire avait mis en garde contre des tentatives d'assassinat visant les personnalités anti-syriennes.
Cet assassinat intervient alors que le Liban est plongé dans une grave crise politique, exacerbée par la démission de six ministres pro-syriens, dont cinq chiites du Hezbollah et d'Amal, deux partis soutenus par Damas, qui réclament un cabinet d'union nationale.
Officiellement, ces démissions ont été provoquées par l'échec des consultations sur la formation d'un gouvernement d'union au sein duquel l'opposition exige d'élargir son assise à travers une "minorité de blocage".
Mais la majorité considère qu'elles ont été suscitées par l'approche de la date de la mise sur pied du tribunal international pour le Liban.
Il intervient aussi quelques heures avant l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU du projet de création du tribunal international qui doit juger les assassins de Rafic Hariri, tué en février 2005.
Une commission d'enquête de l'ONU avait mis en cause, dans des rapports d'étape, des responsables syriens et libanais dans l'assassinat de Hariri. La Syrie a nié toute implication.
Les Etats-Unis ont dénoncé l'assassinat de Gemayel, le qualifiant d'"acte de terrorisme". "Nous avons été choqués par cet assassinat, nous le considérons comme un acte de terrorisme", a déclaré lors d'une conférence de presse le numéro trois du Département d'Etat, Nicholas Burns.
La Syrie a également condamné mardi le meurtre de Pierre Gemayel, un antisyrien, dénonçant un "crime qui vise à déstabiliser le Liban et perturber la paix civile dans ce pays".
Le président français Jacques Chirac a condamné dans un communiqué "l'odieux attentat", alors que Londres s'est dit "consterné".
