E. Kant: le siècle des lumières et l'islam
Publié : dim. 15 août 2010 12:19
«… pour ces lumières, il n’est rien requis d’autre que la liberté ; et à vrai dire la liberté la plus inoffensive de tout ce qui peut porter ce nom, à savoir celle de faire un usage public de sa raison dans tous les domaines » Emmanuel Kant "qu'est-ce que les lumières"
En quelques lignes magistrales Kant définit les lumières, cerne l’obstacle à leur apparition et donne le remède : l’usage public de la raison dans tous les domaines. Formule qu’on dirait ciselée à l’endroit de la société musulmane, le droit de parler de « verset sataniques », de douter ouvertement de la sainteté du coran, de la moralité de Mahomet, de l’exprimer sans crainte de l’accusation de blasphème en n’exigeant de l’adversaire qu’une seule obligation, celle de répondre du mieux qu’il peut . C’est, dit Kant, « la liberté la plus inoffensive de tout ce qui peut porter ce nom » ce n’est pas la liberté de porter une arme, non, mais la simple liberté d’opinion qui ne vole ni ne vend rien à personne, qui ne dérange que ceux qui veulent la supprimer.
« Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! (Ose penser) Ais le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les ait affranchi depuis longtemps d’une direction étrangère, reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est si aisé d’être mineur !
Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc., je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux.
Que la grande majorité des hommes (y compris le sexe faible tout entier) tienne aussi pour très dangereux ce pas en avant vers leur majorité, outre que c’est une chose pénible, c’est ce à quoi s’emploient fort bien les tuteurs qui très aimablement ont pris sur eux d’exercer une haute direction sur l’humanité. Après avoir rendu bien sot leur bétail et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures n’aient pas la permission d’oser faire le moindre pas, hors du parc ou ils les ont enfermées. Ils leur montrent les dangers qui les menacent, si elles essayent de s’aventurer seules au dehors "
Le siècle des lumières n’est pas encore passé dans le monde musulman…
En quelques lignes magistrales Kant définit les lumières, cerne l’obstacle à leur apparition et donne le remède : l’usage public de la raison dans tous les domaines. Formule qu’on dirait ciselée à l’endroit de la société musulmane, le droit de parler de « verset sataniques », de douter ouvertement de la sainteté du coran, de la moralité de Mahomet, de l’exprimer sans crainte de l’accusation de blasphème en n’exigeant de l’adversaire qu’une seule obligation, celle de répondre du mieux qu’il peut . C’est, dit Kant, « la liberté la plus inoffensive de tout ce qui peut porter ce nom » ce n’est pas la liberté de porter une arme, non, mais la simple liberté d’opinion qui ne vole ni ne vend rien à personne, qui ne dérange que ceux qui veulent la supprimer.
« Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! (Ose penser) Ais le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les ait affranchi depuis longtemps d’une direction étrangère, reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est si aisé d’être mineur !
Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc., je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux.
Que la grande majorité des hommes (y compris le sexe faible tout entier) tienne aussi pour très dangereux ce pas en avant vers leur majorité, outre que c’est une chose pénible, c’est ce à quoi s’emploient fort bien les tuteurs qui très aimablement ont pris sur eux d’exercer une haute direction sur l’humanité. Après avoir rendu bien sot leur bétail et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures n’aient pas la permission d’oser faire le moindre pas, hors du parc ou ils les ont enfermées. Ils leur montrent les dangers qui les menacent, si elles essayent de s’aventurer seules au dehors "
Le siècle des lumières n’est pas encore passé dans le monde musulman…