Des présidentielles aux législatives
Publié : lun. 7 mai 2007 22:10
La direction nationale du PS a très tôt appelé au « vote utile » en soutien à sa propulsée candidate, Ségolène Royal.
François Hollande, premier secrétaire du PS, interdit explicitement et publiquement tout parrainage d’une autre candidature que celle du PS. Il donna expressément les consignes pour cela.
Christiane Taubira ne pu devenir candidate du Parti Radical de Gauche, PRG. Jean-Pierre Chevènement ne pu devenir candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, MRC. La direction nationale du PS réussit, en usant des moyens nécessaires, à négocier avec les instances dirigeantes du PRG et du MRC la non présentation de ces candidats.
La direction nationale du PS échoua néanmoins à obtenir que Les Verts ainsi que le Parti Communiste Français, PCF, ne renoncent à présenter respectivement Dominique Voynet et Marie-George Buffet.
La plupart des candidats eurent beaucoup de mal à réunir les 500 parrainages indispensables pour participer à l’élection présidentielle.
Tout fut mis en œuvre pour assurer l’hégémonie du PS dans la campagne présidentielle. Pour cela, le « vote utile » devint dès le début instrument de promotion de la candidate PS, Ségolène Royal.
Cette stratégie « légitimant » le ratissage de l’électorat du PRG, du MRC, des Verts, du PCF, de la LCR, du PT, de LO fonctionna particulièrement bien. La « bonne cause » avancée « justifiant » l’instrumentalisation du « vote utile » était d’éviter la réitération du fiasco de 2002. Lionel Jospin avait effectué une campagne présidentielle particulièrement mauvaise allant jusqu’à déclarer lors d’une interview télévisée « Mon projet n’est pas un projet socialiste. ». L’abstention liée à une démobilisation marquée vis-à-vis de Lionel Jospin entraîna l’absence de ce candidat au second tour.
Les données chiffrées de 2007 indiquent clairement que l’augmentation de la mobilisation électorale par rapport à 2002 suffisait très amplement à elle seule pour écarter Jean-Marie Le Pen de son éventuel accès au second tour. Les conséquences concrètes du « vote utile » n’ont donc été que de laminer la plupart des formations de gauche.
Le « vote utile », provenant de toute la gauche bénéficia massivement à Ségolène Royal.
Lorsque la candidate PS se retrouva face à Nicolas Sarkozy, les consignes de vote de gauche lui furent toutes favorables.
L’écart se creusa entre les deux duellistes et notamment lors du débat que Nicolas Sarkozy gagna sans grandes difficultés.
Nous avons élus Nicolas Sarkozy président de la république française par 53.06% des suffrages contre 46.94%.
Beaucoup des électeurs de gauche n’ont pas voté en adéquation avec leurs convictions. Ils se sont sacrifiés pour permettre à la candidate PS l'accès au second tour de ces présidentielles. Ils ont mis dans l'enveloppe le bulletin Ségolène Royal s’y sentant obligés. Ce fut le sacrifice du "vote utile" !
La démocratie doit retrouver sa vivacité. Elle exige la liberté de vote, le soutien sincère d'un projet à gauche et ainsi donc surtout l’adéquation entre convictions et votes.
Lors des élections législatives qui se dérouleront dès juin prochain, chacun disposera de la possibilité de rompre avec la manière de voter de ces catastrophiques présidentielles.
François Hollande, premier secrétaire du PS, interdit explicitement et publiquement tout parrainage d’une autre candidature que celle du PS. Il donna expressément les consignes pour cela.
Christiane Taubira ne pu devenir candidate du Parti Radical de Gauche, PRG. Jean-Pierre Chevènement ne pu devenir candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, MRC. La direction nationale du PS réussit, en usant des moyens nécessaires, à négocier avec les instances dirigeantes du PRG et du MRC la non présentation de ces candidats.
La direction nationale du PS échoua néanmoins à obtenir que Les Verts ainsi que le Parti Communiste Français, PCF, ne renoncent à présenter respectivement Dominique Voynet et Marie-George Buffet.
La plupart des candidats eurent beaucoup de mal à réunir les 500 parrainages indispensables pour participer à l’élection présidentielle.
Tout fut mis en œuvre pour assurer l’hégémonie du PS dans la campagne présidentielle. Pour cela, le « vote utile » devint dès le début instrument de promotion de la candidate PS, Ségolène Royal.
Cette stratégie « légitimant » le ratissage de l’électorat du PRG, du MRC, des Verts, du PCF, de la LCR, du PT, de LO fonctionna particulièrement bien. La « bonne cause » avancée « justifiant » l’instrumentalisation du « vote utile » était d’éviter la réitération du fiasco de 2002. Lionel Jospin avait effectué une campagne présidentielle particulièrement mauvaise allant jusqu’à déclarer lors d’une interview télévisée « Mon projet n’est pas un projet socialiste. ». L’abstention liée à une démobilisation marquée vis-à-vis de Lionel Jospin entraîna l’absence de ce candidat au second tour.
Les données chiffrées de 2007 indiquent clairement que l’augmentation de la mobilisation électorale par rapport à 2002 suffisait très amplement à elle seule pour écarter Jean-Marie Le Pen de son éventuel accès au second tour. Les conséquences concrètes du « vote utile » n’ont donc été que de laminer la plupart des formations de gauche.
Le « vote utile », provenant de toute la gauche bénéficia massivement à Ségolène Royal.
Lorsque la candidate PS se retrouva face à Nicolas Sarkozy, les consignes de vote de gauche lui furent toutes favorables.
L’écart se creusa entre les deux duellistes et notamment lors du débat que Nicolas Sarkozy gagna sans grandes difficultés.
Nous avons élus Nicolas Sarkozy président de la république française par 53.06% des suffrages contre 46.94%.
Beaucoup des électeurs de gauche n’ont pas voté en adéquation avec leurs convictions. Ils se sont sacrifiés pour permettre à la candidate PS l'accès au second tour de ces présidentielles. Ils ont mis dans l'enveloppe le bulletin Ségolène Royal s’y sentant obligés. Ce fut le sacrifice du "vote utile" !
La démocratie doit retrouver sa vivacité. Elle exige la liberté de vote, le soutien sincère d'un projet à gauche et ainsi donc surtout l’adéquation entre convictions et votes.
Lors des élections législatives qui se dérouleront dès juin prochain, chacun disposera de la possibilité de rompre avec la manière de voter de ces catastrophiques présidentielles.