Cantique des cantiques , Mariage sacré, Inana
Publié : lun. 24 févr. 2014 20:49
Comme vou l'avez constaté l'orthographe de la déesse sumèrienne est souvent Inana , parfois Inanna , presque jamais Innana , il s'agit d'une faute de ma part ; mais je ne doit pas être la seule !!!
Le post de Papayou , m' a fait repenser au Cantique des cantiques , texte sacré pour les juifs et les chrétiens , inséré dans la Bible .
Mais qui peut paraitre bien licencieux , et que l'on ne trouve pas si facilement in extenso sur le net .
Je vais le rechercher , et il apparait qu'il s'agit plus d'un chant d'amour bien humain tout au moins d'une femme et d'un homme , ou d'une déesse et d'un roi , dieu plus que d'un Dieu unique à son peuple !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantique_des_Cantiques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dumuzi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inanna
j'allais abandonner ce soir , et voici que je retouve ce site et ce texte !
Vous allez comprendre d’où viens l'expression , si peu élégante de nos jours de "Champ de labour".
c'est qu'à l'époque , il y a quelques milliers d'années , les sumériens n'avaient pas notre pudeur , ni notre délicatesse !C'est cette expression qui est reprise dans le Coran !
sans préjugés , autre temps , autre lieux , autre mœurs !
Cette expression est à la foi imagée , et allégorique , en simplifiant , le chant d'amour que voila célèbre le retour du printemps , symbolisé par le retour des enfers du Dieu Dumuzi , époux d'Inana , restè pour elle aux enfers , sou terre , donc pendant l'hiver !
Reviens les temps des semailles , du soleil et du chant d'amour célébrant la fécondité des champs , des troupeaux , et il faut bien le dire des hommes !
Symbolisé par le mariage sacré de la grande prêtresse et du roi !
le texte est très explicite et cru !
Ne pas oublier que ces cérémonies sont censées apporter prospérité au royaume et au peuple !
par l'intermédiaire de son roi !
Il s'agit de textes très anciens , de Sumer , je pense qu'il y a d'autre traductions dans mes archives ; mis je ne sais plus ou !
Après mes explications , pas top ce soir , désolée !
Le lien et les texte :
http://lecercledescercles.wordpress.com ... s-a-inana/
PARTIE 2. INANNA: L’AMOUR, LA GUERRE ET LA MORT
Inana, déesse de l’Amour et de la fécondité
Parmi les hymnes consacrés à Inana, l’un d’eux la décrit à la fois comme une « Déesse des effrayants pouvoirs divins, enveloppée de terreur, … » et poursuit en soulignant son rôle de déesse de l’amour et de la fertilité des sols. Ceci est évident dans la fusion entre amour sexuel et amour de la terre, clairement exprimée dans cet hymne :
« Ce champ bien irrigué qui est mien: mon sexe, le mont bien ouvert et irrigué de la jeune fille, qui en sera le laboureur?
Mon sexe, celui de la Dame, le terrain humide et bien irrigué qui mettra un bœuf [au travail] ici?»
« Dame, le roi les labourera pour vous, le roi Dumuzid les labourera pour vous. »
« Laboure mon sexe, homme de mon cœur! […] »
Inana appelle certainement son époux le « roi Dumuzid » à lui faire l’amour, mais le vocabulaire lui-même montre que Dumuzid (‘Dumuzi’)est aussi chargé de diriger le travail de la terre. Inana est elle-même la terre fertile. Ceci est confirmé par le résultat de ces activités puisque les lignes suivantes disent :
Comme une jeune fille établissant le domaine d’une femme,
La brillante Inana-pure ne dormit pas
avant que les entrepôts ne soient approvisionnés,
avant que des habitations ne soient construites dans la cité ;
avant que son peuple ne mange une nourriture splendide
avant que son peuple ne boive de splendides boissons.
Nous avons déjà remarqué la constante référence à la sexualité des textes relatifs à Inana. Ceci illustre combien l’amour, la sexualité et la fécondité sont indissociables ici. Inana, en tant que déesse de l’amour est aussi chargée d’assurer la fécondité des terres et le bien-être matériel de la cité. Voici quelques extraits d’un poème de louange (appelé un ‘balbale’ en sumérien) à Inana. Il montre clairement que l’amour recouvre ici un spectre beaucoup plus large que celui de son sens moderne.
Moi, la reine, je regarderai avec émerveillement la frondaison
moi, Inana, j’observerai la frondaison visible …
Moi, la reine, je me coucherai dans la frondaison,
moi, Inana, je courrai vers la frondaison …
Ainsi, son amour pour l’arbre n’est pas abstrait mais un amour sensuel qui la mène à s’allonger dans ses branches et ses feuilles. Ce balbale se poursuit et, malgré quelques mots manquants, on comprend bien qu’Inana assure la pousse des arbres:
J’arroserai d’eau [...] Je ferai […] briller.
Je ferai bourgeonner mon arbre …
J’arroserai d’eau la demeure d’Enlil.
Enfin, son amour ne fait pas seulement croître les arbres, il s’applique aussi à la croissance en dignité de son roi:
Je ferai croître mon roi comme un arbre … dans la cour.
Je répandrai l’eau dans la demeure d’Enlil.
Ce roi, dont elle assure la croissance, est le même que celui qu’elle appelait afin qu’il labourât son sexe, son ‘mont bien irrigué’,afin de la rendre fertile. La déesse est à la source de toute fertilité mais c’est dans l’amour, y compris l’amour partagé pour et par son roi, qu’elle puise la force nécessaire à l’accomplissement de sa tâche.
Le post de Papayou , m' a fait repenser au Cantique des cantiques , texte sacré pour les juifs et les chrétiens , inséré dans la Bible .
Mais qui peut paraitre bien licencieux , et que l'on ne trouve pas si facilement in extenso sur le net .
Je vais le rechercher , et il apparait qu'il s'agit plus d'un chant d'amour bien humain tout au moins d'une femme et d'un homme , ou d'une déesse et d'un roi , dieu plus que d'un Dieu unique à son peuple !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantique_des_Cantiques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dumuzi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inanna
j'allais abandonner ce soir , et voici que je retouve ce site et ce texte !
Vous allez comprendre d’où viens l'expression , si peu élégante de nos jours de "Champ de labour".
c'est qu'à l'époque , il y a quelques milliers d'années , les sumériens n'avaient pas notre pudeur , ni notre délicatesse !C'est cette expression qui est reprise dans le Coran !
sans préjugés , autre temps , autre lieux , autre mœurs !
Cette expression est à la foi imagée , et allégorique , en simplifiant , le chant d'amour que voila célèbre le retour du printemps , symbolisé par le retour des enfers du Dieu Dumuzi , époux d'Inana , restè pour elle aux enfers , sou terre , donc pendant l'hiver !
Reviens les temps des semailles , du soleil et du chant d'amour célébrant la fécondité des champs , des troupeaux , et il faut bien le dire des hommes !
Symbolisé par le mariage sacré de la grande prêtresse et du roi !
le texte est très explicite et cru !
Ne pas oublier que ces cérémonies sont censées apporter prospérité au royaume et au peuple !
par l'intermédiaire de son roi !
Il s'agit de textes très anciens , de Sumer , je pense qu'il y a d'autre traductions dans mes archives ; mis je ne sais plus ou !
Après mes explications , pas top ce soir , désolée !
Le lien et les texte :
http://lecercledescercles.wordpress.com ... s-a-inana/
PARTIE 2. INANNA: L’AMOUR, LA GUERRE ET LA MORT
Inana, déesse de l’Amour et de la fécondité
Parmi les hymnes consacrés à Inana, l’un d’eux la décrit à la fois comme une « Déesse des effrayants pouvoirs divins, enveloppée de terreur, … » et poursuit en soulignant son rôle de déesse de l’amour et de la fertilité des sols. Ceci est évident dans la fusion entre amour sexuel et amour de la terre, clairement exprimée dans cet hymne :
« Ce champ bien irrigué qui est mien: mon sexe, le mont bien ouvert et irrigué de la jeune fille, qui en sera le laboureur?
Mon sexe, celui de la Dame, le terrain humide et bien irrigué qui mettra un bœuf [au travail] ici?»
« Dame, le roi les labourera pour vous, le roi Dumuzid les labourera pour vous. »
« Laboure mon sexe, homme de mon cœur! […] »
Inana appelle certainement son époux le « roi Dumuzid » à lui faire l’amour, mais le vocabulaire lui-même montre que Dumuzid (‘Dumuzi’)est aussi chargé de diriger le travail de la terre. Inana est elle-même la terre fertile. Ceci est confirmé par le résultat de ces activités puisque les lignes suivantes disent :
Comme une jeune fille établissant le domaine d’une femme,
La brillante Inana-pure ne dormit pas
avant que les entrepôts ne soient approvisionnés,
avant que des habitations ne soient construites dans la cité ;
avant que son peuple ne mange une nourriture splendide
avant que son peuple ne boive de splendides boissons.
Nous avons déjà remarqué la constante référence à la sexualité des textes relatifs à Inana. Ceci illustre combien l’amour, la sexualité et la fécondité sont indissociables ici. Inana, en tant que déesse de l’amour est aussi chargée d’assurer la fécondité des terres et le bien-être matériel de la cité. Voici quelques extraits d’un poème de louange (appelé un ‘balbale’ en sumérien) à Inana. Il montre clairement que l’amour recouvre ici un spectre beaucoup plus large que celui de son sens moderne.
Moi, la reine, je regarderai avec émerveillement la frondaison
moi, Inana, j’observerai la frondaison visible …
Moi, la reine, je me coucherai dans la frondaison,
moi, Inana, je courrai vers la frondaison …
Ainsi, son amour pour l’arbre n’est pas abstrait mais un amour sensuel qui la mène à s’allonger dans ses branches et ses feuilles. Ce balbale se poursuit et, malgré quelques mots manquants, on comprend bien qu’Inana assure la pousse des arbres:
J’arroserai d’eau [...] Je ferai […] briller.
Je ferai bourgeonner mon arbre …
J’arroserai d’eau la demeure d’Enlil.
Enfin, son amour ne fait pas seulement croître les arbres, il s’applique aussi à la croissance en dignité de son roi:
Je ferai croître mon roi comme un arbre … dans la cour.
Je répandrai l’eau dans la demeure d’Enlil.
Ce roi, dont elle assure la croissance, est le même que celui qu’elle appelait afin qu’il labourât son sexe, son ‘mont bien irrigué’,afin de la rendre fertile. La déesse est à la source de toute fertilité mais c’est dans l’amour, y compris l’amour partagé pour et par son roi, qu’elle puise la force nécessaire à l’accomplissement de sa tâche.

